Archive de la catégorie ‘Histoires vraies’

Histoires des Cèdres du Liban en Europe

Mardi 3 novembre 2009

Le Cèdre du Liban en Europe
Le premier cèdre d’Europe occidentale a été introduit
en Angleterre en 1630

En France, à Paris, en 1734 : « dans la première moitié du règne de Louis XV, la France ne possédait pas encore un seul cèdre . L’Angleterre, plus heureuse en voyait plusieurs croître dans ses jardins, et s’en montrait on ne peut plus fière. Bernard de Jussieu, qui était alors démonstrateur des plantes au Jardin du Roi (actuellement « Jardin des plantes ») jura que nos pépinières n’auraient pas longtemps à envier sur ce point les pépinières anglaises ; et tint parole. C’est à l’Angleterre même qu’il alla dérober l’arbre tant convoité. Il en obtint deux pauvres  pieds bien chétifs du médecin anglais Collinson. Ne sachant où cacher sa conquête, il l’emportait un peu comme un voleur, Bernard de Jussieu se servit de son chapeau pour y mettre en bonne terre les deux brins de verdure. J’ai longtemps douté, mais Condorcé confirme le fait dans un « Eloge de Jussieu » où tout est vérité. » d’après Chroniques et légendes de Paris. Edouard Fournier, 1864. L’histoire complète vous la trouverez : Ici.
Si un des deux plants a disparu dans les tracés multiples des bâtisses et rues de Paris, le second plant atteint aujourd’hui 20 m et peut être vu au labyrinthe du Jardin des Plantes, malheureusement cassé par la flèche lors de son périple, sa croissance s’avère difficile ; les cèdres poussent par le sommet des branches.

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Cèdre du Liban à Montpellier

En plusieurs endroits en France se trouvent des Cèdres du Liban bi-centenaires. ; nous les citons au fur et à mesure de nos trouvailles avec ceux qui ont une histoire particulière :

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Gilgamesh, 2800 ans av.JC s’en prend au gardien des cèdres, Humbaba

Mardi 3 novembre 2009

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Giglamesh – tablette

Tradition :

Les scientifiques :
En 1872, l’assyriologue anglais George Smith déchiffra sur un fragment de tablette d’argile, l’épopée de Gilgamesh ; avec d’autres archéologues, il se mit à chercher dans les archives du Bristish Museum d’autres fragments de tablettes susceptibles d’appartenir au poème épique ; en 1891, une première édition des douze tablettes de 300 vers chacune fut publiée.

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Représentation possible de Enlil


Préalables :

Dans la mythologie mésopotamienne, Humbaba est un démon protecteur, il est le démon gardien de la forêt des cèdres où vivent les dieux. Cette charge lui a été confiée par le dieu Enlil.
Enlil (Li ou Ellil), le dieu de l’air est souverain des dieux des régions de Sumer (région de la basse Mésopotamie, actuellement partie Sud de l’Irak) et d’Akkad (région située au nord de la Basse-Mésopotamie). En sumérien, son nom est expliqué comme en-líl, ce qui signifie « Seigneur du Vent » . Il est en effet, au départ, le dieu du vent du printemps, période de retour de la végétation dans les campagnes. Enlil peut également avoir un caractère violent et redoutable, comme la tornade. En fait, son nom pourrait remonter à des temps très reculés à l’époque même sumérienne. Son nombre est 50, ses symboles sont la tiare à cornes et les tablettes de la destinée. Une partie de la voûte céleste lui était attribuée. D’après les mythes les plus anciens, il est considéré comme le roi des dieux. C’est lui qui dirige l’humanité, grâce aux tablettes du destin, sur lesquelles est gravé l’avenir des hommes.

Historique :
L’épopée de Gilgamesh fait partie des oeuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité, elle a son origine en Mésopotamie (irak actuelle). Inspirée par plusieurs récits sumériens du III° millénaire avant Jésus, elle est connue par des tablettes du début du II° millénaire, notamment par les 12 tablettes de sa version assyrienne, provenant de la bibliothèque d’Assurbanipal à Ninive. Gilgamesh est le 5° roi de la première dynastie d’Uruk, selon la liste royale sumérienne. Présenté comme un surhomme, au deux tiers divin, il exerce sa force tyrannique sur les Urukiens.
Sur les 12 tablettes, trois sont consacrées à l’expédition et au combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres.

