Archive de la catégorie ‘Arbres : Cèdre du liban’

Le Cèdre du Liban, un arbre trimillénaire, symbole vivant, témoin de l’histoire

Mardi 3 novembre 2009

cdredulibanbarouk2005.jpg
Cèdre du Liban

Description : Le Cèdre du Liban (Cedrus libani) du latin cedrus, d’après le grec κεδρος (XIIe siècle) est un arbre conifère de 20 à 60 m de hauteur et de, jusque, 12 m de circonférence, le feuillage peut couvrir 50 m d’une extrémité à l’autre. De la famille des Pinaceaes ; il est originaire du Moyen-Orient : Liban, Syrie, Turquie. La grande caractéristique du Cèdre du Liban provient de son  houppier qui s’élargit chez les sujets âgés. Durant ses trente premières années il a une forme conique, l’écorce est alors de couleur grise foncée, la cime devient ensuite tabulaire (plate) tandis que l’écorce se fissure en écailles de petites dimensions. Sa croissance est rapide les premières décennies. Le Cèdre du Liban peut vivre jusqu’à 3 000 ans.
*Au Liban, le cèdre croît entre 1300 et 3000 m d’altitude (à l’étage subalpin). Il supporte une couverture neigeuse de plusieurs mois et des points de gel dépassant moins 30 °C.

Il existe deux variétés naines du Cèdre du Liban (Cedrus libani) : le cèdre pleureur (Cedrus libani Pendula) de 5m de hauteur et le cèdre nain (Sargenti) de 1,50m ces variétés s’intègrent dans les jardins en plein soleil et à l’abri dans les régions humides ; ils sont sensibles aux grandes gelées.

Il existe quatre espèces répertoriés
de cèdres (Cédrus) dans le monde : le Cèdre qui pousse essentiellement sur l’île de Chypre (Cedrus brevifolia), le cèdre qui pousse dans les montagnes de l’Atlas Marocain et Algérien (Cedrus atlantica), le cèdre de l’Hymalaya (Cedrus deodara) connu dans la zone orientale de l’Afganistan jusqu’au Nord-ouest du Pakistan et de l’Inde et le Cèdre du Liban (Cedrus libani). Il est difficile de différencier ces quatre espèces, car la même graine selon où elle est plantée donne un arbre avec des critères différents (morphologie, aiguilles). Pour différencier les essences, les scientifiques font des recherches au niveau de l’ADN des arbres qui aboutit à d’autres classifications génétiques.
A ce jour les scientifiques savent que les espèces peuvent se croiser et avoir une descendance commune mais ils ne sauront que dans trente ans si
ces descendances seront fertiles et pouront donner des graines (source conférence de Mme Bou Dagher Kharrat, Lauréate du prix UNESCO – L’ORÉAL 2008 ).  

Floraison : en septembre-octobre, contrairement à la plupart des conifères qui ont leur floraison au printemps.  Les branches sont constellées de petits chatons jaune de 4cm de haut qui laissent échapper une poussière d’un jaune très dense, le cèdre est anémophile, c’est à dire que son pollen est transporté par le vent. Il commence à donner des cônes après l’âge de 40 ans. (source : http://www.lesarbres.fr/fiche-cedre.php)

Cliquer ci-dessous
pour

(suite…)

Histoires des Cèdres du Liban en Europe

Mardi 3 novembre 2009

Le Cèdre du Liban en Europe
Le premier cèdre d’Europe occidentale a été introduit
en Angleterre en 1630

En France, à Paris, en 1734 : « dans la première moitié du règne de Louis XV, la France ne possédait pas encore un seul cèdre . L’Angleterre, plus heureuse en voyait plusieurs croître dans ses jardins, et s’en montrait on ne peut plus fière. Bernard de Jussieu, qui était alors démonstrateur des plantes au Jardin du Roi (actuellement « Jardin des plantes ») jura que nos pépinières n’auraient pas longtemps à envier sur ce point les pépinières anglaises ; et tint parole. C’est à l’Angleterre même qu’il alla dérober l’arbre tant convoité. Il en obtint deux pauvres  pieds bien chétifs du médecin anglais Collinson. Ne sachant où cacher sa conquête, il l’emportait un peu comme un voleur, Bernard de Jussieu se servit de son chapeau pour y mettre en bonne terre les deux brins de verdure. J’ai longtemps douté, mais Condorcé confirme le fait dans un « Eloge de Jussieu » où tout est vérité. » d’après Chroniques et légendes de Paris. Edouard Fournier, 1864. L’histoire complète vous la trouverez : Ici.
Si un des deux plants a disparu dans les tracés multiples des bâtisses et rues de Paris, le second plant atteint aujourd’hui 20 m et peut être vu au labyrinthe du Jardin des Plantes, malheureusement cassé par la flèche lors de son périple, sa croissance s’avère difficile ; les cèdres poussent par le sommet des branches.

cdredulibannidishunblogfr.jpg
Cèdre du Liban à Montpellier

En plusieurs endroits en France se trouvent des Cèdres du Liban bi-centenaires. ; nous les citons au fur et à mesure de nos trouvailles avec ceux qui ont une histoire particulière :

Cliquer ci-dessous
pour

(suite…)

Le Cèdre dans la littérature et la spiritualité, symbolisme et poésie

Mardi 3 novembre 2009


cedrelarge1.jpg
Cèdre du Liban

Symbolisme :

En raison des caractéristiques  (taille, diamètre, durée de vie), le Cèdre du Liban est devenu un emblème de grandeur, de noblesse, de force, de pérénité et d’incorruptibilité. “Le Cèdre ne pourrit pas ; faire du cèdre les poutres de nos demeures, c’est préserver l’âme de la corruption.” Origène (II ème siècle). L’astrologie celtique a fait du cèdre le symbole  de “la confiance”.

