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Archive de la catégorie ‘Contes et histoires du monde’

Un amour inconditionnel, une histoire de Sri Chinmoy

Jeudi 5 juin 2008

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Elle prête de l’argent avec sagesse

Il était une fois un homme très riche, extrêmement cruel et avare. Sa femme était d’une grande bonté, affectueuse et empathique. Personne n’aimait le mari, mais tout le monde estimait l’épouse. « Dieu m’a donné ce méchant mari, mais que faire d’autre que de l’aimer puisque tout le monde le déteste ? » pensait la femme. Elle était bonne pour lui et le servait jour et nuit.

Le couple vit la famine déferler sur la région où il habitait et de nombreux villageois vinrent lui demander de l’aide. L’épouse donna de l’argent à chacun et prodigua affection et sympathie. Le mari, en dépit de son avarice, ne s’offusqua pas de cette générosité. « Tant que ce n’est pas moi qui donne, je n’ai rien à dire », pensait-il.
La femme aimait bien faire la charité.
- Nous ne faisons qu’emprunter cet argent, lui disaient les gens. Nous vous le rembourserons.
- Non, nous vous le rendrons quand la famine sera finie, s’objectaient les villageois.
- Si vous souhaitez absolument me remettre la somme, vous le ferez le jour où mon mari mourra, répliquait-elle.
Certains furent choqués. D’autres pensèrent qu’elle parlait ainsi parce que le jour où son conjoint mourrait, les funérailles lui couteraient cher.
Un jour, la mère tint ces propos étranges en présence de l’un de ses fils. Jusque-là, le garçon chérissait ses deux parents, mais il fut choqué d’entendre de telles paroles sortir de la bouche de sa mère. il alla trouver son père.
- Mère a demandé aux gens de la rembourser après ta mort, lui confia-t-il.
- Comment peut-elle dire une telle chose ? s’étonna le père. Elle donne toujours de l’argent sans compter ; pourquoi demanderait-elle aux villageois de le lui rendre et pourquoi après ma mort ?
– Le mari alla trouver sa femme.
– Pourquoi as-tu demandé aux gens de te rembourser après mon décès ? s’enquit-il.
Tu ne comprends pas, répondit-elle. Vois-tu, les gens ne t’aiment pas. En fait, ils te détestent. Tout le monde souhaite que tu meures, mais plusieurs ont reçu beaucoup d’argent et, par nature, les gens ne veulent pas rembourser ce qu’on leur donne. A partir de maintenant, plutôt que de souhaiter ta mort, ils vont prier pour que tu restes en vie afin de ne pas devoir me rembourser. j’espère que tu vas vivre longtemps, très longtemps, bon et gentil. Je t’avoue que j’ai joué un tour aux villageois. Ainsi, ils prieront tous les jours pour toi. Peu importe l’argent ! je veux que tu demeures longtemps à mes côtés.
Le mari fut extrêmement touché par la sagesse et l’amour de sa femme, et il s’engagea à avoir plus de compassion pour les autres.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française
© foto Centre Sri Chinmoy Autralia Rose Pink

Une histoire de Sri Chinmoy : En unité avec l’ensemble de la Création divine

Mardi 27 mai 2008

Un grand aspirant nommé Bamadav était connu dans tout le pays pour sa compassion envers tous les êtres humains mais aussi envers toutes les créatures terrestres. Bien qu’il fût extrêmement pauvre, il était d’une grande générosité et d’une grande magnanimité de cœur.
Un jour, alors qu’il préparait son frugal repas du soir, il avait étendu du beurre sur deux morceaux de pain ; un troisième morceau était sans beurre. Il s’apprêtait à manger les deux morceaux recouverts de beurre quand tout à coup un chien se mit à aboyer à l’entrée de sa petite maison. Aussitôt que Bamadav ouvrit la porte, le chien entra et, dans un élan, attrapa le morceau de pain sans confiture et s’enfuit en courant.
Bamadav courut après le chien, le suppliant de s’arrêter : « Ô chien, je t’en supplie, rapporte-moi ce morceau de pain afin que j’y ajoute du beurre et puis je te le redonnerai ! Tu es un invité et les invités doivent être traités avec beaucoup d’amour. »
Aussitôt que Bamadav eut dit cela, le chien se transforma en un être humain rempli de lumière, qui lui dit : « Je suis la Déité Suprême. Je suis venue à toi pour tester ton unité avec toute ma création. »
Bamadav fut inondé de joie et tomba aux pieds de la Déité Suprême ; celle-ci bénit le grand aspirant, en disant : « Tu m’as vu sous la forme d’un chien. D’autres auraient battu le chien plutôt que de l’implorer de rapporter le morceau de pain pour y ajouter du beurre. Ton unité avec le monde animal, ton union avec tout le monde, avec toute Ma création, m’ont comblé au-delà de mon imagination. Par conséquent, je t’accorde la réalisation suprême : la Paix éternelle, la Lumière infinie et la Vie immortelle. »

