Archive de la catégorie ‘- Conscience’

Trois aphorismes de Sri Chinmoy sur la vie intérieure

Lundi 3 octobre 2011


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Un musicien médite avant son entrée dans l’orchestration,
lors d’un concert Song of the Soul

o o o

Vivre une vie intérieure,
C’est devenir pleinement conscient de Dieu.
Devenir pleinement conscient de l’existence de Dieu,
C’est aimer d’un cœur illimité le souffle de l’humanité.

o o o

 Il est impossible de se transcender
Au moyen d’études livresques.
Mais il est indéniablement possible
De se transcender
En écoutant avec attention
Les ordres intérieurs de son âme.

o o o

Un cœur d’aspiration
De deuxième catégorie
N’est pas pour moi.
Je demeurerai toujours le possesseur
D’un cœur d’aspiration
Du plus haut niveau.

 

© Aphorisme de Sri Chinmoy
Extrait du livre « Le voyage de l’Âme » Editions « La Flûte d’Or »
© Photo Nidish « Tabla – Song of theSoul à Lisbonne »

 

 

L’expérience de vie, un aimant de l’Amour ou de la confusion : Eileen Caddy nous en parle

Dimanche 13 décembre 2009

Hommage

Eileen Caddy (26 août 1917 – 13 décembre 2006)

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Entends sans cesse ta conscience !

Garde à l’esprit qu’il sort du bon de toute chose et que chaque épreuve t’est donnée pour t’aider à grandir et à t’épanouir. Prends conscience que sans tes propres expériences tu ne serais pas capable de comprendre tes compagnons humains ou de leur ouvrir ton cœur, mais te tiendrais à leur écart et même jugerais et les condamnerais. Les expériences, aussi étranges ou difficiles soient-elles, t’ont été données dans un but ; donc prends le temps de chercher ce but. Essaie de voir Ma main en toute chose, de voir que rien n’est du  au hasard, et que  la chance ou la bonne fortune n’existent pas. Comprends que tu attires à toi tout ce qu’il y a de meilleur ou de pire dans la vie. Cela peut être la paix, la sérénité et la tranquillité, ou cela peut être le chaos et la confusion. Cela vient de l’intérieur, de ton état de conscience ; n’accuse donc pas ton entourage. Un escargot porte tout avec lui, même sa maison. Tu portes tout en toi, et cela se reflète à l’extérieur. 

 

© “La Petite voix” un livre de Eileen Caddy paru aux “Editions du Souffle d’or”
© Photo Nidish « Le Ciel de sa conscience »

Tous les articles concernant Eileen Caddy Ici 

Des bases de compréhension de ce qui nous anime dans la vie, par Sri Aurobindo

Dimanche 8 novembre 2009

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Sri Aurobindo

Je vous présente ici deux extraits d’un livre de Sri Aurobindo « Trois Upanishads » paru aux Editions Albin Michel dans la collection Spiritualités vivantes. Ces extraits sont un développement de la notion que l’on décrit dans le Zen par « Goute d’eau dans l’Océan », c’est comprenant Cela intuitivement parfois consciemment que les chercheurs en quête de Paix, d’Absolu, de Plénitude entament une recherche mystique, spirituelle, et que d’autres entament des tours du monde, ou encore se mettent au service du grand Tout que sont l’Humanité et l’Environnement, ou encore courent, pratiquent divers sports, dansent s’expérimentent au jeu d’acteur dans le théâtre… La dimension sacrée rattachée à toute ces activités nous relient à Ce qui nous anime. Krishna conseille à Arjun, le disciple idéal, de placer sa conscience dans chacun de ses mouvements. Actualisés, ses merveilleux conseils peuvent être intégrés dans notre quotidien, au travail, à la maison, dans les taches ménagères, de bricolages.

Le cosmos
Le monde entier est un mouvement subjectif de l’Esprit. Il est changeant et éphémère en toutes ses formations et dans toutes ses apparences ; sa seule éternité est une éternité de renouvellement ; sa seule stabilité celle d’une ressemblance, d’une fixité apparente de ses rapports d’organisation.
Dans l’univers, chaque objet distinct est, lui-même, l’univers total, se présentant sous un certain mode, sous un certain aspect de son mouvement. Le microcosme est un avec le macrocosme.Cependant, dans leur relation de principe moteur et de mouvement effectif, ils sont contenant et contenu, le monde dans le monde, mouvement dans le mouvement. Ils s’y replonge sans cesse, y trouvant la source de toutes ses activités. C’est pourquoi l’on dit qu’il est soumis à ses lois., qu’il fait partie de la Nature cosmique.

