Archive de la catégorie ‘- Amour’

Aphorisme – pensée du jour, par Sri Chinmoy

Mercredi 16 avril 2008

 

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Si vous devez juger,

Alors ne jugez que vous-même.
Ne jugez jamais autrui, jamais !

 

© Centre Sri Chinmoy, extrait du livre : “Philosophy for the New Millenium”

La famille, par Sri Chinmoy

Mardi 15 avril 2008

Question : Pensez-vous que la forme de famille élargie que l’on trouve en Inde, où les pères, les mères, les oncles et les tantes vivent tous ensemble, créerait une société plus stable en occident ?

Sri Chinmoy : Cela dépend entièrement de la conscience de chacun des membres de la famille. Maintenant, une chose peut être applicable dans une partie du monde et ne pas l’être du tout ailleurs. Vu la manière dont la société occidentale s’est formée, je ne pense pas que la famille élargie soit nécessaire en Amérique. L’Amérique doit se développer à sa propre manière en cultivant plus d’amour. Dans la société indienne, les membres de la famille vivent ensemble et grandissent ensemble. Il y a un sentiment de vie commune. Mais en Amérique, le sentiment de liberté sépare toujours les membres de la famille. Au début, il y a quatre membres dans la famille, et puis ils sont trois, et puis deux, au fur et à mesure que les enfants quittent la maison. Parfois même, les deux membres restants trouvent le moyen de divorcer. Ils ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont. Ils essaient de trouver de la joie dans la séparation, mais la joie ne se trouve que dans l’unité. L’un après l’autre, chaque membre de la famille dit : « Je ne l’aime pas. » Finalement, ils en viennent au point où il n’y a plus personne dans leur vie.
Je ne dis pas que les Indiens sont satisfaits de leurs familles étendues, loin de là. Mais les qualités de cœur sont en général plus prédominantes en Inde qu’en Occident. Les Indiens font beaucoup d’erreurs, mais en même temps ils essaient de ressentir qu’ils appartiennent à une famille. En Amérique, lorsque le père a quatre-vingt ou quatre-vingt-dix ans, son fils n’a plus rien à faire avec lui. Un fils devrait rendre visite à son père disons une fois par semaine, mais ce jour-là, il préfèrera aller au cinéma ou faire un pique-nique. En Inde, que le père soit bon ou mauvais, son fils pensera toujours qu’il doit s’occuper de lui. Même quand les enfants sont absolument sans le sou, ils s’occupent toujours de leurs parents comme ils le peuvent.
Les parents donnent tout à leurs enfants pendant tant d’années. Ils inondent leurs enfants d’affection et les aident à faire des études supérieures. Si les enfants réussissent, c’est parce que leurs parents les ont aidés à réussir. Mais en retour, les enfants leur offrent leur indifférence. Les parents sont envoyés dans une maison de retraite et les enfants vivent leur vie.
Nous avons un corps, un vital, un mental, un cœur et une âme. Si aujourd’hui je renonce à mon corps, demain à mon vital et après-demain à mon mental, que me restera-t-il ? Si j’ai mal à un bras, vais-je me faire amputer ? Ensuite, il ne me restera rien ! Voilà ce que fait le monde occidental : couper, couper, couper. Mais l’approche positive consiste à dire que si quelque chose est déficient, j’essaie de le soigner et de le rendre parfait. Si mon mental et mon vital sont mauvais, je vais les transformer et les illuminer.

 

