Archive de la catégorie ‘* Désir’

Poème d’Amour vishnouïste, étudié par Tagore, Prix Nobel de Littérature, en résonance avec l’analyse de Nidish

Vendredi 11 novembre 2011

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Tagore en 1934

Tagore, dans son livre « Sadhanâ », évoque cette lourde et difficile dualité entre les désirs limités du corps, et les besoins éternels de l’âme d’être comblés par l’Absolu. Il écrit :

Dans l’un de nos poèmes lyriques vishnouïstes, l’amant dit à sa bien-aimée :

« Je sens que je contemple depuis ma naissance la beauté de ta face,
Et pourtant mes yeux ont encore faim.
Je sens que je te presse sur mon cœur depuis des millions d’années,
Et pourtant mon cœur n’est pas repu. »

Il est donc clair que c’est véritablement l’infini que nous recherchons dans nos plaisirs.

Cela  prouve que le vrai désir de notre âme est de passer au-delà de toutes les possessions. Entourée de choses qu’elle peut toucher et sentir, elle s’écrie : « Je suis lasse de toujours prendre ; ou donc est Celui qu’on ne peut jamais prendre ? »

Nous continuons après Tagore, en rajoutant que c’est sans doute ce qui anime nombreux dans le Zapping des chaînes de télé et sur internet, quelle est l’image recherchée dans cette quête folle, si ce n’est celle de l’Infini grandeur de l’Indicible. N’est-ce pas cette quête d’Amour infinie que d’autres recherchent par la prise de drogues ? D’alcool en prenant le risque de perdre le complet contrôle de soi et même de se détruire ? N’est-ce pas cette fuite en avant qui est pratiquée quand on craque une allumette pour allumer une cigarette qui nous tue ? N’est-il pas dit à ce moment-là : « Je ne sais où Tu es. Je me détruirai, jusqu’à te trouver dans la mort. » ?

Joindre les mains. Aligner son axe à la perpendiculaire du monde pour rejoindre le Ciel, tels sont les solutions simples, inévitables, à la portée de tous ceux qui recherchent, la Vérité, un mieux vivre, une relation entière et profonde à l’Amour qui nous entoure et pour lequel nous accordons qu’un intérêt minimum ne répondant pas assez aux besoins de notre âme.

Par la prière, par la méditation nous répondons aux besoins de notre âme affamée, et retrouvons Joie, Gaieté, raison de vivre et satisfaction intérieure. Ce que nous cherchions dans le petit et l’auto destruction, nous le trouvons dans le Grand, la restauration de nous même, et l’Eternel.

© « Sadhanâ » de Rabindranath Tagore paru aux Editions Albin Michel
© Résonnance de Nidish

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Atteindre l’illumination avec des désirs, est-ce possible ?

Mercredi 20 juillet 2011

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Question : Est-il essentiel d’être dénué de désirs pour atteindre l’illumination ?

Sri Chinmoy : Oui, l’absence de désirs est essentielle pour l’illumination. Et ce n’est pas l’absence d’un grand nombre de désirs qui est nécessaire, mais l’absence totale de tout désir. L’illumination exige la transformation intégrale du désir.


© Extrait de « A God Lover’s Earth-Heaven Life (La vie terrestre d’un amoureux de Dieu) de Sri Chinmoy

