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Archive de la catégorie ‘Contes et histoires du monde’

Légende ou réalité de l’Adam’s Bridge appelé aussi Pont de Rama ?

Samedi 17 septembre 2011


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Partie supérieure l’Inde, en dessous le Sri Lanka

La photo ci-dessus présente l’Adam’s Bridge (Pont d’Adam) -nom donné par un cartographe britanique en 1804- comme il est apparu entre l’Inde et le Sri Lanka de la navette spatiale Endeavour, au cours de la mission de la Nasa STS-59 le 16 avril 1994.

Le pont est en réalité à notre époque un banc de sable de 30km de long au large de la côte sud de Tamil Nadu, en Inde et de l’île de Mannar, au large de la côte nord-ouest du Sri Lanka, il porte aussi le nom de Rameswaram Island, Ramar Palam ou de Ram Setu en référence à une très ancienne histoire liée au dieu Rama. Le pont était praticable jusqu’à ce qu’un cyclone approfondisse le canal en 1480.

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La construction du pont par Hanumân pour Rama

Dans le Rāmāyana, chant 2-22-76, le pont a été construit par une armée de vanaras (hommes-singe) et Hanumân pour le Seigneur Rama. Celui-ci voulait gagner l’île de Lanka où son épouse Sitā, enlevée par le roi démon Rāvana, était retenue prisonnière. Dans l’écrit plusieurs fois millénaire le pont est nommé Setubandhanam, nom qui localement persiste toujours.

Sur ce blog, ces titres en rapport :

- Le Ramayana est paru, traduit en français, dans une édition de luxe
- Extraits du Ramayana évoquant la construction d’un pont entre l’Inde et le Sri Lanka

- Des scientifiques affirment leurs sentiments que le pont n’est pas d’origine naturelle 

 http://commons.wikimedia.org/wiki/File:AdamsBridge02-NASA.jpg?uselang=fr
Image :
Philadelphia Art Museum] |Author=Anonymous, Made in Kangra, Himachal Pradesh, India |Dat)

http://en.wikipedia.org/wiki/File:The_Monkeys_and_Bears_Build_a_Bridge_to_Lanka.jpg

Ganesha, Murugan et la Mangue, fruit de la réalisation, offerte par Shiva

Vendredi 2 avril 2010

Image de prévisualisation YouTube

Les hindous décrivent Ganesh comme un dieu intelligent et sage, ils racontent cette histoire :
Un jour, Parvati revint à la maison avec une superbe mangue bien mûre. Shiva et Parvati expliquèrent à leurs enfants Ganesha et Subramanya (appelé aussi Murugan) que le nectar de la Suprême Connaissance et de l’Immortalité était cachés dans le fruit. Comme elle disposait d’une seule mangue cela provoqua une dispute entre Ganesh et son frère cadet Subramanya. Tous deux revendiquaient leur ordre de naissance, l’un étant l’aîné et l’autre le cadet… ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord.  Shiva décida : « Le premier d’entre vous qui reviendra d’un tour du monde mangera la mangue. » Subramanya se hâta, il enfourcha sa monture, le paon, et traversa le monde céleste, le monde terrien et le monde sous-terrain. Pendant ce temps, Ganesh qui avait pour monture une souris décida de faire le tour de ses parents :  « Mes parents Shiva et Parvati sont la Totalité du monde. En eux se trouve l’Univers entier. » Il fit 7 fois le tour de ses parents, quand il eut fini, à la demande de Shiva il expliqua :  « Vous représentez le monde, en tournant autour de vous, je rempli mon devoir ! » Subramanya de retour vit Ganesh toujours là, Shiva commenta ce qu’avait fait Ganesh et offrit la mangue au garçon à la tête d’éléphant, au grand dépit du cadet.

Dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka,  Ganesh est représenté parfois tenant dans sa main une mangue ou un citron.

Voir les autres articles sur ce blog présentant Ganesh : Ici

Ganesha, une divine naissance, rédacteur de la Mahâbhârata

Mercredi 6 janvier 2010

La Naissance :

Parvati, shakti de Shiva, (versant féminin de la divinité de Shiva), recherche un gardien sûr pour garder l’entrée du Palais, avant de prendre son bain. Déçue une première foi  par Nandi, son garde-serviteur, qui avait laissé passer Shiva, elle décide de créer un garde à sa mesure. A partir des sécrétions parfumée de sa divine peau, elle recueille une pâte de safran qu’elle modèle ; elle forme un enfant et lui donne vie. Après l’avoir bénie elle lui recommande : « Ne laisse entrer personne sans ma permission ! » L’enfant monte la garde à l’entrée du Palais jusqu’au jour où Shiva, de retour d’une longue période de méditation aux Himalaya, veut entrer au Palais. Ganesh applique la consigne de sa mère, il interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suit une longue et terrifiante bataille où sont engagés les gardes de Shiva, les ganas, mais aussi Brahma, les deux fils de Shiva, Kartikeya et Indra, rois des devas, et leur armée, contre le seul Ganesh.

