• Accueil
  • > Archives pour novembre 2011

Archive pour novembre 2011

Poème d’Amour vishnouïste, étudié par Tagore, Prix Nobel de Littérature, en résonance avec l’analyse de Nidish

Vendredi 11 novembre 2011

tagore1934.jpg
Tagore en 1934

Tagore, dans son livre « Sadhanâ », évoque cette lourde et difficile dualité entre les désirs limités du corps, et les besoins éternels de l’âme d’être comblés par l’Absolu. Il écrit :

Dans l’un de nos poèmes lyriques vishnouïstes, l’amant dit à sa bien-aimée :

« Je sens que je contemple depuis ma naissance la beauté de ta face,
Et pourtant mes yeux ont encore faim.
Je sens que je te presse sur mon cœur depuis des millions d’années,
Et pourtant mon cœur n’est pas repu. »

Il est donc clair que c’est véritablement l’infini que nous recherchons dans nos plaisirs.

Cela  prouve que le vrai désir de notre âme est de passer au-delà de toutes les possessions. Entourée de choses qu’elle peut toucher et sentir, elle s’écrie : « Je suis lasse de toujours prendre ; ou donc est Celui qu’on ne peut jamais prendre ? »

Nous continuons après Tagore, en rajoutant que c’est sans doute ce qui anime nombreux dans le Zapping des chaînes de télé et sur internet, quelle est l’image recherchée dans cette quête folle, si ce n’est celle de l’Infini grandeur de l’Indicible. N’est-ce pas cette quête d’Amour infinie que d’autres recherchent par la prise de drogues ? D’alcool en prenant le risque de perdre le complet contrôle de soi et même de se détruire ? N’est-ce pas cette fuite en avant qui est pratiquée quand on craque une allumette pour allumer une cigarette qui nous tue ? N’est-il pas dit à ce moment-là : « Je ne sais où Tu es. Je me détruirai, jusqu’à te trouver dans la mort. » ?

Joindre les mains. Aligner son axe à la perpendiculaire du monde pour rejoindre le Ciel, tels sont les solutions simples, inévitables, à la portée de tous ceux qui recherchent, la Vérité, un mieux vivre, une relation entière et profonde à l’Amour qui nous entoure et pour lequel nous accordons qu’un intérêt minimum ne répondant pas assez aux besoins de notre âme.

Par la prière, par la méditation nous répondons aux besoins de notre âme affamée, et retrouvons Joie, Gaieté, raison de vivre et satisfaction intérieure. Ce que nous cherchions dans le petit et l’auto destruction, nous le trouvons dans le Grand, la restauration de nous même, et l’Eternel.

© « Sadhanâ » de Rabindranath Tagore paru aux Editions Albin Michel
© Résonnance de Nidish

Hommage au poète bengali Tagore, Prix Nobel de Littérature, par les enfants d’un collège de Mirpur

Vendredi 11 novembre 2011


A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de 
Rabindranath Tagore, nous avons trouvé ce témoignage-hommage que des enfants du Bengladesh ont rendu au poète-compositeur et sage de leur pays :

Image de prévisualisation YouTube

Un bel hommage rendu au poète Bengali Rabindranath Tagore, écrivain poète musicien, philosophe premier Prix Nobel de Littérature asiatique, en 1913, par les étudiants du Banophul Green Herat College de Mirpur, une localité de Dhaka,  au Bengladesh, à l’occasion d’une émission de télévision. Le groupe chante en s’accompagnant d’un harmonium, « Pagla Hawa Badal Dine », un chant de Tagore très connu au Bengale. Ils ont du mérite car le chant est très long, dans d’autres interprétations on le trouve raccourci.
Mirpur détenait au dernier recensement de 2000 une population de plus de un million d’habitants.

J’ai trouvé les paroles en bengali de la première partie du chant, elles ont été traduites en anglais sur  une vidéo par  » fariha87″.

