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Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Bouddhisme’

2 couplets du « Mettâ Sutta » du Bouddha, sur l’Amour à porter à chacun et au monde

Mardi 25 octobre 2011

 

Article réalisé à l’occasion de la
Semaine du désarmement, initiée par les Nations Unies
du 24 au 30 0ctobre

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Ainsi qu’une mère aime son enfant unique
Prête à tous les sacrifices pour le protéger
Ainsi avec un amour sans limite
doit on chérir tous les êtres

Il faut cultiver la bonté sans limite
à l’égard du monde entier
Vers le haut et vers le bas comme horizontalement,
Sans obstacle sans haine et sans inimitié

 

 

Extrait du « Mettâ Sutta » : « Discours sur la Bonté bienveillante » Source : Bouddha channel
© Photo montage « Méditation bouddhiste dans le Ciel » : Nidish – Udarka

« Milarépa » un film tibétain qui raconte un parcours sans issus sur les voies de la magie noire qui trouve son débouché dans la voie du Bouddha

Jeudi 6 octobre 2011

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Milarépa est un film tibétain, de Neten Chokling, il évoque en une heure vingt le Tibet du Xième siècle, le bouddhisme tibétain, et surtout le parcours d’un jeune homme nommé Thöpaga, qui voit, étant enfant, sa mère se faire dépourvoir de ses biens acquis par le mariage, par les membres de sa belle famille. Dès ce moment, dans ce petit village de l’Himalaya, le dur labeur de la pauvreté les touche et les éprouve. Sa maman ne pense qu’à se venger et pousse son fils sur ce sentier perdu.

Les bases du film posé, nous avons comme sentiment, à regarder ces images sans paroles inutiles, d’une pression. En effet, rares sont les plans où l’on voit un Ciel au tiers de l’image, nous avons souvent des images sans horizons, sans profondeur sur l’infini ; c’est seulement à la fin du film, quand le jeune homme a trouvé la voie du Bouddha, quand il s’engage vers ce devenir, que nous apercevons un beau ciel bleu réconfortant.

Ainsi l’esprit du film est là, dans ces images de pleine nature, sans profondeur de champ ; il présente le parcours de celui que tout le Tibet, pendant des centaines d’années, vénèrera sous le nom de Milarépa. Mais avant d’être vénéré, le film nous montre un jeune homme qui acquière de puissants pouvoirs occultes de magiciens, qui répondent à sa demande de formation en vue d’assouvir sa vengeance. Or, nous le savons à lire les pages de notre blog, que les pensées négatives, l’esprit de vengeance, les pouvoirs occultes usés de la sorte sont sans issues.  Thöpaga le découvrira après en avoir usé ; il rencontre dès lors isolement, esprit de vengeance de la part de ceux qu’il a voulu détruire, et une souffrance intérieure sans débouchés d’avoir fait le mal.

Le film débute avec ce texte : « Le Tibet du XIe siècle était un pays de bouddhistes et de mystiques, parcouru des lamas et des sorciers, un pays ou les yogis volaient à travers le ciel.
L’année du dragon d’eau, sur le plateau désolé à l’ombre du grand mont Tisé, un enfant est né. »

Le film raconte tout le préambule qui a amené Milarépa sur la voie du Bouddha après qu’il ait essayé le mal et la destruction et sa rencontre décisive d’un moine bouddhiste.

© Présentation de Nidish

“Et Siddhartha devient le Bouddha” joué au théâtre à New York, ici en vidéo, une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 17 septembre 2011


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La troupe anglaise
Immortality Flame-Waves

En 1973, Sri Chinmoy a invité le Secrétaire Général des Nations Unies U Thant à présider la première représentation de sa nouvelle pièce de théâtre “Siddhartha devient le Bouddha” L’histoire relate la transformation du Prince Siddhartha en un grand Maître spirituel, le Seigneur Bouddha.… A la fin de la représentation, U Thant s’adressa à l’audience de manière très éloquente : “C’est un grand privilège de participer à cette expérience spirituellement si gratifiante. J’en suis extrêmement reconnaissant à notre estimé Maître, Sri Chinmoy qui a réalisé cette entreprise des plus innovantes… Je suis entièrement d’accord avec l’énonciation de Sri Chinmoy des aspects étiques et moraux du bouddhisme, qui à mon avis, devraient constituer pour chacun de nous la base de notre quête de la Lumière intérieure, de notre quête de Vérité…”