L’esprit
L’esprit est maître de son mouvement, unique, immuable, libre, stable, éternel.
Le mouvement, avec toutes ses formes, est créé pour fournir une demeure à l’Esprit qui, étant un, habite innombrable dans la multitude de ses demeures.
C’est l’unique Seigneur qui réside dans le tout et dans ses parties, dans la totalité cosmique comme en chaque être, force ou chose, du Cosmos.
Il est un et indivisible, Être unique en toutes les formes ; et leur multiplicité est un jeu de sa conscience universelle.
Chaque être est donc, dans son essence, un avec tous, libre, éternel, immuable, seigneur de la Vie.

 

 

© Sri Aurobindo « Trois Upanishads » paru aux Editions Albin Michel dans la collection Spiritualités vivantes
© Photo extraite du site www.sriaurobindosocietydehri.org/

Résultat du concours 2009 du concours de dessin international sur l’environnement pour enfants

Jeudi 1 octobre 2009

Le PNUE a annoncé à Nairobi le 14 août 2009 les lauréats du Concours de peinture « Children’s Painting Competition on the Environment »

Le Concours de peinture sur l’environnement a été remporté par une enfant russe de neuf ans. Ludmila Balovneva est l’une des 24 millions participants à cette 18ème édition du Concours international de peinture internationale des enfants sur l’environnement, qui a vu la participation d’enfants venus du monde entier âgés de 6 à 14.

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Ludmila Balovneva 9 ans Russie

Ayant grandi en Sibérie, la partie la plus boisée de la Russie, Ludmila a toujours vécu près de la nature ; elle comprend ce que représenterait la perte de la forêt.
« J’ai peint une seule terre, une fois heureuse et autre fois triste. Je tiens à rendre la planète heureuse, propre et bonne ; les gens, qui vivent sur elle, seraient heureux aussi. Si elle est sale, la planète est triste » a-t-elle dit.

(suite…)

Le boiteux et l’écharde, une histoire de Nasr Eddin Hodja

Dimanche 20 septembre 2009

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Un boiteux était venu voir le Mullah Nasrudin. Il lui demanda :
- Mullah, pourrais-tu faire quelque chose pour que je ne boite plus ?
- Je ne suis pas médecin, s’exclama Nasrudin.
- Mais j’ai déjà vu tous les médecins, dit le boiteux.
- Et que t’ont-ils dit ? demanda Nasrudin.
- Ils ne cessent de me dire que je n’ai rien et qu’il n’y a aucune raison que je boite.
Nasrudin prit sa longue barbe dans sa main et fit le silence, puis lui demanda :
- Marche un peu pour voir.
Le boiteux se déplaça en boitant.
- Fais voir ton pied.
Le boiteux ôta sa chaussure. Fichée dans le gros orteil, Nasrudin découvrit une énorme écharde.
- Tu as une écharde dans le pied ! Il est normal que tu boites.
- Comment peux-tu savoir ? Tu n’es pas médecin. Ce n’est pas une écharde ! C’est mon pied ! Il est comme cela depuis années !

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Témoignages de Nidish :

Cette histoire enseignement, racontée à la manière des soufis, me rappelle un séjour en Grèce que j’ai vécu en 198o ; l’impression forte qui m’en est resté par mes déplacements dans les petites villes, c’est que je pouvais être en toute confiance dans le pays. Je laissais mon sac à dos sur la place public, je m’éloignais,  je savais que j’allais le retrouver. Plusieurs personnes m’ont hébergé, je me suis déplacé en stop, hôtes et automobilistes, tous ont été extrêmement accueillant, voir trop ; trop au point que j’en ai eu peur. Je ne pratiquais pas encore la méditation, alors mon mental a réagit avec ses imperfections.

C’est alors que j’ai compris que je vivais avec des peurs dans le corps ; car jamais il n’y avait eu de quoi s’inquiéter, mais l’excès de bienveillance et d’hospitalité me déroutait et mes peurs, mon insécurité enfouies dans ma vie ressurgissaient.

