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La leçon de tir à l’arc de Arjuna, épisode de la Mahabaratha

Lundi 18 juillet 2011


« Combien la précision est importante, elle est le reflet de la concentration et de la recherche du but de la personne. N’allez pas le lui dire, elle en sera révoltée. Le centre de la Cible n’est pas visé. » Nidish

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La leçon de tir à l’arc

Dronacharya est Maître d’arme, il marche avec son fils Archetama dans l’école. Le père s’adresse à son fils :
« Pourquoi tes yeux sont si colorés par la compétition, mon fils ?
- Je suis ton fils, mais tu aimes Arjun plus que moi. Pourquoi ne serais-je pas compétitif ?
- Tu as voulu être mon élève, mais Dieu t’a fait mon fils. En tant que Maître d’arme, je vous ai tous fait mes élèves. Tu es ici dans une école, pas dans une maison. Dans notre maison, tu as les plus grands des droits mais à l’école, le plus talentueux des élèves a un droit.
- Sans un test, comment peux-tu décider que Arjun est le meilleur ?
- D’accord, je proposerai un test pour te satisfaire. »

 

Quelques temps plus tard, Dronacharya a réuni ses élèves, les princes de différents royaumes de l’Inde. Drona s’adresse à eux :
« Princes, voyez, il y a un faux oiseau dans l’arbre au loin. C’est votre cible. Vous devez placer la flèche exactement dans l’œil. Êtes-vous prêt ? « 
Tout le monde acquiesce.
Les sages de la stature de Drona sont concis et très peu expansifs, la séance est prête à débuter.

Drona appel un élève, Yudhisthira.
- Oui Gurudev
- Vise

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- (L’élève répond) Le ciel, la terre, l’arbre
- Non

Il appel un autre élève : Duruydan.
- Ji Gurudev
- Il y a un oiseau dans l’arbre.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Un oiseau caché par les feuilles
- OK
- Dois-je tirer ?
- Non.

Il appel un autre élève : Archetama (son fils)
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Tes pieds, les arbres, et l’oiseau dans les feuilles
- OK, retourne à ta place.

Il appel un autre élève : Arjun que l’on connaît dans les mondes des Cieux comme le disciple parfait.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le prince, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Je ne peux voir que la tête de l’oiseau

Le Maître d’arme échange un regard avec son fils.
- Et maintenant ?
- Je ne peux voir que son œil.
- OK, mon fils. »

Le Maître d’arme enseigne ensuite à tous ses élèves.
« Un archer ne devrait voir que sa cible, le Centre de sa cible. »

Le fils du Maître d’arme, vient à lui et s’incline à ses pieds :
« Je te demande pardon, Monsieur. »
Le Père le relève :

- Tu es la lumière de ma vie, fils. Mais ce n’est pas bon d’être jaloux. La jalousie neutralise les bons points d’une personne. Toi, mon fils, tu es mon héritier, mais mon meilleur élève est sans aucun doute Arjun. »

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Cette histoire est très connue dans l’archerie, dans le milieu Zen on la raconte aussi ; peu en connaissent l’origine indienne et son héros Arjuna, non plus son contexte d’origine, la Mahabaratha. Voici la chose rectifiée.

Une histoire vrai d’un enfant en rencontre de brigands, de Sri Chinmoy

Jeudi 12 juin 2008

Une citadelle de force

Il fut une époque où les brigands tourmentaient le peuple du Bengale. Ils informaient les habitants de certaines maisons qu’ils allaient les vandaliser, ce qu’ils faisaient effectivement. Ils brutalisaient les femmes, torturaient les servantes, volaient tout l’argent possible et causaient de gros dégâts. En conséquence, bien des gens riches quittaient la ville alors que ceux qui ne le pouvaient pas vivaient dans une angoisse permanente.
Un jour, les brigands informèrent une famille en particulier qu’ils allaient bientôt la vandaliser. Les servantes avaient terriblement peur. certaines d’entre elles décidèrent de quitter la maison tandis que les autres ne savaient que faire. Finalement, elles se mirent d’accord pour partir et laisser les brigands prendre tout ce qu’ils voulaient. Au moment où elles allaient sortir, un jeune garçon de la famille, âgé de seulement douze ans, s’adressa à elles.
- Non ! Je ne partirai pas, leur dit-il. Allez-vous-en si vous voulez. Les brigands ne voleront rien. Je peux vous le garantir.
Son oncle fut profondément surpris d’entendre ces paroles.
- Ah, je vois ! s’exclama-t-il. Tu veux jouer au héros ! Si tu restes, ils te tueront !
- Ils ne le feront pas, de répondre le garçon. Mais partez. J’ai quelques amis spécialistes en arts martiaux qui vont combattre les brigands.
- Ne sois pas stupide, le réprimanda l’homme.
- Mon oncle, implora le neveu. Donnez-moi une chance. Je ne serai pas blessé et je vous assure que rien ne sera volé.
- D’accord, mon enfant. Fais comme tu le souhaites, se résigna à dire l’oncle.
Alors, le garçon alla chercher ses amis qui connaissaient l’art de l’autodéfense ainsi que la façon d’attaquer les gens avec des bâtons.
Lorsque les brigands arrivèrent, ils y eut une grosse bataille. Plusieurs personnes furent gravement blessées, mais aucune ne trouva la mort. A la fin, les malfaiteurs furent défaits, grâce à l’incroyable force intérieure que possédait le jeune garçon.
Plus tard, le courageux petit homme devint l’empereur du Bengale : Bankin Chandra Chatterji. Son remarquable courage, sa ferveur patriotique, son sens visionnaire et l’immense inspiration qu’il suscitait ont éveillé le grand sous-continent indien.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française

Un enfant moine bouddhiste Shao lin Tong Zi Quan

Jeudi 12 juin 2008

 

少林小子 Shao Lin Xiao Zi

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Un enfant, Xiao Zi, aux dons prodigieux
Vidéo : 2’35