© Texte extrait du livre “Les festins de l’Inde” Volume 1 paru aux Editions de “La Flûte d’Or”

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© 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés
 

Une histoire de roi, par Sri Chinmoy

Jeudi 22 mai 2008

 

Nasir Uddin et l’oracle

Nasir Uddin était un roi très pieux. Il refusait de retirer de l’argent des coffres de son royaume pour ses besoins personnels. Pour gagner quelque argent, il recopiait le Coran à la main et vendait les exemplaires. De plus, il confectionnait des objets qu’il liquidait.
Un jour, un grand oracle vint lui rendre visite au palais. Nasir Uddin était alors en train de recopier le Coran et l’oracle l’observa quelque temps. Au bout d’un moment, le roi cessa d’écrire et commença à parler à son serviteur.
- Votre Majesté, lui fit remarquer l’oracle, vous avez malheureusement fait une erreur en recopiant. Nasir encercla le mot à corriger, l’effaça et le remplaça par celui que l’oracle lui avait suggéré. Celui-ci fut heureux que le roi l’ait écouté. Quand il quitta le palais, le roi effaça le nouveau mot pour réécrire celui d’origine.
- Pourquoi faites-vous cela ? Ses gardes lui demandèrent-ils. Si le mot était exact au départ, pourquoi l’avoir changé ?
- Bien que je sois un roi, leur répondit le souverain, il est un oracle et il en connait bien d’avantage que moi dans ce domaine. Malheureusement, il se trouve qu’il faisait erreur dans ce cas-ci. Cependant, si je le lui avais dit, sa fierté aurait été blessée. j’ai inscrit le mot incorrect pour ne pas l’embarrasser. Toutefois, je ne peux pas laisser les choses ainsi. Sinon, quiconque achètera l’ouvrage y trouverait l’erreur.
Le roi fit une pause et poursuivit.
- Il n’est pas utile de blesser les gens, même quand vous êtes dans votre bon droit. Je peux facilement être humble, surtout en ce qui concerne l’apprentissage livresque. Si l’oracle avait cherché à me conseiller sur ma façon de diriger le royaume,croyez-vous que je l’aurais écouté ? La gestion de mon territoire, c’est mon affaire. Or, il est toujours bon de respecter les connaissances de quelqu’un dans son propre domaine.

C’est un privilège exceptionnel
de posséder la beauté
d’un esprit serein,
la pureté d’un cœur aimant
et
la divinité d’une vie humble.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

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Copyright© 2006 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Présentation à partir d’une recherche sur Wikipédia :
Nasir ud-Dîn Mahmûd
, Nasir ud-din Firouz Shah (1246-1266) était un dirigeant musulman turc et Sultan de Delhi.

Mahmud était connu pour être très religieux, passant le plus clair de son temps dans la prière. Sa renommée est fondée sur l’aide qu’il a apporté aux pauvres et aux malheureux.
Son tombeau fortifiée a été réalisé par Iltutmish (
connu sous le nom Ghari Sultanen) en 1231, dans la zone Kunj Vasant, à proximité de Mehrauli, à New Delhi. La chambre funéraire octogonale, est l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la dynastie Mamlouk , dont le Minaret de Qutub fait aussi partie.

