Archive de la catégorie ‘- Compassion’

Biographie de Mère Teresa

Mardi 27 mai 2008

Agnès Gonxha Bojaxhiu voit le jour le 26 août 1910, à Skopje (Macédoine), une ville située aux croisements de l’histoire des Balkans, elle est le troisième et dernier enfant de parents chrétiens roumains émigrés d’Albanie ; Mère Teresa quitte son corps le 5 septembre 1997, une semaine après son 87ème anniversaire.
“ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus.”

 

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Gonxha, alors qu’elle allait sur ses 9 ans, perd son père. La formation religieuse de l’enfant fut soutenue par la paroisse jésuite. À l’âge de 12 ans, elle sait déjà que Dieu l’appelle à Lui donner sa vie et, à l’âge de 18 ans, poussée par le désir de devenir missionnaire, Gonxha quitte sa maison en septembre 1928 pour entrer, en tant que postulante, à l’institut de la Vierge Marie, un ordre missionnaire connu sous le nom de Notre-Dame-de-Lorette, en Irlande, mais qui œuvre principalement en Inde ; elle y reçoit le nom de Sœur Mary Teresa, après Sainte Thérèse de Lisieux. En Décembre, elle part pour l’Inde ; elle arrive à Calcutta le 6 janvier 1929, fait ses premiers vœux le 24 mai 1931. La jeune Sœur passe les premières années à enseigner la géographie à l’école de filles Sainte Marie. Le 24 mai 1937, Soeur Thérèse prononce ses vœux perpétuels, c’est à ce moment là qu’elle est appelée Mère Teresa. En 1944, elle devint directrice des études de l’établissement. Elle est frappée par la misère dans laquelle vivent ses élèves et avec elles, des milliers d’hommes et de femmes jetés à la rue. En son âme le désir d’aimer et de servir les pauvres se développe. Les vingt années de Mère Teresa à Lorette furent emplies d’une joie réelle, elle était très pieuse et aimait profondément ses sœurs religieuses et ses élèves. On la remarquait pour sa charité, sa générosité et son courage, ainsi que sa particulière résistance au travail et son talent naturel pour l’organisation.Le 10 septembre 1946, dans le train de Calcutta à Darjeeling en route pour rejoindre la retraite annuelle de sa communauté, elle ressent ce qu’elle nomma son « inspiration », son «appel dans l’appel ». Ce jour-là, d’une manière qu’elle n’expliquera jamais plus, sa soif de Jésus et la soif de Jésus sur la croix se confondirent dans son cœur et le désir de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie « apaiser sa soif d’amour et des âmes. » Au cours des semaines et des mois qui suivirent, Jésus se révéla en son cœur, par des locutions intérieures et des visions ; elle évoqua « un appel à renoncer, à tout, et à Le suivre, Lui, le Christ, dans les taudis, pour Le servir parmi les plus pauvres des pauvres. Je savais que c’était Sa volonté et que je devais Le suivre. » “Dieu aime toujours le monde et Il nous envoie, vous et moi, pour être son amour et sa compassion auprès des pauvres.” Il lui est impossible de résister à cet appel, initié dans une grande pauvreté et un total abandon. Elle n’obtient d’abord aucune réponse favorable de son évêque. En 1948, le Pape Pie XII lui accorde la permission de quitter l’ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Cette même année, Sœur Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948, elle revêt pour la première fois le sari blanc, bordé de bleu et passe les portes du couvent de son couvent, Notre-Dame-de-Lorette, avec une formation d’infirmière, un morceau de savon et cinq roupies pour entrer dans le monde des pauvres ; le 21 décembre elle se rend pour la première fois dans un bidonville (à Taltola). Elle ne compta ni son temps, ni sa peine, elle visita les familles, lava les plaies d’enfants, pris soin d’un vieil homme malade allongé dans la rue et d’une femme tuberculeuse mourant de faim… Après quelques mois, d’anciennes élèves la rejoignirent, une à une.
« Avec la bénédiction de Dieu, je désire, je veux être sainte » affirmait la Mère.
« Pourquoi même dans les plus grands sacrifices on dirait que vous ne faites pas d’effort ? » demanda un jour un journaliste. Mère Teresa répondit : « C’est pour Jésus que nous faisons tout. Nous aimons Jésus. »
Un jour, dans la rue, Mère Teresa ramasse une femme agonisant, jetée par son fils dans une poubelle et dont les membres étaient déjà rongés par les rats et les fourmis. Aucun hôpital ne veut les accueillir. C’est ainsi que naît la maison des mourants de Calcutta où 40 000 personnes ont été depuis transportées pour y finir leur vie dans la paix. Suivent beaucoup d’autres œuvres : orphelinats, cités de la paix pour les lépreux, cuisines de la charité, maisons spécialisées pour les malades du sida. Rien ne semble arrêter cette frêle petite femme, mue par une force intérieure hors du commun.
Les Missionnaires de la Charité, outre les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance font un pas de plus dans le renoncement en prononçant un quatrième vœu : celui de se vouer au service des plus pauvres d’entre les pauvres ; les plus pauvres d’entre les pauvres matériellement et spirituellement, sans prendre en compte la caste, la foi, la nationalité : les affamés, les assoiffés, les nus, les sans-abri, les ignorants, les captifs, les infirmes, les lépreux, les sidéens, les alcooliques, les malades et les mourants sans ressources, les non aimés, les abandonnés, les bannis, tous ceux qui sont un fardeau pour la société humaine, tous ceux qui ont perdu tout espoir et toute foi en la vie. (Const.69 des missionnaires de la charité) « Nous essayons d’aider les novices à comprendre que la pauvreté, non seulement d’esprit, mais aussi de biens matériels, est liberté. Une fois qu’elles ont compris ce qu’est la pauvreté et en quoi elle consiste, elles peuvent progresser spirituellement moyennant la foi en Jésus et en l’eucharistie »

Textes extraits de sites officiels catholiques

Aphorisme – pensée du jour, de Sri Chinmoy : La vraie religion.