Depuis la pièce a aussi été jouée à Londres,
en juillet 2005, par la compagnie Immortality Flame-Waves, composée de disciples filles anglaises, et en France, à Paris, par la troupe Madal Théâtre composée de disciples garçons français, au Théâtre du Renard.

Ci-dessous, ce sont des disciples New Yorkais de Sri Chinmoy qui relatent l’histoire du Bouddha. La pièce est jouée au 45 Bleecker Street, dans un théâtre de Manhattan à New York. Vous trouverez sur ce blog deux passages du texte de la pièce écrite par Sri Chinmoy.

Les huit vidéos de la représentation ont une durée totale de 1h09mn.

Image de prévisualisation YouTube

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(suite…)

Reliques sacrées du Bouddha et de Maîtres bouddhistes à Reims en octobre 2011

Samedi 17 septembre 2011

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Une précieuse collection de reliques sacrées du Bouddha et de nombreux maîtres bouddhistes voyage actuellement à travers le monde. Cette exposition offre une occasion unique de voir ces reliques qui furent trouvées dans les cendres de crémation de maîtres bouddhistes. Les reliques ressemblent à de magnifiques cristaux en forme de perles. Les bouddhistes voient en ces reliques la manifestation même des qualités spirituelles du maître comme la compassion et la sagesse. Elles sont produites délibérément par le maître au moment de son décès.

Les visiteurs mentionnent souvent qu’ en présence des reliques ils ressentent une forte inspiration ainsi qu’un effet de guérison. Alors que certains ressentent l’envie de prier pour la paix dans le monde et développer leur sagesse intérieure, d’autre sentent s’ouvrir leur cœur et sont envahis de compassion et d’amour. Les reliques sont clairement visibles dans leurs boîtes transparentes disposées autour d’une statue grandeur nature du Bouddha Maitréya. Les visiteurs peuvent participer à une Cérémonie de Bénédiction au cours de laquelle les reliques du Bouddha sont placées doucement durant quelques instants sur le sommet de la tête, conférant ainsi une bénédiction individuelle.

Lieu d’exposition :
CIS de Champagne
21, Chaussée Bocquaine
51100 Reims

Contact : Laurent Guichard
Email : kalachakrareims@kalachakrareims.com
Tél : 06 71 45 18 70

Source : Buddhachannel

Sur ce blog :
D’autres articles et vidéos sur le bouddhisme et Bouddha

 

Histoire vraie : « Vraiment ? » Un Maître Zen questionne

Dimanche 24 juillet 2011


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Sri Chinmoy raconte :

« …Il est même arrivé qu’un véritable Maître spirituel, qui était la pureté immaculée en personne, soit victime des critique du monde ignorant :

Il était une fois un Maître Zen très pur et d’un grand niveau d’illumination. Non loin de chez lui se trouvait une épicerie. Le propriétaire du magasin avait une très belle fille qui n’était pas mariée. Un jour, on découvrit qu’elle était enceinte. Ses parents devinrent furieux. Ils voulurent savoir qui était le père, mais elle refusa de leur donner son nom. A force de réprimandes harassantes, elle céda et leur dit que c’était le Maître Zen. Les parents la crurent et coururent chez le Maître Zen, le couvrant d’injures. Le Maître Zen dit : « Vraiment ? » Ce fut son seul commentaire. Après la naissance de l’enfant, les parents le lui confièrent. Il accepta l’enfant et s’en occupa. Dès lors, sa réputation fut totalement perdue, et il devint l’objet de moqueries. Des jours passèrent, puis des semaines, des mois, des années. Mais dans notre vie humaine, il y a quelque chose que nous appelons la conscience, et la jeune fille était torturée par cette conscience. Un jour, finalement, elle révéla à ses parents le nom du véritable père de son enfant, un homme qui travaillait au marché aux poissons. Les parents furent à nouveau furieux. La famille était autant torturé par le chagrin que par l’humiliation. Ils coururent chez le Maître Zen, implorèrent son pardon, lui racontèrent toute l’histoire, puis reprirent l’enfant. Il fit ce seul commentaire : « Vraiment ? »