Histoire – Enseignement : L’altruisme de l’incroyable Mulla Nasrudin

Mardi 15 avril 2008

Nasr Eddin Hodja est un ouléma mythique de la culture musulmane qui aurait vécu en Turquie, à une date indéterminée entre le XIIIe siècle et le XVe siècle. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l’arabe, le grec, le russe et d’autres langues encore.
Son personnage s’est fondu à celui de Joha (au Maghreb) Jha, Djha ou Djouha. Le personnage de Joha, en Égypte, s’appelle Goha et en Turquie il s’appelle Nasreddin Hoca (prononcer Hodja), préexistait à celui de Nasr Eddin Hodja sans que l’on puisse clairement déterminer l’origine de ce personnage ingénu, faux-naïf du monde arabo-musulman. En Iran, on l’appelle Mollah Nasreddin et en Asie centrale Appendi, mais ce sont toujours les mêmes aventures que l’on raconte à son propos.
Ses histoires, courtes, sont morales, bouffonnes, absurdes… Une partie importante d’entre elles a la qualité d’histoire-enseignement.
Nasr Eddin vit en général à Akşehir (Turquie) où il a sa tombe canular vide.
Ses histoires ont parfois pour protagonistes le terrible conquérant Tamerlan (Timour Lang), pour qui il joue le rôle de bouffon insolent bien que les situations crées soient anachroniques. D’autres histoires mettent en scène son âne et sa première femme Khadidja ; il exerce parfois la fonction de Cadi voire d’enseignant dans une médersa.
Il aurait vécu aussi au VIIIe siècle à Koufa, un village d’Irak ; deux tombes existeraient : l’une dans un village d’Anatolie et l’autre en Algérie.
Tous ceux là, c’est Nasr Eddin Hodja qui les porte.
Voici une de ses innombrables histoires :

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Nashrudin essaye de se faire un turban avec une bande d’étoffe qu’on lui a offerte, mais en vain : elle n’est pas assez longue.
Dépité, il s’en va la mettre aux enchères.
Le crieur public en vante les qualités avec un tel enthousiasme que les offres ne cessent de monter.
Nasrudin enrage :
« Je ne peux plus supporter d’entendre dire tant de bien d’un méchant bout d’étoffe qui m’a donné tant de fil à retordre ! Pourquoi devrais-je en céder les défauts ? »
Il s’approche discrètement du dernier enchérisseur et lui glisse à l’oreille :
« Je te déconseille d’acheter cette mousseline pour en faire un turban : elle n’a pas la bonne longueur. »

Idries Shah

© « Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudin » un livre d’Idries Shah paru aux Editions « Le Courrier du Livre » Collection soufisme vivant

Témoignage : Critiquer ou aimer, par Nidish

Mardi 15 avril 2008


“Point d’ascendant sur les autres,
Que de l’Amour pour les autres.”

Nidish

Il est bien facile de sourire du comportement des autres quand ce comportement est éloigné de ce que l’on connait. Mais il est judicieux et préférable de prendre du recul et seulement d’être aimant, car les autres peuvent avoir des raisons tout à fait fondées d’agir comme ils agissent, même si leurs faits, gestes et attitudes peuvent nous paraitre ridicules ou saugrenus. Pour illustrer, je prendrai une situation récente dont j’ai été témoin et une autre que l’on m’a rapporté :

“Ce jour là, des amis de longue date se réunissaient autour d’un repas composé de préparations et d’achats apportés par chacun. Dans les convives, il y avait, entre autres, des mères de famille, un restaurateur, un sportif… Le sportif, avait amené des coquillettes, les autres avaient apporté des plats préparés. Le repas terminé, il restait encore beaucoup de nourriture que les présents se partagèrent. Parmi les plats encore sur la table, il y avait des mets finement préparés et les sobres coquillettes du sportif. Ce dernier, sans hésiter, reprit le restant de pattes et quelques petites victuailles. Le gros de son paquetage était les coquillettes. Le réflexe aurait été de sourire de le voir repartir avec seulement avec des pattes, quand le festin à côté était encore là. Mais la sagesse des amis a éloigné toute moquerie. Plus tard, la réflexion tirée de l’enseignement que nous apporte une pratique régulière du sport, nous a fait penser que le jeune homme avait un besoin de protide et que c’était son organisme qui l’avait conduit à apporter des pattes et à repartir avec le restant, pour les consommer.”

Dans le même sens de réflexion, un ami médecin homéopathe me disait que les rhumatisants et les asthmatiques réagissaient prématurément aux variations du temps. Il me racontait qu’une fois, un asthmatique était venu en consultation parce qu’il sentait une très forte pression sur la poitrine, il affirmait qu’il allait neiger. Rien ne le laissait prévoir à l’heure de la consultation. Le lendemain, le médecin constata qu’il neigeait.