Ci dessous, en cliquant sur « lire la suite »

L’épopée de Gilgamesh
Episode du combat contre Humbaba, le gardien des Cèdres

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L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


Cliquer sur les photos pour les agrandir
© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Sri Chinmoy joue de 170 instruments lors d’un seul concert

Vendredi 11 septembre 2009

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Le 11 Septembre 2005,
  Sri Chinmoy a réalisé une performance incomparable ; il a donné à Interlaken,  un village de montagne en Suisse, son plus grand concert ; il a joué de 170 instruments provenant de multiples endroits dans le monde. La performance a commencé avec l’ »Invocation » un chant des plus sacrés qui invoque Dieu, cela un peu avant 6 heures le matin et s’est conclue avec un grand tambour japonais (photo), un peu après 20 heures. Ces photographies sont des plans fixes de la vidéo de Kedar Misani de Zurich qui a filmé cet évènement historique unique.

Si personnellement je n’y étais pas, j’ai été par contre témoin de la performance précédente que Sri Chinmoy a réalisé à New York, quelques années plus tôt, le samedi 5 décembre 1992, dans l’auditorium du collège « Public School 86″ dans l’arrondissement de Jamaïca. Ce concert a été dénommé par Sri Chinmoy « 107 Blue-Heart Boats » (107 Bateaux Cœur Bleu). Sri Chinmoy a joué de 107 instruments.
Le concert à débuté à 8H30 le matin est a duré plus de neuf heures. J’étais alors disciple
seulement depuis trois ans, l’énergie spirituelle était d’une très grande force. Les musiques sacrées que Sri Chinmoy interprétaient et dont Il est l’Auteur, me touchaient profondément, Tout bougeait en moi. J’étais comme en feu, électrisé ; je ne peux pas dire que c’était agréable. Mais depuis, quand j’entends Ses musiques c’est un véritable bonheur intérieur, une satisfaction majestueuse et irrationnelle de l’âme. Le Sacré ne passe pas pour tous de la même manière, ni de but en blanc pour tous, pour moi il a fallu ces tremblements de terre intérieurs. Par le passé j’ai été relaxologue et, à l’occasion, j’utilisais des musiques de Sri Chinmoy ; une de mes patientes, un jour, en évoquant un moment de la séance, m’a dit enchantée : « J’avais l’impression que toutes mes cellules bougeaient ». Les Maîtres Spirituels de la dimension de Sri Chinmoy, du Christ, de Bouddha, de Krishna, de Mâ Ananda Moyî et d’autres, ont apportés et apportent encore au monde, au-delà de tout ce que l’on peut rêver.