« Il se peut que le monde ne comprenne pas ou n’apprécie pas la pureté comme il se doit, mais lorsque notre Mère, la Terre, porte en elle ne serait-ce qu’une seule âme pure, sa joie est sans limite. Elle dit : « Voici enfin une âme sur laquelle je peux compter. »

© Histoire extraite  du livre « Les Ailes de la Joie » de Sri Chinmoy paru aux Editions de la Flûte d’Or
© Photo emprunté à Buddha Chanel, que je recommande

Le lotus fleur porteuse de symboles et de divinité

Samedi 23 juillet 2011


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« Le lotus est la seule plante aquatique dont la fleur est au-dessus de l’eau contrairement aux nénuphars et autres cousins dont la fleur flotte sur l’eau », nous dit Wikipédia, en vérité, cette eau est vaseuse, voir boueuse. Nous apparaît alors une autre particularité du lotus sacré, pas unique à lui, mais rare : ses pétales autonettoyant. En effet, en s’écoulant, les gouttes d’eau de rosée ou de pluie emportent avec elles les poussières et salissures grâce à de nanométriques rugosités qui font que l’eau ruisselle sur la fleur sans jamais la mouiller, ce ruissellement empêche toute souillure. Sans doute cette pureté contribue à leur grâce. Les temples indiens et bouddhistes en décorent les Autels et les déposent aux pieds des dieux et divinités, les jardins pourvus de bassins en comprennent toujours.

Sri Chinmoy nous apprend : « Très peu de fleurs dans la création de Dieu Le satisfont au plus haut degré. La rose est l’une d’elles, ainsi que le lotus. Rose et lotus sont les deux fleurs mystiques. Ce sont les deux fleurs, dans le Cœur-Jardin de Dieu, qui Lui plaisent le plus. »

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(suite…)

La compassion envers les animaux du Seigneur Bouddha

Jeudi 21 juillet 2011


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Question : J’ai entendu dire que certains Maîtres spirituels montraient une immense compassion pour les animaux en détresse.

Sri Chinmoy : C’est vrai. Le cœur de compassion du Seigneur Bouddha saigna même pour un petit oiseau. Son cœur était tellement immense qu’il voulut donner sa vie pour sauver l’oiseau. J’ai écrit ce passage de sa vie dans ma pièce Siddhartha devint le Bouddha.

© Photo Nidish

Sri Chinmoy, Maître spirituel, visite le Japon et le Buddha de Kamakura

Mardi 12 juillet 2011


Sri Chinmoy
au Japon en 1992

Une vidéo (1H24’31″) plutôt rare où l’on voit et l’on entend Sri Chinmoy évoquer le Japon et ses qualités d’âmes, si Sri Chinmoy parle en anglais, la musique que l’on entend sur des images du Japon est de l’âme est accessible à chacun. Secouante certaines fois, elle est en rapport avec l’histoire du Japon. Sri Chinmoy méditera avec un moine bouddhiste au pied de l’immense Statue du Bouddha. Kedar, qui a filmé ces images nous dit : « Dans les temps actuels je pense qu’il est très important d’apporter de bonnes vibrations dans le champ morphogénétique en ce qui concerne le Japon, alors que le pays traverse des moments des plus difficiles. J’ai donc téléchargé la version complète de mon DVD « Sri Chinmoy au Japon 1992″ qui comprend des scènes du maître spirituel Sri Chinmoy (1931-2007) visitant le pays, la plantation d’un arbre de paix au côté de Kamakura Daibutsu et surtout de donner un concert en l’honneur de la paix au Budokan hall de Tokyo, l’un des plus grands concerts de Sri Chinmoy dans le monde entier. »

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

Heureux les bilingues qui pourront profiter des mots et les voyants qui pourront méditer sur les superbes images de Sri Chinmoy méditant ou jouant de la musique.