© Nidish


Si vous avez eu ce même type d’expériences
,
vous pouvez, si le cœur vous en dit, nous les faire partager dans les commentaires.

Aphorisme – pensée du jour, de Sri Chinmoy

Lundi 14 avril 2008

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Quelles sont les lois de l’univers ?
Aimer et servir.
Aimer l’humanité,
Servir la divinité.

© Sri Chinmoy

Le Pardon de Dieu, par Sri Chinmoy

Lundi 14 avril 2008

Question : Comment le Suprême illumine-t-Il le passé ?

Sri Chinmoy : Le Suprême illumine le passé par le pardon. Le véritable pardon signifie l’oubli, l’oubli conscient. Le véritable pardon ne se souvient pas du passé. Lorsque quelqu’un vous pardonne vraiment quelque chose, il n’en garde aucun souvenir, pas même au niveau de sa vision intérieure. L’illumination est nécessaire à cause de l’obscurité. Les erreurs sont l’obscurité. Le Suprême illumine nos erreurs en les pardonnant.

Question : Si Dieu nous pardonne, est-ce que cela veut dire qu’Il ne nous punira pas pour nos fautes ?

Sri Chinmoy : La conception occidentale du pardon est en général associée au sentiment de culpabilité et de châtiment. Vous donnez une giffle à quelqu’un et vous vous sentez ensuite coupable et triste. Puis l’autre vous maudit et vous assure que Dieu vous punira. Ou bien Il vous menace de vous frapper en guise de vengeance. Il y a toujours l’idée que lorsque vous faites quelque chose de mal, cela vous sera rendu, à moins que vous ne soyez pardonné. Il y a une autre manière de voir le pardon. Dieu veut que nous arrivions à un certain niveau afin de pouvoir recevoir Son Affection, Son Amour, Sa Compassion et Ses Bénédictions, mais pour l’instant, nous n’avons pas encore atteint ce niveau. Alors Dieu nous supplie : « Elevez un tout petit peu votre conscience et hissez-vous à ce niveau. Je serai alors en mesure de vous offrir Mon Amour, Ma Compassion et Mes Bénédictions. » Notre mental humain pourra appeler cela le pardon, mais Dieu ne pense pas à nos erreurs intérieures et extérieures. Il veut simplement élever notre conscience afin que nous accroissions notre réceptivité et notre unité avec Lui. Il sera ensuite en mesure de nous donner plus de Compassion, plus de Lumière et plus d’Amour.

© Aphorismes extraits du livre “Pardon” paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

D’autres textes sur le sujet, cliquer sur le mot clé « Pardon » ci dessous, en bleu.

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : La Paix commence en nous

Samedi 12 avril 2008

Question : Lorsque vous parlez de paix, vous pensez à l’absence de guerre ou à la paix individuelle ?

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : La paix individuelle doit venir en premier. Si j’ai l’esprit en paix et que vous avez l’esprit en paix, il ne peut y avoir de guerre. Mais si je n’ai pas l’esprit en paix, je suis constamment dans l’insécurité et dans la jalousie, et j’ai peur de vous. Je pense que vous allez m’attaquer à tout moment, alors je vous attaque en premier. Ou bien je me sens supérieur à vous et je veux vous prouver ma suprématie ; je veux prouver que je suis plus grand et plus fort que vous, alors je vous déclare la guerre. Tout cela vient du mental. La guerre commence toujours dans le mental. Mais si je vis dans le cœur et que je ressens mon unité, je ne suis pas empoisonné par l’insécurité et la jalousie. Il n’y a plus que l’unité-paix. Je dis donc au monde : « Vivons dans le cœur, et non pas dans le mental. La guerre est dans le mental, mais l’amour et la paix sont dans le cœur. »
Malheureusement, le monde vit encore dans le mental. Chaque pays tente de montrer sa supériorité aux autres pays ou bien a peur d’eux et c’est pourquoi le monde manque tant de paix. Comment le monde peut-il trouver la paix ? Dans la prière et la méditation. Si je trouve la paix dans ma prière et ma méditation, je ne vous attaquerai pas, ni vous, ni personne. Et la paix de mon esprit vous inspirera aussi à prier et à méditer pour acquérir cette paix de l’esprit. On peut donc trouver la paix collective à partir de la paix individuelle.
Mon message fervent au monde est le suivant : trouvons d’abord la paix individuelle et de là, allons vers la paix collective. S’il y a une belle plante dans un jardin, d’autres belles plantes poussent autour d’elle. Mais on ne peut faire pousser d’un seul coup des centaines de milliers de belles plantes à partir d’une seule belle plante. Une personne qui a de la paix dans son esprit inspirera une autre personne à trouver la paix de l’esprit. De même, lorsqu’un pays vit dans la paix, il inspire un autre pays à trouver la paix.

