Archive de la catégorie ‘* Avidité’

« Milarépa » un film tibétain qui raconte un parcours sans issus sur les voies de la magie noire qui trouve son débouché dans la voie du Bouddha

Jeudi 6 octobre 2011

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Milarépa est un film tibétain, de Neten Chokling, il évoque en une heure vingt le Tibet du Xième siècle, le bouddhisme tibétain, et surtout le parcours d’un jeune homme nommé Thöpaga, qui voit, étant enfant, sa mère se faire dépourvoir de ses biens acquis par le mariage, par les membres de sa belle famille. Dès ce moment, dans ce petit village de l’Himalaya, le dur labeur de la pauvreté les touche et les éprouve. Sa maman ne pense qu’à se venger et pousse son fils sur ce sentier perdu.

Les bases du film posé, nous avons comme sentiment, à regarder ces images sans paroles inutiles, d’une pression. En effet, rares sont les plans où l’on voit un Ciel au tiers de l’image, nous avons souvent des images sans horizons, sans profondeur sur l’infini ; c’est seulement à la fin du film, quand le jeune homme a trouvé la voie du Bouddha, quand il s’engage vers ce devenir, que nous apercevons un beau ciel bleu réconfortant.

Ainsi l’esprit du film est là, dans ces images de pleine nature, sans profondeur de champ ; il présente le parcours de celui que tout le Tibet, pendant des centaines d’années, vénèrera sous le nom de Milarépa. Mais avant d’être vénéré, le film nous montre un jeune homme qui acquière de puissants pouvoirs occultes de magiciens, qui répondent à sa demande de formation en vue d’assouvir sa vengeance. Or, nous le savons à lire les pages de notre blog, que les pensées négatives, l’esprit de vengeance, les pouvoirs occultes usés de la sorte sont sans issues.  Thöpaga le découvrira après en avoir usé ; il rencontre dès lors isolement, esprit de vengeance de la part de ceux qu’il a voulu détruire, et une souffrance intérieure sans débouchés d’avoir fait le mal.

Le film débute avec ce texte : « Le Tibet du XIe siècle était un pays de bouddhistes et de mystiques, parcouru des lamas et des sorciers, un pays ou les yogis volaient à travers le ciel.
L’année du dragon d’eau, sur le plateau désolé à l’ombre du grand mont Tisé, un enfant est né. »

Le film raconte tout le préambule qui a amené Milarépa sur la voie du Bouddha après qu’il ait essayé le mal et la destruction et sa rencontre décisive d’un moine bouddhiste.

© Présentation de Nidish

L’occultisme, le pouvoir, Dieu et le service à autrui, une Histoire-Enseignement de Sri Chinmoy

Dimanche 7 août 2011

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Il y a plusieurs sortes d’occultistes que nous pouvons classer en trois principales catégories : l’occultiste ordinaire, l’occultiste supérieur et l’occultiste de grande classe. Un occultiste ordinaire fait beaucoup de choses contraires à la loi divine, au décret de Dieu. Il fera pour sa renommée, certaines choses dangereuses et destructives. À ce propos, j’aimerais vous raconter une histoire :

Il y avait une fois trois occultistes. Le premier vivait près d’un restaurant. Comme il n’avait pas assez d’argent pour acheter quoi que ce soit, il menaçait chaque soir, par la voie occulte, le propriétaire du restaurant. Utilisant ses pouvoirs occultes il se faisait envoyer trois fois par jour les meilleurs repas. Cela dura des mois, des années. Se sentant chaque nuit menacé, le propriétaire du restaurant faisait envoyer tous les jours trois repas à cet occultiste.

Le deuxième occultiste habitait près d’un Palais de justice. Chaque jour il voyait des centaines de personnes entrer et sortir. Il leur disait les choses qui se passaient dans les coins les plus reculés du globe et tous en étaient émerveillés. Et le lendemain matin, les journaux confirmaient ce qu’il avait dit la veille.

Le troisième occultiste vivait près d’une église. Chaque jour, quand les chercheurs sincères entraient dans l’église, il priait le Seigneur Suprême d’accroitre leur aspiration, afin de hâter leur salut. Puis quand les gens sortaient de l’église après leurs prières, il adressait cette prière au Tout-Puissant :

 

(suite…)

Le monde sort de son sommeil, c’est normal. Il retrouve sa route en titubant. C’est normal. Réflexion de Nidish

Samedi 6 août 2011

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Le monde sort difficilement de son lourd sommeil,
c’est normal.
Il a oublié sa route, et se remet à la chercher,
c’est normal.
La tâche est simple. Ne la compliquons pas.
C’est normal.

