Archive de la catégorie ‘Culture : Russie’

Крылья радости – L’ensemble The Wings of Joy interprète une musique de Sri Chinmoy

Vendredi 8 juillet 2011

 

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L’arrangement musical est de Svetlana Maksimova, interprète à la mandoline.

Nikolaï Valuev a dignement participé au programme « Lifting Up The World with a Oneness-Heart »

Vendredi 26 mars 2010

 

nicolayvaluevwwwnidishunblogfr.jpgNicolay Valuev, surnommé dans le monde de la boxe « Le géant russe » mesure 2,14 m et pèse autour de 140 kg. Il est né le 21 aout 1973 à Saint-Petersbourg. Il est consacré champion du monde poids lourds WBA le 17 décembre 2005 et à nouveau le 30 août 2008 après avoir perdu son titre durant 16 mois. Il conservera la ceinture des Champions du monde en lourds jusque novembre 2009. C’est ce personnage impressionnant qu’a soulevé Sri Chinmoy, à Paris, le 26 mars 2006.

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J’étais présent à cet évènement, et j’avoue que j’ai été surpris par la douceur qui s’exprimait sur le visage du boxeur géant et par son éclatant sourire en présence de Sri Chinmoy. Le regard perçant, le garçon était d’un très grand calme, posé, présent à ce qui se passait.  Sri Chinmoy l’a soulevé lui tout seul et aussi avec sa compagne.

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Après le soulever, Sri Chinmoy lui a remis la médaille du programme « Lifting Up The World  with a Oneness-Heart » le boxeur le dépassait en taille de beaucoup.

Une tellement bonne nouvelle ! Gorbachev et Ban Ki-moon se positionnent pour l’interdiction des armes nucléaires

Mercredi 7 octobre 2009

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Sri Chinmoy salut Mikhail Gorbachev

et Raisa Maximovna


Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a reçu à Genève, ce lundi 5 octobre, l’ancien Président soviétique, Mikhail Gorbachev qui a parlé « du retour de l’agenda du désarmement nucléaire ». Tous deux ont invité les dirigeants de la planète à agir en faveur d’une véritable réduction des arsenaux, voire d’une interdiction des armes nucléaires. « Les armes nucléaires doivent être détruites. Il faut que nous nous débarrassions de cette menace », a déclaré du siège européen de l’ONU, à Genève, celui qui a fait abattre le « Mur de Berlin ».
Ban Ki-moon a estimé que « le plus grand défi posé au désarmement nucléaire « avait » toujours  été de combler l’écart séparant les actes des paroles ». « Tout engagement en faveur de l’élimination des arsenaux nucléaires ne pourra être mis en œuvre que par l’intermédiaire d’obligations légales très contraignantes… Quelle qu’en soit sa forme, elle devra avoir force de loi », a-t-il insisté. Pour Gorbatchev, les cinq grandes puissances nucléaires historiques (Etats-unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) devraient décréter un gel de leurs stocks d’armes atomiques pour lancer les pourparlers sur ce point. Il a par contre rejeté l’idée avancée par un membre de l’auditoire selon laquelle les armes atomiques auraient contribuées à maintenir la sécurité. « C’est une grande illusion que de croire qu’elles ont aidé à préserver la paix dans le passé. La menace d’un conflit atomique accidentel a toujours existé », a-t-il fait valoir.

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Petite biographie de Mikhaïl Gorbatchev :

Mikhaïl Gorbatchev est né le 2 mars 1931 dans le village de Privolnoye, district de Krasnogvardeisky, sur le territoire de Stavropol. Ses parents sont paysans. Il n’a que 10 ans lorsque les nazis envahissent l’Union Soviétique et est très marqué par la guerre.
Alors qu’il n’a que 13 ans, Mikhaïl commence à travailler en aidant son père à conduire la moissonneuse. « Après un an ou deux, j’étais capable de réparer n’importe quel problème technique. Je suis particulièrement fier de pouvoir reconnaître une erreur de fonctionnement rien qu’au son ».