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Kali

Lorsque l’affaire arrive aux oreilles de Parvati, celle-ci est furieuse, elle crée deux divinités aux larges pouvoirs, Kali et Durga, et les envoies soutenir son fils.

Une tête d’éléphant :
L’armée en déroute revient auprès de Shiva et s’en remet à sa Haute décision.  Shiva est mécontent, il décide d’aller lui-même combattre l’enfant avec l’aide de Vishnou. Ce dernier utilise l’illusion pour jeter la confusion. Shiva en profite pour décapiter Ganesh avec son trident. Parvati découvrant Ganesh décapité demande la renaissance de son fils. Shiva acquiesce et envoie  son armée en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera et de la lui ramener pour qu’il remplace celle de l’enfant. C’est un éléphant avec une seule défense qu’il rencontrent et décapitent. Shiva pose alors la tête de l’éléphant sur le jeune garçon et lui donne vie.

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Shiva – Parvati – Ganesh

Ganesh est présenté aux autres divinités comme le fils de Shiva et de Parvati elles offrent à l’enfant un plat Modaka. A la vue des pâtisseries,  Ganesh est comble de joie et de gratitude ; il danse. Depuis les artistes et conteurs le représente comme adorant les gâteries. Les modakas sont toujours présents dans la pâtisserie indienne. Le parfum des gourmandises fait sortir un rat de son gite ; il sera le véhicule préféré de Ganesh. Tous deux se complètent, l’un est puissant et réfléchi, l’autre est petit et mobile ; ensemble ils ont tous les atouts pour résoudre tous les problèmes du monde.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Ganesh est depuis adoré :

Ganesh est un Dieu populaire ; il est invoqué par les indous avec dévotion pour effacer les obstacles lors de la création d’entreprises, pour aussi apporter sa protection dans les épreuves de la vie. Appelé aussi « Ganapati », il est connu comme dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, il est le patron des étudiants et des travailleurs du savoir. Sri Chinmoy, Maître spirituel contemporain, né au Bengale, lui a dédié au moins 11 chants, des bhajans, voici les paroles en bengali de l’un d’eux : « Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Ganapati ganapati ganapati, Taba pade animesh mor nati »

Une fête est dédiée à Ganesh : « Vinayagar Chadurti », au cours de cette célébration dans les familles l’on prépare de nombreuses et colorées gâteries pour le dieu gourmand qui seront ensuite déposées à Ses pieds, au Temple, dans chacun des foyers.

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Ganesh avec le sage Vyasa rédige le Mahâbhârata

Ganesh rédacteur de la Mahâbhârata :

Dans la tradition indienne, Ganesh est le rédacteur de la Mahâbhârata qu’il a écrite sous la dictée du Sage Vyâsa. La Mahâbhârata est selon Sri Aurobindo : « Une allégorie de la vie intérieure, ne concernant plus notre vie et nos actions humaines extérieures, mais seulement les batailles de l’âme et les forces qui se disputent la suprématie. » Epopée de cent vingt milles strophes écrites en sanscrit, c’est le grand livre sacré de l’Inde, « analogue à la Bible par sa taille et sa portée religieuse. Il est souvent considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers, quinze fois plus que l’Iliade » nous indique l’encyclopédie Wikipédia. Cette rédaction vaut à Ganesh d’être souvent nommé : « Scribe divin, Maître des Écritures, Dieu du savoir ».