L’histoire de Nasr Eddin me renvoie à une autre expérience, cette fois-ci c’est la pratique de la méditation qui m’a permis de la vivre. J’étais alors jeune pratiquant, avec des amis nous conversions, quand dans l’échange, je me suis rendu compte que j’avais des pensées de jalousie. J’en suis resté éberlué. « Voilà, me suis-je dit, que je suis jaloux. » Jamais, avant d’avoir pratiqué la méditation, je ne m’étais rendu compte que j’avais de la jalousie en moi ; la méditation nous permet de prendre conscience de notre réalité et d’en tenir compte ; par la Lumière de Dieu qui descend en nous, nous transformons nos imperfections, plus où moins rapidement. La patience et la confiance deviennent deux qualités absolument nécessaires ; elles se développent d’elles mêmes.

Rappel : Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagées dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Notre planète terre

Samedi 19 septembre 2009


Question :
L’humanité survivra-t-elle aux désastres écologiques qui menacent la planète ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Oui, l’humanité survivra à tout, précisément parce que Dieu ne permettra pas que Sa parfaite manifestation sur terre soit un échec. Mais il est très difficile d’imposer aux autres la nécessité de respecter et de préserver notre mère Terre. Si nous essayons d’agir par la force, nous échouerons. Personne ne veut rien apprendre par une contrainte extérieure. Les choses doivent s’enseigner par la persuasion intérieure et l’exemple extérieur.
La persuasion intérieure doit être fondée sur nos prières et nos méditations. Tous ceux qui sont conscients des idéaux supérieurs ont le devoir de prier Dieu et de méditer sur Dieu afin que les esprits assoiffés de destruction dans le monde soient illuminés et transformés en esprits aspirant à la perfection. Nous devons également prier Dieu et méditer sur Dieu afin que naisse et se développe une réelle faim d’unité universelle dans la vie de l’humanité.

 

Question : Comment apprendre à notre société moderne technologique à respecter la Terre, notre demeure ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Le développement de la technologie n’est pas mauvais en soi. Mais il faut savoir si la technologie est utilisée pour la satisfaction divine de l’humanité ou pour l’autodestruction de l’homme. Notre planète Terre, que Dieu a choisie pour Sa totale manifestation, sera inondée de lumière et de félicité seulement lorsque nous vivrons tous dans le jardin de notre cœur de pureté et non pas dans la jungle de notre mental d’impureté.
En ce sens, chaque chercheur spirituel a un rôle à jouer dans la protection de notre petite planète. C’est l’illumination du mental et de l’esprit individuels qui précèdera l’éveil d’une nouvelle conscience collective. Le changement des attitudes individuelles sera le précurseur d’un changement dans les politiques institutionnelles et le résultat en sera l’avènement d’un plus grand respect et d’un plus grand amour pour notre planète Terre.

© Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy : Interview réalisée en 1990

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Voir aussi sur ce blog, le court et très réconfortant texte :

Eileen Caddy : On me montra la terre

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Frontières et évolution du monde

Dimanche 30 août 2009

Question : Ne pensez-vous pas que les identités nationales, les frontières et les dogmes politiques retardent l’évolution spirituelle de l’homme ?

ckg208n11.jpgSri Chinmoy : Je pense très sincèrement que le concept de nationalité et les dogmes politiques retardent la croissance de la conscience humaine. Toutefois, c’est l’élévation de l’esprit au niveau individuel qui doit précéder l’éveil des institutions sociales, qu’elles soient églises ou gouvernements. Ce sont les âmes spirituellement évoluées qui doivent offrir offrir leur lumière à leurs frères et sœurs plus jeunes. Comme vous le savez, la politique des institutions et des gouvernements émane habituellement de la conscience générale d’un peuple. Cette politique peut être considérablement influencée par des êtres illuminés. L’Inde, par exemple, ne manque pas, ni d’ailleurs n’a jamais manqué de telles âmes.
Seul le temps pourra ouvrir une brèche qui permettra à la conscience spirituelle de pénétrer en l’individu et la société. De notre côté, un effort spirituel conscient doit être entrepris afin que les forces supérieures descendent et atteignent le tréfonds de notre cœur aspirant. Le fossé que nous constatons actuellement entre l’aspiration et sa mise en pratique dans la société sera alors comblé.

Question – Réponse de Sri Chinmoy : L’ART DE LA RENAISSANCE était-il plus inspiré que l’art moderne ?

Lundi 30 juin 2008

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Auto-portrait de Leonard de Vinci, réalisé entre 1512-1515

 

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La Joconde (ou Portrait de Mona Lisa), tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1506.

Question : L’art de la Renaissance était-il plus inspiré que l’art moderne ?