Le Cèdre du Liban, erez en hébreu, est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes

Le Cèdre du Liban est cité 103 fois dans la Bible.


Ézéchiel 17
(Extrait) :

22 Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : J’enlèverai, moi, la cime d’un grand cèdre, et je la placerai; j’arracherai du sommet de ses branches un tendre rameau, et je le planterai sur une montagne haute et élevée.
23 Je le planterai sur une haute montagne d’Israël; il produira des branches et portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Les oiseaux de toute espèce reposeront sous lui, tout ce qui a des ailes reposera sous l’ombre de ses rameaux.
24 Et tous les arbres des champs sauront que moi, l’Éternel, j’ai abaissé l’arbre qui s’élevait et élevé l’arbre qui était abaissé, que j’ai desséché l’arbre vert et fait verdir l’arbre sec. Moi, l’Éternel, j’ai parlé, et j’agirai.”
Voir la totalité du texte : http://aupieddemonarbre.free.fr/cedre/bible.htm#27

Son aspect est celui du Liban,
sans rival comme les cèdres.
Ses discours sont la suavité même,
et tout en lui n’est que charme.
Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux,
filles de Jérusalem.
(Cantique 5,15)

Salomon, vers 976 avant Jésus-Christ, utilisa largement le Cèdre du Liban, en planches, en poutres, en caisson pour la construction du premier Temple de Jérusalem : « Il garnit de planches de cèdre la face interne des murs du Temple – depuis le sol du Temple jusqu’aux poutres du plafond, il mit un revêtement de bois à l’intérieur – et il couvrit de planches de genévrier le sol du Temple. » 1Roi, Chap. 6 :15 *. Imputrescible, le bois du cèdre est résistant aux moisissures et aux termites, il a une durée de vie très importante ; les temples du Moyen-Orient et de l’Inde en ont fait un réelle usage ; on l’a aussi employé pour la construction navale et la fabrication de sarcophages en Egypte.
* Voir la totalité du texte, extrait de la Bible de Jérusalem : http://www.biblia-cerf.com/BJ/1r6.html
Cliquer ci-dessous
pour

(suite…)

Gilgamesh, 2800 ans av.JC s’en prend au gardien des cèdres, Humbaba

Mardi 3 novembre 2009

gilgameshtablette1.gif
Giglamesh – tablette

Tradition :

Les scientifiques :
En 1872, l’assyriologue anglais George Smith déchiffra sur un fragment de tablette d’argile, l’épopée de Gilgamesh ; avec d’autres archéologues, il se mit à chercher dans les archives du Bristish Museum d’autres fragments de tablettes susceptibles d’appartenir au poème épique ; en 1891, une première édition des douze tablettes de 300 vers chacune fut publiée.

enlild.jpg
Représentation possible de Enlil


Préalables :

Dans la mythologie mésopotamienne, Humbaba est un démon protecteur, il est le démon gardien de la forêt des cèdres où vivent les dieux. Cette charge lui a été confiée par le dieu Enlil.
Enlil (Li ou Ellil), le dieu de l’air est souverain des dieux des régions de Sumer (région de la basse Mésopotamie, actuellement partie Sud de l’Irak) et d’Akkad (région située au nord de la Basse-Mésopotamie). En sumérien, son nom est expliqué comme en-líl, ce qui signifie « Seigneur du Vent » . Il est en effet, au départ, le dieu du vent du printemps, période de retour de la végétation dans les campagnes. Enlil peut également avoir un caractère violent et redoutable, comme la tornade. En fait, son nom pourrait remonter à des temps très reculés à l’époque même sumérienne. Son nombre est 50, ses symboles sont la tiare à cornes et les tablettes de la destinée. Une partie de la voûte céleste lui était attribuée. D’après les mythes les plus anciens, il est considéré comme le roi des dieux. C’est lui qui dirige l’humanité, grâce aux tablettes du destin, sur lesquelles est gravé l’avenir des hommes.

Historique :
L’épopée de Gilgamesh fait partie des oeuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité, elle a son origine en Mésopotamie (irak actuelle). Inspirée par plusieurs récits sumériens du III° millénaire avant Jésus, elle est connue par des tablettes du début du II° millénaire, notamment par les 12 tablettes de sa version assyrienne, provenant de la bibliothèque d’Assurbanipal à Ninive. Gilgamesh est le 5° roi de la première dynastie d’Uruk, selon la liste royale sumérienne. Présenté comme un surhomme, au deux tiers divin, il exerce sa force tyrannique sur les Urukiens.
Sur les 12 tablettes, trois sont consacrées à l’expédition et au combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres.

Ci dessous, en cliquant sur « lire la suite »

L’épopée de Gilgamesh
Episode du combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres

Cliquer ci-dessous
pour

(suite…)