Archive de la catégorie ‘* Crainte’

Le monde sort de son sommeil, c’est normal. Il retrouve sa route en titubant. C’est normal. Réflexion de Nidish

Samedi 6 août 2011

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Le monde sort difficilement de son lourd sommeil,
c’est normal.
Il a oublié sa route, et se remet à la chercher,
c’est normal.
La tâche est simple. Ne la compliquons pas.
C’est normal.

Cette imposante vague qui éveille et secoue le monde est un gros nettoyage de fond qui s’affirme, un changement de conscience qui s’opère, une nouvelle ère qui s’installe. Le monde râle de ces imperfections qui lui sautent aux yeux, son sens enfoui de la responsabilité est éprouvé.

Notre attachement nous créé des problèmes, notre désir de détenir toujours plus nous aveugle – à soi, que pour soi et encore plus, et encore, ce n’est pas assez – l’esprit serait plus léger s’il menait sa vie plus simplement, en étant moins centré sur la possession, mais plus sur Dieu et le service à autrui.

Le déséquilibre criant entre les plus fortunés et les plus pauvres, ici dans notre pays, est une forme de résultante exécutoire d’un non-savoir partager avec ceux qui sont loin, comme le fait de ce non partage avec les membres de notre famille, de notre cité ou de notre pays se répercutent dans cette impossibilité à équilibrer notre monde par un flux limpide des biens et capacités ; le microcosme et le macrocosme sont irrémédiablement liés.

Les frontières nous tarissent. Elles sont le produit de notre mental qui veut retenir à lui et uniquement à lui. Le cœur n’a pas ces frontières, l’eau a besoin de sortir de son lit pour irriguer les rives. On ne retient pas la Lumière. L’air non plus ne s’enferme pas, le ballon explose quand on veut trop le remplir, quand on veut le posséder gonflé au surplus ; l’air alors disparait et l’on perd tout, l’on reste avec une besace sans vie. 

Alors, si aujourd’hui l’on ne sait plus que faire tant l’œuvre à effectuer ici et là-bas est immense, « plus l’on repousse les problèmes, plus la tâche est lourde » nous dit l’adage, nous ne pouvons plus laisser passer le temps. « Mon temps s’écoule, mon temps s’écoule, où es-tu dernier jeu de ma vie ? » demande Sri Chinmoy. Notre devoir est de nous remettre dans l’action, de reprendre les choses une à une patiemment, avec confiance, sans panique : Rétablir notre connexion avec l’Esprit divin, et rendre le service naturel au monde qui se doit.

Redevenir Un dans le mouvement universel de l’eau de l’air, de la terre, du Cosmos, du Aum de l’Univers est notre ultime devoir.

« Le XXIe siècle sera spirituel… »
Malraux

« La destruction du monde est impossible »
Sri Chinmoy

« Tout est très très bien,
Car tout se passe selon Mon plan.
Sois parfaitement en paix !”

Eileen Caddy

© Nidish

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : La peur

Vendredi 18 septembre 2009


Question :
Pourriez-vous expliquer ce qu’est la peur et quelle en est la cause ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Qu’est-ce que la peur ? C’est quelque chose qui nous empêche de pénétrer dans la Liberté infinie. La peur nous entrave sans cesse. Elle nous répète constamment que nous sommes entièrement différents des autres ou distincts d’eux ; que nous n’existons que pour nous-mêmes. La peur peut se loger dans toutes les parties de l’être : le corps, le vital, le mental, le cœur.
La peur physique ne peut être vaincue que lorsque la peur psychique est vaincue. Lorsqu’on a peur dans le corps et dans le mental physiques, cela se manifeste par un besoin de soulagement ou de libération immédiat. La peur fait irruption comme un voleur et l’on implore d’être protégé.
Mais il n’y a pas que cette peur physique ; il existe d’autres peurs. Si l’on ressent de la peur dans le cœur ou dans le vital, il faut la dépasser ou la transformer à l’aide de la lumière de l’âme. Sinon, cette peur tuera sa victime comme un poison lent.

Question : Pourriez-vous expliquer ce qu’est la peur et quelle en est la cause ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Pourquoi avons-nous peur ? Nous avons peur parce que nous nous sommes coupés de l’Amour de Dieu et que nous ne savons penser qu’à Dieu le Tout-Puissant et non à Dieu le Tout-Amour. Mais même le Dieu tout-puissant n’est pas un Dieu qui nous menace ou nous frappe avec un martinet chaque fois que nous commettons une faute. Notre conception de Dieu est si étrange ! Nous avons l’impression qu’Il est comme un instituteur prêt à nous administrer une violente correction si nous nous écartons d’un seul pouce du chemin de la Vérité. Mais une telle conception de Dieu est absurde. Dieu le tyran n’existe pas. Il n’y a qu’un seul Dieu, le Dieu d’Amour. Ce Dieu-là ne nous punit pas. Il ne fait que constamment nous façonner à Sa propre manière. Il est l’Acteur, Il est l’Action et il est Celui qui profite à la fois de l’action même et de son résultat. Mais nous sommes persuadés que c’est nous qui agissons et que Dieu nous châtiera sans merci à la moindre erreur. Il n’en est rien ! Tout individu incarne le Rêve de Dieu. Chacun doit manifester ici-bas la Réalité de Dieu. Et la Réalité de Dieu vit en chaque être humain.

© Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

Une histoire vrai d’un enfant en rencontre de brigands, de Sri Chinmoy

Jeudi 12 juin 2008

Une citadelle de force

Il fut une époque où les brigands tourmentaient le peuple du Bengale. Ils informaient les habitants de certaines maisons qu’ils allaient les vandaliser, ce qu’ils faisaient effectivement. Ils brutalisaient les femmes, torturaient les servantes, volaient tout l’argent possible et causaient de gros dégâts. En conséquence, bien des gens riches quittaient la ville alors que ceux qui ne le pouvaient pas vivaient dans une angoisse permanente.
Un jour, les brigands informèrent une famille en particulier qu’ils allaient bientôt la vandaliser. Les servantes avaient terriblement peur. certaines d’entre elles décidèrent de quitter la maison tandis que les autres ne savaient que faire. Finalement, elles se mirent d’accord pour partir et laisser les brigands prendre tout ce qu’ils voulaient. Au moment où elles allaient sortir, un jeune garçon de la famille, âgé de seulement douze ans, s’adressa à elles.
- Non ! Je ne partirai pas, leur dit-il. Allez-vous-en si vous voulez. Les brigands ne voleront rien. Je peux vous le garantir.
Son oncle fut profondément surpris d’entendre ces paroles.
- Ah, je vois ! s’exclama-t-il. Tu veux jouer au héros ! Si tu restes, ils te tueront !
- Ils ne le feront pas, de répondre le garçon. Mais partez. J’ai quelques amis spécialistes en arts martiaux qui vont combattre les brigands.
- Ne sois pas stupide, le réprimanda l’homme.
- Mon oncle, implora le neveu. Donnez-moi une chance. Je ne serai pas blessé et je vous assure que rien ne sera volé.
- D’accord, mon enfant. Fais comme tu le souhaites, se résigna à dire l’oncle.
Alors, le garçon alla chercher ses amis qui connaissaient l’art de l’autodéfense ainsi que la façon d’attaquer les gens avec des bâtons.
Lorsque les brigands arrivèrent, ils y eut une grosse bataille. Plusieurs personnes furent gravement blessées, mais aucune ne trouva la mort. A la fin, les malfaiteurs furent défaits, grâce à l’incroyable force intérieure que possédait le jeune garçon.
Plus tard, le courageux petit homme devint l’empereur du Bengale : Bankin Chandra Chatterji. Son remarquable courage, sa ferveur patriotique, son sens visionnaire et l’immense inspiration qu’il suscitait ont éveillé le grand sous-continent indien.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française

Avancer en âge et se dépasser, par Mâ Ananda Moyî

Mercredi 11 juin 2008

ananda2.jpgPlus vous avancez en âge, plus la pression du monde s’accentue et plus vous avez tous tendance à vous rapetisser. Mais vous avez dû voir certains saints qui agissent toujours sans crainte, le cœur plein d’amour et entièrement libres dans toutes les circonstances de la vie. Tandis que votre vie à vous est toujours paralysée par la crainte et la détresse. Essayez d’être forts, de secouer toutes les craintes, et de faire progresser le bien dans le monde par un travail désintéréssé qui occupe votre vie.

© “Aux sources de la Joie” (Extrait) un livre de Mâ Ananda Moyî paru aux Editions Albin Michel, collection Spiritualités vivantes

La Source du suprême Bonheur, par Mâ Ananda Moyî

Samedi 26 avril 2008

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Photo de jeunesse de Mâ Ananda Moyî.

L’Être suprême est Joie incarnée, et c’est pourquoi toutes les créatures aspirent à la joie. Cherchez toujours à vivre dans la joie, à exprimer la joie dans vos pensées et dans vos actes ; sentez Sa présence joyeuse dans tout ce que vous voyez ou entendez ; cela vous apportera un réel bonheur. La tristesse est fatale à l’homme ; bannissez-la de vos pensées. Prenez courage et dites-vous toujours : « Nous sommes les enfants de la joie ; pourquoi nous affligerions-nous ? » Lorsque le fils d’une famille riche est réduit à la misère, il est assez modeste pour ne pas faire étalage de ses besoins, mais il se console en pensant à sa grandeur passée. Vous êtes tous des enfants du Père tout-puissant. N’oubliez pas cet héritage béni, qui est encore intact, et n’allez pas vivre comme des miséreux ! Redressez-vous, et travaillez ! Chez les peuples d’Europe, il y a des gens qui débordent de joie ; ils sont désireux de faire du bien au monde et ils disposent de tous les plaisirs et de toutes les richesses de la vie. Chassez de votre esprit la crainte, le découragement, l’anxiété. La source de toute grande puissance est là où se trouve force, énergie, bonne humeur. Apprenez à voir la main bienfaisante de Dieu dans tous les efforts que font les hommes pour le bien du monde, et en vous écartant du monde grossier de karma, en vous aprochant du monde raffiné de la Vérité divine, vous trouverez vite la Source du suprême Bonheur.

 

© « Aux sources de la Joie » (Extrait) un livre de Mâ Ananda Moyî paru aux Editions Albin Michel, collection Spiritualités vivantes

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