Archive de la catégorie ‘- Corps’

Questions de journalistes à Sri Chinmoy sur les soulevés de poids, et ses soulevés de plus de 3 tonnes d’un bras

Vendredi 5 août 2011

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Sri Chinmoy soulève 7063 livres (3203,72kg)

Question : Pourquoi pratiquez-vous la force athlétique ?

Sri Chinmoy : Je ne suis pas un haltérophile. Je suis un chercheur de Dieu et j’encourage chacun à méditer, à prier… J’espère seulement servir la lumière d’inspiration, montrer qu’avec la prière et la méditation il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir… Sans ma vie de prière et de méditation, je suis sûr que je ne pourrais pas lever plus de 27 kilos.
En soulevant des poids, je souhaite inspirer d’autres personnes à extérioriser leur propre force intérieure. La force intérieure n’est pas mon monopole. Chacun en a. Elle doit seulement être extériorisée et utilisée à des fins positives et non destructives, car la force ne signifie pas agression. Elle signifie aller au-delà de soi-même et se vaincre soi-même.

Question :  Quels est précisément la relation entre votre recherche de paix et la force athlétique ?

Sri Chinmoy : Il existe un lien important entre ce que je fais aux États-Unis et ce que je fais lorsque je soulève des poids. En pratiquant la force, j’essaye de montrer que si l’on prie et l’on médite, on porte en avant sa force intérieure et la force intérieure n’est rien d’autre que la Paix. Aussi si quelqu’un est réellement fort intérieurement il est toujours en Paix. C’est uniquement à cause de l’insécurité que les individus et les nations se battent les uns contre les autres et essayent de montrer leur suprématie. Mais une fois que nous avons acquis de la force intérieure, nous nous sentons sécurisés, confiants. Notre insécurité disparait et nous obtenons une Paix durable… Quand notre mental est en Paix, quand la Paix inonde notre être tout entier, nous ne nous querellons plus avec les autres, nous ne parlons plus en mal d’eux… C’est ainsi que le monde vivra dans l’harmonie et le sentiment d’unité. La Paix est unité.

Question :  Que faites-vous avant de soulever une charge ?

Sri Chinmoy : Je me concentre le plus puissamment possible sur mes ressources intérieures et je médite sur la Force cosmique. J’essaye d’obtenir de la force universelle dans mon corps.

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Sri Chinmoy soulève le 27 nov. 924kg

Question : Ce doit être très difficile physiquement ? Est-ce douloureux ?

Sri Chinmoy : Non, ce n’est pas douloureux mais c’est une tâche immense et très épuisante. La force intérieure doit pouvoir venir en avant et le corps physique doit être prêt à recevoir la puissance qui vient de l’intérieur. Le corps physique doit être un instrument pur et parfait de l’esprit. Je soulève ces poids avec mon corps physique mais la force et la puissance viennent de l’intérieure… L’énergie n’a qu’une seule source et cette source est l’énergie spirituelle.

Question : Quelle différence y-a-t-il entre la force et la puissance ?

Sri Chinmoy : Il y a une grande différence entre la force et la puissance. La force prédomine dans le physique, avec le physique et pour le physique. La puissance est une performance intérieure. S’il y a une lutte acharnée entre la force et la puissance, la puissance gagnera toujours car la source de la puissance est infiniment plus grande que la force physique qu’aucun être humain ne pourra jamais avoir.


© Interview paru dans le mensuel « Le monde Inconnu » en 1987

 

Sport et concentration, les réponses de Sri Chinmoy

Lundi 25 janvier 2010

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Sri Chinmoy soulève ici,
seulement avec la force du poignet
256 livres soit 116,1 Kg.
Depuis, le 30 janvier 2006, il a soulevé
270 livres, soit 122,7 Kg.

Question : Est-ce que la concentration d’un athlète peut l’aider spirituellement ?

Sri Chinmoy : Bien que la concentration de l’athlète se situe sur le plan physique et sur le plan vital, et non pas sur le plan psychique, elle apporte cependant un soutien. Elle est un pouvoir, comme le pouvoir de l’argent, qui peut être utilisé pour n’importe quoi. Mais si l’on veut acheter quelque chose sur le plan subtil, le pouvoir de l’argent ne pourra l’acquérir. Pour les choses subtiles, il faut une différente forme de concentration. Il y a une grande différence entre la concentration psychique et la concentration physique ou vitale. La concentration psychique est vraiment difficile, bien plus difficile que la concentration physique ou vitale. C’est comme son grand frère. Mais le petit frère peut tout de même aider le grand frère. Le pouvoir de concentration que l’on apprend en athlétisme apporte certainement quelque chose à la concentration psychique. Et lorsque quelqu’un a une bonne force de concentration, à la fois sur le plan psychique et sur les plans physique, vital et mental, alors cette personne peut facilement devenir un grand champion dans le monde de l’athlétisme autant que dans le monde spirituel.