©Nidish
©Photo Kedar Centre Sri Chinmoy

Le Cygne d’or, une histoire vraie d’une incarnation du Bouddha

Samedi 5 septembre 2009


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Le Cygne d’or

Un écrit de Sri Chinmoy


Le Bouddha a raconté que cette histoire s’est déroulée pendant l’une de ses incarnations, alors qu’il était un homme ordinaire et qu’il vivait avec sa femme et ses trois filles. Il était toujours aimable avec les gens et sa famille l’aimait tendrement. Lorsqu’il mourut et qu’il rejoignit le royaume des âmes, il observa ce qui se passait sur terre et fut peiné de voir sa famille affligée par sa pauvreté. Alors, il retourna vers elle, incarnée en un magnifique cygne d’or.
- Je suis revenu auprès de toi sous cette forme, dit-il à son épouse. Je reviendrai chaque mois et je laisserai une de mes plumes d’or afin que tu puisses la vendre et ainsi couvrir tes dépenses.
Et c’est ce qu’il fit : chaque mois, il vint et laissa une plume dorée.
L’épouse était très heureuse et ses filles semblaient ravies de voir leur père.Le cygne restait quelques minutes puis repartait.
Un jour, une pensée traversa l’esprit de l’épouse : « Soit mon mari ne viendra plus régulièrement, soit il décidera de ne plus me rendre visite, soit encore il deviendra vieux et mourra. La prochaine fois, il vaudrait mieux que je l’attrape et que je l’étrangle de manière à avoir toutes ses plumes. »
Lorsqu’elle en parla à ses filles, ces dernières furent choquées.
- Comment oses-tu seulement y songer, mère ?
- D’accord, je ne l’étranglerai pas, répondit la femme, mais je vais lui retirer toutes ses plumes. S’il ne peut plus voler, ce ne sera pas grave. Vous prendrez soin de votre père.
- Nous l’aimons si fort, dirent ses filles. Il est bon pour nous. Ne fais pas ça. Père aurait pu choisir de rester au royaume des esprits, mais il est venu sous la forme d’un cygne pour nous aider. C’est une grande manifestation d’amour.
Or la mère ne les écouta pas. Lorsque l’oiseau revint le mois suivant, elle l’attrapa par le coup et lui ôta ses plumes une par une.
C’était très douloureux et le cygne implora pitié.
- Mais pourquoi fais-tu cela ? demanda-t-il à sa femme. J’ai été généreux avec toi !
Lorsqu’elle eut terminé, l’oiseau avait très mal et ne pouvait pas voler. Puis, soudain, les plumes d’or se transformèrent en plumes blanches ordinaires. L’épouse cupide était malheureuse  et ses filles ployaient sous le chagrin. Mais que pouvaient faire les trois sœurs ? Leur mère s’était montrée si cruelle.
Puis, la femme se rendit dans sa chambre et ouvrit la boite dans laquelle elle conservait les plumes d’or. Elle savait qu’elle en possédait suffisamment pour couvrir ses frais pendant au moins six mois. Or, en ouvrant la boite, elle découvrit que les plumes n’étaient plus en or. Elles s’étaient aussi transformées en plumes blanches.Les trois filles nourrirent le pauvre cygne tous les jours et lui prodiguèrent amour et affection. La mère se sentait impuissante. « Tout ça est arrivé à cause de ma cupidité », se dit-elle.
- Regarde ce que tu as fait ! lui reprochèrent ses filles. Même si père n’était pas venu pendant six mois ou un an, nous aurions pu vivre confortablement avec les plumes que tu avais conservées. Maintenant, il n’a plus de plumes d’or.
- C’est notre destin, déclara le père.Lentement mais sûrement, les plumes du cygne repoussèrent, mais parfaitement blanches cette fois et, finalement, l’oiseau put s’envoler. Les filles étaient contentes que le volatile soit libre. Désormais, il pourrait être heureux.
La mère était malheureuse non pas parce que l’oiseau s’était envolé, mais parce que la stupidité dont elle avait fait preuve l’avait ramené à une vie de pauvreté.

Voir d’autres histoires en cliquant Ici

 

© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française

© photo Nidish

Pour sourire : Et oui, les garçons, ils sont comme cela !

Mercredi 2 septembre 2009

L’action a été prise en photo par ©Ranjit Swanson, en Mongolie.

 

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La Grande Histoire de l’Inde racontée dans la Mahâbhâratha

Samedi 29 août 2009

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LE MAHÂBHÂRATA (Extrait)
Textes traduits du Sanskrit et annotés par
Gilles Schaufelberger et Guy Vincent


Histoire de Sunda et Upasunda

Mahâbhârata, Livre I – 201 à 204

Sunda et Upasunda sont deux démons, deux frères, parfaitement unis. Pour conquérir « les trois mondes », ils se livrent à une grande ascèse :
Epuisés par la faim et par la soif, portant chignon et vêtement d’écorce, le corps couvert de poussière, ils se nourrissaient uniquement d’air,
Offraient leur propre chair en oblation, se tenaient debout sur un orteil, les bras en l’air, sans ciller des yeux. Longtemps, ils persévérèrent dans leurs vœux,
A tel point que les Monts Vindhya, échauffés par la puissance de leur ascèse, se mirent à fumer. Ce fut prodigieux !

