Archive de la catégorie ‘- Humilité’

Le don de soi, source du bonheur et de la joie, courts textes de Sri Chinmoy

Mardi 5 janvier 2010

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Dessin d’enfant de la République Tchèque : Espoir

Nulle célébrité ne peut valoir à l’homme un bonheur permanent. C’est dans un inlassable don de soi que réside le vrai bonheur.

Comment trouver le bonheur dans la vie ?
On ne peut être heureux que lorsqu’on donne aux autres, à son « soi » plus vaste qu’est l’humanité. S’unir à l’humanité, partager sa réalité avec autrui est la seule chose qui donne de la joie. Lorsqu’on est humble, que l’on devient pareil à l’arbre qui se courbe pour offrir ses fruits, on connaît la satisfaction et l’on est en mesure de donner satisfaction à l’humanité.

Un instant de don de soi
Peut venir à bout de chagrins
Accumulés au fil des ans.

 

© Extrait de « Un jour Nouveau » un livre de Sri Chinmoy paru aux Editions Sri Chinmoy ; si l’édition du livre a été épuisée « Le jour de l’Âme », du même Auteur, est réalisé de la même manière ; Les Editions la Flûte d’or le diffuse.
© Dessin d’enfant de la République Tchèque par le Centre Sri Chinmoy sur le thème de l’Espoir

Maria Goretti, à 12 ans, défend sa Pureté

Vendredi 16 octobre 2009

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Sainte Maria Goretti 1890-1902

Aujourd’hui, nous dédicaçons cette journée à l’anniversaire de la naissance d’une sainte Chrétienne, Ste Maria Goretti, voici sa courte et intense histoire :

Maria est née le 16 octobre 1890, à Corinaldo, en Italie, dans la Province d’Ancône, d’un père et d’une mère de cultivateurs, Luigi et Assunta qui, s’ils sont pauvres, sont très pieux ; elle sera l’ainée de 7 enfants. La petitesse et la pauvreté du terrain qu’ils cultivent pousse la famille à vendre leur ferme et à se déplacer à Ferriere di Conca, au sud de Rome, au bord de la Méditerranée, dans les Marais Pontins qui sont encore insalubres. Son père s’associe avec un homme, veuf et alcoolique, qui a la garde d’un fils
arrogant, Alessandro, âgé de dix neuf ans. Le paludisme atteint le père de Maria qui meurt en 1900, rongé par la fièvre, le typhus et une pneumonie ; Maria a dix ans, l’enfant s’applique à aider sa mère occupée par le travail des champs, à tenir la maison et à élever ses frères et sœurs. Elle dit à sa Mère : « Courage, maman, n’aie pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons ! »
Marietta est confirmée dès l’âge de 6 ans. Elle prie sans cesse, elle tient toujours le chapelet enroulé autour de son poignet. « Pourquoi pries-tu tant ? » lui demande un jour une amie. « Je prie pour consoler Jésus et Marie de tant de péchés » répond-elle et elle se met à pleurer. L’enfant désire ardemment faire sa première communion. « Je veux Jésus – dit-elle à sa mère – je ne veux plus être sans Jésus. » Mais elle a 10 ans et à l’époque, on ne communie pas avant 11 ans. De plus elle est illettrée et sa mère n’a pas de quoi lui acheter une robe de première communiante. Marietta insiste. Alors l’archiprêtre de Nettuno, la ville voisine, l’interroge. Il est surpris par ses connaissances. Les habitants du village, qui apprécient
Marietta, se cotisent pour lui fournir une robe, une Bible et une couronne. Ainsi, le 29 mai 1902, en la solennité de l’évènement, Maria fait sa première communion dans la petite église de Ferriere. Le spectacle de cette famille pieuse a quelque influence sur Alessandro. Parfois il participe à la prière du soir et il va à l’église de temps en temps pour une grande fête. Mais peu à peu, la passion le prend à la vue de cette fille, qui, bien qu’elle n’ait pas encore 12 ans, est déjà grande et belle. Il la sollicite, elle se refuse. Il devient menaçant : « Si tu le dis à ta mère, je te tue. » Maria, terrorisée, supplie souvent sa mère Assunta de ne pas la laisser seule, mais sans lui dire pourquoi, sa mère ne comprend pas. Le vendredi 5 juillet 1902, Maria réitére sa demande à sa maman. Croyant à un caprice, Assunta part tout de même au travail qui se situe non loin de là. Maria reste seule pour garder la petite Thérèse encore au berceau. A trois heure de l’après-midi, Alessandro demande à Assunta de le remplacer pour conduire les bœufs. Il gagne alors la maison toute proche et entraîne Maria de force dans la cuisine  ; il exige qu’elle se plie à ses désirs. Maria se débat : « Ne fais pas cela ! C’est un péché ! Tu iras en enfer ! » Exaspéré par la résistance de Maria, il la menace d’un poinçon de 20 cm de long qu’il avait fabriqué exprès et la frappe de coups répétés. Quand il va pour s’éloigner, il l’entend encore gémir, il revient alors à la charge, et lui porte de nouveaux coups : 14 en tout. Alertés par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt, suivi d’un ouvrier agricole et d’Assunta. Alessandro s’est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes interviennent. Ils l’entrainent, lié, marchant entre deux chevaux ; ils empêchent ainsi la foule hostile de le lyncher. Pendant ce temps, Maria est conduite à l’hôpital de Nettuno. Placée sur un char à bancs, les secousses avivent la douleur de ses blessures. Le convoi arrive à dix huit heures. Les médecins sont étonnés qu’elle vive encore, elle a été atteinte au cœur, au péricarde, aux intestins et au poumon gauche. Attachée sur la table d’opération, Maria a la consolation de voir arriver un prêtre. On l’opère durant deux heures, sans l’endormir. Maria meurt de soif, mais on ne peut lui donner à boire par crainte de la péritonite. Avant de mourir,  avant de lui donner l’hostie, le prêtre demande à l’enfant si elle pardonne à son agresseur comme Jésus a pardonné sur la croix à ses bourreaux. Surmontant un mouvement de répulsion, elle déclare: « Oui, pour l’amour de Jésus je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi je lui ai déjà pardonné. » Elle meurt le 6 juillet, à 15 heures.