Question : Diriez-vous qu’aujourd’hui les gens se mettent à courir pour apporter quelque chose de plus à leur vie spirituelle ?

Sri Chinmoy : Vous utilisez le terme « spiritualité ». Mais dans ce cas, utilisons le terme « bonheur ». Beaucoup de gens ont découvert que la course était un moyen très efficace pour trouver le bonheur. La course ne requiert pas que la bonne forme du corps mais également la bonne forme du vital, du mental, et du cœur. Il arrive que le corps soit en bonne forme, mais que le mental ne soit pas prêt. Parfois, le mental vent courir, mais c’est le corps qui ne veut pas coopérer. Lorsqu’il s’agit de courir, tous les « membres de la famille » — le corps, le vital, le mental et le cœur — doivent coopérer. A travers la course, l’âme veut offrir un festin à tous ses enfants. Sa joie ne sera pas complète tant que tous les membres — le corps, le vital le mental et le cœur — ne participent pas tous. Ce que la course fait, c’est garder le corps, le vital le mental et le cœur en forme afin que l’âme puisse être pleinement heureuse.

LE PSYCHISME HUMAIN SON FONCTIONNEMENT INTERNE : 2 Le corps

Jeudi 12 novembre 2009

Vous retrouverez l’ensemble des huit articles qui concernent : le corps, le vital, le mental et l’âme Ici ; il est préférable de commencer la lecture méthodiquement, en commençant par le texte présentant le corps. Chaque article est court, dense et complémentaire aux autres. Le premier article est le plus ancien, il est en premier, en partant du bas. L’ensemble forme le texte intégral.

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2ème extrait : Le corps (suite) :

Le corps et l’âme sont semblables à une maison et à son propriétaire. Sans âme, la maison devient inutile. Et sans corps, le propriétaire est privé de foyer ; l’âme ne dispose plus d’aucun moyen pour se manifester sur terre.

L’âme offre sa capacité dans la méditation, le corps offre la sienne dans l’action charitable. Le corps a besoin de l’âme pour réaliser la vérité la plus haute et l’âme a besoin du corps pour la manifester. Si l’âme n’inspire pas et n’illumine pas le corps, celui-ci persistera dans son aveuglement, son ignorance, son obscurité et son impureté. Quant à l’âme, sans la collaboration du corps, elle demeurera non manifestée, inapte à remplir sa mission terrestre : la propagation de sa divinité. C’est donc dans l’intérêt de leur épanouissement réciproque que le corps et l’âme ont besoin l’un de l’autre.

Prochain extrait, suite de celui-ci : Le vital.

Vous pouvez vous procurer le livre
“La Lumière de L’au-delà”
Paru aux Editions Sri Chinmoy
Diffusé par les Editions de La Flûte d’Or.

Corps et âme, mais aussi vital, mental et cœur, physique et subtils : Nous sommes plus complexe qu’il n’y parait

Jeudi 5 novembre 2009

Voici le premier chapitre du livre « La lumière de l’Au-delà » de Sri Chinmoy, intitulé :

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LE PSYCHISME HUMAIN

SON FONCTIONNEMENT INTERNE

1er extrait : Le corps

L’être humain est constitué d’un corps, d’un vital, d’un mental, d’un cœur et d’une âme. Dans la plupart des cas la conscience physique est obscure et non évolutive. La nature même du physique est de rechercher le confort ; il aime à paresser et se complait dans l’oisiveté. L’un des buts de la vie spirituelle est donc de restituer au corps son dynamisme et son goût de l’action. Même si le résultat obtenu n’est pas probant, un semblant de mouvement se sera produit. Et si le corps se trompe de direction, l’être intérieur le lui fera savoir.

Celui qui prie et médite invoque la lumière afin qu’elle tente de pénétrer en la totalité de son existence intérieure. Au début, le corps se dresse contre l’âme. Mais le jour vient où l’âme s’avance au premier plan et exige du corps qu’il devienne son instrument privilégié et fidèle. C’est alors aussi bien la victoire du corps que celle de l’âme. Corps et âme ne vont de pair que lorsque l’âme parvient à dicter sa conduite au corps et que celui-ci est disposé à suivre ses injonctions. La conscience physique s’unit alors à la conscience psychique ; corps  et âme deviennent partie intégrante d’une même vérité : le Dieu infini.