Sri Chinmoy : A cette époque, l’art était plus fervent et plus significatif que l’art d’aujourd’hui. Je ne comprends souvent pas les tenants ni les aboutissements des artistes modernes. Ils diront que je suis ignare et que je n’y connais rien. Mais je répondrai simplement : « Oui, je suis ignare, c’est vrai. Mais lorsque je suis devant une œuvre d’art de Léonard de Vinci ou de Michel-Ange, d’une part, et d’autre part devant une de vos œuvres, pourquoi suis-je attiré par leurs œuvres et pas par la votre ? C’est la même personne qui juge, les mêmes yeux, le même cœur, les mêmes qualités intérieures et le même manque de connaissance. » Je ne veux pas du tout dire que tous les artistes modernes sont de mauvais artistes. Loin de là. Il y a des artistes modernes exceptionnels. Mais en général, les artistes modernes ne sont pas aussi inspirants ou n’élèvent pas autant notre conscience que les artistes de la période de la Renaissance. Dans le domaine de l’art créatif, cette époque était beaucoup plus progressive, spirituelle et capable d’élever l’âme que notre époque actuelle.
Il y a quelques mois, j’ai fait une série de dessins dans lesquels personne ne pouvait rien voir. Mais je leur ai donné des noms pompeux pour prouver qu’ils étaient très spirituels ! La plupart des artistes modernes font la même chose. Ce qu’ils peignent, Dieu seul le sait. Mais lorsque vous leur demandez ce qu’ils voient dans leur art, ils ne vous parlent que de révélation, de manifestation, de vision cosmique. Mais lorsque Léonard de Vinci a peint la conscience de la Joconde, il l’a saisie de manière très vivante et c’est la Fierté de l’Eternité. Vous regardez la Joconde et vous voyez tout de suite qu’elle représente la Lumière de la Divinité et la Vie de l’Immortalité.
Penez quelqu’un de très laid qui essaie de porter des vêtements très chers et très beaux ; s’il est vraiment très laid, cela n’y changera rien. Les artistes modernes ne traitent qu’avec la couleur, les lignes et le son, mais il n’y a aucune âme derrière. Combien de temps pouvez-vous admirer un corps et une forme sans esprit ? L’artiste moderne peut peindre le corps d’une personne, sa conscience physique, mais il n’y a pas d’esprit. Ils peuvent écrire de la musique, mais souvent, il n’y a pas d’harmonie divine. C’est pour cela que l’art moderne ne réussit pas en termes de spiritualité. Il pourra être apprécié par beaucoup, mais il ne les inspirera pas et n’élèvera pas du tout leur conscience.

Extrait du livre “L’art et la spiritualité” de Sri Chinmoy, récemment édité, en France, par les “Editions de La Flûte d’Or”. Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés Copyright ©Photo :

Pour tous renseignements complémentaires, un site : srichinmoy.fr

L’évolution de la conscience de l’homme, par Sri Chinmoy

Jeudi 19 juin 2008

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La conscience éveillée de l’homme est en train d’évoluer vers l’Existence Divine.
Cette réalité introduit un lumineux rayon d’espoir dans les ténèbres du monde actuel.
Un jour viendra où les êtres humains, non seulement se donneront la main, mais aussi uniront leurs esprits, leurs cœurs et leur âmes. Toutes les barrières physiques, vitales et mentales dressées entre l’Orient et l’Occident s’évanouiront, et, loin au-dessus des critères nationaux, au dessus même des critères personnels, volera l’étendard suprême de l’unité divine.

© Centre Sri Chinmoy
© foto Jowan Centre Sri Chinmoy

La musique peut élever ou abaisser notre conscience, un écrit de sri Chinmoy

Samedi 7 juin 2008

 

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La musique fervente et spirituelle nous aide vraiment ; elle nourrit notre vie intérieure. La musique possède une force immense. Avec le feu, on peut soit se brûler, soit cuisiner ou faire bien d’autres choses utiles. Il en va de même pour la musique. La musique divine élève immédiatement notre conscience, tandis que la musique non divine fait immédiatement baisser notre conscience et tente de détruire notre imploration intérieure sincère pour une vie spirituelle meilleure. La personne spirituelle sera immédiatement affectée par cette musique. Ainsi la musique peut-elle changer notre conscience, mais il faut toutefois qu’elle provienne du cœur pour entrer dans le cœur. La musique qui touche les profondeurs mêmes de notre cœur peut élever notre conscience.

© Musique Centre Sri Chinmoy

 

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