Archive de la catégorie ‘- Amour’

Saint François d’Assise, prière : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix »

Mardi 27 octobre 2009

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« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Question – Réponse de Sri Chinmoy : La pureté qualité essentielle.

Vendredi 16 octobre 2009

Question : Laquelle de ces qualités est la plus grande : la pureté, l’amour ou l’unité ?

ckg208n14.jpgSri Chinmoy : La pureté est essentielle pour l’être tout entier. Si l’amour est impur, il n’est que destruction. L’amour vital humain est totalement destructeur. La pureté est donc nécessaire. Mais l’amour est essentiel pour parvenir au sentiment d’unité.Un saint est pur, mais il a souvent peur du contact avec le monde, qui risquerait de le rendre impur. Mais s’il aime vraiment le monde, aussi impur soit-il, il ira le toucher afin de l’aider à devenir pur. Lorsque la sagesse suprême voit le jour, nous nous apercevons que là où est l’unité, il ne peut y avoir d’impureté. La réelle unité divine est une perpétuelle expansion ; elle est la conscience permanente de la réalité universelle qui est en nous et autour de nous. L’impureté ne se rencontre que dans la limitation. L’unité est donc indiscutablement la plus grande de ces trois qualités divines ; mais elle est inacceptable à qui ne possède pas à la fois amour et pureté. On voit dans l’unité la perfection de l’amour et de la pureté.

Question : Qu’elle est la clé pour accéder à la pureté ?

ckg208n14.jpgSri Chinmoy : De nombreuses clés ouvrent la porte de la pureté, mais il en est une particulièrement efficace : c’est l’absence de vagues de pensées dans le mental physique. lorsque le mental est calme et tranquile, la pureté voit automatiquement le jour dans l’être tout entier. 

L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


Cliquer sur les photos pour les agrandir
© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Dans les Yeux d’un tigre : l’enfance de Sri Chinmoy, biographie

Lundi 28 septembre 2009

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Un jour, alors qu’il avait dix ans, Madal se rendit chez son once maternel dans le village de Kelishahar pour y passer quelques jours. Ce village était à une dizaine de kilomètres de son propre village de Shakpura Est. Kelishahar est entouré de petites montagnes, et Madal adorait se promener seul dans les montagnes.
Ce jour-là, il passa par un endroit rempli de jujubiers. Il grimpa sur l’un d’eux et commença à manger autant de jujubes qu’il pouvait.
Mais lorsqu’il descendit de son arbre, il se trouva nez à nez avec un énorme tigre. Et dans les yeux du tigre, il vit les yeux de sa propre mère. plus il regardait dans les yeux du tigre, plus il sentait l’amour et l’affection de sa mère émaner de l’animal. Ceci effaça toute sa peur.
Au bout de cinq minutes, Madal se tourna et commença à marcher vers la maison de sa tante? Au bout d’environ 400 mètres, il regarda derrière lui pour voir si le tigre le suivait. a sa grande stupéfaction, il ne trouva plus aucune présence du tigre.
Alors il se mit à courir à toute vitesse en criant : « J’ai vu un tigre, j’ai vu un tigre ! »
Plus tard, le même jour, Yogamaya, la maman de Madal, arriva tout à fait à l’improviste. Pendant sa sieste, elle avait vu en rêve que Madal se faisait attaquer et tuer par un tigre. Elle se précipita en courant vers la maison de son frère, folle d’inquiétude. Lorsqu’elle vit Madal sain et sauf, elle versa d’abondantes larmes de joie.

© « Une Vie de Lumière » Biographie de Sri Chinmoy paru aux Editions de La Flûte d’Or
© Gros plan d’une photo du « Temple tiger » ; voir article sur ce blog en cliquant sur le mot clé  : « Animaux : Tigre »

Un Mantra de Sri Chinmoy

Vendredi 25 septembre 2009

 

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J’AIM

 

 

TOUT LE MONDE.