Vous pouvez vous procurer le livre
“La Lumière de L’au-delà”
Paru aux Editions Sri Chinmoy
Diffusé par les Editions de La Flûte d’Or.

Préambule de Nidish : Couple ou célibat

Samedi 3 octobre 2009


1 + 1 = Deux chemins propres

ou

1 + 1 = Une quête commune


S’il y a une chose qui est certaine dans la vie sociale, c’est que tout le monde n’est pas fait pour vivre en couple. Sri Chinmoy nous apprend que le couple doit être une relation voulue par Dieu. Par notre propre âme. Si les personnes s’unissent pour combler leurs besoins physiques, ou encore par insécurité, ou par conditionnement social, familial ou médiatique, que cela soit à l’église, à la mairie ou ailleurs, si l’union n’est pas la volonté de Dieu, ces couples vont à la catastrophe. Nous avons tous put constater autour de nous  et en lisant les journaux, les tourments que vivent les familles créées sur des bases incertaines.
« Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s » dit le dicton populaire et certains amis qui prodiguent leurs conseils aux couples infortunés. Nous sommes parfois très longs à comprendre. Ainsi après une expérience douloureuse, l’on continue à chercher et à reproduire des situations nouvelles, avec la volonté, pour que nos besoins mentaux et vitaux soient satisfaits ; l’on fuit ainsi la rencontre du Grand Silence. Dieu.
Si la volonté de notre âme est que l’on soit célibataire et que l’on prie et médite, l’on peut toujours persister à répéter nos expériences de couple, elles seront toujours sans solutions. Et toujours dans les pleurs, l’insatisfaction et la douleur.

© Nidish

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Danse, corps et Spiritualité

Samedi 3 octobre 2009

Question : L’utilisation du corps physique dans la danse rend-il l’intégration de la danse dans la vie spirituelle plus difficile que celle d’autres formes d’art ?

 

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : En général, oui. mais en inde, il y a des danseurs qui offrent vraiment leur consécration et leur dévotion au Pilote Intérieur, au Suprême. Lorsqu’ils regardent le public, ils ne voient pas que des individus : ils voient tous les gens comme des dieux et des déesses suprêmes. Lorsqu’ils voient leur public de cette manière, cela les aide énormément dans leur vie spirituelle. La danse peut vraiment être un art spirituel à condition que le public, comme le danseur, soient dans une conscience élevée. Tel un enfant, le danseur fait parcourir un frisson de joie innocente et absolument profonde dans le public. Il donne au monde ce qu’il possède et le monde reçoit son offrande avec la gratitude la plus intense. le fait même que le public apprécie et admire le danseur ajoute à son talent et à sa beauté.
Mais ce qui se produit souvent, c’est que les danseurs commencent à danser dans une bonne attitude et ensuite, leurs mental entre en jeu. Ils veulent être appréciés et admirés. Le physique danse, le vital danse, mais le mental est comme un aimant qui essaye sans cesse d’attirer l’appréciation et l’admiration. puis, tandis que le mental du danseur reçoit les louanges de ses admirateurs, le vital inférieur de ceux-ci lui envoie de l’impureté, faisant terriblement descendre sa conscience et gâchant complètement sa pureté du début. Les spectateurs peuvent littéralement engloutir les qualités spirituelles du danseur, quelque élevée soit sa pureté.
Dans d’autres cas, le danseur pense offrir une pureté et une divinité absolues, mais dès qu’il commence à danser, il répand la vulgarité dans des mouvements du vital inférieur au lieu de répandre la beauté de son âme. Le public peut être plein d’aspiration, mais le danseur, lui, est dans une conscience très ordinaire et répand consciemment ou inconsciemment des forces du vital inférieur. le public est arrivé au théâtre avec autant de pureté qu’après une méditation, mais dès que le danseur commence à danser, sa beauté physique attire le vital inférieur des spectateurs au point qu’ils ne peuvent pas rester dans une conscience élevée. après cela, la danse n’est plus qu’une attraction vitale physique sans la moindre spiritualité.
L’aspirant doit être très prudent dès que le corps se met en mouvement. La difficulté, c’est que nous ne savons pas où se dissimule la tentation du corps. Elle n’est pas nécessairement à un endroit particulier. Elle peut même se cacher dans les yeux. Un seul regard du danseur, ne serait-ce que d’un œil, suffit pour capturer une personne et la tenter. un seul geste d’un petit doigt peut suffire à déranger tout le public. a l’inverse, il peut arriver que ce soit le public qui décroche un seul regard sur le danseur pour que c’en soit fini de sa pureté. l’idéal dans la danse, c’est lorsque le public comme le danseur peuvent rester dans leur conscience la pus élevée, mais c’est pratiquement impossible à réaliser.

