Le Cèdre dans la littérature et la spiritualité, symbolisme et poésie


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Cèdre du Liban

Symbolisme :

En raison des caractéristiques  (taille, diamètre, durée de vie), le Cèdre du Liban est devenu un emblème de grandeur, de noblesse, de force, de pérénité et d’incorruptibilité. “Le Cèdre ne pourrit pas ; faire du cèdre les poutres de nos demeures, c’est préserver l’âme de la corruption.” Origène (II ème siècle). L’astrologie celtique a fait du cèdre le symbole  de “la confiance”.

Le Cèdre du Liban, erez en hébreu, est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes

Le Cèdre du Liban est cité 103 fois dans la Bible.


Ézéchiel 17
(
Extrait) :

22 Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : J’enlèverai, moi, la cime d’un grand cèdre, et je la placerai; j’arracherai du sommet de ses branches un tendre rameau, et je le planterai sur une montagne haute et élevée.
23 Je le planterai sur une haute montagne d’Israël; il produira des branches et portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Les oiseaux de toute espèce reposeront sous lui, tout ce qui a des ailes reposera sous l’ombre de ses rameaux.
24 Et tous les arbres des champs sauront que moi, l’Éternel, j’ai abaissé l’arbre qui s’élevait et élevé l’arbre qui était abaissé, que j’ai desséché l’arbre vert et fait verdir l’arbre sec. Moi, l’Éternel, j’ai parlé, et j’agirai.”
Voir la totalité du texte : http://aupieddemonarbre.free.fr/cedre/bible.htm#27

Son aspect est celui du Liban,
sans rival comme les cèdres.
Ses discours sont la suavité même,
et tout en lui n’est que charme.
Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux,
filles de Jérusalem.
(Cantique 5,15)

Salomon, vers 976 avant Jésus-Christ, utilisa largement le Cèdre du Liban, en planches, en poutres, en caisson pour la construction du premier Temple de Jérusalem : « Il garnit de planches de cèdre la face interne des murs du Temple – depuis le sol du Temple jusqu’aux poutres du plafond, il mit un revêtement de bois à l’intérieur – et il couvrit de planches de genévrier le sol du Temple. » 1Roi, Chap. 6 :15 *. Imputrescible, le bois du cèdre est résistant aux moisissures et aux termites, il a une durée de vie très importante ; les temples du Moyen-Orient et de l’Inde en ont fait un réelle usage ; on l’a aussi employé pour la construction navale et la fabrication de sarcophages en Egypte.
* Voir la totalité du texte, extrait de la Bible de Jérusalem : http://www.biblia-cerf.com/BJ/1r6.html
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Saint Charbel
1828 – 1898

Louis de Beaumont nous conte : « En les sublimes solitudes des monts du Liban, Saint Charbel priait, méditait, contemplait et louait Dieu pour ses merveilles. Contemplons la nature qui nous dit Dieu sans cesse… »
Douceur, paix et force tout à la fois… voir la vie extraordinaire du Saint qui vécu au Liban
de 1828 à 1898 au monastère d’Annaya comme moine catholique maronite.

Le dictionnaire des symboles nous dis que “les grecs en faisaient des statues. Tandis que les romains, de son bois résineux, en firent des torches odorantes ; ils y sculptaient les images de leurs dieux et de leur ancêtres dans le bois considéré comme sacré. Les Celtes embaumaient à la résine de cèdre les têtes les plus nobles de leurs ennemis.” (Ed. Robert Laffont.)

Dans la littérature et la sculpture :

Alphonse de Lamartine (1790-1869), émerveillé par les cèdres du Liban lors de son voyage en Orient en compagnie de sa fille Julia, eut ces paroles : “Les cèdres du Liban sont les reliques des siècles et de la nature, les monuments naturels les plus célèbres de l’univers. Ils savent l’histoire de la terre, mieux que l’histoire elle-même”.

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) a séjourné au Liban en 1935 dans Citadelle il écrit : “La paix est un arbre long à grandir. Il nous faut, de même que le cèdre, aspirer encore beaucoup de rocaille pour lui fonder son unité”.

Rudy Rahméun, sculpteur libanais né en 1966 à Bécharré, a donné une seconde vie à un cèdre âgé de 3 000 ans mort foudroyé dans la forêt « Cedars of God » ; il a sculpté sur son tronc soixante-dix figures humaines montrant la relation entre le temps et le lieu. Parmi elles, le Christ crucifié sur sa croix, aussi des visages, des corps, des animaux. La sculpture mesure 32 mètres de haut. Elle est baptisée “Lamartine Cedar in the cedars forest ». L’exploit est paru dans le  “Guiness des records” de 2007.

Voir aussi l’histoire suivante, riche d’enseignement :
Gilgamesh, 2800 ans av.JC s’en prend au gardien des cèdres, Humbaba

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