© Conversations avec Sri Chinmoy – Volume 1 (Extrait) paru aux “Editions de La Flûte d’Or”
Copyright © 2007 Sri Chinmoy – Tous droits réservés

http://www.laflutedor.com/

Vivre en Harmonie avec l’univers : L’Evangile essenien (extrait livre 3)

Vendredi 4 avril 2008


L’ANGE DE L’AMOUR

L’Amour est plus fort
Que les courants des eaux profondes,

Plus fort que la mort.

Aimons-nous les uns les autres.
L’Amour est un don du Père Céleste ;
Celui qui Aime est le fils
Du Père Céleste et de la Mère Terrestre
Et vit en compagnie des anges.
Aimez-votre prochain
Comme le Père Céleste vous Aime.
Et Il vivra en vous et vous en Lui,
Car Il est tout Amour.
Celui qui Aime est semblable au soleil
Dans sa splendeur de midi.
Unissons-nous
Dans un esprit d’Amour et de Compassion
Les uns pour les autres.
Oublions rancune et vengeance
Et Aimons notre prochain comme nous-mêmes.
Si un homme dit :
« J’aime le Père Céleste, mais je hais mon frère »,
Il ment,Car s’il n’Aime pas son frère qui lui est proche,
Comment pourrait-il aimer le Père Céleste
Qu’il n’a jamais vu ?
Celui qui Aime le Père Céleste
Aime son frère,
Qu’il lui soit proche ou étranger.
On dit en Egypte
Qu’un repas simple servi avec Amour
Vaut mieux qu’un repas riche offert avec indifférence.
Les mots d’Amour sont comme du miel,
Ils apaisent l’âme et nourrissent le corps.
La parole humaine est une eau profonde
Et l’Amour, une eau jaillissante.
La loi nous commande d’agir avec droiture,
D’Aimer avec Compassion et de vivre avec Humilité
Afin que l’ange de l’Amour demeure en nous.
Dieu d’Amour,
Que Ton esprit Saint
Révèle Ta Parole aux enfants de la Lumière
Qui cultivent Le Jardin de la Fraternité.
Aimez-vous les uns les autres,
Respectez vos frères
Et obéissez à la Loi !

l’Evangile Essenien

Traduction E.Bordeaux Szekely
Paru aux Editions Soleil
Actuellement aux Editions Ambre, livre 3 :
http://www.editionsambre.com/
Voir article réalisé ce même jour présentant le livre.

 

Sri Chinmoy à la flûte, une musique pour méditer.