Une histoire de voleur jaloux, de Sri Chinmoy

Dimanche 18 mai 2008

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Le gobelet en or du voleur

 

Deux voleurs étaient bons amis mais également très jaloux l’un de l’autre. La vie humaine est ainsi faite : l’amitié et la jalousie vont de pair.
Une nuit, arès être allés voler, ils se rencontrèrent dans la rue. L’un des deux avait un superbe gobelet e or.
- Où as-tu trouvé cela ? lui demanda l’autre.
- Je l’ai volé dans la maison d’un ermite.
- Mais comment un ermite pourrait-il posséder un si beau gobelet. ?

- Je n’en sais rien, mais il a de nombreux disciples. C’est peut-être un cadeau. L’homme se soucie guère d’avoir une tasse en or ou un gobelet en terre cuite. La plupart du temps, il reste assis au pied d’un arbre près de sa petite maison, à prier ou à méditer. Il n’a que faire de ce qu’il possède. Ses disciples déposent des objets de grande valeur dans sa maison mais, lui, il est au-dessus de tout cela car il n’est pas attaché aux biens matériels.
Son ami était jaloux que l’autre ait mis la main sur un si beau gobelet.
- J’ai décidé de cesser de voler, lui annonça-t-il.
- Comment ? Pourquoi ferais-tu cela ? lui demanda l’autre.
- Voler n’est pas bien, répondit-il. Je vais rendre à leurs propriétaires tous les objets que je leur ai volés. Il est vrai que ceux que j’ai déjà vendus, je ne peux pas les rendre. Cependant, je vais retourner tout ce que je peux et avouer aux propriétaires que je les ai pillés.
Il réfléchit un moment et poursuivit.
- Tous les gens me regardent de travers parce qu’ils savent que je suis un voleur. Par conséquent, je renonce à chaparder. Ainsi, les gens m’app’écieront et m’estimeront. Je veux qu’on m’aime ; alors, je désire devenir une bonne personne. Je commence demain.
L’autre voleur était étoné e jaloux que son ami ait eu l’idée en premier.
- Tu commences demain ?

- Oui.
- Alors, moi, je vais commencer maintenant.
- Il courut vers la hutte de l’ermite et y entra.
- Je viens vous demander conseil, dit-il en se prosternant. J’ai été très occupé durant la journée et c’est pourquoi je viens ce soir. En fait, ce n’est pas pour moi. Il s’agit du problème d’un ami et, si vous pouviez le résoudre, je vous en serais très reconnaissant.
- De quel problème s’agit-il ?

- Mon ami est un voleur et il prétend qu’il va rendre les objets qu’il a volés et mener une vie nouvelle et meilleure. Que devrait-il faire maintennt ?

- Que veux-ti dire ?
- Supposons que j’ai volé quelque chose à quelqu’un et que je désire lui rendre l’objet, est-ce que je ferais bien de lui avouer mon larcin ?
- Oui, car si tu agissais ainsi, Dieu pourrait te pardonner.
- Mais si jamais le proprétaire du bien volé n’en veut pas, que faut-il faire , Il se peut qu’il soit dégouté en songeant que son bien est désormais souillé du fait qu’il a été subtilisé par un sale voleur. Un voleur impur.
- Dans ce cas, le voleur peut garder l’objet. C’est au propriétaire de décider s’il le reprend ou non. Sinon, le voleur ne peut êtreblamé de le conserver.
Le voleur sortit le gobelet et le remit à l’ermite.
- D’où cela vient-il ? lui demanda l’ermite.
- De votre maison.

- L’ermite, qui était sans cesse en transe, ne reconnut pas son bien.
- Tu l’as pris chez moi ?
- Oui. S’il vous plait, reprenez-le.
- Maintenant que tu le possèdes, il est à toi, dit l’ermite. Tu en as davantage besoin que moi. Autrement, tu ne l’aurais pas volé. Je prie Dieu et médite sur Lui. Pourquoi aurais-je besoin d’objet de valeur ? une tasse ordinaire me suffit largement. je ne peux pas dire que tu sois impur. Tu es un enfant de Dieu, comme tout le monde. Mais je ne savais pas que ce gobelet m’appartenait et je n’en ai pas besoin. Il est à toi maintenant. Je n’en veux pas.
Lorsque le voleur est revenu, son ami l’attendait toujours. Celui-ci ne fut pas surpris de constater que l’autre avait encore la belle tasse entre les mains.
- Je suis allé voir l’ermite, dit le voleur, mais il n’a pas voulu que je lui rende son bien. Il a dit qu’il n’en avait pas besoin et que le gobelet me servirait davantage qu’à lui.
L’autre voleur fut encore plus jaloux de voir que son ami possédait toujours le superbe gobelet en or. En fait, il n’avait pas vraiment décidé de tourner la page sur son passé et de rendre tous les objets qu’il avait volés. C’était par jalousie qu’il avait essayé d’inciter son ami à rendre la tasse. Son plan avait échoué et, ce qui était pire, c’est que sa jalousie avait augmenté car son ami était devenu une personne infiniment meilleure.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