Cette imposante vague qui éveille et secoue le monde est un gros nettoyage de fond qui s’affirme, un changement de conscience qui s’opère, une nouvelle ère qui s’installe. Le monde râle de ces imperfections qui lui sautent aux yeux, son sens enfoui de la responsabilité est éprouvé.

Notre attachement nous créé des problèmes, notre désir de détenir toujours plus nous aveugle – à soi, que pour soi et encore plus, et encore, ce n’est pas assez – l’esprit serait plus léger s’il menait sa vie plus simplement, en étant moins centré sur la possession, mais plus sur Dieu et le service à autrui.

Le déséquilibre criant entre les plus fortunés et les plus pauvres, ici dans notre pays, est une forme de résultante exécutoire d’un non-savoir partager avec ceux qui sont loin, comme le fait de ce non partage avec les membres de notre famille, de notre cité ou de notre pays se répercutent dans cette impossibilité à équilibrer notre monde par un flux limpide des biens et capacités ; le microcosme et le macrocosme sont irrémédiablement liés.

Les frontières nous tarissent. Elles sont le produit de notre mental qui veut retenir à lui et uniquement à lui. Le cœur n’a pas ces frontières, l’eau a besoin de sortir de son lit pour irriguer les rives. On ne retient pas la Lumière. L’air non plus ne s’enferme pas, le ballon explose quand on veut trop le remplir, quand on veut le posséder gonflé au surplus ; l’air alors disparait et l’on perd tout, l’on reste avec une besace sans vie. 

Alors, si aujourd’hui l’on ne sait plus que faire tant l’œuvre à effectuer ici et là-bas est immense, « plus l’on repousse les problèmes, plus la tâche est lourde » nous dit l’adage, nous ne pouvons plus laisser passer le temps. « Mon temps s’écoule, mon temps s’écoule, où es-tu dernier jeu de ma vie ? » demande Sri Chinmoy. Notre devoir est de nous remettre dans l’action, de reprendre les choses une à une patiemment, avec confiance, sans panique : Rétablir notre connexion avec l’Esprit divin, et rendre le service naturel au monde qui se doit.

Redevenir Un dans le mouvement universel de l’eau de l’air, de la terre, du Cosmos, du Aum de l’Univers est notre ultime devoir.

« Le XXIe siècle sera spirituel… »
Malraux

« La destruction du monde est impossible »
Sri Chinmoy

« Tout est très très bien,
Car tout se passe selon Mon plan.
Sois parfaitement en paix !”

Eileen Caddy

© Nidish

 

Le Cygne d’or, une histoire vraie d’une incarnation du Bouddha

Samedi 5 septembre 2009


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Le Cygne d’or

Un écrit de Sri Chinmoy


Le Bouddha a raconté que cette histoire s’est déroulée pendant l’une de ses incarnations, alors qu’il était un homme ordinaire et qu’il vivait avec sa femme et ses trois filles. Il était toujours aimable avec les gens et sa famille l’aimait tendrement. Lorsqu’il mourut et qu’il rejoignit le royaume des âmes, il observa ce qui se passait sur terre et fut peiné de voir sa famille affligée par sa pauvreté. Alors, il retourna vers elle, incarnée en un magnifique cygne d’or.
- Je suis revenu auprès de toi sous cette forme, dit-il à son épouse. Je reviendrai chaque mois et je laisserai une de mes plumes d’or afin que tu puisses la vendre et ainsi couvrir tes dépenses.
Et c’est ce qu’il fit : chaque mois, il vint et laissa une plume dorée.
L’épouse était très heureuse et ses filles semblaient ravies de voir leur père.Le cygne restait quelques minutes puis repartait.
Un jour, une pensée traversa l’esprit de l’épouse : « Soit mon mari ne viendra plus régulièrement, soit il décidera de ne plus me rendre visite, soit encore il deviendra vieux et mourra. La prochaine fois, il vaudrait mieux que je l’attrape et que je l’étrangle de manière à avoir toutes ses plumes. »
Lorsqu’elle en parla à ses filles, ces dernières furent choquées.
- Comment oses-tu seulement y songer, mère ?
- D’accord, je ne l’étranglerai pas, répondit la femme, mais je vais lui retirer toutes ses plumes. S’il ne peut plus voler, ce ne sera pas grave. Vous prendrez soin de votre père.
- Nous l’aimons si fort, dirent ses filles. Il est bon pour nous. Ne fais pas ça. Père aurait pu choisir de rester au royaume des esprits, mais il est venu sous la forme d’un cygne pour nous aider. C’est une grande manifestation d’amour.
Or la mère ne les écouta pas. Lorsque l’oiseau revint le mois suivant, elle l’attrapa par le coup et lui ôta ses plumes une par une.
C’était très douloureux et le cygne implora pitié.
- Mais pourquoi fais-tu cela ? demanda-t-il à sa femme. J’ai été généreux avec toi !
Lorsqu’elle eut terminé, l’oiseau avait très mal et ne pouvait pas voler. Puis, soudain, les plumes d’or se transformèrent en plumes blanches ordinaires. L’épouse cupide était malheureuse  et ses filles ployaient sous le chagrin. Mais que pouvaient faire les trois sœurs ? Leur mère s’était montrée si cruelle.
Puis, la femme se rendit dans sa chambre et ouvrit la boite dans laquelle elle conservait les plumes d’or. Elle savait qu’elle en possédait suffisamment pour couvrir ses frais pendant au moins six mois. Or, en ouvrant la boite, elle découvrit que les plumes n’étaient plus en or. Elles s’étaient aussi transformées en plumes blanches.Les trois filles nourrirent le pauvre cygne tous les jours et lui prodiguèrent amour et affection. La mère se sentait impuissante. « Tout ça est arrivé à cause de ma cupidité », se dit-elle.
- Regarde ce que tu as fait ! lui reprochèrent ses filles. Même si père n’était pas venu pendant six mois ou un an, nous aurions pu vivre confortablement avec les plumes que tu avais conservées. Maintenant, il n’a plus de plumes d’or.
- C’est notre destin, déclara le père.Lentement mais sûrement, les plumes du cygne repoussèrent, mais parfaitement blanches cette fois et, finalement, l’oiseau put s’envoler. Les filles étaient contentes que le volatile soit libre. Désormais, il pourrait être heureux.
La mère était malheureuse non pas parce que l’oiseau s’était envolé, mais parce que la stupidité dont elle avait fait preuve l’avait ramené à une vie de pauvreté.