 

 

© Photo Sunabin – Centre Sri Chinmoy Sibérie

QUI EST L’ETRANGER ? Un texte de Nidish

Vendredi 25 septembre 2009


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Un cœur qui bât, une âme sans odeur, un sang de la même couleur, dix doigts courts ou longs qui ne font pas la différence, deux jambes et deux bras qui marchent et travaillent, une tête sur deux épaules larges ou fragiles, deux yeux et un sourire qui réjouissent de leur profondeur et qui aiment sans demander de retour, qui pleurent et qui  s’étonnent ; est-il blanc, jaune, rouge ou noir celui dont on parle ? Ou encore bleu de peur ou vert de colère de ne pas savoir de qui l’on parle ? Tu n’es étranger que parce que je suis étranger à moi. Je t’aime parce que je me connais et m’accepte. J’ai peur de moi et j’ai peur de toi. Mais me voilà réconcilié et je ne vois plus de différence entre toi et moi ; d’ailleurs y en a-t-il eu une seule fois, un seul infime instant ? Non ! Pur chimère de celui qui est perdu de l’Amour, pardonne moi pour lui car j’ai peut être été lui, une fois ou l’autre, mais ce temps est lointain et le passé est poussière. Poussière d’Or pour celui qui ne retient que les bonnes nouvelles. Alors, pardonne moi de ne pas avoir à ce jour réalisé la Lumière de mon cœur qui fait que je suis obligé de te dire toutes ces choses et demander pardon au nom de tous. Un jour je serais, tout comme toi et tout un chacun, cette Lumière claire et resplendissante et nous n’aurons plus besoin d’évoquer ce qui sera alors, révolu. Patience, nous faisons chemin.


© Photo Sunabin – Centre Sri Chinmoy Sibérie

Si vous souhaitez utiliser les textes de Nidish de ce blog :
- Paternité : Vous devez citer le nom de l’auteur : “Nidish” et son blog : http://nidish.unblog.fr , mais pas d’une manière qui suggérait qu’il vous soutienne ou approuve votre utilisation de l’œuvre.

- © Pas d’utilisation Commerciale : Vous n’avez pas le droit d’utiliser ces textes et photos à des fins commerciales.

 

Travail et Bonheur : Propos de Sri Chinmoy

Jeudi 17 septembre 2009

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Il existe deux sortes de travail. Il y a le travail ordinaire, où l’on agit en vue d’un résultat ; mais celui-ci obtenu, on se dit qu’il aurait pu être meilleur et le processus est sans fin. Or ce n’est pas d’atteindre un résultat désiré qui peut provoquer une joie véritable. Et il y a le travail où l’on ne se préoccupe guère du résultat. Celui qui accomplit son travail avec une attitude divine trouve sa joie dans l’action même, indépendamment du résultat. Ainsi, seule votre bonne attitude fera de vous un homme heureux.

Il n’est point de travail insignifiant.
Aussi faut-il accomplir toute chose
Avec l’amour de son cœur
Et le respect de sa vie.



© « Un Jour Nouveau » Ouvrage de Sri Chinmoy (Epuisé) Voir « Le Voyage de l’Âme » réalisé sur le même principe.
© Photo Kedar – Centre Sri Chinmoy Suisse – Typical transportation (Chine)

« LA PURETÉ » : Propos de Sri Chinmoy

Mercredi 16 septembre 2009

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« Lotus in Bali »
 © Phoolanjaya Centre Sri Chinmoy

La pureté est la lumière de l’âme exprimant sa divinité à travers le corps, le vital et le mental. Celui qui est pur a tout à gagner. Celui qui peut conserver sa pureté ne perdra jamais rien qui soit digne d’être gardé. On peut avoir un jour de grandes idées ou une force intérieure considérable, et les perdre le lendemain si on n’est pas pur. La pureté est le souffle du Suprême. Lorsque la pureté nous abandonne, le Souffle du Suprême nous abandonne aussi. Il ne nous reste plus que le souffle humain.

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Être pur veut dire que l’on suit les ordres de son Pilote Intérieur sans permettre à des forces non-divines d’entrer en soi. Là où la pureté est absente se trouve l’obscurité, le précurseur de la mort. Ce que nous appelons l’obscurité aujourd’hui sera pour nous, demain, la mort. La pureté est la seule chose qui puisse nourrir notre divinité. Sans pureté, il n’y a pas de certitude. Sans pureté, il n’y a pas de spontanéité. Sans pureté, il n’y a pas de flot constant de divinité en nous.

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Dans la pureté réside une magie divine. Si nous pouvons cultiver ne serait-ce qu’une pensée pure au cours de notre méditation, nous en tirerons un bénéfice des heures durant. Car tout ce temps-là, nos pires faiblesses se transformeront en force véritables.