(suite…)

Boris Grebenchikov : Interviews

Mercredi 14 mai 2008

Boris Grebenshikov entre le chaos et l’’harmonie
Interview pour le journal “Eva”, Vilnius, 12.05.2002


- Le terme “harmonie” est le plus souvent associé à l’’Orient. Vous êtes un visiteur permanent au Népal, en Inde. Qu’’est-ce que vous y cherchez, et trouvez-vous quelque chose d’’important? - Je cherche tout ce que je ne trouve pas à l’’Occident. Tout ce qui est, je crois, impossible à trouver à l’Occident. Je m’’intéresse à des systèmes philosophiques et religieux qui aident réellement l’homme à survivre, qui peuvent proposer des pratiques et des méthodes concrètes en vue de transformation de la personnalité et de l’environnement humain vers une forme acceptable. La philosophie occidentale, hélas, est du bavardage la plupart des fois, la chrétienté est bétonnée par une couche de dogmes à travers laquelle on n’accède plus à la vérité essentielle. Depuis ma jeunesse je lis des livres sages sur les doctrines orientales de salut et de délivrance. J’allais à l’Est pour vérifier si tout cela existe en réalité, et j’étais heureux de voir que toutes ces traditions millénaires vivent encore, qu’en Inde et au Népal on peut encore rencontrer des Maîtres qui veulent et peuvent aider ceux qui cherchent.

- Essayez-vous d’élever vos enfants dans l’esprit oriental?
- Je n’élève pas mes enfants et, que Dieu m’en garde, je ne leur inculque aucune religion. Chacun doit choisir lui-même sa façon de voir le monde, et les parents n’ont pas le droit d’imposer quoi que ce soit.

- Beaucoup de gens vont en Inde visiter Satja Saj Baba. Vous l’avez visité plus d’une fois aussi. Nos intellectuels regardent avec réprobation les saints de ce genre: une montre Rolex et des bagues ornées des pierres précieuses sont-ils une preuve nécessaire de sainteté? Vous êtes mathématicien de formation, croyez-vous aux miracles, pouvez-vous les expliquer?
- Je m’en fiche de l’’opinion des autres à tel ou tel sujet. Et quant à moi, mon avis sur Saj Baba est très positif. Mais absolument pas à cause de sa capacité à sortir une pierre précieuse de nulle part pour l’’offrir à un miséreux qui ne demande que ça. En tant que mathématicien, s’’il vous semble encore que j’en suis un, je peux l’’expliquer d’’une façon simple et logique : il y a la loi de la conservation de l’’énergie. En nous et autour de nous résident de grandes quantités de l’’énergie puissante. Nous n’’en utilisons qu’’une partie minime, alors que les gens comme Saj Baba peuvent incomparablement plus. C’’est bien pour cela que j’’aime me retrouver dans l’’espace de Saj Baba, ce qui me purifie de toute la poussière du quotidien. J’’ai l’’impression que nous avons un bon contact. Il est vrai que, quand je suis venu pour la première fois dans l’’ashram Putaparti, mon ego a un peu souffert car Saj Baba ne s’’est pas jeté sur moi comme sur un invité désiré. J’’étais dans la foule et il a passé son chemin comme si de rien n’’était. Comme tout personne normale, je voulais être singularisé parmi les autres. Mais, hélas, il se trouve que je suis comme tout le monde. D’’abord ça m’’a un peu affligé, mais après j’’ai compris que c’’était une leçon formidable pour mon orgueil.

–- Si ce n’’est pas un grand secret, quels miracles?

- Je vous en prie. Par exemple, lors du mixage de l’’album Lion de Neige à Londres, soudain je me suis senti dans une impasse et j’’ai réalisé que je ne savais pas comment continuer le travail. J’’ai tout laissé tomber et je suis parti chez Saj Baba tout en répétant dans mes pensées les questions qui se posaient / que je me posais. Mais encore une fois je n’’étais pas un de ces chanceux que Saj Baba choisit pour recevoir en personne. Apparemment, même cette fois-ci mes problèmes n’’étaient pas si graves, les autres en avaient des plus sérieux. Mais déjà la première nuit, j’e me suis vu dans un rêve, parler pendant des heures avec Keith Richards des Rolling Stones. Sans me souvenir des questions que je lui posais, je me suis réveillé en connaissant toutes les réponses. Ce que je devais faire était désormais absolument clair pour moi.