Pagla Hawar Badol Diney
On a cloudy day of crazy winds

Pagol Amar Mon Jegey Othey

My heart awakens

Chena Shonar Kon Bairey

Somewhere beyond the unknown and unheard

Jekhaney Poth Nai Nai Re

Where there are no roads

Shekhaney Okaroney Jaayi Chhootey

There I rush off to for no reason

Pagla Hawar Badol Diney

On a cloudy day of crazy winds

Pagol Amar Mon Jegey Othey

My heart awakens

Ghorer Mukhey Aar Ki Re

To the entrance of his home

Kono Din Shey Jabey Phirey

Will he burn back anymore?

Jabey Na Jabey Na

No turning back, he won’t go

Deyal Joto Shob Gelo Tootey

The walls have all collapsed

Jabey Na Jabey Na

No turning back, he won’t go 

Rezwana Choudhury Bannya chante Tagore lors d’un concert Song of the Soul à Moscou

Vendredi 11 novembre 2011

Image de prévisualisation YouTube

Rezwana Choudhury Bannya est une spécialiste bengalie des chants de Tagore,
C’est un des chant du poète qu’elle interprète ici,
lors du Concert-Festival Song of the Soul,
donné à Moscou le 24 octobre 2011,
animé par les disciples du
Maître spirituel indien Sri Chinmoy.

Rezwana Choudhury Bannya a fondé il y a 17 ans Shurer Dhara, un model  d’accomplissement du Rabindra Sangeet. Elle est professeur agrégée de la Faculté de musique, et du département d’art dramatique de l’Université de Dacca, elle est aussi une ancienne élève distinguée du Visva-Bharati à Santiniketan, l’université indienne de renom fondée par Rabindranath Tagore. Bannya a été inspirée par son gourou, Sreemati Kanika Bandopadhaye, un disciple direct de Tagore, pour continuer la tradition de Santiniketan au Bangladesh.

L’école est modelée d’après la vision de Tagore sur l’apprentissage et l’éducation des enfants adaptés aux besoins du 21e siècle qui rend impératif de garder les arts dans l’éducation parce qu’ils développent chez les élèves des habitudes d’esprit qui leur profite durant toute la vie. Elle promeut l’idée que la formation musicale au début du développement de l’enfant l’aide à développer ses facultés d’apprentissage des langues et de raisonnement.

L’orgueil du disciple déjoué par le Maître lors d’un Prashad

Jeudi 10 novembre 2011

Dans les traditions spirituelles il est commun de prendre un Prashad, nous l’avons vu dans un article précédent. Ici, je vais vous raconter de petites anecdotes cocasses mais profondes et élevées liées aux Prashads lancés par mon adoré Maître spirituel Sri Chinmoy.

Sri Chinmoy avec un aspect physique presque commun, je veut dire « humain » comme vous et moi, était sur un plan spirituel très élevé en tous moments. Ils vivaient des souffrances et des joies élevées tout en gardant une attention très pointues et plein d’affection sur chacun de ses milliers de disciples et le monde.

Pour diverses raisons, plus ou moins connues et insoupçonnées, il nous offrait des prashads assez souvent, à notre grande joie. C’était, en effet, pour nous l’occasion de L’approcher. Il est assez facile de comprendre l’état de bonheur qu’est celui d’approcher un être spirituel de Sa dimension. En effet notre mental n’intervenait pas, ne cherchait pas à cerner, à analyser, à comprendre, à juger, seule notre âme avait la Joie profonde et rayonnante d’aller vers la Lumière du Maître.

 

(suite…)

Il y a 20 ans, un Maître spirituel est venu à Montpellier, puis est allé à Barcelone et ensuite à Londres. Quatre de ses disciples l’ont suivi sur tout le périple.

Mercredi 9 novembre 2011


Il y a 20 ans, le 9 novembre 1991, Sri Chinmoy est venu à Montpellier donner un concert de musiques spirituelles. Montpellier est la seule ville de France, après Paris, à avoir eu cet honneur incommensurable.

Durant près de trois mois ses disciples, dont j’étais déjà depuis deux ans, ont fait tout ce qui était en leur mesure pour informer le public de la ville, du département poussant à aller jusqu’à Marseille pour dire qu’un Être divin venait à Montpellier. Évidemment, ce sont des Montpelliérains qui étaient là, mais aussi des Américains et des garçons et des filles d’ici et de là de France et d’Europe… qui prenaient quelques jours de congés pour aider à l’organisation et à l’information ; en voiture nous allions sur les routes pour coller les affiches informant du concert. Nous en avons ainsi collé 3500. Notre enthousiasme était grand, il faut dire que nous avions connaissance, dans une certaine mesure, de la dimension spirituelle de Sri Chinmoy et de ce qu’il pouvait apporter à la ville, aux habitants et à nous même en matière de Paix, de Joie intérieure et de Bonheur.

