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Son argent, déposé à la banque, finance le monde dans lequel nous vivons ; je choisis ma banque pour vivre dans un monde qui me plaît


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L’argent est un moyen,

Il ne  peut être un But.

Sur un plan spirituel, pour servir Dieu sur terre, l’on doit en premier lieu être à l’écoute de son Âme. Cela étant pratiqué, l’on sait que l’on a deux ailes : « L’une l’assise, l’autre le service ». Chacun découvre sa mission sur terre et devient, progressivement, la manifestation de la promesse que l’Âme a faite au Ciel avant de s’incarner.

L’assise est largement présentée dans les articles de ce blog. La manifestation, le service aux autres le sont en moindre quantité. Peut-être parce que je cherchais l’origine et le but de tout cela et comment accéder à la source des problèmes, tant il y a à faire.

Jamais je ne nierai l’importance primordiale et la solution majeure que représente la prière sur un plan terrestre et spirituel. Je crois aussi que nous sommes les bras et les jambes de Dieu qui nous font agir dans ce monde.

Pour cela, aujourd’hui, je vous parle de votre argent. Pourquoi ? Parce qu’il est placé quelque part… Dans une chaussette, sous son matelas ou dans une banque plutôt qu’une autre, son argent placé ici ou là n’a pas la même valeur, non plus la même action, dans la vie.

Sert-on le monde ? Certains d’entre nous ont des actions associatives, humanitaires ou environnementales. Il y a mille manières de servir le monde, la cordialité, le sourire empli d’âme sont des manières. Ces actions satisfont notre besoin intérieur de partage et nous donne une joie subtile et intense. Cette satisfaction provient de notre Âme.

Ces services gratuits, désintéressés, qui peuvent paraître insignifiants, contribuent à l’avancée du monde. Parfois cependant, à certains moments de notre vie, nous ne rendons aucun service à l’humanité, ou nous voudrions rendre de plus grands services…

Notre argent que nous avons déposé ou placé, les banques l’utilisent. Pour le bien de chacun ou pour des intérêts privés. Se poser simplement la question de, à quoi sert son argent, comment son argent sert la représentation de ses valeurs propres sur terre, comment il se fond dans l’esprit de notre avancée avec le monde vers un Paradis, ou au contraire s’inclut dans un mouvement, dans une autre chose que l’on fabrique en toute responsabilité… et dont notre vie actuelle résulte (jardins fleuries dans sa rue, ou forage pétrolier, par exemple).

Il faut savoir que de grosses banques (inter)nationales, parmi les nôtres,  financent avec notre argent placé chez eux, le nucléaire, l’armement, les lobbys pharmaceutiques, les OGM, les forages pour le gaz de schiste, les guerres d’ici et de là… Bien entendu cela n’est pas gênant, quand on est en accord avec ces pratiques, de les soutenir avec notre pécule. Mais si, par contre, l’on a d’autres espoirs pour notre monde que les guerres, la pollution nucléaire ou chimique, la famine… il faut savoir qu’il existe des établissements bancaires en Europe qui se consacrent au financement de l’économie sociale et solidaire, aux projets environnementaux, à l’agriculture biologique.

Nous devons faire connaître : la GLS Allemande qui finance plus de 11 000 entreprises et projets par an, dans des domaines aussi divers que les écoles libres, les écoles maternelles, les énergies renouvelables, les aménagements pour handicapés, le logement, la construction où peuvent vivre et travailler les personnes âgées… dans le même esprit il y a Triodos en Hollande, Fiare en Espagne, et Banca Etica en Italie, Crédal, la Belge francophone, Hefboom, la Belge flamande, et en France nous avons… La Nef, qui n’est pas encore une banque, mais une « Société financière ». C’est ma « Société Coopérative de finances solidaires », j’y met mon peu d’argent ; j’en suis tout simplement fier au fond de moi.

La Nef finance, comme ses sœurs européennes, chaque année, un nombre important d’actions à l’échelle nationale et internationale ; ses grandes lignes sont l’agriculture et l’environnement, le social (habitat, solidarité…), la culture (pédagogie et société, évènements et colloques, Art…) ; elle envoie à ses sociétaires un compte rendu annuel détaillé, clair, facile à lire, attrayant, des prêts et des utilisations par la coopérative de l’argent déposé.

Cette année, l’encours des comptes à terme de la Nef a augmenté de 25 %. La Nef dispose de 5 millions d’euros de fonds propres, le nombre de sociétaires a augmenté de 10%… « D’un point de vue purement réglementaire, nous avons le droit d’être une banque de plein exercice », annonce Marc Favier, responsable du projet de développement et d’innovation de la banque éthique.
Seulement voilà : « la Banque de France bloque parce qu’elle a la nécessité, dans le cadre de la réglementation française actuelle, de recueillir l’aval d’une grande banque déjà existante pour toute création d’une nouvelle banque. » nous dit la Nef.

A ce jour, et depuis une douzaine d’années, je dépose mon argent sur le compte de la société coopérative, qui dispose des services du Crédit Coopératif : « les comptes-chèques et les comptes sur livret sont mis en place dans le cadre d’une convention de partenariat avec le Crédit Coopératif. Par convention, le Crédit Coopératif met à disposition de la Nef la plus grande partie des sommes déposées sur ces comptes. Il continue cependant d’assurer la gestion courante et la responsabilité des comptes ainsi que des services qui lui sont attachés. » complète Audrey Milhorgne de la Nef.

Cette formule est la solution de transition adoptée depuis de longues années pour pallier aux contraintes imposées par la Banque de France. Au fil de ce temps les dirigeants de la Nef, avec les sociétaires, ont réfléchi concrètement à la création d’une banque Éthique européenne de pair avec d’autres partenaires européens. Ce 28 mai, l’Assemblée Générale a adopté le projet de création de la Banque éthique européenne. Plus de 800 personnes dans un esprit joyeux étaient présentes à cette réunion à Barjac.

Il ne fait aucun doute que savoir que son argent sert une cause plus grande que soi dans laquelle l’on se retrouve donne une conviction intérieure que ce monde meilleur auquel nous aspirons tous se réalise progressivement.

© Nidish

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