Archive de la catégorie ‘- Exister’

Mon Ami, Nasrudin !

Lundi 28 avril 2008

Les histoires de Nasr Eddin Hodja peuvent être appréciées pour l’absurdité amusante apparente de la plupart des situations, mais peuvent aussi être interprétées de différentes manières, comme des contes moraux ou des histoires spirituelles. Voici l’une des très nombreuses histoires de Nasr Eddin Hodja :

Histoire trouvée sur la merveilleuse encyclopédie : Wikipédia
Les habitants d’Akşehir ont besoin d’un sage pour leur apprendre le monde.
Ils vont chercher Nasr Eddin et l’amènent en place publique.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Tout !
─ Je n’ai rien à faire avec de tels ignorants. »
Et Nasr Eddin s’en va.
Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage.
Ils vont rechercher Nasr Eddin qui demande :
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Rien !
─ Alors si vous savez tout, je m’en vais. »
Et Nasr Eddin s’en va, énervé.
Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? »
Une moitié crie :
« Rien ! »
Et l’autre moitié :
« Tout ! »
Alors Nasr Eddin excédé, dit :
« Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. »

Une histoire indienne : COMPTER SUR SOI

Dimanche 23 mars 2008

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« Sur leur chemin, dix pèlerins ont un fleuve à traverser. Ils hésitent, il y a du courant. Finalement ils traversent. Arrivés sur l’autre berge, épuisés, l’un d’eux compte les survivants, il en compte neuf. Mais il n’arrive pas à trouver qui manque. Un autre décide de vérifier, il arrive aussi au nombre de neuf. Chacun leur tour ils comptent, et à chaque fois, chacun arrive au même nombre, neuf : personne ne voit qui manque. Un sage passe par là et les voit dans la confusion. Après qu’ils aient exposé leur problème, le sage les compte. Un, deux, trois… il arrive au nombre de dix. Ils ne comprennent pas. Le sage leur montre qu’aucun d’entre eux, en comptant les rescapés, ne s’était compté. »