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Il y a 20 ans, un Maître spirituel est venu à Montpellier, puis est allé à Barcelone et ensuite à Londres. Quatre de ses disciples l’ont suivi sur tout le périple.


Il y a 20 ans, le 9 novembre 1991, Sri Chinmoy est venu à Montpellier donner un concert de musiques spirituelles. Montpellier est la seule ville de France, après Paris, à avoir eu cet honneur incommensurable.

Durant près de trois mois ses disciples, dont j’étais déjà depuis deux ans, ont fait tout ce qui était en leur mesure pour informer le public de la ville, du département poussant à aller jusqu’à Marseille pour dire qu’un Être divin venait à Montpellier. Évidemment, ce sont des Montpelliérains qui étaient là, mais aussi des Américains et des garçons et des filles d’ici et de là de France et d’Europe… qui prenaient quelques jours de congés pour aider à l’organisation et à l’information ; en voiture nous allions sur les routes pour coller les affiches informant du concert. Nous en avons ainsi collé 3500. Notre enthousiasme était grand, il faut dire que nous avions connaissance, dans une certaine mesure, de la dimension spirituelle de Sri Chinmoy et de ce qu’il pouvait apporter à la ville, aux habitants et à nous même en matière de Paix, de Joie intérieure et de Bonheur.

Avant le concert, le matin, Sri Chinmoy s’est rendu au stade Philippidès pour assister à une course de deux milles (3218m) que le Sri Chinmoy Marathon Team (SCMT) avait organisé pour nous. Dans l’après-midi, le Maître s’est rendu au Restaurant végétarien Tripti Kulai et a reçu là ses disciples, il y est resté un moment, il y a parlé avec quelques responsables, a médité, et a offert un Prashad. Nous étions tous enchantés. Personnellement, de mon jeune âge dans la voie spirituelle, j’ai repéré qu’il avait posé Sa tête sur un des murets et quand je retourne à Tripti Kulai, je me plais à rappeler l’endroit. Padmasini, la gérante du restaurant, se souvient des endroits où Sri Chinmoy est passé et sur quel fauteuil il s’est assis. Depuis elle a décoré le lieu de Jharna Kala, des peintures du Maître spirituel indien.

Le concert a attiré beaucoup de monde. Il s’est déroulé au Parc des Expositions de Montpellier. Sri Chinmoy a joué de nombreux instruments. Les filles du restaurant Tripti Kulai avaient préparé des rafraichissements et des sandwichs.

Après le concert, les disciples de France ont servis des boissons et des plats parfumés de l’Inde à leurs frères et sœurs spirituels des quatre coins d’Europe. Après a suivi ce que l’on appelle une « fonction », c’est-à-dire un moment privilégié où les disciples sont seuls avec le Maître. C’est un grand moment de profond bonheur, qui n’a pas d’équivalent dans d’autres domaines.

Le lendemain Sri Chinmoy est allé en car avec ses disciples, à Barcelone, où il a donné un concert. Le surlendemain il s’est rendu en avion, à Londres, pour aussi donner un concert.

Alors qu’avec trois frères spirituels nous remontions en voiture dans nos villes respectives, j’habitais à Amiens et eux à Paris, au tiers du chemin, je leur ai proposé que l’on continue notre route jusqu’à Londres. Un sourire au cœur, chacun a spontanément été d’accord.

Nous sommes arrivés tard à Londres, le concert venait de commencer. Mais l’impression fut prodigieuse, les premiers rangs étaient restés libres… disponibles pour nous. Nous n’avions pas à chercher de place après ce long périple, les sièges nous étaient comme réservés. C’est comme si nous avions été attendus, comme si des bras chaleureux nous accueillaient pour nous enserrer d’affection.

C’était le troisième concert de musique spirituelle donné par Sri Chinmoy, en trois jours, auquel nous assistions. C’est celui auquel j’ai été le plus réceptif.
Après le concert, il y a eu une fonction. Sri Chinmoy s’est adressé à nous quatre, nous congratulant de tout son Amour divin.

Au cours de cette soirée, Sri Chinmoy a évoqué qu’il aimerait avoir une montre avec un bracelet en scratch. C’est comme s’Il nous faisait un cadeau en nous présentant cela. Le lendemain, en effet, notre Maître spirituel repartait en avion, et nous, de même, nous repartions vers nos villes respectives. En évoquant ce « besoin », Sri Chinmoy nous offrait la possibilité de Le servir, de prolonger notre relation intérieure à Lui. C’était rien en apparence cette demande de montre, mais c’était tout l’Amour d’un Maître à ses disciples, c’était toute la Gratitude de disciples à leur Maître. J’ai eu l’aspiration de proposer à mes amis que l’on achète ensemble cette montre. Pour mener à bien cette action, nous nous sommes revus et avons œuvré pour mener à bien le projet. 

© Témoignage de Nidish

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