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Copyright© 2006 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright © Peinture de Sri Chinmoy

Le silence est la réponse, une histoire de Sri Chinmoy

Lundi 12 mai 2008

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Voici l’histoire d’un grand aspirant d’un aspirant très avancé. Beaucoup de gens allaient le voir pour lui demander conseil, mais il n’en donnait jamais. Il avait l’habitude de dire : « Si vous voulez méditer avec moi en silence, je veux bien. Mais je ne vous dirai rien. »
Les gens acceptaient son offre. Ils lui étaient très reconnaissants car ils avaient la chance de méditer avec lui. Ils ressentaient toujours une sorte de ravissement lorsqu’ils méditaient avec lui. De plus ils se sentaient enveloppés d’une immense joie intérieure. Parfois, durant la méditation, il leur souriait du fond de son âme mais il ne leur disait jamais rien.
Un jour, un jeune homme vint à lui et toucha ses pieds en l’implorant de lui donner un conseil. « Je suis dans une mauvaise situation. j’ai toutes sortes de problèmes émotionnels. Vous devez me sauver. » Le chercheur avancé ouvrit finalement la bouche et dit : « Ecoutez, mon fils, voici pourquoi je ne parle pas : si je dis la vérité, le monde me déteste. Si je ne dis pas la vérité, c’est Dieu qui ne m’aime pas. Alors que faire ? La vérité est difficile à accepter pour l’humanité. Si je dis la vérité, les gens réagissent mal. Si je dis des mensonges, je déplais à Dieu. Comme je veux plaire à Dieu et aux hommes je choisis de rester silencieux. Je suis profondément absorbé par le silence ; Dieu est content de moi. En même temps, les gens voient que je ne suis pas impliqué dans les affaires de chacun, quelles soient personnelles ou collectives. Je suis le même pour chacun. Je prie intérieurement pour tous les hommes ; mais si je devais me mêler extérieurement de leurs problèmes, je devrais ouvrir la bouche. Mais les hommes trouvent impossible d’accepter la vérité, c’est pourquoi je me tais, pour plaire à l’humanité comme à Dieu le silence est la seule réponse si je veux plaire à la fois aux mondes supérieurs et inférieurs. »

7 janvier 1979

 

© Texte extrait du livre “Les festins de l’Inde” Volume 1 paru aux Editions de “La Flûte d’Or”

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© 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Mon Ami, Nasrudin !

Lundi 28 avril 2008

Les histoires de Nasr Eddin Hodja peuvent être appréciées pour l’absurdité amusante apparente de la plupart des situations, mais peuvent aussi être interprétées de différentes manières, comme des contes moraux ou des histoires spirituelles. Voici l’une des très nombreuses histoires de Nasr Eddin Hodja :

Histoire trouvée sur la merveilleuse encyclopédie : Wikipédia
Les habitants d’Akşehir ont besoin d’un sage pour leur apprendre le monde.
Ils vont chercher Nasr Eddin et l’amènent en place publique.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Tout !
─ Je n’ai rien à faire avec de tels ignorants. »
Et Nasr Eddin s’en va.
Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage.
Ils vont rechercher Nasr Eddin qui demande :
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Rien !
─ Alors si vous savez tout, je m’en vais. »
Et Nasr Eddin s’en va, énervé.
Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? »
Une moitié crie :
« Rien ! »
Et l’autre moitié :
« Tout ! »
Alors Nasr Eddin excédé, dit :
« Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. »

Légende Hindoue : Le secret des Dieux

Lundi 14 avril 2008

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Le texte du diaporama filmé :

Une vieille légende hindoue, actualisée dans les dernières lignes du texte par Nidish, raconte :

Il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Seuls quelques élus, au fil des temps, tirant l’expérience de leur appel intérieur, pensèrent qu’à travers la pratique de la méditation ils retrouveraient l’essentiel en eux ; en recherchant au fond de leur cœur cet essentiel, ils trouvèrent cette divinité cachée par Brahma.