- Vous fumez sans arrêt. Aucun de vos tuteurs ne vous a jamais dit que c’’est une habitude nuisible ? Les Lamas tibétains ne vous ont-ils jamais prévenu que la fumée du tabac bouche tous les fins canaux du corps, faisant qu’’au moment de la mort la conscience risque de sortir par le mauvais endroit ?
- Ils me l’’ont dit, ils me l’’ont expliqué, ils m’’ont terrifié. J’’ai tout entendu, tout. Oui, coupable que je suis ! Oui, fumer – c’’est une habitude dégoûtante qui me tue carrément. Je m’’approche de plus en plus du moment où j’’arrêterai de fumer, mais j’ai bien peur de piaffer sans avancer. Les Lamas tibétains m’’ont tout expliqué, ils m’’ont prévenu, ils m’’ont terrifié… Je fais même des exercices spécialement destinés à se débarrasser du tabac – pour éviter de tout boucher, comme vous dites.

- Dans un de vos morceaux célèbres vous parlez d’’un yogi qui va au cimetière pour s’’adonner à la pratique du Tchod, qui coupe des attaches. Lesquelles de vos attaches, vous, personnellement, vous souhaitez couper et déraciner ?

- Je voudrais les couper absolument toutes jusqu’à la dernière. Et quant à la pratique du Tchod, même elle n’’aide pas à couper la respiration, la circulation de sang et l’’amour pour l’’art. Toutes les autres attaches peuvent être coupées, bien sûr. Et si c’’est possible, c’’est ce qu’’il faut faire.

- Vous avez beaucoup de masques ?

- Pas un seul. C’’est de la perte du temps que de se créer un masque, pour le porter et l’arracher en fin de compte. On peut s’’amuser à faire ça quand on n’’a vraiment rien à faire. Pour moi, il y a des choses plus intéressantes.

Interview: Jurga Ivanaouskaïté
Traduction du texte: Mikael Kazanski

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Quand et comment avez-vous découvert le bouddhisme?
- J’ai beaucoup lu sur zen-bouddhisme encore au milieu des années 70, mais ce n’est qu’en 1993 que je suis tombé amoureux du bouddhisme du Tibet sous l’influence d’un livre de Ole Nidal “La découverte du chemin de diamants”. Immédiatement, j’ai visité Kathmandou, et plus tard j’ai continué à puiser les renseignements à la source – des vrais lamas.

Quel chemin est-il plus long – celui de Jésus Christ de Gautama ou celui du retour?
- Il n’y a que le chemin de nous vers eux, et il n’y a pas de chemin de l’un à l’autre. Plusieurs sentiers mènent vers le sommet de la montagne, mais tous mènent au même endroit.

Est-ce que le deuxième avènement du Christ est pour bientôt? L’attendez-vous dans cette vie?
- Le Christ n’est jamais parti.

Est-ce que vous observez le jeûne régulièrement?
- Le jeûne est une affaire personnelle de chacun. Donc, c’est mon affaire personnelle. No comment.
Pourriez-vous partager avec nous, ne serait ce que vos impressions de la doctrine de Osho?
- Osho me ravi bien souvent. Ca vaut le coup de prendre en considération ce qu’il dit – et ça reste valable pour n’importe quelle pratique. Mais le fait est que l’exotisme de toute doctrine se trouve sur sa surface. Et dans le fond, la valeur de toute vraie doctrine est dans sa pratique actuelle par un individu donné. Ce n’est qu’ainsi que la doctrine apporte ces fruits, et c’est pour cette raison qu’elle ne contient pas de dogmes figés.

Quel est votre opinion sur la doctrine des soufies?
- Le livre de Hazrat Inayat Khan est même inclus dans la liste des livres préférés affichées sur ce site Internet. J’éprouve beaucoup de respect par rapports au soufies.

Parlez, s’il vous plaît, de votre opinion sur les livres de J.R.R.Tolkien. Comment vous ont-ils influencé?
- J’ai lu “Le Seigneur des Anneaux” de J.R.R.Tolkien à peu près en 1978. Son influence sur moi était radicale. Je l’ai relu 14 fois. Beaucoup de temps est passé depuis, mais je continue à considérer Tolkien comme l’un des auteurs les plus important du 20e siècle.

