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A propos de l’EXPOSITION DE PHOTOJOURNALISME qui a eu lieu AU SIÈGE DES NATIONS UNIES À NEW YORK, commentaire et extrapolation de Nidish en concordance avec la journée mondiale pour la Paix

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PAIX

L’Agence Yonhap News (YIPPA) et le service national d’information continue de la République de Corée ont inauguré une exposition photographique dans le Hall des visiteurs du siège des Nations Unies, le lundi 22 août. L’exposition est restée en place jusqu’à la date du 8 septembre. Durant ces deux semaines, des visiteurs du monde entier ont pu la découvrir. J’ai fait parti de ceux-là.

 

Cette exposition avait pour but affiché de sensibiliser les visiteurs aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies.  Les photos sélectionnées étaient sensées être regroupées en trois catégories différentes : la prospérité commune des êtres humains, le renforcement de la paix internationale et les mesures de protection de l’environnement dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

Un communiqué des Nations Unies nous informe que les clichés présentés ont été primés lors du Festival international de photojournalisme Yonhap, et qu’il s’agit d’une sélection parmi 5 536 photos de photojournalistes de 71 pays. De magnifiques prises de vues étaient effectivement là, sobrement exposées.

Le premier prix de ce Festival du Uonhap a été attribué à M. Emilio Morenatti, un photographe espagnol qui travaille pour le compte d’Associated Press, et dont le travail sur les victimes du choléra en Haïti, l’an dernier, a retenu l’attention du jury.

Je me dois aussi de dire après cette formelle présentation combien j’ai été touché par les photos exposées.

Je n’ai pas la télé, je regarde sur internet les infos d’Arte. Les images vivantes montrent parfois, souvent, continuellement des scènes inadmissibles, que l’homme ne devrait pas se créer, qui le massacrent, qui le montrent dans les souffrances de la guerre, de la maladie, des excès de tous genres. Mais ces images filmées passent, elles marquent le spectateur le temps de leur voyage devant ses yeux, elles sont effacées de sa conscience par les images suivantes. Même si le spectateur a été touché, impressionné, cela reste au niveau de son inconscient. Il reste plus ou moins avec une impression négative de la vie, sans alternatives autres que ses ronchonnements quotidiens.   

Mais là, au cours de cette exposition… ce n’est pas des images qui s’échappent que l’on a en face de soi. Les photos sont là ! Devant nous. Et elles restent là, devant, tant que l’on reste sur place, en face d’elles. Elles ont tout le temps de nous marquer, de nous surprendre dans nos souffrances intérieures, de nous effrayer, de nous démoraliser, de nous révolter. Quand on a eu notre dose d’incompréhension de ce qui se passe dans notre monde, on peut alors aller en face d’une autre photo, se recevoir une explosion qui a arraché une jambe, un visage, un nez, et les sourires de toutes ces vies.

Mais qui est responsable de ce que l’on voit sur ces photos-constats ?

Ce ne sont pas des guerriers qui sont exposés ici, ce sont des civils. Les gens de tous les jours de nos rues dans le monde, des personnes prisent au hasard d’une bombe : c’est nous. Vous. Toi, moi, ma mère, ton père. Notre famille humaine.
Qui fait cela à notre famille ?
La guerre, la maladie, les cataclysmes, les déviances, les excès …

Aaah… Ceux qui savent lire les lignes de la vie voient le lien de causes à effets dans cet engrenage d’actions – conséquences – actions  – conséquences…
C’est un mécanisme complexe, mais aussi extrêmement simple, nous pouvons tous le voir. L’arrêter.
Tout peut-être résolu en peu de mots, avec une bonne dose de simplicité-humilité pratique :
Sentiment de fraternité. Coopération. Service gratuit à l’autre. Partage. Complémentarité. Volonté sincère de ne plus tuer, de ne plus exploiter.

L’action la plus probante que devrait avoir notre pays est :
« Fermer dès aujourd’hui toutes nos usines de fabrication d’armes. »

Ce sont les armes qui arrachent les yeux, amputent les membres, disloquent les corps.
C’est la France et d’autres pays « civilisés » qui fabriquent ces armes et les vendent.
Cette pratique est associable à un crime contre l’humanité.

Le monde change profondément. Désormais très rapidement.
Toutes les fausses valeurs sont emportées dans les cataclysmes (incendie, tornades, inondations, tremblement de terre, crises économiques, scandales, ou « tout simplement » poursuites judiciaires….).

L’on finit toujours par payer.

Tous les despotes ont du payer un jour, actuellement nous vérifions tous les jours que c’est incontournable. Tout va de plus en plus vite. Et encore, si l’on espère échapper à cette justice qui est bien supérieure à nos petites prétentions, ne nous faisons pas d’illusion, notre âme ne nous lâchera pas, cette vie n’est pas la seule, notre histoire nous suit d’incarnation en incarnation.

Alors, je fais le vœu, en cette « Journée mondiale pour la Paix », que l’on ferme définitivement nos usines de fabrication d’armes, au plus tôt, aujourd’hui. Et que l’on donne la totale gestion des conflits de notre monde à l’ONU. Alors, le conseil de sécurité, constitué de pays non fabriquant d’armes, sera un véritable conseil de sécurité.

C’était une très intense exposition de photojournalismes. Ces reporters ont beaucoup de mérite.
Merci à L’ONU,
Merci à l’agence Yippa.

© Nidish

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