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Nous savons qu’il y a une différence entre la quantité et la qualité. Aussi rechercherons-nous plutôt la qualité que la quantité. Or, à mesure que notre pureté divine se développe, notre force intérieure grandit. Ainsi, grâce à la pureté, quantité et qualité se trouvent réunies. La pureté est semblable à un aimant divin. Elle attire en nous toutes les qualités divines. Lorsque nous possédons la pureté, le mnde est fier de nous. Si la Mère Terre abrite ne serait-ce qu’une âme pure, elle déborde de joie : « Voici enfin, dit-elle, une âme sur laquelle je peux compter ».

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La pureté doit être présente dans nos pensées, nos idées, nos sentiments, notre conversation, dans tout ce que nous disons, faisons, ressentons, et enfin dans tout ce que nous sommes. Nous pouvons faire en sorte que notre vie entière soit comme une fleur dans un jardin. Si nous identifions notre conscience à la fleur, nous n’aurons jamais de sentiment impurs. Mais si nous nous contentons de rester dans le jardin, sans nous identifier consciemment à la fleur ou au jardin lui-même, nous demeurerons impurs.

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La pureté doit s’établir dans l’intégralité de notre existence. Notre corps doit posséder la même pureté que notre âme. Pour cela, la propreté et une bonne santé sont requises. La pureté est une qualité qu’il faut avoir constamment en soi, et non un élément que l’on peut faire venir de l’extérieur lorsqu’on en a besoin. La pureté doit être une expérience vécue ; c’est un état intégral de conscience divine.

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Une fois la pureté établie, en particulier dans le vital, beaucoup est accompli, dans la vie intérieure et dans la vie extérieure. Dans la pureté de ‘homme réside la plus haute Divinité de Dieu. La pureté de l’homme est le souffle de Dieu. La pureté est une force considérable. Par elle, on peut tout accomplir. Mais si on la perd, on risque à tout moment de s’écrouler, de chuter, même si l’on possède richesse, pouvoir ou influence.

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Tous les aspirants spirituels, sans exception, ont constaté et ressenti la nécessité de la pureté. Aujourd’hui ils escaladent le Mont Everest intérieur par la force de leur grande pureté ; mais demain, ils risquent de tomber dans l’abime le plus profond. La pureté perdue, tout est perdu ; Dieu Lui-même est perdu. La pureté acquise, le monde est acquis ; l’univers entier est acquis.

© Extrait de « Purity : Divinity’s Little Sister et de Purity-River Wins » de Sri Chinmoy Editions La Flûte d’Or.

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : L’amour humain et l’Amour divin

Lundi 31 août 2009

Question : Quelle est la différence entre l’amour humain et l’amour divin ?

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : L’amour est un oiseau. Mettez-le en cage, il s’appelle amour humain. permettez-lui de voler au cœur de la conscience Omniprésente, il s’appelle amour divin.
L’amour humain tire ses racines du vital ; l’amour divin a les siennes dans l’âme. L’amour humain entonne le chant de la possession ; l’amour divin celui de l’offrande de soi. L’amour humain ne désire que posséder et être possédé ; on y trouve toujours un besoin au niveau vital, au mieux une attente subtile. Si une vérité supérieure s’y fait jour, le besoin pourra s’atténuer, mais l’attente subtile persistera malgré tout.
Dans l’amour divin, il n’est rien de tel. On ne fait qu’offrir sans compter ce que l’on est et ce que l’on a.
Dans l’amour humain subsistent encore les sentiments de supériorité et d’infériorité. Le supérieur aime l’inférieur parce que dans une certaine mesure il se complait dans sa supériorité. Quant à l’intérêt de l’inférieur pour le supérieur, il émane souvent d’un sentiment d’insécurité. Ainsi, l’amour les enchaine l’un à l’autre en leur apportant une satisfaction réciproque. Mais dans l’amour divin, supériorité et infériorité sont vides de sens, car l’amour divin tire sa joie que de l’offrande de soi aussi totale qu’inconditionnelle. Si dans l’amour humain le mental sceptique et suspicieux intervient fréquemment -accompagné de sa cohorte d’accusations, de méprises et autres querelles-, l’amour divin n’a comme maitre que le cœur, le cœur qui aime et où voisinent désintéressement, esprit de sacrifice et joie. Si dans l’amour humain amant et bien-aimé sont deux personnes distinctes, l’amour divin les voit inséparablement unis par un Suprême immanent à l’intérieur de toute chose.

© Texte extrait du livre “La Lumière de l’Au-Delà” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 1989 Sri Chinmoy Tous droits réservés

 

Un sourire en chantant, et le monde renaît à la vie

Vendredi 10 avril 2009

 

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Interprétation du chant par Elyane Célis (1914 – 1962) en 1938

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