Archive de la catégorie ‘Culture : Perse’

l’Humour de Nasrettin

Mardi 1 décembre 2009

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Quelque chose est tombé

La femme de Nasrudin entend un bruit lourd et sourd venant de la chambre de son époux. Elle s’y précipite.
Il n’y a aucune raison de t’inquiéter, la rassure celui-ci, c’est mon manteau qui est tombé par terre.
- Ton manteau ! Comment a-t-il pu faire un bruit pareil ?
- Le bruit ? C’est parce que j’étais dedans ! »

 

© Extrait du livre à offrir : « Les Exploits de l’incomparable Mulla Nasrudin »
Collection soufisme vivant, Editions Courrier du Livre

Prière au jour, de Rumi, fondateur des derviches tourneurs

Jeudi 22 octobre 2009


« Plusieurs chemins mènent à Dieu,
j’ai choisi celui de la danse et de la musique. »

Rumi

 

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Ô jour, lève-toi ! Des atomes dansent,
Les âmes, éperdues d’extase, dansent.
A l’oreille, je te dirai où les entrainent leurs danses.
Tous les atomes qui se trouvent dans l’air ou dans les déserts,
Sache qu’ils sont épris comme nous,
Et que chaque atome, heureux ou malheureux,
Est fasciné par le Soleil de l’Âme universelle.


Extrait des Rubaiyât de Djellal el-Dine el-Rumi (1207 Balk/Afghanistan – 1287 Konyah/Turquie)

Le boiteux et l’écharde, une histoire de Nasr Eddin Hodja

Dimanche 20 septembre 2009

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Un boiteux était venu voir le Mullah Nasrudin. Il lui demanda :
- Mullah, pourrais-tu faire quelque chose pour que je ne boite plus ?
- Je ne suis pas médecin, s’exclama Nasrudin.
- Mais j’ai déjà vu tous les médecins, dit le boiteux.
- Et que t’ont-ils dit ? demanda Nasrudin.
- Ils ne cessent de me dire que je n’ai rien et qu’il n’y a aucune raison que je boite.
Nasrudin prit sa longue barbe dans sa main et fit le silence, puis lui demanda :
- Marche un peu pour voir.
Le boiteux se déplaça en boitant.
- Fais voir ton pied.
Le boiteux ôta sa chaussure. Fichée dans le gros orteil, Nasrudin découvrit une énorme écharde.
- Tu as une écharde dans le pied ! Il est normal que tu boites.
- Comment peux-tu savoir ? Tu n’es pas médecin. Ce n’est pas une écharde ! C’est mon pied ! Il est comme cela depuis années !

o o o

Témoignages de Nidish :

Cette histoire enseignement, racontée à la manière des soufis, me rappelle un séjour en Grèce que j’ai vécu en 198o ; l’impression forte qui m’en est resté par mes déplacements dans les petites villes, c’est que je pouvais être en toute confiance dans le pays. Je laissais mon sac à dos sur la place public, je m’éloignais,  je savais que j’allais le retrouver. Plusieurs personnes m’ont hébergé, je me suis déplacé en stop, hôtes et automobilistes, tous ont été extrêmement accueillant, voir trop ; trop au point que j’en ai eu peur. Je ne pratiquais pas encore la méditation, alors mon mental a réagit avec ses imperfections.

C’est alors que j’ai compris que je vivais avec des peurs dans le corps ; car jamais il n’y avait eu de quoi s’inquiéter, mais l’excès de bienveillance et d’hospitalité me déroutait et mes peurs, mon insécurité enfouies dans ma vie ressurgissaient.

L’histoire de Nasr Eddin me renvoie à une autre expérience, cette fois-ci c’est la pratique de la méditation qui m’a permis de la vivre. J’étais alors jeune pratiquant, avec des amis nous conversions, quand dans l’échange, je me suis rendu compte que j’avais des pensées de jalousie. J’en suis resté éberlué. « Voilà, me suis-je dit, que je suis jaloux. » Jamais, avant d’avoir pratiqué la méditation, je ne m’étais rendu compte que j’avais de la jalousie en moi ; la méditation nous permet de prendre conscience de notre réalité et d’en tenir compte ; par la Lumière de Dieu qui descend en nous, nous transformons nos imperfections, plus où moins rapidement. La patience et la confiance deviennent deux qualités absolument nécessaires ; elles se développent d’elles mêmes.

Rappel : Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagées dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

 

Pensées de Rumi, Maître Soufi

Mardi 17 juin 2008

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L’amour de l’éphémère n’est pas l’Amour.

Pour vous, chaque mot est une source de querelle.
Mais pour moi, chaque mot est un guide vers l’union.

N’écoute pas un plaignant si son ennemi n’est pas là.

C’est l’excés de nourriture qui alimente le désir.
Sois sobre ou marie-toi si tu veux être raisonnable.

Il y a un présent dans toute épreuve.
L’agate est toujours cachée dans la boue.

Ne sème pas de mauvaises graines car un jour elles germeront et paraitront au grand jour.

© Citations de Rumi, poète Persan et grand Mystique Soufi

Un jour prochain, le Paradis

Mercredi 11 juin 2008

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« Si les oiseaux et les bêtes te fuient c’est parce que

de leur chair tu fais ta nourriture »

Attar

Commentaire de Nidish : Dans le livre « Initiation », Elisabeth Haich qui a revécu par introspection une lointaine incarnation de grande prêtresse en Egypte, témoigne de la véracité de cette phrase du mystique soufi.

© Extrait du livre “Le livre divin” paru aux Editions Albin Michel
©Photo : trouvée sur le site : http://www.photo-libre.fr