Déroulement de la Vidéo

1) Vues du Japon sur la musique du Concert que Sri Chinmoy a donné au Japon en 1992.
2) Sri Chinmoy reçoit un prix du moine bouddhiste Kamakura Daibutsu et médite avec lui.
3) Un chœur de fille chante des chants en l’honneur du Bouddha écrit par Sri Chinmoy. Sri Chinmoy médite il est en contact avec le Plus Haut, probablement Bouddha.
4) Sri Chinmoy et Kamakura Daibutsu rejoignent l’endroit où un arbre de Paix Sri Chinmoy est planté. Voyez Sri Chinmoy qui ramasse la terre avec la pelle est en même temps sur d’autres plans de conscience

(suite…)

Le Bouddha de Kamakura au Japon : histoire et visite de Sri Chinmoy

Samedi 12 mars 2011


Au Japon, dans la ville de Kamakura
, au bord de l’océan Pacifique, dans la préfecture de Kanagawa, à environ une heure de train de Tokyo et de Yokohama,  est situé un temple bouddhiste qui porte le nom de Kōtoku-in. Le temple est réputé dans toute l’île pour une statue monumentale en bronze, du Bouddha Nyorai Amida (le Bouddha de la Lumière infinie) en posture de méditation.

Au quotidien, pèlerinages et visites touristiques ont lieu vers le temple, le Bouddha accueille les arrivants. La statue, d’une hauteur de 13,35 mètres, à l’air libre, pèse entre 93 et 120 tonnes, elle est la deuxième plus grande du Japon. Les visiteurs dès leur arrivée sur le site sont enveloppés dans la réalité du Bouddha méditatif, chacun avance d’un pas conscient vers la majestueuse représentation divine. Les yeux de un mètre chacun, plongés dans la méditation, voient sans regarder. Leur vision transpercent et ramènent les visiteurs à leur propre vie intérieure.

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Sri Chinmoy médite devant la statue du Bouddha

 

Sri Chinmoy répond au Dr. Davis :  « Etes-vous déjà allée à Kamakura, au Japon ? Pour moi, c’est l’un des endroits les plus paisibles sur terre. Il y a des milliers de statues du Seigneur Bouddha, mais l’immense statue de Kamakura incarne une paix illimitée. Lorsque vous y allez, quelle que soit votre agitation, quelque ennuyeux votre mental ait été pendant toute la journée et quelle que soit votre implication dans le tourbillon de la vie, dès que vous vous tenez devant la statue, tous les tourments intérieurs sont aussitôt balayés. La statue incarne la paix la plus puissante que vous ne puissiez jamais imaginer ou ressentir. »

Extrait du livre « Conversations avec Sri Chinmoy – Volume 2″ Edition La Flûte d’Or

Image de prévisualisation YouTube

© Photo et vidéo Kedar Centre Sri Chinmoy

L’histoire de la statue, à l’origine en bois

L’histoire raconte que la statue, à l’origine en bois, a été réalisée avec l’inspiration d’une dame nommée Inadano-Tsubone qui faisant partie de la cour de Shogun Yoritomo (9 mai 1147 – 9 février 1199) souhaitait disposer d’une représentation de Bouddha expression de sa foi et de sa piété. Lorsque Yoritomo est mort, elle a passé ses années restantes à chercher des fonds pour la réalisation du projet. Sa quête a gagné le soutien du grand prêtre Joko, de la province de Totomi, il l’aida en voyageant à travers le pays à la recherche des fonds. La somme nécessaire réunie, les travaux furent commencés. La statue en bois fut achevée en 1243, cela aura pris entre 5 et 10 ans.