Possibilité de voir sur ce blog
les vidéos de danses indiennes dédiées :
Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

 

« LA PURETÉ » : Propos de Sri Chinmoy

Mercredi 16 septembre 2009

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« Lotus in Bali »
 © Phoolanjaya Centre Sri Chinmoy

La pureté est la lumière de l’âme exprimant sa divinité à travers le corps, le vital et le mental. Celui qui est pur a tout à gagner. Celui qui peut conserver sa pureté ne perdra jamais rien qui soit digne d’être gardé. On peut avoir un jour de grandes idées ou une force intérieure considérable, et les perdre le lendemain si on n’est pas pur. La pureté est le souffle du Suprême. Lorsque la pureté nous abandonne, le Souffle du Suprême nous abandonne aussi. Il ne nous reste plus que le souffle humain.

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Être pur veut dire que l’on suit les ordres de son Pilote Intérieur sans permettre à des forces non-divines d’entrer en soi. Là où la pureté est absente se trouve l’obscurité, le précurseur de la mort. Ce que nous appelons l’obscurité aujourd’hui sera pour nous, demain, la mort. La pureté est la seule chose qui puisse nourrir notre divinité. Sans pureté, il n’y a pas de certitude. Sans pureté, il n’y a pas de spontanéité. Sans pureté, il n’y a pas de flot constant de divinité en nous.

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Dans la pureté réside une magie divine. Si nous pouvons cultiver ne serait-ce qu’une pensée pure au cours de notre méditation, nous en tirerons un bénéfice des heures durant. Car tout ce temps-là, nos pires faiblesses se transformeront en force véritables.

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Nous savons qu’il y a une différence entre la quantité et la qualité. Aussi rechercherons-nous plutôt la qualité que la quantité. Or, à mesure que notre pureté divine se développe, notre force intérieure grandit. Ainsi, grâce à la pureté, quantité et qualité se trouvent réunies. La pureté est semblable à un aimant divin. Elle attire en nous toutes les qualités divines. Lorsque nous possédons la pureté, le mnde est fier de nous. Si la Mère Terre abrite ne serait-ce qu’une âme pure, elle déborde de joie : « Voici enfin, dit-elle, une âme sur laquelle je peux compter ».

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La pureté doit être présente dans nos pensées, nos idées, nos sentiments, notre conversation, dans tout ce que nous disons, faisons, ressentons, et enfin dans tout ce que nous sommes. Nous pouvons faire en sorte que notre vie entière soit comme une fleur dans un jardin. Si nous identifions notre conscience à la fleur, nous n’aurons jamais de sentiment impurs. Mais si nous nous contentons de rester dans le jardin, sans nous identifier consciemment à la fleur ou au jardin lui-même, nous demeurerons impurs.

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La pureté doit s’établir dans l’intégralité de notre existence. Notre corps doit posséder la même pureté que notre âme. Pour cela, la propreté et une bonne santé sont requises. La pureté est une qualité qu’il faut avoir constamment en soi, et non un élément que l’on peut faire venir de l’extérieur lorsqu’on en a besoin. La pureté doit être une expérience vécue ; c’est un état intégral de conscience divine.

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Une fois la pureté établie, en particulier dans le vital, beaucoup est accompli, dans la vie intérieure et dans la vie extérieure. Dans la pureté de ‘homme réside la plus haute Divinité de Dieu. La pureté de l’homme est le souffle de Dieu. La pureté est une force considérable. Par elle, on peut tout accomplir. Mais si on la perd, on risque à tout moment de s’écrouler, de chuter, même si l’on possède richesse, pouvoir ou influence.

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Tous les aspirants spirituels, sans exception, ont constaté et ressenti la nécessité de la pureté. Aujourd’hui ils escaladent le Mont Everest intérieur par la force de leur grande pureté ; mais demain, ils risquent de tomber dans l’abime le plus profond. La pureté perdue, tout est perdu ; Dieu Lui-même est perdu. La pureté acquise, le monde est acquis ; l’univers entier est acquis.

© Extrait de « Purity : Divinity’s Little Sister et de Purity-River Wins » de Sri Chinmoy Editions La Flûte d’Or.