(suite…)

Le Prashad, l’Hostie : une nourriture bénite pour les dévots

Lundi 7 novembre 2011

multiplicationdespains.jpg
Le Seigneur Jésus Christ bénit de sa Présence les pains

Dans les traditions spirituelles il est commun de prendre un Prashad, c’est-à-dire une nourriture bénite, après une prière ou un temps de méditation, ou encore un effort de transcendance dédié.

L’on a en tête de belles images colorées de temples indiens où l’on voit des dévots déposer de la nourriture au pied de la représentation d’une divinité ou d’un Maître spirituel auquel ils sont rattachés. L‘on connaît aussi cette scène traditionnelle de l’église catholique où le prêtre met dans la bouche du croyant l’Hostie ; cet acte reprend symboliquement le geste connu du Christ qui partage le pain et l’offre à ses disciples présents à sa table ; ce pain Jésus le présente comme son corps, il faut entendre son « Existence », Sa « divine Présence ». De même la scène de la multiplication des pains que l’on retrouve dans les évangiles est aussi un Prashad que le Seigneur Jésus Christ offre à ses dévots.

prashadsrichinmoyaridhas.jpg
Sri Chinmoy offre de la main à la main un Prashad à Haridas Greif

Le Prashad est amené par les disciples au Maître, ou à la divinité figurée par une statue ou une peinture. Le Représentant-Canal de Dieu, à l’écoute des prières, des chants, des mantras, des efforts des dévots, transmet à la nourriture la Lumière dont Il est porteur.

Le Prashad ainsi béni se prend ensuite au pied de l’autel, quand le Maître spirituel ou la divinité honorée ne sont pas physiquement présents, il se prend de la main à la main, ou dans un récipient devant le Maître, quand celui-ci est présent. Aussi, nous l’avons connu avec Sri Chinmoy, il peut être lancé par le Maître au disciple, qui s’éprouve joyeusement à le réceptionner correctement.

La nourriture bénite, le disciple la prend des deux mains ou de la main droite, toujours le plus dévotement et sincèrement possible.

La bénédiction de la divinité ou du Maître spirituel et la dévotion du disciple font que la nourriture est chargée de présence spirituelle. Reste au dévot à la manger avec sa conscience la plus haute, et à l’ingérer de même.

La nourriture bénite apporte au corps physique du disciple la Lumière divine qui l’aide à s’éveiller et à s’ouvrir toujours plus à Dieu.

Par transposition, c’est aussi la raison pour laquelle les personnes les plus éveillées ont commencé, il y a très longtemps, jusqu’à nos jours, à prier ou à méditer devant tout repas ou prise de nourriture, consacrant ainsi leurs aliments, avec un sentiment de gratitude, à leur évolution spirituelle.

© Nidish

Petit jeu d’écriture poétique de Nidish : « A l’intérieur – A l’extérieur »

Vendredi 4 novembre 2011

leplusgrandcrayonaumonde.jpg

Ecrire deux phrases, l’une commençant par : « A l’intérieur », l’autre par : « A l’extérieur ». Conclure par une troisième phrase interrogative.

Exemples de Nidish :

À l’intérieur, le vide.
À l’extérieur, l’infini.
Qui suis-je ?
.
À l’intérieur, le plein.
À l’extérieur, le monde.
Entre-deux, la tentation.
Où suis-je ?
.
À l’intérieur, la joie.
À l’extérieur, la peine.
Où vais-je ?

À l’intérieur, les marins chantent le rythme des vagues.
À l’extérieur, les oiseaux virevoltent les notes.
Où va l’hippopotame ?

Amusez-vous bien ! A vous :


© Jeu d’écriture de Nidish
© Photo : « Le plus grand crayon au monde, réalisé à l’occasion de l’anniversaire des 76 ans de Sri Chinmoy par Ashrita Forman.