Sources :
« La Bhagavad-Gîta » par Shrî Aurobindo édité par Albin Michel

http://www.srichinmoysongs.com/

http://manmonster.centerblog.net/rub-arbres-fruitiers-zone-et-subtropicales-.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

http://lindemagique.over-blog.com/article-35171835.html

L’Initiation du Maître : Une Histoire spirituelle indienne, de Sri Chinmoy

Dimanche 27 décembre 2009

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Maître et disciples

Il était une fois un roi bon et pieux qui régnait sur son royaume justement,divinement et suprêmement. Tous ses sujets étaient ravis et fiers de lui. Mais vint un moment où il fut tenaillé par la soif intérieure d’être initié. Il implora avec ardeur la paix et la lumière, abandonna son Royaume et se rendit chez son Maître spirituel afin d’être initié.
Ce dernier lui dit : « Je vais t’initier quand tu seras prêt ; pour le moment, tu ne l’es pas. »
Le roi accepta les paroles du Maître. Il s’inclina devant lui et répondit : « Je ferai tout ce que vous me demanderez. Mais je vous en prie, acceptez-moi comme disciple. »
Le Maître répliqua : « Bon, je t’accepte comme disciple. Va au sommet de la colline et coupe des arbres, comme mes autres disciples. Nous avons besoin de combustible pour faire à manger. Tu mèneras également les vaches aux champs, comme le font les autres disciples et tu accompliras les autres tâches domestiques.
Le roi accepta. Chaque jour il prit l’habitude d’aller avec les autres disciples, ses frères spirituels, accomplir les tâches domestiques, afin de plaire au Maître. Le roi n’avait jamais auparavant accompli ce genre de tâches. Il fit de son mieux et réussit dans une certaine mesure à bien faire son travail.
Un jour, il était occupé à abattre un arbre, mais il était très lent. Un de ses frères disciples le frappa sur l’épaule et dit : « Tu travailles trop lentement ! Le Maître sera furieux si nous travaillons à ce rythme. Ne sois pas si lent ! »
Ce disciple était un membre d’une caste inférieure. Il était même un intouchable. Le Maître acceptait les disciples de toutes les castes car, à ses yeux, tous étaient égaux. Le roi ne dit rien à l’intouchable, mais, il se disait : « Sait-il qui j’étais ? S’il avait agi ainsi quand j’étais roi, mes hommes l’auraient immédiatement tué. Comme j’ai accepté la vie spirituelle, il est sauf. Que Dieu bénisse son ignorance. Il devrait savoir qui j’étais et qui je suis.
« Au bout d’un certain temps, le roi revint voir le Maître, s’agenouilla et lui dit : « Plusieurs de mes frères arrivés après moi ont déjà été initiés, alors que je ne le suis toujours pas. Quand est-ce que mon tour viendra ? »
Le Maître répondit : « Un jour, ce sera ton tour, mais ce n’est pas encore le moment. Il te faut plus de temps. Tu savoures encore l’orgueil d’avoir été roi. Tant que tu vivras dans cette mémoire de richesse-orgueil, ton initiation restera un but lointain. Domine ton orgueil et je t’initierai. A moins de conquérir cet orgueil, ne t’attends pas à être initié.
« Le roi toucha les pieds du Maître : « A compter de maintenant, je m’efforcerai de toute mon âme de conquérir mon pire adversaire, mon orgueil, afin de devenir ainsi digne de votre initiation. »
Le Maître dit : « Essaie, mon enfant, tu réussiras. »
Au bout de quelques temps, le roi conquit enfin son orgueil et fut initié par le Maître.

 

Une histoire de Sri Chinmoy écrite le 7 / 1 / 1979,
extraite du livre « Les Festins de l’Inde »
paru aux Editions « La Flûte d’Or » 

“L’âme est un jardin”, un livre d’histoires de Sri Chinmoy

Mardi 1 décembre 2009

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“En chacun de nous existent de magnifiques jardins. Ce sont les jardins de l’âme. Chacune des fleurs qui s’y trouvent exhale un parfum qui nous permet de découvrir l’authentique beauté et l’infinie liberté de notre moi profond.” nous dit Sri Chinmoy en introduction. Traduit de l’anglais par Josée Guévin en français canadien, ce merveilleux livre de contes est l’une des 1500 oeuvres écrites de Sri Chinmoy. Tous les livres de ce grand Maître spirituel, nous apportent la sagesse et la douceur de sa profonde réalisation. “Ces histoires proviennent de l’Inde ancienne, tandis que d’autres relatent des épisodes de grands personnages de l’histoire” elles nous conduisent sur les sentiers aventureux de la vie quotidienne des gens de tous les jours, et nous en instruisent en nous en révélant certaines leçons en toute simplicité. Que ce soit le roi, le marchand d’oiseaux, la vache, l’astrologue, le brahmane, les épouses… tous au quotidien, comme nous, sont en face de la Vie et de ses messages transcendantaux. “C’est avec beaucoup d’amour que je désire les faire partager aux lecteurs de l’Occident.”