Après un an de détention, en Sicile, Alessandro ne manifeste aucun repentir. Il subit une peine de 30 ans de travaux forcés. Mgr Blandini, l’évêque du lieu, le visite. Le gardien le prévient : « Vous perdez votre temps. C’est un dur, vous verrez ! » Effectivement, l’évèque est mal reçu, mais quand il lui évoque le pardon de Maria, Alessandro se met à pleurer ; il écrit une lettre de pardon à l’évêque.
Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc ; elle lui offre des fleurs, quatorze lys.
Allessandro est libéré pour bonne conduite, après 27 années de détention.
En 1937 il se rend à Corinaldo, où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds :
- C’est moi Alessandro ! Je viens demander pardon pour l’assassin de votre fille.
- Maria vous a pardonné, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour ? »
lui répond la mère.

Le lendemain, c’est Noël, ils communient côte à côte à la sainte table ; tous les deux sont ensuite invités à prendre leur repas chez l’archiprêtre. Alessandro entre
comme jardinier chez les Franciscains ; c’est sous l’habit de religieux tertiaire franciscain que le 27 avril 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d’Assunta et de la famille, ainsi qu’à la canonisation le 24 juin 1950, qui ont lieu sous les bénédictions du Pape Pie XII.

 

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1991 n.41 p.9
Réf. dans la Documentation Catholique: 1950 col.897-902

Extraits retirés des travaux de l’Abbaye Saint benoit :

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0068.htm

 Un film sur la vie de la Sainte, de 95mn, en italien, sous titré en espagnol :

http://all.gloria.tv/?media=101511

Voir sur ce blog l’article :
Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

 

Aphorisme – Pensée du jour, de Sri Chinmoy

Dimanche 1 juin 2008

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La véritable humilité signifie
Donner de la joie à autrui.

© Dessin et aphorisme de Sri Chinmoy © Centre Sri Chinmoy

L’amour humain – l’Amour divin, par Sri Chinmoy

Mardi 27 mai 2008

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Sri Chinmoy

L’amour humain fleurit avec une épine.
L’amour divin s’épanouit dans une aube de plus en plus lumineuse.

Donner à une personne et attendre d’elle quelque chose en retour, tel est l’amour humain. Être capable d’agir de façon inconditionnelle, tel est l’amour divin. L’amour divin implique que l’on donne pour donner, en laissant à l’autre le choix de donner ou non en retour. Cet amour inconditionnel est l’amour divin.

Si l’on veut transformer
l’amour humain
En amour divin,
Il est essentiel d’avoir
Le cœur humble.

C’est en aimant un être que l’on peut découvrir le divin en lui. Plus l’amour est dense, plus les défauts apparaissent inconsistants. Si vous aimez vraiment quelqu’un, il vous est difficile de lui trouver des défauts. Ses imperfections vous semblent insignifiantes, car l’amour implique le sentiment d’unité. Une telle unité avec l’autre s’instaure lorsqu’on accepte sa réalité telle qu’elle est.

Il faut aimer
Non seulement au-delà de ce que l’on voit,
Mais aussi au-delà de ce que l’on ressent,
Si l’on veut entonner le chant
De la transcendance de soi.