Vendredi 28 mars 2008

« C’est ici, sur cette terre, que nous entendrons le message de la flûte de l’infini, dont les accents font vibrer l’âme. Il n’est pas nécessaire pour cela d’aller au Ciel ou de gagner un autre plan de conscience. Le message de la Libération, de l’illumination et de l’accomplissement divin peut être entendu ici-même, ici et maintenant. Il suffit pour cela que nous suivions l’enseignement intérieur, qui n’est autre que l’Amour divin : aimer pour aimer, aimer pour l’amour de Dieu. »

Sri Chinmoy

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Sri Chinmoy joue de la flûte

Cliquer sur la flèche-avancer pour écouter la musique

 

 

« Si vous pouvez créer l’harmonie dans votre vie,

cette harmonie entrera dans le vaste monde »

Sri Chinmoy

© Photo Centre Sri Chinmoy

« LES MANUSCRITS AUTOBIOGRAPHIQUES » de Sainte Thérèse de Lisieux (extrait)

Mercredi 26 mars 2008

Voici les premières lignes du premier chapitre des manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse, nous le trouvons tout à fait instructif pour les écrivains qui veulent avoir une écriture élevée, inspirant pour les chercheurs spirituels, plaisant pour les amateurs de lettres au langage poétique, et intéressant pour tout ceux qui se posent des questions sur leur place dans la vie… Le propos est, évidemment, spirituel. Nidish

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Histoire printanière d’une petite Fleur blanche écrite par elle-même et dédiée à la Révérende Mère Agnès de Jésus.

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C’est à vous, ma Mère chérie, à vous qui êtes deux fois ma Mère, que je viens confier l’histoire de mon âme… Le jour où vous m’avez demandé de le faire, il me semblait que cela dissiperait mon cœur en l’occupant de lui-même, mais depuis Jésus m’a fait sentir qu’en obéissant simplement je lui serais agréable ; d’ailleurs je ne vais faire qu’une seule chose : Commencer à chanter ce que je dois redire éternellement – « Les Miséricordes du Seigneur !!! »
Avant de prendre la plume*, je me suis agenouillée devant la statue de Marie (elle qui nous a donné tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du Ciel pour notre famille), je l’ai suppliée de guider ma main afin que je ne trace pas une seule ligne qui ne lui soit agréable. Ensuite ouvrant le Saint Evangile, mes yeux sont tombés sur ces mots : – « Jésus étant monté sur une montagne, il appela à Lui ceux qu’il lui plut ; et ils vinrent à Lui. » (St Marc, chap.III,v13). Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme… Il n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît ou comme dit Saint Paul – : « Dieu a pitié de qui Il veut et Il fait miséricorde à qui Il veut faire miséricorde. Ce n’est donc pas l’ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » (Ep. aux Rom. IX,v.15 et 16). Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de grâces, je m’étonnais en Le voyant prodiguer des faveurs extraordinaires aux Saints qui l’avaient (v°) offensé, comme St Paul, St Augustin et qu’Il forçait pour ainsi dire à recevoir ses grâces ou bien en lisant la vie de Saints que Notre Seigneur s’est plu et prévenant ces âmes de telles faveurs qu’elles ne pouvaient ternir l’éclat immaculé de leur robe baptismale, je me demandais pourquoi les pauvres sauvages par exemple mouraient en grand nombre avant d’avoir même entendu prononcer le nom de Dieu… Jésus a daigné m’instruire de ce mystère, Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du Lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes… Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés au Lys et aux roses mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du Bon Dieu lorsqu’Il les abaisse à ses pieds, la perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’Il veut que nous soyons… J’ai compris encore que l’amour de Notre Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l’âme la plus sublime, en effet le propre de l’amour étant de s’abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l’Eglise (3r°) par la clarté de leur doctrine, il semble que le bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu’à leur cœur, mais Il a créé l’enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, Il a créé le pauvre sauvage n’ayant pour se conduire que la loi naturelle et c’est jusqu’à leur coeur qu’Il daigne s’abaisser,ce sont là ses fleurs des champs dont la simplicité Le ravit… En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa grandeur infinie. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur terre, de même Notre Seigneur s’occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle n’avait pas de semblables et comme dans la nature, toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme.

* Sur ce blog :  Résonance entre deux Auteurs, Sainte Thérèse – Sri Chinmoy : DEVOIR SUPRÊME DE L’ARTISTE SPIRITUEL

Vous pouvez vous procurer le Livre de Sainte Thérèse aux Editions du Cerf ou lire l’intégralité du manuscrit dans les pages de la bibliothèque du Cerf dont voici le site :

http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/2653/TM.htm#

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