Commentaire de film par Nidish : Bab’ Aziz, le prince qui contemplait son âme

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BAB’ AZIZ,
le prince qui contemplait son âme
Extrait de 4’12

Un film au rythme des hommes du désert. Tranquille, paisible. L’action se déroule principalement dans les dunes. Le scénario nous entraine sur les pas de Bab’ Aziz, un vieux derviche aveugle et ceux de sa petite fille Ishtar qui accompagne son grand père ; le vieil homme se rend à une réunion secrète de Derviches qui a lieu tous les trente ans. Ni l’un, ni l’autre ne sait où à lieu cette réunion, mais le vieil aveugle avance d’un pas confiant dans le sable. Au cours de leur périple, tous deux croiseront de nombreux personnages, des derviches, des aspirants en marches vers quelque chose d’intérieur. Ces rencontres seront pour nous l’occasion de faire leur connaissance à travers leurs surprenantes histoires. Ces rebonds, d’un personnage à l’autre, d’une histoire à l’autre, entretiennent notre intérêt. Sur leur parcours, Bab’ Aziz et Ishtar traverseront divers lieux de réunions éparses de derviches musiciens ; on les découvrira à travers les yeux de l’enfant : un regard simple, des paysages somptueux, de chaudes couleurs au service de la narration.

La musique et les chants originaux, les poésies mystiques, accompagnent et rythment judicieusement le fil de l’histoire toujours sur les pas du vieux derviche aveugle et le regard de sa petite fille.

En version originale sous titrée, le film en tire une plus grande profondeur et justesse, chères à Nacer Khemir, le réalisateur, qui est aussi un conteur tunisien talentueux, auteur de plusieurs livres de contes inspirés.

Un film agréable à découvrir, d’un genre peu commun, une belle expression poétique dont je me suis délecté. Je reverrai le film pour m’imprégner un peu plus de sa grande douceur mystique et sagesse.

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