Les trois singes


En japonais, les trois singes sont appelés
Mizaru (見猿) pour celui qui se pose les mains sur les yeux, Kikazaru (聞か猿) pour celui qui se bouche les oreilles, et Iwazaru (言わ猿) pour celui qui se pose les mains sur la bouche. Ces trois noms signifient littéralement : « Ne vois pas », « N’entends pas », « Ne parle pas ».

Ils constituent un jeu de mots poétique sur zaru (forme verbale négative) et saru (singe).

Traditionnellement au Japon, le singe est sensé chasser les mauvais esprits.

Les trois singes sont venus de Chine, introduits par Xuanzang 玄奘 (602-664), un moine Bouddhiste du VIIème siècle. La légende raconte qu’un singe était le compagnon du pèlerin, c’est lui qui l’aida à trouver les livres saints du bouddhisme Xuanzang est l’un des quatre plus grands traducteurs des soutras bouddhiques de l’histoire de la Chine. C’est après un rêve que le moine décide de se rendre en Inde. Ses écrits évoquent son parcours sur les pas du Bouddha et des différentes écoles bouddhistes.

Plus de trente ans plus tard,  Xuanzang revient en Chine avec plusieurs textes sacrés sanscrits qui revivifient le bouddhisme dans le pays.
Son séjour au Japon s’inscrit dans ce long périple. Une école se forme
avec l’inspiration de son disciple Kuiji 窺基 (632–682), la Weishizong (wéishí zōng 唯識宗) « conscience pure ».

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Cette représentation (ci-dessus) est une des plus anciennes connues des trois singes, elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

Ce bas-relief se trouve sur la façade du temple Tōshōgū (photo ci-dessous) à Nikkō au Japon, au dessus de la grille du milieu, sur la gauche du temple.

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Au Japon, les trois singes sont aussi  traditionnellement associés à la divinité Vadjra.


LES TROIS SINGES
Différentes interprétations de leur signification

- Une formulation :
« je ne dis ce qu’il ne faut pas dire », « je ne vois ce qu’il ne faut pas voir »,  « je n’entends ce qu’il ne faut pas entendre » ; selon la secte originelle, si l’on respecte ces trois conditions, le mal nous épargne.


- Une autre formulation :

« Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal »
. Comme précédemment, à celui qui suit cette maxime, il n’arrive que du bien.

- Une autre interprétation connue :
▪ Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n’écoutent pas ce qu’on leur dit… ▪ Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent… ▪ Il y a ceux qui entendent et voient des choses, et n’en parlent pas…

- Plus récemment, Nidish formulait à son tour :
« Je vois tout, mais je ne regarde rien. J’entends tout, mais je n’écoute rien. Je sais tout, mais je ne dis rien. Et au-delà de tout, je ne pense rien, pour devenir le tout. »


Photos et informations ont été trouvées sur différentes pages de Wikipédia, sur le portail du Japon, et le dictionnaire des symboles,. Elles ont été adaptées par Nidish pour le blog

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