Brahma, alors, considéra qu’il était temps pour les hommes de sortir du profond sommeil dans lequel ils s’étaient alanguis; il demanda, à ceux qui avaient trouvé leur divinité, d’initier les autres hommes. Mais les hommes étaient bien endormis et trouvaient acceptable leur condition.

C’était encore comme cela, il n’y a pas très longtemps; cependant le nombre d’hommes en cheminement intérieur a grandi, goutte à goutte.

A ce jour, il continue de s’accroitre…

Brahma observe.

Le silence libère, une histoire de Sri Chinmoy

Jeudi 10 avril 2008

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Il y avait un homme pieux qui vivaient au Bengale, en Inde. Chaque jour, un érudit en sanscrit venait chez lui pour lui lire quelques troublants enseignements spirituels tirés de la Gîta, des Upanishads et des védas. Le maître de la maison écoutait toujours attentivement.
La famille possédait un oiseau nommé Krishna. Le volatile vivait dans une cage, dans la pièce où se faisait la lecture et il écoutait donc lui aussi.
Un jour, il s’adressa à son maître en ces mots :
- Pouvez-vous me dire à quoi vous servent tous ces discours spirituels ?
- Krishna, tu ne semble pas comprendre que ces enseignements vont un jour me libérer de mes chaînes ! lui répondit le maître.
- Vous écoutez ces bonnes paroles depuis des années, répliqua l’oiseau, mais je ne vois aucun changement s’opérer en vous. Auriez-vous l’obligeance de demander à votre professeur à quoi vous pouvez vous attendre ?
Le lendemain, le maître de maison s’éxécuta :
- Guru, je vous écoute me lire ces textes spirituels depuis dix ans. Est-il vrai que j’obtiendrai libération et liberté ?
Le professeur resta coi. Il se gratta la tête, évalua la quezstion, mais ne sut que répondre. Il garda le silence pendant près d’une heure, puis quitta les lieux.
Le maître de maison était stupéfait. Son Guru n’avait pas su trouver de réponse à la question de l’oiseau. C’est alors que le volatile, lu, perça l’énigme.
A partir de ce jour, il cessa de manger et de chanter. Il devint absolument silencieux. Le maître et sa famille mettaient de la nourriture fraîche tous les jours dans sa cage, mais l’oiseau refusait d’y toucher.
Un jour, constatant que son oiseau ne présentait plus aucun signe de vie, le maître le sortit délicatement de sa cage. Le cœur gros, il posa Krishna par terre. Et aussitôt, l’oiseau s’envola, libre comme l’air.
C’est de lui que l’enseignement est venu. Son maître et le guru ont appris : le silence mène à la libération.

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© Histoire, extraite du livre “L’âme est un jardin”, de Sri Chinmoy, parue aux éditions AdA, traduction de Josée Guévin.
Le livre est présenté dans l’article précédent, paru à la même date.

Une histoire indienne : COMPTER SUR SOI

Dimanche 23 mars 2008

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« Sur leur chemin, dix pèlerins ont un fleuve à traverser. Ils hésitent, il y a du courant. Finalement ils traversent. Arrivés sur l’autre berge, épuisés, l’un d’eux compte les survivants, il en compte neuf. Mais il n’arrive pas à trouver qui manque. Un autre décide de vérifier, il arrive aussi au nombre de neuf. Chacun leur tour ils comptent, et à chaque fois, chacun arrive au même nombre, neuf : personne ne voit qui manque. Un sage passe par là et les voit dans la confusion. Après qu’ils aient exposé leur problème, le sage les compte. Un, deux, trois… il arrive au nombre de dix. Ils ne comprennent pas. Le sage leur montre qu’aucun d’entre eux, en comptant les rescapés, ne s’était compté. »

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