Versions de l’Ode à la Joie – En France – En Europe – Au Maroc

De nombreuses traductions-interprétations, de la poésie originale de Friedrich Von Schiller, existent ; nous vous présentons celle que nous avons trouvée, associée au texte original en allemand, sur Wikipédia :

Le texte chanté dans le quatrième mouvement de la neuvième symphonie est légèrement différent de la version de Friedrich Von Schiller. Les mots ajoutés au texte par Ludwig van Beethoven sont écrits en italiques.

 
Traduction française
Mes amis, cessons nos plaintes !
Qu’un cri joyeux élève aux cieux nos chants
de fêtes et nos accords pieux !
Joie !
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l’Élysée,
Nous entrons l’âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Tes charmes relient
Ce que la mode en vain détruit ;
Tous les hommes deviennent frères
(original de Schiller :
Ce que l’épée de la mode sépare;
Les mendiants seront frères avec les princes)
Là où tes douces ailes reposent.
Que celui qui a le bonheur
D’être l’ami d’un ami ;
Que celui qui a conquis une douce femme,
Partage son allégresse !
Oui, et aussi celui qui n’a qu’une âme
À nommer sienne sur la terre !
Et que celui qui n’a jamais connu cela s’éloigne
En pleurant de notre cercle !
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature,
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent ses traces de rose.
Elle nous donne les baisers et la vigne,
L’ami, fidèle dans la mort,
La volupté est donnée au vers,
Et le chérubin est devant Dieu.
Heureux, tels les soleils volent
Sur le plan vermeil des cieux,
Courrez, frères, sur votre voie,
Joyeux, comme un héros vers la victoire.
Qu’ils s’enlacent tous les êtres !
Un baiser au monde entier !
Frères, au plus haut des cieux
Doit habiter un père aimé.
Tous les êtres se prosternent ?
Pressens-tu le créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus des cieux d’étoiles !
Au-dessus des étoiles il doit habiter.
La section finale répète :
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l’Élysée,
Soyez unis êtres par million !
Qu’un seul baiser enlace l’univers !

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Ode à la joie, dans le monde

Plusieurs musiciens Otto Klemperer, Walter Damrosch s’élèvent contre le nationalisme allemand d’avant guerre, en donnant des interprétations de Ode à la joie aux États-Unis et au Royaume-Uni. De même, des déportés au camp d’Auschwitz interprètent, en signe de résistance, une version tchèque de l’Ode en mars 1944.
L’Hymne européen a été traduit dans les diverses langues européennes.

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Au Maroc

D’un auteur inconnu de nous, voici les paroles apprises au Lycée de jeunes filles de Tunis, mais aussi à Casablanca, dans les années 40

Ô quel magnifique rêve
Vient illuminer nos yeux!
Quel brillant soleil se lève
Dans les purs et larges cieux
Temps prédits par nos ancêtres,
Temps attendus, c’est vous enfin,
Et la joie emplit les êtres.
Tout est beau, riant, divin.

On ne voit que fleurs écloses
Près des murmurantes eaux
Plus suaves sont les roses
Plus exquis les chants d’oiseaux
Pour mener gaiement nos rondes
Nous cherchons les bois ombreux
Mers, vallons, forêts profondes
Comme tout nous semble heureux.

Paix et joie à tous les hommes
Dans les siècles à venir
Mais celui par qui nous sommes
C’est lui seul qu’il faut bénir
Les cieux s’ouvrent, plus de voiles
Rien n’est plus sombre pour l’esprit
Car là haut dans les étoiles
Dieu rayonne et nous sourit

Peuples des cités lointaines
Qui rayonnent chaque soir
Sentez-vous vos âmes pleines
D’un ardent et tendre espoir
Luttez-vous pour la justice
Êtes-vous déjà vainqueur
Ah qu’un hymne retentisse
A vos cœurs mêlant nos cœurs

Plus de fratricides luttes
Plus de larmes plus de sang
Il s’élève un chant de flute
Calme et doux le soir descend
Oh merveille la tendresse
En un seul fondent tous les cœurs
Et l’amour qui nous oppresse
Va jaillir en cris vainqueurs.

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