Avez-vous une propriété préférée? Qu’est-ce que c’est exactement?
- Les êtres ne possèdent rien, donc ne peuvent pas avoir de “propriété préférée”. Et nous, les hommes, sommes pareils. C’est absurde de penser que les choses – vêtements, voiture ou maison – les objets avec lesquels nous rentrons en relation, sont notre propriété. Nous pouvons nous attacher aux objets, mais cela ne parlera que de notre stupidité. L’argent? Ce n’est que l’équivalent de l’énergie qui nous est propre à une étape donnée. Nous ne sommes même pas les maîtres de notre corps: nos maladies, vieillissement, réflexes inconditionnels et en général – le comportement “involontaire” du corps le prouvent clairement. Notre corps ne dépend pas de nos envies – de quelle maîtrise ou possession pourrait-il s’agir? Même la plupart de nos envies – ne sont pas les nôtres mais ceux de notre corps, génétiquement déterminés etc. La seule chose qui est de nous dans cette vie – c’est notre attitude par rapport aux événements, notre goût, et notre esthétique. Mais ce n’est pas notre “propriété”, plutôt notre caractéristique. Donc, réjouissons-nous, car nous sommes libres des liens de la propriété. Il n’y a rien qui pourrait nous emprisonner.

Quelle est votre attitude envers la drogue?
- Tout d’abord, il faut dire que la drogue ne fait qu’inhiber ou activer une partie quelconque de notre PROPRE cerveau. En conséquence, toute expérience qu’on peut avoir SOUS L’EFFET de la drogue, on pourrait aussi bien l’avoir SANS la drogue. Toutes les drogues sont nocives à un degré différent, parce qu’elles créent une surcharge de l’une ou de l’autre partie du cerveau. Mais la nocivité de certaines drogues (dites “légères”) se manifeste par la dépression qui suit leur prise, tandis que, par exemple, l’héroïne modifie la composition chimique du sang et provoque la dépendance qui mène aux résultats pitoyables dans 100% des cas.

Il paraît que dès le début vous avez toujours choisi de faire ce qui vous apporte du plaisir ou, du moins, ce qui n’entre pas en contradiction avec votre nature. Est-ce que ça a demandé des sacrifices pénibles? Et est-ce que chacun pourrait faire ce choix?
Chacun est capable de le faire, et il n’y a pas de quoi faire des sacrifices. C’est un parcours progressif du refus des choses, des liaisons etc. qui sont inutiles ou n’apportent pas de plaisir. C’est comme si on séchait des évènements inutiles (et comme nous nous rappelons tous de l’époque de l’école, sécher – c’est quelque chose d’agréable). Et si on regarde de près, 90% des évènements qui se passent autour de nous, ne nous donnent rien et ne représentent pour nous aucun intérêt. Si on commence à manquer ces évènements, peu à peu il ne restera que ce pour quoi on éprouve le plaisir.

En quoi la vie a du sens et qu’est-ce que c’est que le bonheur?
Pour moi, le bonheur est ressenti comme la liberté du poids du “Moi”, la lumière et de la joie directe et infinie. Le sentiment du bonheur est possible dans les situations même les plus ordinaires de la vie. On n’arrête pas “d’Être” soi-même, on ne perd pas ses sensations propres, mais tout ça n’est plus accompagné d’égoïsme. Le sens de la vie est d’arriver à une telle liberté et à se l’approprier. Les personnes expérimentées disent que ce n’est possible qu’après avoir adopté une attitude positive envers les autres hommes et les êtres vivants. Que ce n’est qu’après la prise de conscience de la corrélation entre tous les êtres vivants qu’on commence à traiter les autres comme on traiterait soi-même et qu’on arrive progressivement à la liberté (“Tu dois aimer ton prochain comme toi-même”).

traducteur: Andreï Makarévitch
(Source : Russie.TV)

Page réalisée à partir d’interview intégralement parues sur :

http://www.aquarium-web.com/fr/publikat/sekret.htm

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Spiritualité, politique et avidité

