Archive de la catégorie ‘= Famille’

Question, Réponse de Sri Chinmoy : Dieu dans la famille

Vendredi 6 juin 2008

Question : Comment une mère de famille ayant des enfants de bas âge peut-elle trouver le temps de méditer ?
ckg208n12.jpgSri Chinmoy : Si tel est votre cas, la chose est facile, pourvu que vous pensiez d’abords à l’essentiel. Tôt le matin, avant que les vôtres ne se réveillent, avant de pénétrer dans l’agitation quotidienne, offrez quelques secondes de votre temps à Dieu. Si vos enfants réclament leur petit déjeuner vers six heures, par exemple, levez-vous à cinq heures et demie et méditez en secret, telle une cambrioleuse divine ! Puis dans le courant de la journée, lorsque vous parlez à vos enfants et que vous essayez de les discipliner, sentez en eux la Présence du Dieu Vivant. Hélas, la plupart des gens ne procèdent pas ainsi. Ils considèrent leurs enfants comme une propriété et s’arrogent le droit de les guider et de les façonner comme bon leur semble. Pourtant, s’ils parvenaient à eux, un flot spontané d’amour se mettrait à couler. Les enfants eux-mêmes verraient alors à quel point ce que leurs parents est unique. Sentez que Dieu sert de pont entre vous et vos proches. Vous les aimez précisément parce que Dieu, l’Amant Eternel, habite en eux. Vous faites montre de compassion envers autrui précisément parce que la Mère de Compassion Eternelle vit en vous. Voilà comment l’on peut méditer tout en s’occupant de ses enfants.


© Texte extrait du livre “La Lumière de l’Au-Delà” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 1989 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Un amour inconditionnel, une histoire de Sri Chinmoy

Jeudi 5 juin 2008

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Elle prête de l’argent avec sagesse

Il était une fois un homme très riche, extrêmement cruel et avare. Sa femme était d’une grande bonté, affectueuse et empathique. Personne n’aimait le mari, mais tout le monde estimait l’épouse. « Dieu m’a donné ce méchant mari, mais que faire d’autre que de l’aimer puisque tout le monde le déteste ? » pensait la femme. Elle était bonne pour lui et le servait jour et nuit.

Le couple vit la famine déferler sur la région où il habitait et de nombreux villageois vinrent lui demander de l’aide. L’épouse donna de l’argent à chacun et prodigua affection et sympathie. Le mari, en dépit de son avarice, ne s’offusqua pas de cette générosité. « Tant que ce n’est pas moi qui donne, je n’ai rien à dire », pensait-il.
La femme aimait bien faire la charité.
- Nous ne faisons qu’emprunter cet argent, lui disaient les gens. Nous vous le rembourserons.
- Non, nous vous le rendrons quand la famine sera finie, s’objectaient les villageois.
- Si vous souhaitez absolument me remettre la somme, vous le ferez le jour où mon mari mourra, répliquait-elle.
Certains furent choqués. D’autres pensèrent qu’elle parlait ainsi parce que le jour où son conjoint mourrait, les funérailles lui couteraient cher.
Un jour, la mère tint ces propos étranges en présence de l’un de ses fils. Jusque-là, le garçon chérissait ses deux parents, mais il fut choqué d’entendre de telles paroles sortir de la bouche de sa mère. il alla trouver son père.
- Mère a demandé aux gens de la rembourser après ta mort, lui confia-t-il.
- Comment peut-elle dire une telle chose ? s’étonna le père. Elle donne toujours de l’argent sans compter ; pourquoi demanderait-elle aux villageois de le lui rendre et pourquoi après ma mort ?
– Le mari alla trouver sa femme.
– Pourquoi as-tu demandé aux gens de te rembourser après mon décès ? s’enquit-il.
Tu ne comprends pas, répondit-elle. Vois-tu, les gens ne t’aiment pas. En fait, ils te détestent. Tout le monde souhaite que tu meures, mais plusieurs ont reçu beaucoup d’argent et, par nature, les gens ne veulent pas rembourser ce qu’on leur donne. A partir de maintenant, plutôt que de souhaiter ta mort, ils vont prier pour que tu restes en vie afin de ne pas devoir me rembourser. j’espère que tu vas vivre longtemps, très longtemps, bon et gentil. Je t’avoue que j’ai joué un tour aux villageois. Ainsi, ils prieront tous les jours pour toi. Peu importe l’argent ! je veux que tu demeures longtemps à mes côtés.
Le mari fut extrêmement touché par la sagesse et l’amour de sa femme, et il s’engagea à avoir plus de compassion pour les autres.