Ils obtiennent ainsi une quasi immortalité ; Brahmâ accède en effet à leur requête :

« Qu’aucun être vivant dans les trois mondes, à l’exception de nous-mêmes, et qu’aucun objet inanimé ne puisent nous faire du mal. »

Et ils en profitent immédiatement pour semer la terreur parmi les dieux et les hommes. Les dieux font alors appel à Brahmâ, qui imagine un stratagème :

Il se prononça pour la destruction des deux frères, et convoqua Vishvakarman. Dès qu’il le vit, il lui donna cet ordre : « Construis une femme sensuelle et désirable » – lui dit Brahmâ.
Vishvakarman rendit gloire à Brahmâ et lui obéit. Il fabriqua avec zèle une femme extraordinaire.
Il rassembla avec soin tout ce qu’il put trouver de beau dans les trois mondes, êtres vivants ou objets inanimés.
Il fit entrer dans la fabrication de son corps mille millions de joyaux, et donna vie à cette femme de gemmes construite, belle comme une déesse.
Façonnée avec le plus grand soin par Vishvakarman, elle surpassait en beauté toutes les femmes
Il n’y avait pas un atome de son corps qui ne soit d’une beauté parfaite et le regard ne pouvait s’en déprendre.
Cette femme désirable, belle comme Shrî en personne, captivait l’oeil et l’esprit de tous les êtres.
Comme elle avait été façonnée de bijoux qu’on avait rassemblés grain à grain, Brahmâ la nomma Tilottamâ : Grain Précieux.

Et Tilottamâ, par sa seule présence, amène les deux frères à s’entre-tuer :

C’est alors que Tilottamâ parut. Elle avait endossé une tenue suggestive et cueillait des fleurs dans la forêt, à demi vêtue d’une étoffe rouge.
Elle cueillait des fruits au bord de la rivière, tout en s’approchant doucement de l’endroit où se tenaient ces deux démons.
Ils avaient bu, leurs yeux étaient rougis par l’ivresse. La vue de cette belle femme les ébranla tous deux.
Ils se levèrent de leurs sièges et s’avancèrent vers elle. Tous deux étaient fous de désir, tous deux avaient envie d’elle.
Sunda saisit la belle Tilottamâ par sa main droite, Upasunda par sa main gauche.
Ivres des dons reçus, de leur force innée, de leurs richese et de leurs trésors, ivres de boisson,
Et rendus furieux par toutes ces ivresses, aveuglés par la passion et le désir, l’oeil noir, ils se dirent l’un à l’autre :
« C’est ma femme, respecte-la ! » déclara Sunda. « C’est ma femme et ta belle-soeur ! » déclara Upasunda.
« Elle n’est pas à toi, elle est à moi ! » La colère les gagna. Tous deux, à cause d’elle, saisirent leur redoutable massue .
Ils saisirent leur massue redoutable, égarés par le désir : « C’est moi le premier, c’est moi le premier ! » et ils s’entre-tuèrent.

LE MAHÂBHÂRATA

Paru aux Presses de l’Université Laval (Québec)
Distribution en France : Sodis

Voir le site des auteurs et d’autres extraits :
http://www.utqueant.org/mbh/accueil.html

 


 

Discours à l’ONU sur l’environnement d’une enfant de 14 ans

Dimanche 23 août 2009

Image de prévisualisation YouTube

En 1992,

Une pré adolescente, représentante de l’association canadienne « Organisation des Enfants en défense de l’Environnement » regroupant des enfants de 12 à 13 ans, avec ses amis a fourni tous les efforts pour réunir l’argent et venir, de leur propre initiative, aux Nations Unies, à 5000Km de leur domicile, pour évoquer la nécessité urgente, pour l’humanité et l’environnement, de changer sa façon de vivre.

Une requête d’une actualité torride.

Histoire vraie : Quoi, c’est un animal !? Propos d’un médecin homéopathe sur les enfants et l’alimentation végétarienne

Samedi 14 juin 2008

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Mon médecin homéopathe me rapportait qu’une petite fille de sept ans n’avait plus du tout voulu manger de viande depuis la découverte que ce qu’elle avait dans l’assiette provenait d’un animal. Il rajoutait : « Cela  arrive au moins une fois par semaine que des parents viennent prendre conseils auprès de moi pour des raisons identiques. »

Remarque : A cet âge là, les enfants sont très proches de leur âme, l’âme est respectueuse de la vie.

http://www.photo-libre.fr

Lézard, expérience d’un Paradis en vue

Samedi 24 mai 2008

 

Aujourd’hui, un jeune lézard m’a léché.
Expérience touchante.
Le jour où la vie animale sera respectée
les hommes changeront aussi
leur mode de relation entre eux.
Alors, le monde sera un vrai Paradis.

Nidish

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