La rue, ses tentations, ses expériences : Témoignage de Nidish

Dimanche 27 décembre 2009


J’ai souvent vu à Paris des personnes de différentes origines proposer ce type de jeu que l’on voit présenté de manière humoristique sur la vidéo. Ces illusionnistes le font à la sauvette pour en tirer quelques revenus. Ils utilisent pour cela de gros jetons noirs, sous l’un des trois, il y a un gros point blanc.  Le passant attiré par l’action peut alors, après observation des jetons déplacés à grande vitesse avec boniments, évaluer où est placé le point blanc. S’il se sent sûr de lui, s’il pense avoir été un bon observateur, il parie un multiple de dix euros sur ce jeton. Si dans la vie spirituelle les jeux de hasard sont proscrits, ici il s’agit d’un jeu d’observation avec pari. Dans la vie humaine, selon les lois de notre pays, les jeux d’argents et paris sont règlementés. Ici ce sont des personnes de milieux défavorisés, qui se montrent très habiles dans le déplacement de trois pièces disposées sur un carton, qui s’exercent. Carton qui est vite abandonné si apparaissent des représentants de la loi. Les joueurs sont du même milieu social que l’acteur. Ce jeu existe depuis le moyen âge, sous différentes formes. C’est un jeu d’argent où bonimenteurs et passant prennent des risques relatifs : les sommes ne sont jamais très élevées, mais les personnes qui jouent, ne sont pas, en général, de milieux favorisés. Ces sommes représentent toujours un enjeu réel pour elles.
Tout semble équilibré jusqu’alors : Vitesse d’exécution contre sens de l’observation.
Mais ces illusionnistes de rues sont ici des filous.
Quand la personne novice est supposée avoir trouvé le jeton avec le point blanc, elle indique du doigt son choix. Le jeton n’est pas alors retourné. Le bonimenteur l’invite à parier une somme. Au moment où le passant cherche un billet dans sa poche, son porte-monnaies ou autres, il a les yeux baissés et lâche le jeton choisi des yeux et du doigt. Le bonimenteur en profite alors pour furtivement déplacer les jetons, le jeton avec le point blanc est alors ailleurs qu’à l’endroit indiqué par le joueur qui n’a rien vu. Quand enfin il a sorti le billet de son porte monnaie, il le transmet au bonimenteur. A ce moment là l’illusionniste le laisse retourner le jeton qu’il croit avoir choisi : le joueur découvre que le point blanc n’est pas sous ce jeton, et qu’il a perdu. Perdu son pari, perdu son enjeu, perdu 10 à 20 euros… Le bonimenteur reprend le mouvement des pièces, enrichi d’une nouvelle  somme. Le parieur reprend son chemin, la souffrance au cœur, sans comprendre  totalement son erreur de jeu, mais remettant en question le fait de s’être arrêté. Certains restent sur place et reproduisent leur erreur plusieurs fois en rejouant de la même manière, en lâchant leur concentration au moment de prendre leur billet ; d’autres joueurs s’aguerrissent en observant comment se déroule l’action. Ainsi, certains joueurs ont les billets à la main et ne lâchent pas un instant des yeux les jetons après avoir parié ; ils gagnent… ou perdent. L’habileté du manipulateur des jetons est alors plus équilibrée avec la qualité d’observation et de concentration du joueur.

La vie est l’école,
L’âme est l’élève,
La compassion divine
Est le professeur.

Sri Chinmoy
Chant en français de Sri chinmoy


© Aphorisme-chant de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

©
Témoignage de Nidish

Quelques paroles sacrées du Bouddha sur la vie éternelle

Mardi 10 novembre 2009

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Buddha Smile

153
Longtemps j’ai erré dans le samsara, de naissance en renaissance,
Cherchant sans le trouver le bâtisseur de la maison.
Qu’il est douloureux, le cycle sans fin des réincarnations !
o
182
Renaître sous une forme humaine est difficile.
Difficile est de vivre une vie de mortel.
Rare est de pouvoir entendre la Bonne Loi,
Et rare est l’avènement d’un Bouddha.
o
238
Fais-toi une île.
Entre vite dans l’effort, deviens un sage !
Tes impuretés effacées, sans taches,
Tu n’auras plus à revenir
Pour naître à nouveau, et ensuite vieillir.
o
325
Quand il devient glouton, endormi,
Et qu’il gigote comme un pourceau nourri de grains,
L’homme stupide est voué de renaître sans fin.
o
341
Débordants, fougueux sont leurs plaisirs.
Mais tout ce que trouvent
Ces êtres rongés par la soif, aspirant au bonheur,
C’est à renaître et vieillir.
o
342
Ceux que la soif aiguillonne
Se débattent comme lièvres pris au piège.
Retenus par les chaînes et les entraves,
Ils sont voués à de longues souffrances, encore et encore et toujours.
o
348
Oublie le passé, le futur, le présent.
Fais la traversée jusqu’à l’autre rive de l’existence;
Une fois ta pensée pleinement libérée,
Tu n’auras plus à endurer
Ni renaissance, ni déchéance.
o
351
Pour celui qui est parvenu au but suprême
Et est défait de la peur, de la soif, des passions,
Les épines de la vie sont coupées.
Ce corps est le dernier qu’il porte.
o
423
Celui qui connaît ses vies antérieures,
Qui voit les cieux et les enfers,
Qui est arrivé au bout des renaissances,
Qui s’est perfectionné sans cesse,
Acquérant une connaissance supérieure,
Le sage devenu parfaitement accompli,
C’est lui que j’appelle un brahmane.
o
Source :
Le livre « Dhammapada »
« La Voie du Bouddha »
Version française de Le Dong
Editions du Seuil
o
Le « Dhammapada » est composé de quatre vingt-trois versets (pada) qui rapportent des paroles prononcées par le Bouddha en diverses circonstances au cours de ses quarante-cinq années de prédication, le Dhammapada se présente comme un exposé de la doctrine bouddhique : tel est le sens de Dhamma, qui signifie Loi, non celle des hommes, mais la Loi naturelle régissant l’ordre des choses, celle découverte par le Bouddha, en s’éveillant à l’ultime Vérité.