Voir d’autres histoires en cliquant Ici

 

© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française

© photo Nidish

Petit décodage de Nidish, d’une chanson actuelle

Mardi 1 septembre 2009

Voici ci-dessous les paroles de la chanson trouvées sur un blog et entendues sur dailly motion, je vous en propose une petite analyse textuelle :

Si vous le voulez, vous pouvez découvrir la chanson écrite et interprétée par Zazie sur le clip vidéo suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x2ei3s_zazie-je-suis-un-homme-le-clip-yvan_music

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Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison…
Je suis un homme plein d’ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon …
Je fais l’amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J’avance, avance à reculons?
Tu vois, j’suis pas un homme,
Je suis le roi de l’illusion
Au fond, qu’on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l’or et le béton
Corps en cage, jeté en prison ?

En fait les paroles de la chanson de Zazie expriment le sens de l’âme enfermée dans le corps, aux ambitions terrestre, qui est retenue ici-bas (sur la terre en toute saison); sans révolution, sans résolution cet homme qui ne prie pas, qui ne médite pas, reste sans évolution (tourne en rond), animal (singe, poisson, lion); le combat reste son monde (coeur de lion, à la guerre), il reviendra sur terre après cette incarnation (saisons) au même stade (ambition : maison…) ou à un stade inférieur (à reculons), il reproduit depuis des lustres la ronde du poisson rouge qui tourne en rond dans son aquarium (tourne en rond (bis), tour de la question), il est resté dans le monde de l’ignorance (roi de l’illusion) et n’a pas su s’élever dans les Cieux, enfermé dans le matériel (coulé dans l’or et le béton), il n’a pas su utiliser les ailes de son âme comme l’oiseau (en cage), enfermé dans la cage de son corps et de ses illusions terrestres (belle voiture, belle maison, salon, amour…). En plongeant au fond de soi par la méditation l’on retrouve l’âme qui attend, pardonne et juge si on ne la respecte pas, si on ne l’écoute pas (au fond, qu’on me pardonne).
Les messages artistiques intuitifs de ce genre interpellent consciemment ou inconsciemment à se réveiller.
Pour sortir de cette ronde malheureuse, on n’a pas le choix, l’on doit nourrir cette petite voix affamée que l’on a au fond de soi (l’âme) en pratiquant le nécessaire : prière, méditation ; et le service à l’autre (humanitaire, social…) ; avoir le courage du héros divin qui veut
sortir de sa condition est une grâce à la disposition de tout le monde. © Nidish

Pour illustre ces derniers propos, je vous invite à aller voir une vidéo sur ce site en cliquant sur le lien : Légende Hindoue : Le secret des Dieux

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Spiritualité, politique et avidité

Dimanche 20 avril 2008

Le 24 avril 1993, Sri Chinmoy rencontra Russell Wilson, alors Directeur du Personnel au Sous-Comité des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants (le Congrès américain) chargé de l’Asie et du Pacifique. La conversation amicale qui s’ensuit eut lieu au restaurant Annam Bhrama, dans le Queens à New-York. (Ici, sur le blog, un extrait)

