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L’orgueil du disciple déjoué par le Maître lors d’un Prashad

Dans les traditions spirituelles il est commun de prendre un Prashad, nous l’avons vu dans un article précédent. Ici, je vais vous raconter de petites anecdotes cocasses mais profondes et élevées liées aux Prashads lancés par mon adoré Maître spirituel Sri Chinmoy.

Sri Chinmoy avec un aspect physique presque commun, je veut dire « humain » comme vous et moi, était sur un plan spirituel très élevé en tous moments. Ils vivaient des souffrances et des joies élevées tout en gardant une attention très pointues et plein d’affection sur chacun de ses milliers de disciples et le monde.

Pour diverses raisons, plus ou moins connues et insoupçonnées, il nous offrait des prashads assez souvent, à notre grande joie. C’était, en effet, pour nous l’occasion de L’approcher. Il est assez facile de comprendre l’état de bonheur qu’est celui d’approcher un être spirituel de Sa dimension. En effet notre mental n’intervenait pas, ne cherchait pas à cerner, à analyser, à comprendre, à juger, seule notre âme avait la Joie profonde et rayonnante d’aller vers la Lumière du Maître.

 

Donc, l’anecdote que je vais vous raconter était lors d’un de ces Prashads. Sri Chinmoy nous avait appelé pour que l’on passe devant Lui ; à chacun d’entre nous, soit à un millier de personne, il lançait un Prashad.

Lui était assis sur une scène, celle d’une école, nous, nous étions alors assis sur les sièges des spectateurs. Quand, à la suite de son appel, nous nous levions, nous allions sur le côté de la scène et montions en file, six sept marches qui menaient sur la scène, et nous passions à trois mètres de distance de Lui.

Quand mon tour vint à ce que je me lève, je ne sais ce qui se passa en moi, un sentiment d’orgueil très fort se souleva de ma poitrine et m’anima un instant. C’est avec cet orgueil qui se révélait malgré moi que je me rendais à Lui.

Chacun devant moi recevait adroitement et affectueusement le Prashad que Sri Chinmoy lançait. J’avançais dans la file, les mains jointe en attendant mon tour. Quand enfin je me trouvais devant Lui. J’avais encore cet orgueil à fleur de peau dont je ne connaissais pas l’origine. Je m’apprêtais à recevoir le Prashad, en me tenant sur mes gardes, et non pas empli de dévotion, comme à d’autres moment je l’étais. Il me lança le Prashad, et je ne sais pourquoi, il se retrouva aller à mon extrême droite, à la hauteur de mon pieds. Il a fallu que je fasses presque un grand écart, comme un gardien de but de Hand Ball qui veut arrêter une balle pour l’empêcher de rentrer dans son but. Le Prashad s’est mis à rouler vers le sens contraire de la file de disciples qui avançaient les mains jointes. Une fille qui avançait comme les autres donna un coup de pied dedans. Le Prashad partit sous le choc en direction opposé, je le poursuivis pour l’attraper alors qu’il roulait au sol. Il se dirigeait vers le bord de la scène. Je jetais un furtif regard vers Sri Chinmoy, il était occupé à lancer le Prashad aux disciples qui se suivaient, le mien de Prashad se précipita vers le bord de la scène. Mon regard devint trouble, quand je le vis, comme au ralenti, tomber de l’autre côté de la scène. Je le poursuivis. Je descendis de la scène par le milieu, et me mis à sa recherche au pied des fauteuils. Je le rattrapais enfin. J’étais satisfait de cela, mais je me retrouvais au pied de la scène. Je voulais reprendre la file, comme de normal. Mais le processus avait suivit son cours, et je ne pouvais du milieu de la scène monter, elle était trop haute. Je suivais alors le cours, la file des disciples, du bas de la scène, vers la sortie.
J’avais le Prashad en main, mais quelle leçon ! ! !

Alors, certains, complaisant, voulant être gentil avec moi, pourraient dire qu’il ne savait pas viser. Mais moi, jamais je ne pourrais penser comme cela. Sri Chinmoy est un être divin, il avait la connaissance de toutes choses. Comment aurait-il put être ignorant de ce parcours ?

Une fois, une disciple qui avait du rencontrer une situation comparable au niveau émotionnel, une fois de retour à Paris s’était exclamée : « Il ne sait pas viser ! » et elle continuait en racontant que les Prashads allaient partout. Cette disciples quelques temps plus tard quittait notre voie. C’était presque normal.

En Australie, j’ai été dans une salle de Fonction, un après midi, avec Sri Chinmoy et quelques disciples plus anciens que moi, tous avaient dix à quinze ans de plus dans la voie. Nous n’étions pas très nombreux, c’était une après-midi récréative où beaucoup allaient en touristes dans la ville de Cairns. Sri Chinmoy après dès échanges chaleureux nous gratifia d’un Prashad lancé. Cette fois-ci nous restions à nos places qui étaient plus ou moins éloignées de Lui, et Lui nous lançait les Prashads. C’était un vrai feu de bengale. Les Prashads fusaient, ici, là, ils avaient presque tous des trajectoires en courbes innatendues. Ce qui provoquait rire et exclamations joyeuses de surprises. Il y avait devant moi Moyann, un grand gaillard, champion de tennis, âgé maintenant, qui était un grand ami de Sri Chinmoy ; souvent, pendant des années, tant que cela a été possible, tous les deux ont échangé des parties de tennis. Moyanne était donc devant moi, aucun Prashad ne se dirigeait vers lui. Ni vers moi d’ailleurs, mais moi, je savais que je n’en recevrait pas. Mais lui, transpirait d’aspiration à en recevoir un. Nous étions éloignés. Et bien, un dernier Prashad traversa la scène, la salle, et arriva juste dans les mains du grand gaillard qu’il était. J’avais remarqué le jeu des courbes que suivaient les Prashads qui volaient, j’avais l’impression que chacun d’eux suivait une trajectoire insolite, mais que tous arrivaient à destination, envers et contre tout avis. C’était magique, c’était merveilleux, c’était enfantin. C’était génial ! Sri Chinmoy savait très bien viser ! Et ainsi il nous faisait travailler dans les mondes intérieurs pour nos propres progrès.

© Témoignages de Nidish

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