© Photo Kedar Centre Sri Chinmoy

De l’enfance à la vie adulte : Vivre et grandir avec confiance dans la Lumière, préambule de Nidish

Vendredi 16 octobre 2009


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Relation Adultes Enfants

« Profites-en tant que tu es jeune ! » telle est l’affirmation du commun des adultes que, dans un car, reprenait une jeune fille de 20 ans pour faire taire ses propres interrogations. Cette jeune personne, étudiante en médecine, se rappelait à haute voix, auprès d’une copine du même âge, ce que le commun des mortels recommande. Hors, personne ne précise où cela mène. Lâchement, les adultes, la rue, poussent dans le trou les jeunes qui cherchent leur chemin, en connaissance de cause, ne sachant eux-mêmes où est le chemin par méconnaissance de l’existence du But.

La jeunesse se construit et construit son lendemain dans le présent. Ce présent peut être élevé, clair et pur.
Notre devoir d’adulte est, faute de montrer le but lumineux que l’on n’a pas trouvé, d’indiquer qu’il existe et que nos propres expériences nous y conduisent ; ces expériences sont plus ou moins difficiles, mais sont toujours les barreaux de notre échelle qui nous élèvent et nous dégagent du passé. Il faut seulement avancer tant que possible avec assurance et droiture sur ce qui est notre chemin, étroit si l’on est en dehors de toute voie spirituelle.
Il y a des expériences qui nous tirent vers le bas, celles de la sexualité, des drogues, de l’alcool, celles-là nous dévient, voir nous perdent ; le but cependant est toujours là et nous pouvons toujours y tendre.
Il y a aussi des expériences enchanteresses qui nous emplissent de joie, celles là sont dans le service à autrui, la pratique d’un sport, d’un art, de la méditation, de la prière, elles sont comblantes et enrichissantes.
Il y a de même l’expérience sublimante d’appartenir à une voie spirituelle authentique où l’on pratique prière, méditation, chant sacré, lecture de textes spirituels, mais aussi où l’on joue comme des enfants, où l’on s’occupe de la vie…. Avec notre pratique fervente, le chemin se dessine largement devant nous, lumineux, jusqu’au But qui est Lumière comblante.
La force intérieure, la vigilance et l’aspiration à atteindre le But claire et lumineux de la vie, qui se trouve au fond de notre propre cœur, dans celui de Dieu et celui de ses Envoyés, évite de faire bien des détours éprouvants.


© Texte de Nidish

© Photo et œuvre de Ed Silverton – Centre Sri Chinmoy GB

http://uk.srichinmoycentre.org/lifestyle/profiles/ed

Maria Goretti, à 12 ans, défend sa Pureté

Vendredi 16 octobre 2009

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Sainte Maria Goretti 1890-1902

Aujourd’hui, nous dédicaçons cette journée à l’anniversaire de la naissance d’une sainte Chrétienne, Ste Maria Goretti, voici sa courte et intense histoire :