« Dieu, le Musicien suprême » propos élevés de Sri Chinmoy, Maître spirituel indien

Mercredi 2 novembre 2011

dansedeshiva.jpg
Danse de Shiva

Dieu créa cet univers ; l’univers est jailli de Son Sein. Et il conservera toujours le monde par Sa musique intérieure. Mais cette musique intérieure de Dieu, Sa musique transcendantale, est hélas bien éloignée de la musique que l’on entend de nos jours.

Dieu est le Musicien Suprême. La musique qu’il créa originellement est la musique de l’âme. Il joua pour l’âme, et l’âme voulut jouer pour Lui en retour. Cette musique née de l’âme chercha à s’exprimer et à s’accomplir à travers le cœur. c’est alors qu’une difficulté survint. Lorsque l’âme commença à jouer sa musique dans le cœur, le vital inférieur et le mental qui doute empêchèrent le cœur d’écouter. C’est alors que, peu à peu, la force du vital surpassa celle du cœur pur.

La musique du vital a pour effet de détruire nos nerfs subtils. Tel un tigre affamé, elle tente de dévorer les qualités divines du cœur. Dans notre monde actuel, lorsqu’on pense musique, c’est aussitôt le vital qui apparaît. Le vital du monde prédominant depuis bon nombre d’années. Mais la musique du plan vital inférieur ne règnera pas toujours sur la terre, car le monde a lui aussi une âme. Un beau jour, la musique de l’âme prendra le pas sur la musique du vital. Aujourd’hui le vital est abondamment nourrit, tandis que l’âme meut de faim. Mais un jour où il se trouvera sur terre plus d’être qui aspirent que d’êtres qui n’aspirent pas, la musique intérieure, celle qui vient de l’âme, viendra tout naturellement remplacer la musique du vital obscur et impur.

(suite…)

Mantra du jour : « Je me concentrerai sur une seule chose »

Mercredi 2 novembre 2011

 

« Aujourd’hui
Je me concentrerai
Sur une seule chose :
Ce que Dieu attend de ma vie
Et non pas ce que j’attends de ma vie. »
Sri Chinmoy

 


© Extrait du livre « Today » de Sri Chinmoy

La nuit du prophète film biographique sur Padre Pio avec sous-titres en français

Mardi 1 novembre 2011


En ce jour de Toussaint, fête de l’église catholique romaine, nous vous proposons le film « Padre Pio : La nuit du prophète » de Carlo Carlei, le scénario a eu pour base l’enquête d’un journaliste. Le film a été produit par MEDIATRADE (RAI TV), en 2000. Dans le rôle principal nous trouvons Sergio Castellito.

Padre Pio (Pie) est le nom donné au moine capucin né Francesco Forgione, le 25 mai 1887 à Pietrelcina, province de Bénévent, en Campanie (Italie), mort le 23 septembre 1968 à San Giovanni Rotondo (Italie). Il est connu pour être l’un des rares individus stigmatisés. Il a été canonisé par l’Église catholique romaine en 2002 sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo


Durée : 1H21

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo


Durée : 1H21

Ce film est très instructif, il nous rappelle qu’il nous faut être juste dans notre relation à Dieu, au monde, aux envoyés et travailleurs de Dieu, qu’il est adéquate de sourire, même dans l’épreuve, qu’il est difficile d’être intègre et divin, même quand on a fait le choix de l’engagement, mais que cela fait parti du chemin et de la purification obligée (cela mal compris de l’extérieur fait fuir bien des novices), mais le film est aussi très spirituel : l’on vit à travers le Père capucin les périodes de doute, de peur, de foi, et son côté médiumnique qui parle au-delà de lui. C’est un film fort, très fort, décapant, mais attention… la spiritualité ne peut être réduit à un parcours, aussi riche et intense que fut celui de Padre Pio. Il y a des parcours moins torturés, même s’il n’y a aucun chemin qui soit sans épreuves. La vie spirituelle c’est aussi, la Lumière de ses prières et méditations, la joie émerveillée à vivre et à rencontrer l’autre, la paix céleste trouvée dans le Cœur de Celui que l’on a choisi comme Chemin et comme But, ici, pour Padre Pio, le Seigneur Jésus Christ.

© Nidish

12