Voilà ce que m’a appris la nature aujourd’hui : les signes de la Vie, par Nidish

Quelle belle après midi, j’ai l’opportunité de pouvoir me promener et respirer ; je la saisis.

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Je m’engage sur un petit chemin en sous bois, il grimpe, il est rocailleux, je pense que l’ascension vers les hauteurs les plus élevées de la vie est, comme celle-là, semées d’embuches, mais que l’on peut aussi prendre appui sur les épreuves et poursuivre son chemin. Les cailloux restent derrière nous et le sentier devient finalement plus facile à pratiquer.

Je regarde, je respire, mais mon esprit est encore dans les opérations que je viens de laisser sur l’ordinateur. Un gland tombe juste à mes pieds. Un beau petit gland au couleur fraiche.
Tiens ! Un rappel à l’ici-maintenant.
Je ne dois pas rester dans le passé mais vivre, la nature se signale à moi.

Je ramasse quelque châtaignes.
Une dame âgée fait de même un peu plus loin.
Je continue et la croise : « Bonne récolte ! » Lui dis-je.
Elle lève la tête et me répond : « Il y en a beaucoup ! »
« C’est vrai ! » lui ais-je répondu.
Je souriais à l’idée que l’on n’a pas à jalouser la réussite des autres, la nature est généreuse et pourvoit à chacun de ce dont il a besoin.
Je reprend ma récolte de châtaigne un peu plus loin : « Effectivement, il y en a beaucoup ! ».

Sorti du sous bois, je marche sur le bord de la route.
Un propriétaire a mis des cactus sur les roches qui bordent sa propriété.
Les cactus ont donné des fruits que l’on appelle figues de barbaries.
Je les prends en photos.
Je pense alors que même les plantes les plus rébarbatives ont un fruit à offrir.
Tout comme les hommes, pensais-je, qui ont un cœur malgré tout ce qu’ils présentent au monde de désagréable.

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Prudemment j’essaie de cueillir la figue de barbarie, je sais que les épines sont très fines et présentes partout ; en Afrique du Nord, les jeunes arabes se lèvent aux premières heures, alors que la rosée est sur les plantes, et avec un long roseau fendu en trois en boût, en faisant attention à la direction du vent, ils décrochent le fruit. Fort de ces informations j’aurais du passer mon chemin, mais je n’ai pas été suffisamment attentif à ce savoir ; je fais seulement attention où je mets les doigts. Entre les touffes d’épines.
A peine ais-je effleuré le fruit, je retire la main ; je regarde mes doigts, le fruit m’a laissé 7 épines réparties entre le pouce et l’index. Heureusement je n’avais pas appuyé, je les retire avec précautions.
Je me rappelle que c’était ma mère qui m’avait informé des risques, alors que j’étais enfant.
Une mère a une expérience qui est antérieure à celle de son enfant.
L’enfant doit le respect à ses parents, à leur enseignement et même si les choses de la société et de l’industrie ont évoluées, la nature est toujours la même, la connaissance des anciens est précieuse.

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En regardant le cactus pour le prendre en photo, je vois une autre plante grasse qui voisine sur la roche, elle est lisse de peau et en fleur, de belles fleurs rouge-rosées. Leur coexistence sur le même espace me laisse rêveur. Combien les dirigeants de ce monde pourraient apprendre par l’observation de la nature. Ces plantes, si elles avaient été humaines, se seraient combattues, là, sur la roche, végétales,  elles s’adaptent l’une à l’autre et à leur bout de roche. Sans heurts, ni violence, ni refus l’une de l’autre. Dans un climat de Paix.
Tout promeneur  respire la paix dans la nature, la paix que dégage les plantes, les fleurs, les arbres, oiseaux, insectes, animaux et que pourraient, un jour, bientôt nous espérons tous, enrichir de leurs cœurs les hommes aussi.

Je rentrais chez moi fort de ces émerveillements quand j’ai été dépassé par un jeune motard à la moto pétaradante. Le problème ressurgissait ; l’industrialisation irrespectueuse de l’environnement ; le bruit, la pollution, la coupure avec son milieu humain et naturel. L’on va être, par la force des choses, obligés de réapprendre la nature. La nature se rebelle de partout dans le monde de ne pas avoir été écoutée par celui qu’elle héberge et nourrit. Son propre enfant la trahit, ne l’écoute pas, il se pique et s’enfonce de plus en plus profondément les épines. Il peut encore retirer les doigts avant que l’erreur ne devienne plus grande souffrance et retirer les épines qui en résulte. Il est encore temps de regarder la nature et apprécier sa sagesse et son humilité. N’oublions pas qu’il suffit qu’elle frémisse pour que des milliers d’habitations soit détruites.

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Dans mes derniers pas avant de rentrer dans ma demeure, je vois sur le bas côté, la souche d’un arbre bien enraciné d’où partent une multitude de rameaux. J’en conclue que la nature ne disparaitra jamais. Il adviendra de l’homme ce qu’il aura voulu faire de lui.
L’âme est vouée à évoluer sans cesse jusqu’à sa réalisation dans le cœur parfumé de la Lumière divine. Il n’y a donc rien à craindre, seulement à être conscient de notre incontournable et bienheureuse allégeance. Car si l’on ne se réveille pas, l’on prend l’immense risque de récolter le fruit-réponse piquant de nos erreurs conscientes et inconscientes.

Nous avons la possibilité de penser joyeusement à ce qui se produit dans notre monde, en termes de justice divine, transformatrice de notre lourde ignorance en une autre chose qui nous est inconnue, plus lumineuse : « Que Ta Volonté soit Fête ! » pourrait dire le Christ maintenant, car il ne s’agit non plu, ni moins, d’une danse cosmique voulue.

En aucun cas, il n’y a à rester dans l’expectative, loin de là : le monde a besoin de nous, de nos services, de notre unité, de notre respect. Le travail de transformation se déroule avec nous. Bien heureux ceux qui, dans la prière, la méditation et d’autres dans l’action, œuvrent pour un état harmonieux de l’homme dans son Environnement et en l’Esprit divin. A l’échelle individuelle, à l’échelle des groupes et des pays la conscience du changement s’organise ou devrait. Prière, méditation service humanitaire, action pour l’environnement… sont à la portée de chacun de mille et une manières, à son échelle.

La navigation ardue que nous entamons nous amènera sans aucun doute sur une autre rive plus comblante en humanité et en spiritualité.

Be Happy ! A dit le Bouddha.
Be Brave ! A dit Sri Chinmoy.

2 Réponses à “Voilà ce que m’a appris la nature aujourd’hui : les signes de la Vie, par Nidish”

  1. NIDISH dit :

    Merci, effectivement, tous deux sont au service de Dieu. Cependant les carmélites, si elles sont recluses dans leur couvent, devront se réincarner pour progresser dans le monde de Dieu, les moines dans un couvent, monastère ou dans une grotte des plus hautes montagnes n’a pas l’opportunité de travailler sur tout ce que la vie renvoie continuellement. Il y a des confessions comme celle des franciscains qui combine les deux, la vie de contemplation qui permet d’avoir la protection du groupe et de Dieu plus facilement et celle de la vie et de ses expériences liées à ce que l’on est.
    Merci pour ta visite et ton message.

  2. leloupbas dit :

    Bravo Nidish.
    Pour ma parre,je pense que.
    La religieuse carmenite qui vit travail et prie recluse dans son couvent et l’officier salutiste qui cherche a arracher des alcoolos et des drogués a leurs vices.
    Sont au service du meme Dieu.

    Dernière publication sur jlc1552trey : Demain le train

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