Samedi 19 avril 2008

 

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La vraie religion a une qualité universelle.
Elle ne trouve pas de défauts dans les autres religions.
Le pardon, la compassion, la tolérance, la fraternité et le sentiment d’unité
sont les signes
d’une vraie religion.

 

© Centre Sri Chinmoy

Mantra pour la Compassion, du Bouddhisme tibétain

Vendredi 18 avril 2008

Image de prévisualisation YouTube

Mantra « Om Mani Peme Hung » chanté par Dechen Shak-Dagsay

Vidéo : 10’18
A écouter tranquillement, dans un climat de réceptivité.

Voir aussi :

Spiritualité : Bouddhisme Tibétain

 

Le Pardon de Dieu, par Sri Chinmoy

Lundi 14 avril 2008

Question : Comment le Suprême illumine-t-Il le passé ?

Sri Chinmoy : Le Suprême illumine le passé par le pardon. Le véritable pardon signifie l’oubli, l’oubli conscient. Le véritable pardon ne se souvient pas du passé. Lorsque quelqu’un vous pardonne vraiment quelque chose, il n’en garde aucun souvenir, pas même au niveau de sa vision intérieure. L’illumination est nécessaire à cause de l’obscurité. Les erreurs sont l’obscurité. Le Suprême illumine nos erreurs en les pardonnant.

Question : Si Dieu nous pardonne, est-ce que cela veut dire qu’Il ne nous punira pas pour nos fautes ?

Sri Chinmoy : La conception occidentale du pardon est en général associée au sentiment de culpabilité et de châtiment. Vous donnez une giffle à quelqu’un et vous vous sentez ensuite coupable et triste. Puis l’autre vous maudit et vous assure que Dieu vous punira. Ou bien Il vous menace de vous frapper en guise de vengeance. Il y a toujours l’idée que lorsque vous faites quelque chose de mal, cela vous sera rendu, à moins que vous ne soyez pardonné. Il y a une autre manière de voir le pardon. Dieu veut que nous arrivions à un certain niveau afin de pouvoir recevoir Son Affection, Son Amour, Sa Compassion et Ses Bénédictions, mais pour l’instant, nous n’avons pas encore atteint ce niveau. Alors Dieu nous supplie : « Elevez un tout petit peu votre conscience et hissez-vous à ce niveau. Je serai alors en mesure de vous offrir Mon Amour, Ma Compassion et Mes Bénédictions. » Notre mental humain pourra appeler cela le pardon, mais Dieu ne pense pas à nos erreurs intérieures et extérieures. Il veut simplement élever notre conscience afin que nous accroissions notre réceptivité et notre unité avec Lui. Il sera ensuite en mesure de nous donner plus de Compassion, plus de Lumière et plus d’Amour.

© Aphorismes extraits du livre “Pardon” paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

D’autres textes sur le sujet, cliquer sur le mot clé « Pardon » ci dessous, en bleu.

 

© Une interview de Sri Chinmoy portant sur le rôle et l’action de Jésus-Christ

Lundi 24 mars 2008

 

 

© Cet article est extrait d’un livre intitulé “World-destruction : never, impossible !” qui est une remarquable collaboration entre le Révérend Don Antonio Tarzia, Directeur Général de la Maison d’Edition italienne Editione Paoline ; de l’écrivain et journaliste Venanzio Ciampa de la RAI, la télévision nationale italienne ; et de Sri Chinmoy, Maître spirituel indien.

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Question : Reconnaissez-vous Jésus-Christ comme un prophète, comme le Fils de Dieu ou bien comme un ami de l’humanité qui s’engagea historiquement à élever le niveau social et spirituel de celle-ci ?

 

Sri Chinmoy : Je reconnais Jésus-Christ non seulement comme un prophète sans pareil et comme le Fils bien-aimé de Dieu, mais aussi comme un suprême “ami d’unité” de l’humanité. Ce qu’il a accompli, ce qu’il accomplit et ce qu’il accomplira encore dépasse largement les domaines historiques et social, ainsi que certains degrés de la spiritualité.

 

En tant que fils bien-aimé de Dieu, Jésus-Christ vint en ce monde afin de devenir partie intégrante de l’existence de la terre et de faire évoluer sa conscience d’humaine en divine. Certes, ses années mortelles furent limitées à trente-trois, mais sans commencement ni fin est son sacrifice immortel pour le Ciel et la terre.

 

En tant que prophète sans pareil, il délivra le message de l’amour divin et de la soumission divine envers la Volonté de Dieu. “Que Ta Volonté soit faite !” Quelle prière est plus grande que celle-là ? L’écho de ces mots du Sauveur résonnera à jamais dans les profondeurs de nos cœurs. Offrir une soumission inconditionnelle à notre Seigneur Suprême est le but même de notre existence ; c’est la mission ultime de toute âme ici-bas.

 

En tant que véritable “ami d’unité” de l’humanité, Jésus-Christ a inondé de Compassion et de Pardon la conscience terrestre. Sa prière immortelle, “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font”, fera descendre à tout jamais la Compassion de Dieu et Son Pardon pour apaiser la faim et la soif intérieure des chercheurs de vérité et des amoureux de Dieu. Assurément, la vie de don de soi de Jésus et son lumineux message au monde resplendiront de toute eternité dans le cœur aspirant de l’humanité et dans sa vie éprise de Dieu.

Photo © Phoolanjaya

 

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