Maria est née le 16 octobre 1890, à Corinaldo, en Italie, dans la Province d’Ancône, d’un père et d’une mère de cultivateurs, Luigi et Assunta qui, s’ils sont pauvres, sont très pieux ; elle sera l’ainée de 7 enfants. La petitesse et la pauvreté du terrain qu’ils cultivent pousse la famille à vendre leur ferme et à se déplacer à Ferriere di Conca, au sud de Rome, au bord de la Méditerranée, dans les Marais Pontins qui sont encore insalubres. Son père s’associe avec un homme, veuf et alcoolique, qui a la garde d’un fils
arrogant, Alessandro, âgé de dix neuf ans. Le paludisme atteint le père de Maria qui meurt en 1900, rongé par la fièvre, le typhus et une pneumonie ; Maria a dix ans, l’enfant s’applique à aider sa mère occupée par le travail des champs, à tenir la maison et à élever ses frères et sœurs. Elle dit à sa Mère : « Courage, maman, n’aie pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons ! »
Marietta est confirmée dès l’âge de 6 ans. Elle prie sans cesse, elle tient toujours le chapelet enroulé autour de son poignet. « Pourquoi pries-tu tant ? » lui demande un jour une amie. « Je prie pour consoler Jésus et Marie de tant de péchés » répond-elle et elle se met à pleurer. L’enfant désire ardemment faire sa première communion. « Je veux Jésus – dit-elle à sa mère – je ne veux plus être sans Jésus. » Mais elle a 10 ans et à l’époque, on ne communie pas avant 11 ans. De plus elle est illettrée et sa mère n’a pas de quoi lui acheter une robe de première communiante. Marietta insiste. Alors l’archiprêtre de Nettuno, la ville voisine, l’interroge. Il est surpris par ses connaissances. Les habitants du village, qui apprécient
Marietta, se cotisent pour lui fournir une robe, une Bible et une couronne. Ainsi, le 29 mai 1902, en la solennité de l’évènement, Maria fait sa première communion dans la petite église de Ferriere. Le spectacle de cette famille pieuse a quelque influence sur Alessandro. Parfois il participe à la prière du soir et il va à l’église de temps en temps pour une grande fête. Mais peu à peu, la passion le prend à la vue de cette fille, qui, bien qu’elle n’ait pas encore 12 ans, est déjà grande et belle. Il la sollicite, elle se refuse. Il devient menaçant : « Si tu le dis à ta mère, je te tue. » Maria, terrorisée, supplie souvent sa mère Assunta de ne pas la laisser seule, mais sans lui dire pourquoi, sa mère ne comprend pas. Le vendredi 5 juillet 1902, Maria réitére sa demande à sa maman. Croyant à un caprice, Assunta part tout de même au travail qui se situe non loin de là. Maria reste seule pour garder la petite Thérèse encore au berceau. A trois heure de l’après-midi, Alessandro demande à Assunta de le remplacer pour conduire les bœufs. Il gagne alors la maison toute proche et entraîne Maria de force dans la cuisine  ; il exige qu’elle se plie à ses désirs. Maria se débat : « Ne fais pas cela ! C’est un péché ! Tu iras en enfer ! » Exaspéré par la résistance de Maria, il la menace d’un poinçon de 20 cm de long qu’il avait fabriqué exprès et la frappe de coups répétés. Quand il va pour s’éloigner, il l’entend encore gémir, il revient alors à la charge, et lui porte de nouveaux coups : 14 en tout. Alertés par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt, suivi d’un ouvrier agricole et d’Assunta. Alessandro s’est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes interviennent. Ils l’entrainent, lié, marchant entre deux chevaux ; ils empêchent ainsi la foule hostile de le lyncher. Pendant ce temps, Maria est conduite à l’hôpital de Nettuno. Placée sur un char à bancs, les secousses avivent la douleur de ses blessures. Le convoi arrive à dix huit heures. Les médecins sont étonnés qu’elle vive encore, elle a été atteinte au cœur, au péricarde, aux intestins et au poumon gauche. Attachée sur la table d’opération, Maria a la consolation de voir arriver un prêtre. On l’opère durant deux heures, sans l’endormir. Maria meurt de soif, mais on ne peut lui donner à boire par crainte de la péritonite. Avant de mourir,  avant de lui donner l’hostie, le prêtre demande à l’enfant si elle pardonne à son agresseur comme Jésus a pardonné sur la croix à ses bourreaux. Surmontant un mouvement de répulsion, elle déclare: « Oui, pour l’amour de Jésus je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi je lui ai déjà pardonné. » Elle meurt le 6 juillet, à 15 heures.