Pour protéger le Bouddha un grand hall en bois fut élevé. Au fil du temps, les tempêtes et raz de marée endommagèrent le hall et la statue, Joko suggéra alors de réaliser une autre statue, en bronze. L’énorme quantité d’argent nécessaire pour l’élévation de la statue et de la nouvelle salle fut réunie. Les sculpteurs étaient Ono Goroemaon et Tanji Hisatomo.

La première fonte se fit vers 1252, la statue est alors dorée ; l’on peut encore apercevoir des traces de feuille d’or près des oreilles de la statue. Les cérémonies d’inauguration eurent lieu en aout 1252. Le Bouddha de bronze était à nouveau abritée sous un hall en bois aux immenses dimensions, mais la salle fut détruite en 1335 par un gros orage. Le hall protecteur fut reconstruit, pour à nouveau être abattus par un typhon, en 1368. La quatrième et de la dernière reconstruction de la salle est restée debout jusqu’à 1495. C’est un tsunami sans précédent qui a emporté la structure ; la statue de bronze est restée en grande partie intact. Le 26e abbé de la Great Head Temple Zojoji a essayé d’avoir une nouvelle salle, mais le projet fut abandonné après sa mort en 1718. Depuis lors, l’idée de reconstruire une la salle a été perdue.

La statue est creuse, les visiteurs peuvent visiter l’intérieur. A un moment, il y a eu trente-deux pétales de lotus de bronze à la base de la statue ; il en reste quatre ; le grand tremblement de terre de Kanto, en 1923, a détruit la base de la statue qui a été restaurée en 1925. De nouvelles réparations ont été réalisées en 1960-1961. Le cou a été renforcé, et des mesures ont été prises pour protéger le Bouddha des tremblements de terre (mobilité de la statue).


Sources diverses dont Wikipédia,, et l’Asian Historical Architecture, voir aussi le très bel article en français.

Ecrit pour le Théâtre (extrait), de Sri Chinmoy : « Le Fils », biographie de la Vie du Seigneur Jésus Christ (Scène 1 : Au Paradis avec Dieu)

Vendredi 24 décembre 2010

Le Père – Le Fils

Au Paradis

Le Père : Mon fils, j’ai un merveilleux projet. Je veux t’en faire part. J’aimerais que tu descendes sur terre pour y jouer un rôle essentiel.

Le Fils : Père, mon Père…excellente idée !

Le Père :  Tu sais que travailler sur terre, transformer la conscience terrestre, est une tâche d’une difficulté inouïe.

Le Fils : Mais… Père… je ne veux pas manquer cette occasion-là. Et puis… je sais bien que Tu m’accorderas toutes les capacités que demande ce pèlerinage sur terre. Père, puisque je n’ai aucune hésitation, pourquoi attendre ?

Le Père (avec un grand sourire) : Fils, tu seras sur terre trente-trois-ans !

Le Fils : Seulement trente-trois ans ! Comment vais-je accomplir ma tâche ?

Le Père : Fils, tu le peux et tu le feras. Sur terre, certains se promènent, d’autres marchent d’un bon pas, tandis que d’autres courent. En ce qui te concerne, non seulement tu courras au plus vite, mais tu manifesteras le plus Haut. Ton corps séjournera sur terre trente-trois ans. Mais ta Conscience guidera la conscience terrestre à jamais. Mon fils, tu diras au monde que tu es le Chemin… que tu es le But.

Le Fils : Père, Tu viens de me plonger dan l’océan de la confusion…

Le Père : Pourquoi, mon fils ? Comment cela ?

Le Fils : Krishna, Bouddha… d’autres encore m’ont précédé. Et je sais qu’après mon départ, d’autres me succèderont. S’il en est ainsi, pourquoi affirmerais-je au monde que je suis seul le Chemin et le But ?