Ces 68 courtes histoires, accompagnées chacune d’un aphorisme, (”Commence ton parcours intérieur sans attendre de voir qui d’autre veut s’élancer avec toi. Lorsque les autres auront vu que tu as atteint ton but, ils voudront t’imiter.“), si elles sont distrayantes, toutes nous comblent de sagesse.
Un cadeau que l’on peut se faire, un cadeau véritable, dont on n’oubliera pas les chaleureux messages.

Voir quelques histoires en cliquant Ici

 

 “L’Âme est un jardin”
Un livre de Sri Chinmoy
Edité par les Editions “AdA Inc.”
Canada

Gilgamesh, 2800 ans av.JC s’en prend au gardien des cèdres, Humbaba

Mardi 3 novembre 2009

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Giglamesh – tablette

Tradition :

Les scientifiques :
En 1872, l’assyriologue anglais George Smith déchiffra sur un fragment de tablette d’argile, l’épopée de Gilgamesh ; avec d’autres archéologues, il se mit à chercher dans les archives du Bristish Museum d’autres fragments de tablettes susceptibles d’appartenir au poème épique ; en 1891, une première édition des douze tablettes de 300 vers chacune fut publiée.

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Représentation possible de Enlil


Préalables :

Dans la mythologie mésopotamienne, Humbaba est un démon protecteur, il est le démon gardien de la forêt des cèdres où vivent les dieux. Cette charge lui a été confiée par le dieu Enlil.
Enlil (Li ou Ellil), le dieu de l’air est souverain des dieux des régions de Sumer (région de la basse Mésopotamie, actuellement partie Sud de l’Irak) et d’Akkad (région située au nord de la Basse-Mésopotamie). En sumérien, son nom est expliqué comme en-líl, ce qui signifie « Seigneur du Vent » . Il est en effet, au départ, le dieu du vent du printemps, période de retour de la végétation dans les campagnes. Enlil peut également avoir un caractère violent et redoutable, comme la tornade. En fait, son nom pourrait remonter à des temps très reculés à l’époque même sumérienne. Son nombre est 50, ses symboles sont la tiare à cornes et les tablettes de la destinée. Une partie de la voûte céleste lui était attribuée. D’après les mythes les plus anciens, il est considéré comme le roi des dieux. C’est lui qui dirige l’humanité, grâce aux tablettes du destin, sur lesquelles est gravé l’avenir des hommes.

Historique :
L’épopée de Gilgamesh fait partie des oeuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité, elle a son origine en Mésopotamie (irak actuelle). Inspirée par plusieurs récits sumériens du III° millénaire avant Jésus, elle est connue par des tablettes du début du II° millénaire, notamment par les 12 tablettes de sa version assyrienne, provenant de la bibliothèque d’Assurbanipal à Ninive. Gilgamesh est le 5° roi de la première dynastie d’Uruk, selon la liste royale sumérienne. Présenté comme un surhomme, au deux tiers divin, il exerce sa force tyrannique sur les Urukiens.
Sur les 12 tablettes, trois sont consacrées à l’expédition et au combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres.

Ci dessous, en cliquant sur « lire la suite »

L’épopée de Gilgamesh
Episode du combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres

Cliquer ci-dessous
pour

(suite…)

Une fable du BOUDDHISME THERAVADA KHMER : Le crabe

Jeudi 29 octobre 2009


J’ai trouvé cette fable dans les commentaires laissé par un membre du BOUDDHISME THERAVADA KHMER  sur un article de la thématique de la semaine de buddhachannel.tv intitulé : « ANIMAUX & COMPASSION /ANIMAL & COMPASSION. » Je l’ai légèrement retravaillée :


Un jour, des disciples avec leur Maître rencontrèrent dans les rizières un groupe d’enfants qui avaient attrapé un crabe. L’un d’entre eux qui le tenait entre le pouce et l’index d’une main, de son autre main arracha l’une des pinces du crabe sous les cris de joie de ses petits camarades.

Encouragé par leurs acclamations, il enleva l’autre pince, puis, une par une, toutes les pattes de l’animal.

Il jeta ensuite le crustacé dans la rizière avec l’intention d’en attraper un autre.

Les enfants apercevant le Maître et les disciples les saluèrent et s’en retournèrent à la recherche d’un autre crabe.

