Point de vue de Nidish : Il est bon d’apprendre à nager


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La température monte, le niveau de l’eau et sa température aussi, l’on peut se baigner l’eau est bonne, l’on peut aussi agir pour qu’elle ne monte pas trop haut. « Trop de Yin donne un Yang », affirment nos amis les chinois. « Mieux vaut prévenir plutôt que guérir » assure notre proverbe régional.

Un baigneur assidue des plages de Palavas (Méditerranée) m’affirmait qu’il y a cinq ans, à la même saison, avec un vent du nord, la température de la mer était à 16°, qu’il y a deux ans elle était à 17°, et que cette année, dans les mêmes conditions, elle est montée à 20°. Il rajoutait : « si pour la baignade c’est agréable, en même temps ce que cela signifie au niveau du réchauffement climatique et des conséquences que cela peut avoir, c’est autres choses… ».

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L’Atlantique vu du Cap Town

Le journal « Le Monde » évoque régulièrement dans ses colonnes des témoignages provenant de l’autre côté de notre planète, il révèle ainsi ce qui se passe sur les  territoires où, de manière concrète, l’on est directement concerné par la montée des eaux.
Hervé Kempf, envoyé spécial du quotidien, à New York, a assisté à la réunion
de l’Aosis qui réunissait une vingtaine de chefs d’états autour du réchauffement climatique et de la montée des eaux.

L’Aosis (Alliance of Small Island States) (Alliance des petits Etats Insulaire) est une organisation intergouvernementale de pays états côtiers ou insulaires, fondée en 1990, dont les membres, confrontés aux hauts risques des changements climatiques,  se sont unis dans le but de mieux  porter leurs voix face aux pays industriels. Cette réunion importante de l’Aosis a eu lieu la veille du Sommet climatique que le Secrétaire Général de l’ONU, Mr Ban Ki Moon, a organisé en vue de préparer le crucial Traité de Copenhague de Décembre (Voir l’appel de l’ONU en marge du blog, et les précédents articles en liens bleux ci-dessous).


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http://en.wikipedia.org/wiki/File:AOSIS_members.png

PAYS MEMBRES DE L’AOSIS
(En vert sur la carte)

Dans l’Atlantique et les mers connexes
Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Cap-Vert, Cuba, Chypre, Dominique, Grenade, Guinée-Bissau, Guyana, Haïti, Jamaïque, Malte, Sao Tomé-et-Principe, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname Trinité-et-Tobago
Dans l’Océan Indien

Comores, Maldives, Maurice, Seychelles
Dans l’Océan Pacifique
Îles Cook, Fidji, Micronésie (pays), Kiribati, Îles Marshall, Nauru, Niue, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Singapour, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu.
Pour lire la suite cliquer :


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Hervé Kempf relate la réunion de l’Aosis dans son article paru ce mercredi 23 septembre, dans Le Monde (Extraits) :

« L’incapacité d’agir équivaudrait à un génocide silencieux » exprime Monsieur Thomas,  premier ministre de la Grenade.
« Auparavant, en ouverture du sommet de l’Aosis le président des Maldives, Mohamed Nasheed estimait que les conséquences du réchauffement climatique équivalaient à « un meurtre de masse ».
Les membres de l’Aosis sont persuadés que leurs Etats sont physiquement menacés de disparition, notamment du fait de la montée des eaux. « Nos pays souffrent déjà alors que la température moyenne ne s’est élevée que de 0,8°C, à affirmé M.Nasheed : érosion, blanchiment du corail, salinisation des eaux, inondations, multiplication des cyclones. Si le réchauffement doublait et dépassait 1,5°C, cela signifierait que des nations insulaires seraient rayées de la carte. » Rappelons que le G8 (groupe de discussion et de partenariat de 8 pays représentant  61 % de l’économie mondiale : Etats Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Russie) s’est fixé une limitation de 2°C de la température mondiale. « Pour nous, qui sommes déjà impactés à 0,8°C, ce chiffre de 1,5, c’est déjà un compromis. » revendique ouvertement Monsieur Thomas. Dans son discours introductif, continue le journaliste, M. Nasheed s’est voulu constructif : il ne souhaite pas que le traité  soit une « liste d’interdictions », mais plutôt, il sollicite les états pour que ceux-là « proposent une liste d’actions que l’on pourrait et que l’on devrait mener, comme investir davantage dans les technologies vertes ».

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Plus loin dans son article, le journaliste du monde interview Ulamila Kurai Wrag, coordinatrice de l’action féminine Pacifique Waves, basée sur les îles Cook, où elle réside ; nous vous transmettons ici un point de l’interview :

Pour Le Monde, Hervé Kempf : Des gens ont-ils déjà dû quitter leur maison ?
Ulamila Kurai Wrag : On commence à voir des réfugiés climatiques. Vous allez dans n’importe qu’elle île, on vous dira : « Ah ! La maison où vivait votre mère a disparu. » A un endroit dans les Salmon, c’était une seule île, maintenant il y en a deux, parce que l’eau a envahi la vallée. Des gens vont devoir quitter leur terre et aller ailleurs, et on leur dira : « Non, pas ici, c’est chez nous », et il y aura des batailles, des guerres civiles. C’est un grand problème de sécurité dans le pacifique.

Compte tenu de cela et aussi de ce que nous entendons sur les surveillances des frontières que nos dirigeants préconisent ;  pour parer au pire, il est bon de ne pas jouer à l’autruche et regarder au fond de soi ce qu’il y a à changer concrètement dans sa vie (gestion de ses déchets, usage des énergies fossiles, déplacements, alimentation) ce sera toujours l’usage de sa propre liberté qui influera sur l’évolution du cours de  l’histoire. Rappelons-nous aussi que la prière et la méditation ont une force considérable.

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Pour donner de la force à  la
Conférence sur les changements climatiques de Copenhague
de décembre 2009,
le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)
lance une campagne sur internet
afin d’obtenir des millions de signatures de soutient.
La pétition peut être signée sur le site :
www.sealthedeal2009.org.

 


©Extraits de l’article de Hervé Kempf paru dans le journal Le Monde de mercredi 23 septembre 2009
© Photo Centre Sri Chinmoy Bulgarie
© Photo Centre Sri Chinmoy Sud Afrique
Carte Wikipédia

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