Russell Wilson : Guruji, j’ai une question très difficile à vous poser. Pourquoi y a-t-il tant de conflits et de tensions en Inde, que certains considèrent comme le centre de toute religion et où la spiritualité joue un rôle aussi important ?

ckg208n11.jpg Sri Chinmoy : Je peux répondre à cette question car je suis indien. Auparavant, l’Inde était une terre de paix. A présent, les querelles et les luttes sont incessantes. Pourquoi ? La réponse est très simple. Dieu nous a donné la liberté et nous l’avons mal utilisée. A chaque instant, nous, les êtres humains, avons le choix entre bien agir et mal agir. Je peux me lever tôt le matin et prier et méditer pour devenir quelqu’un de bon, ou bien je peux dormir jusqu’à dix ou onze heures et me lever alors qu’il est trop tard même pour travailler. Je peux recevoir la lumière d’En-Haut pendant six mois et ma sincérité, mon intégrité et mon amour de Dieu me contraignent à me lever tôt le matin pour méditer. Et puis au bout de six mois, j’arrête d’aspirer et de penser à Dieu, et je ne me lève plus tôt le matin pour prier et méditer. Extérieurement, je suis la même personne, mais dans ma vie intérieure, j’ai changé.
Dans les temps anciens, les hommes politiques allaient voir les Maîtres Spirituels pour recevoir leurs bénédictions et l’illumination. L’un des plus grands héros indiens, Shivaji, allait fréquemment voir son maître pour lui demander : « Je t’en prie, conseille-moi. » Puis, Shivaji en eut assez de son pays et de la politique. Il dit : « Tout est corruption. Je ne veux plus de tout cela. » Mais son guide spirituel le contraignit à rester dans la politique. Il lui dit : « Si tu abandonnes, qui transformera le monde ? Reste à ta place, mais ne pense qu’à moi. Le Suprême en moi guidera le pays en toi et à travers toi. »
Il y eut un temps où l’Inde possédait l’équilibre et la paix du mental. Mais l’Inde n’était pas satisfaite de sa paix intérieure et de son équilibre. Elle a voulu entrer en compétition avec l’Amérique. Malheureusement, l’Inde a commencé à perdre sa spiritualité quand elle est entrée dans le monde de la compétition. Garder sa hauteur pour offrir ce que nous avons et recevoir ce que les autres possèdent est une chose. Mais l’Inde, au lieu de maintenir sa pureté et sa divinité premières, est devenue avide et a commencé à se soucier davantage de la richesse extérieure. Elle a voulu devenir aussi riche que l’Amérique et n’a plus accordé autant d’importance à sa richesse intérieure. Ce fut la plus grande erreur de l’Inde.Lorsque Dieu me donne quelque chose, je dois chérir cette chose. Puis, lorsque l’heure vient, Dieu me donne autre chose parce qu’Il est satisfait de moi. Mais si je rejette ce que Dieu m’a donné et implore uniquement pour avoir quelque chose d’autre, les qualités intérieures que j’ai reçues me déserteront et je deviendrai un mendiant. L’Inde aurait dû rester reconnaissante envers Dieu pour ce que Dieu lui a donné. Au lieu d’essayer d’imiter l’Occident, elle aurait dû chérir ses propres qualités divines. Mais lorsqu’elle a commencé à moins se soucier de sa richesse intérieure et plus de la richesse extérieure, ma Mère Inde a commencé à perdre quelque chose de très précieux.La même chose est en train de se produire dans l’ancienne Union Soviétique. Le Président Gorbatchev a eu la responsabilité d’éveiller la conscience de l’Union Soviétique. Après avoir réveillé l’Union Soviétique, il a dit : « Nous avons dormi pendant longtemps et nous venons juste de nous réveiller. Aussi devons-nous commencer à marcher lentement, régulièrement et infailliblement vers notre destination. Puis, lorsque le moment viendra et que nous aurons plus de capacité, nous accélèrerons le pas, puis nous courrons. » Mais les gens ne l’ont pas écouté. Ils sont devenus avides et ont voulu devenir comme en Occident. Ils ont voulu courir dès le début, même s’ils n’en avaient pas la capacité. Alors ils ont choisi un autre politicien qui a promis des résultats immédiats. Nous voulons tous avoir une réalisation instantanée, comme le café instantané. Nous voulons tout avoir en un clin d’œil. Un enfant met quelques années pour apprendre à marcher. Si je dis à ce petit enfant qu’il peut courir aussi vite que son frère aîné, l’enfant aura alors envie d’essayer. Mais malheureusement, il se cassera une jambe. Une mère dira à son enfant : « Non, va lentement. Ton frère a cinq ans et tu n’as qu’un an. Comment veux-tu marcher aussi vite que ton frère ? »

 

© Texte extrait du livre “Conversations avec Sri Chinmoy” Volume 2 paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
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