Dimanche 20 avril 2008

Le 24 avril 1993, Sri Chinmoy rencontra Russell Wilson, alors Directeur du Personnel au Sous-Comité des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants (le Congrès américain) chargé de l’Asie et du Pacifique. La conversation amicale qui s’ensuit eut lieu au restaurant Annam Bhrama, dans le Queens à New-York. (Ici, sur le blog, un extrait)

Russell Wilson : Guruji, j’ai une question très difficile à vous poser. Pourquoi y a-t-il tant de conflits et de tensions en Inde, que certains considèrent comme le centre de toute religion et où la spiritualité joue un rôle aussi important ?

ckg208n11.jpg Sri Chinmoy : Je peux répondre à cette question car je suis indien. Auparavant, l’Inde était une terre de paix. A présent, les querelles et les luttes sont incessantes. Pourquoi ? La réponse est très simple. Dieu nous a donné la liberté et nous l’avons mal utilisée. A chaque instant, nous, les êtres humains, avons le choix entre bien agir et mal agir. Je peux me lever tôt le matin et prier et méditer pour devenir quelqu’un de bon, ou bien je peux dormir jusqu’à dix ou onze heures et me lever alors qu’il est trop tard même pour travailler. Je peux recevoir la lumière d’En-Haut pendant six mois et ma sincérité, mon intégrité et mon amour de Dieu me contraignent à me lever tôt le matin pour méditer. Et puis au bout de six mois, j’arrête d’aspirer et de penser à Dieu, et je ne me lève plus tôt le matin pour prier et méditer. Extérieurement, je suis la même personne, mais dans ma vie intérieure, j’ai changé.
Dans les temps anciens, les hommes politiques allaient voir les Maîtres Spirituels pour recevoir leurs bénédictions et l’illumination. L’un des plus grands héros indiens, Shivaji, allait fréquemment voir son maître pour lui demander : « Je t’en prie, conseille-moi. » Puis, Shivaji en eut assez de son pays et de la politique. Il dit : « Tout est corruption. Je ne veux plus de tout cela. » Mais son guide spirituel le contraignit à rester dans la politique. Il lui dit : « Si tu abandonnes, qui transformera le monde ? Reste à ta place, mais ne pense qu’à moi. Le Suprême en moi guidera le pays en toi et à travers toi. »
Il y eut un temps où l’Inde possédait l’équilibre et la paix du mental. Mais l’Inde n’était pas satisfaite de sa paix intérieure et de son équilibre. Elle a voulu entrer en compétition avec l’Amérique. Malheureusement, l’Inde a commencé à perdre sa spiritualité quand elle est entrée dans le monde de la compétition. Garder sa hauteur pour offrir ce que nous avons et recevoir ce que les autres possèdent est une chose. Mais l’Inde, au lieu de maintenir sa pureté et sa divinité premières, est devenue avide et a commencé à se soucier davantage de la richesse extérieure. Elle a voulu devenir aussi riche que l’Amérique et n’a plus accordé autant d’importance à sa richesse intérieure. Ce fut la plus grande erreur de l’Inde.Lorsque Dieu me donne quelque chose, je dois chérir cette chose. Puis, lorsque l’heure vient, Dieu me donne autre chose parce qu’Il est satisfait de moi. Mais si je rejette ce que Dieu m’a donné et implore uniquement pour avoir quelque chose d’autre, les qualités intérieures que j’ai reçues me déserteront et je deviendrai un mendiant. L’Inde aurait dû rester reconnaissante envers Dieu pour ce que Dieu lui a donné. Au lieu d’essayer d’imiter l’Occident, elle aurait dû chérir ses propres qualités divines. Mais lorsqu’elle a commencé à moins se soucier de sa richesse intérieure et plus de la richesse extérieure, ma Mère Inde a commencé à perdre quelque chose de très précieux.La même chose est en train de se produire dans l’ancienne Union Soviétique. Le Président Gorbatchev a eu la responsabilité d’éveiller la conscience de l’Union Soviétique. Après avoir réveillé l’Union Soviétique, il a dit : « Nous avons dormi pendant longtemps et nous venons juste de nous réveiller. Aussi devons-nous commencer à marcher lentement, régulièrement et infailliblement vers notre destination. Puis, lorsque le moment viendra et que nous aurons plus de capacité, nous accélèrerons le pas, puis nous courrons. » Mais les gens ne l’ont pas écouté. Ils sont devenus avides et ont voulu devenir comme en Occident. Ils ont voulu courir dès le début, même s’ils n’en avaient pas la capacité. Alors ils ont choisi un autre politicien qui a promis des résultats immédiats. Nous voulons tous avoir une réalisation instantanée, comme le café instantané. Nous voulons tout avoir en un clin d’œil. Un enfant met quelques années pour apprendre à marcher. Si je dis à ce petit enfant qu’il peut courir aussi vite que son frère aîné, l’enfant aura alors envie d’essayer. Mais malheureusement, il se cassera une jambe. Une mère dira à son enfant : « Non, va lentement. Ton frère a cinq ans et tu n’as qu’un an. Comment veux-tu marcher aussi vite que ton frère ? »

