« D’un œil, je prends la mesure… » Humour aimant de Nidish

Sourire, sourire à la Vie

Sourire, sourire à la Vie

C’est l’histoire d’un monsieur qui n’avait qu’un œil, un jour alors qu’il allait au marché, il vit des légumes qui semblaient d’une taille supérieure à la moyenne habituelle. Il voulut en savoir plus, et il interrogea le vendeur, qui était aussi le maraîcher. Celui-ci s’étonna de la question, car tout le monde venait lui acheter sans rechigner :
« Monsieur, il semblerait que vous ne savez pas apprécier les bons produits ?
- Si si, tout à fait ! Mais je n’ai qu’un œil, et je vois avec celui-là que vos produits sont plus gros que la normale. Alors, je me dis que si j’avais les deux, ils m’apparaîtraient peut-être deux fois plus gros, alors je m’informais.
Et sur ce, il changea de trottoir.
Là il y avait un marchand de produit Bio.
Les légumes étaient de taille normale, mais le prix était plus élevé qu’en face. Il hésita, le client finalement rempli son panier. Il fit cependant remarquer le prix au maraîcher.
- Vous savez, si vous regardiez le temps que nous passons… et il évoqua la liste des tâches de son activité avec une passion amoureuse.
- Vous savez, je n’ai qu’un œil, je n’ai vu que vos produits et le prix. Si j’avais les deux, j’aurai aussi considéré le travail effectué.
- Ne vous en inquiétez pas, j’ai mes deux yeux, et des fois j’oublie aussi de considérer le travail qu’a demandé un produit fini.
Et tous deux se quittèrent en souriant.
Le monsieur à un œil faisait de l’import de produits achetés en Asie.
La nuit, dans son sommeil, ses courses effectuées sur le marché lui revinrent à l’esprit se mélangeant avec son travail d’import.
Il vit des anges qui fabriquaient de petits personnages souriants, objets de décoration pour les occidentaux. Mais la cadence s’accélérait, et on ne leur donnait ni à manger, ni à boire. Les anges, avec la journée qui s’écoulait, perdaient leurs plumes, le sourire, et dépérissaient. Les personnages qu’ils fabriquaient eux aussi avaient le sourire qui déclinait.
Le monsieur se réveilla effrayé :
« Oui, la vie est chère payée ! Mais nous devons savoir mettre le prix de l’Amour !
La vie est alors plus belle pour tout le monde.

Plus jamais je n’exploiterai le coeur de personne !
Je donnerai désormais de l’amour, de l’Amour, et encore de l’Amour ! »

© Nidish

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