Après un an de détention, en Sicile, Alessandro ne manifeste aucun repentir. Il subit une peine de 30 ans de travaux forcés. Mgr Blandini, l’évêque du lieu, le visite. Le gardien le prévient : « Vous perdez votre temps. C’est un dur, vous verrez ! » Effectivement, l’évèque est mal reçu, mais quand il lui évoque le pardon de Maria, Alessandro se met à pleurer ; il écrit une lettre de pardon à l’évêque.
Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc ; elle lui offre des fleurs, quatorze lys.
Allessandro est libéré pour bonne conduite, après 27 années de détention.
En 1937 il se rend à Corinaldo, où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds :
- C’est moi Alessandro ! Je viens demander pardon pour l’assassin de votre fille.
- Maria vous a pardonné, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour ? »
lui répond la mère.

Le lendemain, c’est Noël, ils communient côte à côte à la sainte table ; tous les deux sont ensuite invités à prendre leur repas chez l’archiprêtre. Alessandro entre
comme jardinier chez les Franciscains ; c’est sous l’habit de religieux tertiaire franciscain que le 27 avril 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d’Assunta et de la famille, ainsi qu’à la canonisation le 24 juin 1950, qui ont lieu sous les bénédictions du Pape Pie XII.

 

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1991 n.41 p.9
Réf. dans la Documentation Catholique: 1950 col.897-902

Extraits retirés des travaux de l’Abbaye Saint benoit :

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0068.htm

 Un film sur la vie de la Sainte, de 95mn, en italien, sous titré en espagnol :

http://all.gloria.tv/?media=101511

Voir sur ce blog l’article :
Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

 

Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

Vendredi 16 octobre 2009


Question :
Chaque fois que je vois une belle femme, des pensées sexuelles envahissent mon esprit. Je m’efforce de les détruire, mais elles persistent.

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Il existe deux méthodes pour résoudre ce problème. Dès que vous voyez une belle femme, essayez simplement de projeter tout son corps dans le ciel, par l’effet de votre volonté. Regardez-là, concentrez-vous, et faites-là monter afin qu’elle vole comme un cerf-volant. L’autre manière, qui est plus facile, consiste, lorsque vous voyez une femme, à ne regarder que ses pieds. Les sadhus indiens disent de ne regarder ni les yeux, ni le visage, mais seulement les pieds. Si vous voulez être immédiatement soulagé de la tentation, regardez les pieds. Puis essayez de plonger en vous-même, avec toute votre conscience. Cela ne prend qu’une seconde. Donc, soit vous projetez cette femme vers le ciel, soit vous regardez ses pieds. Cela doit avoir pour effet le contrôle des pensées du vital inférieur. Bien des hommes ont fait cela avec succès. Il y avait un grand Avatar indien qui s’appelait Sri Chaitanya. Il disait à ses disciples : « Même s’il s’agit de votre propre mère, ne regardez pas ses yeux ; regardez ses pieds. »
Mais de telles méthodes ne sont destinées qu’à des débutants. Un jour viendra où il vous faudra regarder les femmes les yeux grands ouverts et, grâce à vos expériences intérieures, grâce à votre propre réalisation intérieure, dépasser le sentiment du masculin et du féminin. Il n’est qu’une seule Conscience universelle ; elle n’est ni masculine ni féminine. Il n’est qu’une seule Conscience, qui se déploie sous deux formes différentes. On ne peut acquérir ce sentiment que par son propre développement intérieur personnel. Il s’agit d’un état très avancé. Peut-être ne ressentons-nous même pas pour l’instant d’unité avec nos propres membres. Si je suis capable de lancer le poids plus loin de la main droite, j’accorderai plus d’importance à ma main droite et ignorerait ma main gauche. J’ai vu bien des athlètes qui maudissaient leur main gauche car, bien qu’elle ne soit pas aussi puissante que la droite, ils en ont quand même besoin. Si nous ne sommes pas capables de ressentir une unité ne serait-ce qu’avec nos deux mains, comment nous sentirons-nous un avec autrui ? Par notre aspiration et notre développement spirituel intérieur, la création tout entière devient nôtre, et toute difficulté disparaît alors.


©  « Divinity’s Little Sister et de Purity » Extrait du livre de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Danse, corps et Spiritualité

Samedi 3 octobre 2009

Question : L’utilisation du corps physique dans la danse rend-il l’intégration de la danse dans la vie spirituelle plus difficile que celle d’autres formes d’art ?