 

© Texte extrait du livre “Conversations avec Sri Chinmoy” Volume 2 paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Interview de Boris Grebenshikov Purushottama

Dimanche 6 avril 2008

Nadège Kojevnikova, NEVSKOE VREMIA : Comment devenir star ?
Boris Grebenchikov, maître du rock soviétique, répond à cette question dans une interview exclusive. On peut se confier à l’opinion de cette star, et nous ne doutons pas que Boris Grebenshikov en est une. Le leader d’Aquarium a passé les épreuves de la clandestinité et des stades, des caprices du public et de l’industrie du spectacle, dans son pays comme à l’étranger. Il reste l’épreuve par le temps qui passe vite : le public de Grebenshikov consiste déjà de trois générations d’auditeurs. Et le leader d’Aquarium est atteint par la gloire, dont BG disait qu’elle “vient seulement quand l’homme laisse derrière lui tout ce qui est superficiel”. Mais Boris Grebenchikov dit que cela a été précédé par de nombreuses erreurs et tentations…

default.jpgTentation 1 : “Chacun peut devenir célèbre”

- C’est facile de me dépasser en célébrité ! Pour se faire, il faut :
a) s’habiller bizarrement ;
b) se comporter bizarrement ;
c) donner des interviews criardes ;
d) commettre des actes malsains et antisociaux…
C’est tout! Dans six mois – une gloire nationale!

- Vous-même avez-vous suivi ces prescriptions au début de votre carrière?
- Non, à l’époque, il suffisait de rester soi-même pour acquérir une gloire d’un Robin des Bois et être intensément poursuivi.

- Alors, vous n’avez pas eu besoin des “interviews criardes” pour arriver au succès?
- De même qu’on dit que “un poète en Russie est plus qu’un poète”, nous sommes ici quelque chose de plus que des musiciens. Les gens ont besoin de nous. Et j’ai mes propres hypothèses pourquoi… C’est simple: de toute l’histoire d’Aquarium, nous n’avons rien fait exprès afin de “plaire”. Si nous chantons, nos chansons ne sont pas écrites à la commande d’un monsieur avec son portable au quatrième rang ou d’un conseil artistique. Le plus important pour moi est ma propre intuition: elle me montre ce qui doit être chanté aujourd’hui. Et je pense que le secret de la grande popularité d’Aquarium réside dans notre fidélité à nous-mêmes, à notre boussole intérieure.

- Dans un de ses interviews, David Bowie parlait du sentiment de “tenir le public sur la main”. Avez-vous ce sentiment, surtout devant les auditeurs de 15 à 18 ans ?
- Quelquefois, il m’est arrivé de ressentir quelque chose comme ça, et c’étaient des moments de grand piège. Se considérer vedette est un syndrome très dangereux. Il faut réaliser que tu n’es qu’un transmetteur. Oui, tu transmets le courant ! Mais tu n’es que le fil électrique, pas la source. Quand, en 1989, tout un stade de jeunes se levait et dansait sous nos chansons, avec des bougies dans les mains, j’ai dû vivre quelques instants catastrophiques où je me sentais célèbre. Il y en a beaucoup qui sont tombés dans ce piège. Mais si l’on se voit comme un “travailleur”, et pas comme une vedette, on y puise beaucoup plus de plaisir, et ça dure plus longtemps.

