Archive de la catégorie ‘- Importance de l’autre’

« D’un œil, je prends la mesure… » Humour aimant de Nidish

Mercredi 30 novembre 2011
Sourire, sourire à la Vie

Sourire, sourire à la Vie

C’est l’histoire d’un monsieur qui n’avait qu’un œil, un jour alors qu’il allait au marché, il vit des légumes qui semblaient d’une taille supérieure à la moyenne habituelle. Il voulut en savoir plus, et il interrogea le vendeur, qui était aussi le maraîcher. Celui-ci s’étonna de la question, car tout le monde venait lui acheter sans rechigner :
« Monsieur, il semblerait que vous ne savez pas apprécier les bons produits ?
- Si si, tout à fait ! Mais je n’ai qu’un œil, et je vois avec celui-là que vos produits sont plus gros que la normale. Alors, je me dis que si j’avais les deux, ils m’apparaîtraient peut-être deux fois plus gros, alors je m’informais.
Et sur ce, il changea de trottoir.
Là il y avait un marchand de produit Bio.
Les légumes étaient de taille normale, mais le prix était plus élevé qu’en face. Il hésita, le client finalement rempli son panier. Il fit cependant remarquer le prix au maraîcher.
- Vous savez, si vous regardiez le temps que nous passons… et il évoqua la liste des tâches de son activité avec une passion amoureuse.
- Vous savez, je n’ai qu’un œil, je n’ai vu que vos produits et le prix. Si j’avais les deux, j’aurai aussi considéré le travail effectué.
- Ne vous en inquiétez pas, j’ai mes deux yeux, et des fois j’oublie aussi de considérer le travail qu’a demandé un produit fini.
Et tous deux se quittèrent en souriant.
Le monsieur à un œil faisait de l’import de produits achetés en Asie.
La nuit, dans son sommeil, ses courses effectuées sur le marché lui revinrent à l’esprit se mélangeant avec son travail d’import.
Il vit des anges qui fabriquaient de petits personnages souriants, objets de décoration pour les occidentaux. Mais la cadence s’accélérait, et on ne leur donnait ni à manger, ni à boire. Les anges, avec la journée qui s’écoulait, perdaient leurs plumes, le sourire, et dépérissaient. Les personnages qu’ils fabriquaient eux aussi avaient le sourire qui déclinait.
Le monsieur se réveilla effrayé :
« Oui, la vie est chère payée ! Mais nous devons savoir mettre le prix de l’Amour !
La vie est alors plus belle pour tout le monde.

Plus jamais je n’exploiterai le coeur de personne !
Je donnerai désormais de l’amour, de l’Amour, et encore de l’Amour ! »

© Nidish

L’humilité, le fleuve ; la joie, le bâteau, par Sri Chinmoy

Mercredi 14 mai 2008


La véritable humilité, c’est donné de la joie à autrui.

Si vous n’avez pas instauré votre unité avec les autres, ou si vous n’y parvenez pas, vous pouvez essayer de leur faire ressentir qu’ils sont aussi importants que vous, sinon plus. Si vous faites sentir aux gens leur importance sur le plan extérieur, ils auront de l’estime pour vous. Ici-bas, nous recherchons la joie, mais comment l’obtenir ? Ce n’est pas en se plaçant devant les autres que l’on obtient de la joie, mais en amenant les autres à l’avant. La vraie joie découle du don de soi et non pas de la possession ou de l’exercice d’une suprématie. Lorsque nous faisons en sorte que les autres accèdent à la joie en premier, notre propre joie n’en est que plus complète, plus parfaite, plus divine. Ainsi notre véritable humilité se révèle-t-elle lorsque nous faisons ressentir aux autres qu’ils sont aussi importants ou plus importants que nous.

Si votre vie ne procure pas de joie
Aux autres,
Comment pouvez-vous vous attendre
A ce que votre cœur vous donne
La moindre joie ?


© Textes extraits du livre “Le Voyage de l’Âme » de Sri Chinmoy, présenté ci-dessus,
paru aux Editions de “La Flûte d’Or”

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