 

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : En général, oui. mais en inde, il y a des danseurs qui offrent vraiment leur consécration et leur dévotion au Pilote Intérieur, au Suprême. Lorsqu’ils regardent le public, ils ne voient pas que des individus : ils voient tous les gens comme des dieux et des déesses suprêmes. Lorsqu’ils voient leur public de cette manière, cela les aide énormément dans leur vie spirituelle. La danse peut vraiment être un art spirituel à condition que le public, comme le danseur, soient dans une conscience élevée. Tel un enfant, le danseur fait parcourir un frisson de joie innocente et absolument profonde dans le public. Il donne au monde ce qu’il possède et le monde reçoit son offrande avec la gratitude la plus intense. le fait même que le public apprécie et admire le danseur ajoute à son talent et à sa beauté.
Mais ce qui se produit souvent, c’est que les danseurs commencent à danser dans une bonne attitude et ensuite, leurs mental entre en jeu. Ils veulent être appréciés et admirés. Le physique danse, le vital danse, mais le mental est comme un aimant qui essaye sans cesse d’attirer l’appréciation et l’admiration. puis, tandis que le mental du danseur reçoit les louanges de ses admirateurs, le vital inférieur de ceux-ci lui envoie de l’impureté, faisant terriblement descendre sa conscience et gâchant complètement sa pureté du début. Les spectateurs peuvent littéralement engloutir les qualités spirituelles du danseur, quelque élevée soit sa pureté.
Dans d’autres cas, le danseur pense offrir une pureté et une divinité absolues, mais dès qu’il commence à danser, il répand la vulgarité dans des mouvements du vital inférieur au lieu de répandre la beauté de son âme. Le public peut être plein d’aspiration, mais le danseur, lui, est dans une conscience très ordinaire et répand consciemment ou inconsciemment des forces du vital inférieur. le public est arrivé au théâtre avec autant de pureté qu’après une méditation, mais dès que le danseur commence à danser, sa beauté physique attire le vital inférieur des spectateurs au point qu’ils ne peuvent pas rester dans une conscience élevée. après cela, la danse n’est plus qu’une attraction vitale physique sans la moindre spiritualité.
L’aspirant doit être très prudent dès que le corps se met en mouvement. La difficulté, c’est que nous ne savons pas où se dissimule la tentation du corps. Elle n’est pas nécessairement à un endroit particulier. Elle peut même se cacher dans les yeux. Un seul regard du danseur, ne serait-ce que d’un œil, suffit pour capturer une personne et la tenter. un seul geste d’un petit doigt peut suffire à déranger tout le public. a l’inverse, il peut arriver que ce soit le public qui décroche un seul regard sur le danseur pour que c’en soit fini de sa pureté. l’idéal dans la danse, c’est lorsque le public comme le danseur peuvent rester dans leur conscience la pus élevée, mais c’est pratiquement impossible à réaliser.

Possibilité de voir sur ce blog
les vidéos de danses indiennes dédiées :
Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

 

« LA PURETÉ » : Propos de Sri Chinmoy

Mercredi 16 septembre 2009

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« Lotus in Bali »
 © Phoolanjaya Centre Sri Chinmoy

La pureté est la lumière de l’âme exprimant sa divinité à travers le corps, le vital et le mental. Celui qui est pur a tout à gagner. Celui qui peut conserver sa pureté ne perdra jamais rien qui soit digne d’être gardé. On peut avoir un jour de grandes idées ou une force intérieure considérable, et les perdre le lendemain si on n’est pas pur. La pureté est le souffle du Suprême. Lorsque la pureté nous abandonne, le Souffle du Suprême nous abandonne aussi. Il ne nous reste plus que le souffle humain.

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Être pur veut dire que l’on suit les ordres de son Pilote Intérieur sans permettre à des forces non-divines d’entrer en soi. Là où la pureté est absente se trouve l’obscurité, le précurseur de la mort. Ce que nous appelons l’obscurité aujourd’hui sera pour nous, demain, la mort. La pureté est la seule chose qui puisse nourrir notre divinité. Sans pureté, il n’y a pas de certitude. Sans pureté, il n’y a pas de spontanéité. Sans pureté, il n’y a pas de flot constant de divinité en nous.