 

© Textes extraits du livre “Un jour nouveau” de Sri Chinmoy paru aux Editions de “La Flûte d’Or” (Epuisé) voir « Le Jour de l’Âme » réalisé sur le même principe.
http://www.laflutedor.com/ Copyright ©
1996 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Une histoire de roi, par Sri Chinmoy

Jeudi 22 mai 2008

 

Nasir Uddin et l’oracle

Nasir Uddin était un roi très pieux. Il refusait de retirer de l’argent des coffres de son royaume pour ses besoins personnels. Pour gagner quelque argent, il recopiait le Coran à la main et vendait les exemplaires. De plus, il confectionnait des objets qu’il liquidait.
Un jour, un grand oracle vint lui rendre visite au palais. Nasir Uddin était alors en train de recopier le Coran et l’oracle l’observa quelque temps. Au bout d’un moment, le roi cessa d’écrire et commença à parler à son serviteur.
- Votre Majesté, lui fit remarquer l’oracle, vous avez malheureusement fait une erreur en recopiant. Nasir encercla le mot à corriger, l’effaça et le remplaça par celui que l’oracle lui avait suggéré. Celui-ci fut heureux que le roi l’ait écouté. Quand il quitta le palais, le roi effaça le nouveau mot pour réécrire celui d’origine.
- Pourquoi faites-vous cela ? Ses gardes lui demandèrent-ils. Si le mot était exact au départ, pourquoi l’avoir changé ?
- Bien que je sois un roi, leur répondit le souverain, il est un oracle et il en connait bien d’avantage que moi dans ce domaine. Malheureusement, il se trouve qu’il faisait erreur dans ce cas-ci. Cependant, si je le lui avais dit, sa fierté aurait été blessée. j’ai inscrit le mot incorrect pour ne pas l’embarrasser. Toutefois, je ne peux pas laisser les choses ainsi. Sinon, quiconque achètera l’ouvrage y trouverait l’erreur.
Le roi fit une pause et poursuivit.
- Il n’est pas utile de blesser les gens, même quand vous êtes dans votre bon droit. Je peux facilement être humble, surtout en ce qui concerne l’apprentissage livresque. Si l’oracle avait cherché à me conseiller sur ma façon de diriger le royaume,croyez-vous que je l’aurais écouté ? La gestion de mon territoire, c’est mon affaire. Or, il est toujours bon de respecter les connaissances de quelqu’un dans son propre domaine.

C’est un privilège exceptionnel
de posséder la beauté
d’un esprit serein,
la pureté d’un cœur aimant
et
la divinité d’une vie humble.

Voir d’autres histoires en cliquant Ici

© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

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Présentation à partir d’une recherche sur Wikipédia :
Nasir ud-Dîn Mahmûd
, Nasir ud-din Firouz Shah (1246-1266) était un dirigeant musulman turc et Sultan de Delhi.

Mahmud était connu pour être très religieux, passant le plus clair de son temps dans la prière. Sa renommée est fondée sur l’aide qu’il a apporté aux pauvres et aux malheureux.
Son tombeau fortifiée a été réalisé par Iltutmish (
connu sous le nom Ghari Sultanen) en 1231, dans la zone Kunj Vasant, à proximité de Mehrauli, à New Delhi. La chambre funéraire octogonale, est l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la dynastie Mamlouk , dont le Minaret de Qutub fait aussi partie.

L’humilité, le fleuve ; la joie, le bâteau, par Sri Chinmoy

Mercredi 14 mai 2008


La véritable humilité, c’est donné de la joie à autrui.

Si vous n’avez pas instauré votre unité avec les autres, ou si vous n’y parvenez pas, vous pouvez essayer de leur faire ressentir qu’ils sont aussi importants que vous, sinon plus. Si vous faites sentir aux gens leur importance sur le plan extérieur, ils auront de l’estime pour vous. Ici-bas, nous recherchons la joie, mais comment l’obtenir ? Ce n’est pas en se plaçant devant les autres que l’on obtient de la joie, mais en amenant les autres à l’avant. La vraie joie découle du don de soi et non pas de la possession ou de l’exercice d’une suprématie. Lorsque nous faisons en sorte que les autres accèdent à la joie en premier, notre propre joie n’en est que plus complète, plus parfaite, plus divine. Ainsi notre véritable humilité se révèle-t-elle lorsque nous faisons ressentir aux autres qu’ils sont aussi importants ou plus importants que nous.

Si votre vie ne procure pas de joie
Aux autres,
Comment pouvez-vous vous attendre
A ce que votre cœur vous donne
La moindre joie ?


© Textes extraits du livre “Le Voyage de l’Âme » de Sri Chinmoy, présenté ci-dessus,
paru aux Editions de “La Flûte d’Or”

http://www.laflutedor.com/Copyright

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Sri Chinmoy, Maître spirituel indien, évoquant Sainte Bernadette :

Jeudi 24 avril 2008

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Bernadette à 14 ans

 

« La pauvreté terrestre était son nom extérieurement ; la prospérité divine était son nom intérieurement. »

« Lorsqu’elle grandit la petite fille devint une nonne ; elle était l’incarnation de l’humilité. Tout le monde pouvait apprécier en elle la simplicité, la sincérité et l’humilité. »

 

 

 

 

 

© Extrait du 1564ème livre de Sri Chinmoy “Transfiguration”