Le Père : Mon fils, en disant tu, J’etendais vraiment : aspiration. En disans tu, J’entendais vraiment : Rédemption. Tu incarnes l’aspiration, la voie. Tu incarnes la Rédemption, le But. C’est toi, l’aspiration et la Rédemption qui va Me servir, Me manifester, Me combler sur terre. Mon fils, Ma philosophie est-elle claire por toi désormais ?

Le Fils : Mieux que cela. Naturellement, c’est Ta Compassion qui a tout clarifié.

Le Père : Je Me réjouis  que tu M’aies compris. Je Me réjouis que tu Me révèles sur terre. Je Me réjouis que tu Me combles sur terre. Souviens-toi que tu es Mon instrument. Nimitta matram Bhava savyasachin.

Le Fils : Père, qu’elle langue parles-tu ? Etrange, et pourtant séduisante…

Le Père : Ah ! … fils… ne la connais-tu pas ? C’est du sanscrit. Je viens de prononcer les paroles sublimes de ton frère Krishna. Parlant à son disciple favori, il lui dit : « Ô Arjuna, deviens Mon instrument. » Toi aussi, tu enseigneras à tes disciples et à tes proches comment l’on devient un instrument divin. Fils, voici quelque chose qui va te fasciner ou au moins te divertir… Durant ton séjour terrestre, tu te rendras dans cette partie du monde où le Ecritures sont enseignées en sanscrit. Elles t’apprendront énormément. Tu passeras un an là-bas. Cette année sera d’une grande portée pour ta vie intérieure.

Le Fils : Comme le sanscrit est étrange ! Comme il est doux ! Père, peux-Tu répéter ce que Tu viens de dire ?

Le Père : Nimitta matram bhava savyasachim.

Le Fils : Je Te remercie, Père. Je sais que je ne suis que Ton humble instrument. Voilà tout.

Le Père : Fils, tu connais le secret suprême : l’humilité. C’est ton humilité qui te vaudra le triomphe le plus sublime. Fils, tu Me comprends et Je te comprends. Mais le monde, lui, ne te comprendras pas. Tu offriras à l’humanité ce que tu as et ce qu tu es : l’amour, la sollicitude et la compassion à l’infini. Mais le monde se méprendra gravement sur ton compte. Des hommes ténébreux, infâmes et intolérables te tueront.

Le Fils : Me tueront ! Pourquoi ? Comment ?

Le Père : Pourquoi ? Parce qu’ils sont ignorants. Comment ? En te crucifiant.

Le Fils : En me crucifiant ? Père, dis-Tu vrai ?

Le Père : Oui, mon fils. Hélas, oui. Mais tu sais bien que seul le corps est détruit. Pas l’âme. L’âme est immortelle. L’oiseau de ton âme, une fois sa cage brisée, retournera spontanément vers sa Source divine.

Le Fils : Père, comme ces gens sont ingrats !

Le Père : Fils, la gratitude n’est pas encore née sur terre, et J’ignore si elle y verra jamais le jour. Mais lors de ta crucifixion, il ne faudra pas penser que je t’ai abandonné. L’humain en toi le croira, mais pas le divin. Puisque tu t’incarnes en homme, il te faut bien agir de temps en temps comme un homme. Sans cela, il n’y aurait pas de jeu. Les gens verraient un fossé infranchissable entre ta pureté, ta luminosité, et leurs vies impures et obscures. Du coup, ils n’essaieraient même plus de dépasser leurs limites terrestres. La lumière doit descendre dans les ténèbres. c’est le seul moyen pour qu’elle les illumine. Pour transformer la conscience de l’humanité, il faut s’unir à elle. Il faut devenir une partie intégrante de l’humanité. Il faut agir parfois au niveau des gens, conformément à leur compréhension réduite. Mon fils, il n’est pas d’autre moyen. Au terme de ton voyage, l’homme en toi dira : « Père, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Mais le divin en toi proclamera : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ! » Mon fils, Je te promets que l’homme agonisant en toi sera immédiatement réconforté et pris en charge par Moi. Le divin rayonnant en toi ne fera pas que t’immortaliser, il accélèrera Ma pleine manifestation sur terre.

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