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Dans la pureté réside une magie divine. Si nous pouvons cultiver ne serait-ce qu’une pensée pure au cours de notre méditation, nous en tirerons un bénéfice des heures durant. Car tout ce temps-là, nos pires faiblesses se transformeront en force véritables.

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Nous savons qu’il y a une différence entre la quantité et la qualité. Aussi rechercherons-nous plutôt la qualité que la quantité. Or, à mesure que notre pureté divine se développe, notre force intérieure grandit. Ainsi, grâce à la pureté, quantité et qualité se trouvent réunies. La pureté est semblable à un aimant divin. Elle attire en nous toutes les qualités divines. Lorsque nous possédons la pureté, le mnde est fier de nous. Si la Mère Terre abrite ne serait-ce qu’une âme pure, elle déborde de joie : « Voici enfin, dit-elle, une âme sur laquelle je peux compter ».

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La pureté doit être présente dans nos pensées, nos idées, nos sentiments, notre conversation, dans tout ce que nous disons, faisons, ressentons, et enfin dans tout ce que nous sommes. Nous pouvons faire en sorte que notre vie entière soit comme une fleur dans un jardin. Si nous identifions notre conscience à la fleur, nous n’aurons jamais de sentiment impurs. Mais si nous nous contentons de rester dans le jardin, sans nous identifier consciemment à la fleur ou au jardin lui-même, nous demeurerons impurs.

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La pureté doit s’établir dans l’intégralité de notre existence. Notre corps doit posséder la même pureté que notre âme. Pour cela, la propreté et une bonne santé sont requises. La pureté est une qualité qu’il faut avoir constamment en soi, et non un élément que l’on peut faire venir de l’extérieur lorsqu’on en a besoin. La pureté doit être une expérience vécue ; c’est un état intégral de conscience divine.

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Une fois la pureté établie, en particulier dans le vital, beaucoup est accompli, dans la vie intérieure et dans la vie extérieure. Dans la pureté de ‘homme réside la plus haute Divinité de Dieu. La pureté de l’homme est le souffle de Dieu. La pureté est une force considérable. Par elle, on peut tout accomplir. Mais si on la perd, on risque à tout moment de s’écrouler, de chuter, même si l’on possède richesse, pouvoir ou influence.

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Tous les aspirants spirituels, sans exception, ont constaté et ressenti la nécessité de la pureté. Aujourd’hui ils escaladent le Mont Everest intérieur par la force de leur grande pureté ; mais demain, ils risquent de tomber dans l’abime le plus profond. La pureté perdue, tout est perdu ; Dieu Lui-même est perdu. La pureté acquise, le monde est acquis ; l’univers entier est acquis.

© Extrait de « Purity : Divinity’s Little Sister et de Purity-River Wins » de Sri Chinmoy Editions La Flûte d’Or.

 

Une imperfection de notre nature : La jalousie

Mercredi 2 septembre 2009

Ceci est le dixième article qui évoque « la jalousie », il est composé de dix aphorismes extraits d’un livre de Sri Chinmoy : « Jealousy is my madness-buren » (Ma jalousie est mon fardeau de folie) ; Sri Chinmoy, vous allez le voir, considère la jalousie comme « un tueur instantané de joie » :

Dix Aphorismes

 

- La jalousie est un mortel poison de haine.

- La jalousie est une vie de rejet de l’amour profondément ancrée.

- La jalousie est tout à la fois féroce et atroce.

- La jalousie et la suprématie ont toujours plaisir à cohabiter.

- La jalousie humaine et l’extase divine sont éternellement étrangères l’une de l’autre.

- La jalousie est un bombardier détruisant le navire du rêve de l’humanité.

- La jalousie vient de la vie de désirs.
La vie de désirs vient du mental d’impureté.
Le mental d’impureté vient des ténèbres de l’intouchabilité.

- La jalousie, dans son échec, se soumet à la léthargie qui refuse de bouger. La léthargie qui refuse de bouger se soumet à la douloureuse auto-destruction.

- Jalousie, Dieu est ravi d’apprendre que tu ressens qu’il est nécessaire qu’Il vienne à ta porte.

- Jalousie, vois combien Dieu se réjouit de venir te rencontrer !
  Dis-Lui simplement bonjour.
  En un rien de temps, Il te transformera et fera de toi
  Sa Vie de Divinité, Son Cœur d’Infinité
  et Son Âme d’Immortalité.

 

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