Le Maître intervient :

« Mes enfants, si quelqu’un s’amusait à vous arracher le bras ou la jambe, cela vous ferait-il mal ? »

« Oui, Maître, s’écrièrent-ils tous en chœur. »

« Savez-vous que les crabes ressentent la douleur, tout comme vous ? »

Les enfants restèrent silencieux.

Le Vénérable continua :

« Le crabe mange et boit. Il court et nage avec ses pattes, et ses pinces lui servent à se défendre. Réfléchissez à cela. »

Les enfants furent touchés.

D’autres villageois s’étant rassemblés autour d’eux, le Maître continua :

« Chaque être vivant mérite de jouir d’un sentiment de sécurité et de bien-être.

Nous devons protéger l’existence et apporter le bonheur aux autres. Tous les êtres vivants, qu’ils soient petits ou grands, qu’ils aient deux ou quatre jambes, qu’ils nagent ou qu’ils volent, ont le droit de vivre. Nous ne devons ni les faire souffrir, ni les tuer. »

L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


Cliquer sur les photos pour les agrandir
© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Le boiteux et l’écharde, une histoire de Nasr Eddin Hodja

Dimanche 20 septembre 2009

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Un boiteux était venu voir le Mullah Nasrudin. Il lui demanda :
- Mullah, pourrais-tu faire quelque chose pour que je ne boite plus ?
- Je ne suis pas médecin, s’exclama Nasrudin.
- Mais j’ai déjà vu tous les médecins, dit le boiteux.
- Et que t’ont-ils dit ? demanda Nasrudin.
- Ils ne cessent de me dire que je n’ai rien et qu’il n’y a aucune raison que je boite.
Nasrudin prit sa longue barbe dans sa main et fit le silence, puis lui demanda :
- Marche un peu pour voir.
Le boiteux se déplaça en boitant.
- Fais voir ton pied.
Le boiteux ôta sa chaussure. Fichée dans le gros orteil, Nasrudin découvrit une énorme écharde.
- Tu as une écharde dans le pied ! Il est normal que tu boites.
- Comment peux-tu savoir ? Tu n’es pas médecin. Ce n’est pas une écharde ! C’est mon pied ! Il est comme cela depuis années !

o o o

Témoignages de Nidish :

Cette histoire enseignement, racontée à la manière des soufis, me rappelle un séjour en Grèce que j’ai vécu en 198o ; l’impression forte qui m’en est resté par mes déplacements dans les petites villes, c’est que je pouvais être en toute confiance dans le pays. Je laissais mon sac à dos sur la place public, je m’éloignais,  je savais que j’allais le retrouver. Plusieurs personnes m’ont hébergé, je me suis déplacé en stop, hôtes et automobilistes, tous ont été extrêmement accueillant, voir trop ; trop au point que j’en ai eu peur. Je ne pratiquais pas encore la méditation, alors mon mental a réagit avec ses imperfections.

C’est alors que j’ai compris que je vivais avec des peurs dans le corps ; car jamais il n’y avait eu de quoi s’inquiéter, mais l’excès de bienveillance et d’hospitalité me déroutait et mes peurs, mon insécurité enfouies dans ma vie ressurgissaient.

L’histoire de Nasr Eddin me renvoie à une autre expérience, cette fois-ci c’est la pratique de la méditation qui m’a permis de la vivre. J’étais alors jeune pratiquant, avec des amis nous conversions, quand dans l’échange, je me suis rendu compte que j’avais des pensées de jalousie. J’en suis resté éberlué. « Voilà, me suis-je dit, que je suis jaloux. » Jamais, avant d’avoir pratiqué la méditation, je ne m’étais rendu compte que j’avais de la jalousie en moi ; la méditation nous permet de prendre conscience de notre réalité et d’en tenir compte ; par la Lumière de Dieu qui descend en nous, nous transformons nos imperfections, plus où moins rapidement. La patience et la confiance deviennent deux qualités absolument nécessaires ; elles se développent d’elles mêmes.

Rappel : Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagées dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

 

Résonance entre deux Auteurs, sur le thème « Dieu et soi » : Sri Chinmoy – Vivekananda

Mercredi 9 septembre 2009


Où trouver Dieu ?
En vous.

Où trouver le bien ?
Tout autour de vous.

Sri Chinmoy

o o o

Vous êtes les Enfants de Dieu, vivant dans la béatitude immortelle,
des êtres saints et parfaits.

Vous, divinités sur terre, des pécheurs !
C’est un péché que d’appeler l’homme un pécheur.

Swami Vivekananda

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