Apparitions de l’Immaculée Conception à Bernadette Soubirou, à Lourdes, il y a 150 ans

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« C’est parce que j’étais la plus pauvre et la plus ignorante que la Sainte Vierge m’a choisie « 

 

Bernadette témoigne de dix-huit apparitions de la Vierge, Immaculée Conception, entre le 11 février et le 16 juillet 1858 dans la petite grotte de Massabielle, enfoncement dans une paroi rocheuse le long du gave de Pau, à proximité immédiate du village de Lourdes.

1 – Jeudi 11 février 1858.
Avec sa sœur Marie (1846-1892), dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du gave de Pau pour ramasser du bois mort. Elle racontera plus tard, par écrit, le 28 mai 1861 :
«J’allai au bord du gave ramasser du bois avec deux autres petites. Elles passèrent l’eau; elles se mirent à pleurer. Je leur demandai pourquoi pleuraient-elles ? Elles me répondirent que l’eau était froide. Je les priai de m’aider à jeter des pierres dans l’eau afin de passer sans me déchausser; elles me répondirent que je devais faire comme elles. Alors, je fus un peu plus loin pour voir si je pouvais passer sans me déchausser. Je ne pus pas. Alors je revins devant la grotte pour me déchausser. Comme je commençais, j’entendis une rumeur. Je me tournai du côté de la prairie; je vis que les arbres ne se remuaient pas du tout. Je continuai de me déchausser; j’entendis la même rumeur. Je levai la tête en regardant la grotte. Je vis une Dame habillée de blanc : elle avait une robe blanche et une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied, couleur de la chaîne de son chapelet. Quand j’eus vu cela, je frottai mes yeux; je croyais me tromper. Je mis la main dans ma poche; j’y trouvai mon chapelet. Je voulais faire le signe de la croix; je ne pus pas porter la main au front : elle m’est tombée. La vision fit le signe de la croix. Alors, ma main tremblait; j’essayai de le faire et je pus. J’ai passé mon chapelet; la vision faisait courir les grains du sien, mais elle ne remuait pas les lèvres. Quand j’eus fini mon chapelet, la vision disparut d’un coup. J’ai demandé aux autres deux petites si elles n’avaient rien vu, elles me dirent que non. Elles me demandèrent ce que c’était, que je devais leur dire. Alors, je leur dis que j’avais vu une Dame habillée de blanc, mais que je ne savais ce que c’était, mais qu’elles ne devaient pas le dire. Ensuite elles me dirent que je ne devais plus y revenir : je leur dis que non ».

 

2 – Dimanche 14 février 1858.
Bernadette ressent une force intérieure qui la pousse à retourner à la Grotte malgré l’interdiction de ses parents. Sur son insistance, sa mère l’y autorise ; après la première dizaine de chapelet, elle voit apparaitre la même Dame. Elle lui jette de l’eau bénite. La Dame sourit et incline la tête. La prière du chapelet terminée, la Dame habillée de blanc disparait.

3 – Jeudi 18 février 1858.
Pour la première fois, la Dame parle. Bernadette lui présente une écritoire et lui demande d’écrire son nom. Elle lui dit : “Ce n’est pas nécessaire.”, et elle ajoute : “Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ?”.

4 – Vendredi 19 février 1858.
Bernadette vient à la grotte avec un cierge béni et allumé (ce qui est devenu, depuis, une coutume). La dame apparaît brièvement. Elle ne dit mot.

5 – Samedi 20 février 1858.
La dame apprend une prière personnelle à Bernadette qui, à la fin de sa vision, est saisie d’une grande tristesse.

6 – Dimanche 21 février 1858.
Une centaine de personnes accompagnent Bernadette. La dame se présente (à Bernadette seule) et le commissaire de police Jacomet l’interroge sur ce qu’elle a vu. Bernadette se contente de répéter : « aquerò » (celà)

7 - Mardi 23 février 1858.
Accompagnée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la grotte où l’apparition lui révèle un secret «rien que pour elle ».

8 – Mercredi 24 février 1858.
La dame transmet un message à Bernadette : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »

9 – Jeudi 25 février 1858.
Trois cents personnes sont présentes. Bernadette raconte : “Elle me dit d’aller boire à la source et m’y laver. je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m’en allai.” Devant la foule qui lui demande: “Sais-tu qu’on te croit folle de faire des choses pareilles ? ” Elle répond seulement : “C’est pour les pêcheurs !”

10 – Samedi 27 février 1858.
Huit cents personnes accompagnent Bernadette. L’apparition reste silencieuse, Bernadette boit l’eau et accomplit les gestes habituels de pénitence.

11 – Dimanche 28 février 1858.
Près de deux mille personnes assistent à l’extase. Bernadette prie, baise la terre, rampe sur les genoux. Elle est ensuite emmenée au juge Ribes qui la menace de prison.

12 – Lundi 1er mars 1858.
Environ mille cinq cents personnes accompagnent Bernadette, dont, pour la première fois, un prêtre. La même nuit, Catherine Latapie, une amie de Bernadette, se rend à la grotte et trempe son bras déboîté dans l’eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.

13 – Mardi 2 mars 1858.
La foule est très importante. La dame demande à Bernadette : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle ». L’abbé Peyramale, curé de Lourdes, veut connaître le nom de la dame et exige une preuve : voir fleurir le rosier (un églantier) de la grotte, en plein hiver.

14 – Mercredi 3 mars 1858.
Il est 7h, le matin, trois mille personnes accompagnent Bernadette. La dame ne vient pas. Plus tard, Bernadette se sent appelée, elle retourne à la grotte où elle demande son nom à la Dame, celle-ci lui répond par un sourire. Le curé Peyramale lui redira : « Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu’elle dise son nom et qu’elle fasse fleurir le rosier de la grotte »

15 – Jeudi 4 mars 1858.
Environ huit mille personnes attendent un miracle à la grotte. La vision est silencieuse. Pendant vingt jours, Bernadette ne ressent plus l’appel intérieur qui l’amenait à se rendre à la grotte.

16 – Jeudi 25 mars 1858.
La Dame en blanc se montre à Bernadette qui raconte : “Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit : Que soy era immaculada councepciou” en gascon bigourdan — la langue de Bernadette — La jeune voyante part en courant en se remémorant sans cesse les mots qu’elle ne comprend pas. Elle les répète au curé, qui en est troublé : quatre ans plus tôt, le pape Pie IX a fait de l’Immaculée Conception de Marie un dogme, Bernadette dit ignorer que ces mots désignent la Sainte Vierge ; elle informe le prêtre que le rosier n’a toujours pas fleuri.

17 – Mercredi 7 avril 1858.
Pendant l’apparition de l’Immaculée Conception, le docteur Douzous constate que la flamme du cierge que tient Bernadette entoure longuement sa main sans la brûler.

18 – Jeudi 16 juillet 1858.
Bernadette ressent l’appel des fois précédentes. Conduit intérieurement, elle se rend à la grotte. Mais une palissade en interdit l’accès. Quoique à distance, elle dira : “il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle !” Ce fut la dernière apparition.

Extrait du site officiel du 150ème anniversaire des Apparitions, et de l’encyclopédie Wikipédia.

2 Réponses à “Apparitions de l’Immaculée Conception à Bernadette Soubirou, à Lourdes, il y a 150 ans”

  1. qualita1 dit :

    Très interessant cet article ! D’ailleurs, les autres articles aussi, on y découvre tellement de choses.
    Bonne journée à vous

    Dernière publication sur PLUME FAREWELL : J'ETAIS VENUE

  2. andyelaure dit :

    MERCI, TOUT SIMPLEMENT MERCI!

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