Interview intégrales parues sur :

http://www.aquarium-web.com/fr/publikat/sekret.htm

Песня о звездах (колыбельная) – БГ & Васильев

Dimanche 6 avril 2008

 

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Une vidéo (4’12) de Boris Grebenchikov Purushottama avec un autre chanteur russe.

Le concert, gratuit, à Londres, sera incomparable.

Organisé par le Centre Sri Chinmoy, B.G. Purushottama sera accompagné par de fameux musiciens qui suivent l’Enseignement spirituel de Sri Chinmoy, qui a lui-même écrit près de 21 000 chants et à donné des enseignements en chant, dépassant l’incroyable, pour arriver à une Excélence-Comblante.

Concert de Boris Grebenchikov Purushottama aux Nations Unies

Dimanche 6 avril 2008

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Sur cette vidéo de Mridanga Spencer, l’on assiste à une performance de Boris Grebenchikov Purushottama

 aux Nations Unies, le 29 aout 2007 ; il est accompagné de musiciens disciples de Sri Chinmoy.

Boris Grebenchikov Purushottama at Royal Albert Hall in London

Samedi 29 mars 2008

014kw07383.jpgEn 1980, le jeune artiste Boris Grebenchikov (B.G.) est renvoyé de son travail après un show considéré comme trop exubérant par le jury du festival de Tbilissi, surnommé le ’Woodstock russe’. De retour en Russie, le prince Grebenshikov attire les foules dans ces stades qu’il remplit encore aujourd’hui. En Russie, Boris Grebenchikov et Aquarium, le groupe qu’il a créé, sont une légende comparable à celle de Pink Floyd. Plus de 17 albums en témoignent dont 7 édités officiellement. A St Petersbourg, les simples initiales B.G., vert sur fond blanc, suffisent à drainer au concert plusieurs milliers de personnes. Le groupe Aquarium né dans l’obscurantisme des années 70 connait son apogée dans la quasi clandestinité entre 1981 et 1986. Il n’est reconnu officiellement qu’après 1987.

Quand il crée Aquarium en 1972, Boris Grebenchikov est étudiant de maths appliquées à l’Université de Leningrad. Le rock est interdit par la culture officielle.

Aquarium se produit clandestinement, souvent dans des appartements privés. Aquarium devient un ’mode de vie’ en Russie.

Devant l’ampleur croissante de la culture underground, le pouvoir soviétique finit par autoriser quelques concerts – une manière aussi de mieux surveiller cette culture rock qui foisonne dans les sous-sols et sur des cassettes enregistrées sous le manteau (magnitizdat).

Les tournées s’enchaînent, la première compilation officielle paraît sur le label étatique Melodia en 1987 et ’se vend à plusieurs millions d’exemplaires’.

Deux ans plus tard, il est l’un des premiers Russes à voyager hors du pays. Aux Etats-Unis, il enregistre en solo Radio Silence avec Dave Stewart du groupe Eurythmics, puis un deuxième album à Londres, avant de revenir en Russie.

De Moscou à Novossibirsk, ses concerts remplissent les stades et ses chansons sont entonnées par des millions de personnes. Aquarium est un monument du rock en Russie, et Boris Grebenchikov une véritable star nationale. Des générations de Russes ont grandi au son des albums éclectiques de l’auteur, chanteur et compositeur du groupe.

Source : Russie.TV, que nous avons actualisées pour ce blog.

Boris Grebenchikov Purushottama, Poète et musicien Russe

Samedi 29 mars 2008

Ce que je sais est plus grand que moi-même
Je ne pourrai pas confier ça aux paroles
Mais je ne parle pas avec des mots
L’amour est tout ce que nous sommes
Tout ce que nous sommes…

Boris Grebenchikov Purushottama

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Boris Grebenchikov Purushottama est un poète et musicien Russe d’une grande sensibilité, il donnera un concert à Londres, au Royal Albert Hall, le 19 mai 2008 ; le concert, gratuit, est organisé par les centres Sri Chinmoy.

Le site du concert : http://www.grebenshikovconcert.com/organisers.html