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française
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Quand l’Amour est grand, par Sri Chinmoy

Jeudi 5 juin 2008

 

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Quand l’amour est grand, les défauts sont petits. En effet, lorsqu’on aime vraiment un être, il est difficile de lui trouver des défauts. Ou du moins ceux-ci paraissent-ils négligeables, car l’amour est synonyme d’unité. Cette unité vient du fait que l’on accepte consciemment la réalité de l’autre comme sienne propre.

Extrait du livre « La spiritualité vécue » paru aux Edition Aum Verlagsges. mbH (Epuisé, voyez « Jour de l’Âme »)
copyright 1974-1993 Sri Chinmoy, New York ©

© foto Phoolanjaya Centre Sri Chinmoy

La famille, par Sri Chinmoy

Mardi 15 avril 2008

Question : Pensez-vous que la forme de famille élargie que l’on trouve en Inde, où les pères, les mères, les oncles et les tantes vivent tous ensemble, créerait une société plus stable en occident ?

Sri Chinmoy : Cela dépend entièrement de la conscience de chacun des membres de la famille. Maintenant, une chose peut être applicable dans une partie du monde et ne pas l’être du tout ailleurs. Vu la manière dont la société occidentale s’est formée, je ne pense pas que la famille élargie soit nécessaire en Amérique. L’Amérique doit se développer à sa propre manière en cultivant plus d’amour. Dans la société indienne, les membres de la famille vivent ensemble et grandissent ensemble. Il y a un sentiment de vie commune. Mais en Amérique, le sentiment de liberté sépare toujours les membres de la famille. Au début, il y a quatre membres dans la famille, et puis ils sont trois, et puis deux, au fur et à mesure que les enfants quittent la maison. Parfois même, les deux membres restants trouvent le moyen de divorcer. Ils ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont. Ils essaient de trouver de la joie dans la séparation, mais la joie ne se trouve que dans l’unité. L’un après l’autre, chaque membre de la famille dit : « Je ne l’aime pas. » Finalement, ils en viennent au point où il n’y a plus personne dans leur vie.
Je ne dis pas que les Indiens sont satisfaits de leurs familles étendues, loin de là. Mais les qualités de cœur sont en général plus prédominantes en Inde qu’en Occident. Les Indiens font beaucoup d’erreurs, mais en même temps ils essaient de ressentir qu’ils appartiennent à une famille. En Amérique, lorsque le père a quatre-vingt ou quatre-vingt-dix ans, son fils n’a plus rien à faire avec lui. Un fils devrait rendre visite à son père disons une fois par semaine, mais ce jour-là, il préfèrera aller au cinéma ou faire un pique-nique. En Inde, que le père soit bon ou mauvais, son fils pensera toujours qu’il doit s’occuper de lui. Même quand les enfants sont absolument sans le sou, ils s’occupent toujours de leurs parents comme ils le peuvent.
Les parents donnent tout à leurs enfants pendant tant d’années. Ils inondent leurs enfants d’affection et les aident à faire des études supérieures. Si les enfants réussissent, c’est parce que leurs parents les ont aidés à réussir. Mais en retour, les enfants leur offrent leur indifférence. Les parents sont envoyés dans une maison de retraite et les enfants vivent leur vie.
Nous avons un corps, un vital, un mental, un cœur et une âme. Si aujourd’hui je renonce à mon corps, demain à mon vital et après-demain à mon mental, que me restera-t-il ? Si j’ai mal à un bras, vais-je me faire amputer ? Ensuite, il ne me restera rien ! Voilà ce que fait le monde occidental : couper, couper, couper. Mais l’approche positive consiste à dire que si quelque chose est déficient, j’essaie de le soigner et de le rendre parfait. Si mon mental et mon vital sont mauvais, je vais les transformer et les illuminer.

 

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