Archive de la catégorie ‘Culture : Inde’

Aller à la rencontre de Dieu en chantant, en récitant des mantras

Jeudi 13 octobre 2011


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Narada avec sa vina répète inlassablement le nom de Dieu

Mantra veut dire incantation. Dès que vous entrez dans le monde des mantras, vous sentez que vous marchez, chantez, mangez, dansez et jouez avec Dieu. A ce moment là il n’y a pas de troisième personne – il n’y a que vous et Dieu. Entre vous et Dieu il n’y a personne. Quand vous chantez un mantra, vous montrez la puissance de votre aspiration et Dieu montre la hauteur de Sa Compassion, de Son Amour et de Sa Fierté. Ainsi le mantra n’appartient pas seulement à l’âme et à la vision indienne, il appartient au monde entier.

© Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy – Traduit de l’anglais par Haridas

12 pensées de Gandhi, quêtes d’harmonie entre les individus et les peuples

Dimanche 2 octobre 2011


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Gandhi avec un veau

- J’ai pour but l’amitié avec le monde entier. Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition au mal.

- Jamais je ne consentirais à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine.

- Mon exigence pour la vérité m’a elle-même enseigné la beauté du compromis.

- Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point.
Qu’importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but.

- Le ciel et la terre sont en nous.

- Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.

- Puisque j’ai rejeté l’épée, il n’est plus rien d’autre que la coupe de l’amour que je puisse offrir à ceux qui se dressent contre moi.

- Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.

- S’opposer à un système, l’attaquer, c’est bien ; mais s’opposer à son auteur, et l’attaquer, cela revient à s’opposer à soi-même, à devenir son propre assaillant.

- Manquer à un seul être humain, c’est manquer à ces facultés divines, et par là même faire tort non seulement à cet être, mais, avec lui, au monde entier. 

- Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri, que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie ?

- Œil pour œil et le monde finira aveugle.

 

Nidish, auteur du blog : Citer une personne ne veut pas dire cautionner la vie et les dires de cette personne dans tous les domaines, c’est bien dans cet esprit que j’ai choisi ces quelques citations que je retiens comme fondamentales. Je suis aussi, par exemple, fondamentalement contre l’idée d’eutanasie que Gandhi semblait défendre, car dans la vie d’un corps inerte il y a toujours l’âme qui poursuit son expérience terrestre…

Un arc-en-ciel auréole pour couronner l’effort dans l’Himalaya indien d’une étudiante de Sri Chinmoy

Samedi 1 octobre 2011


Cliquer sur les Photos pour les agrandir

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Une histoire vraie de Nétramati une disciple française de Sri Chinmoy :

Pour accéder au Sikkim, zone de l’Himalaya, il faut une permission spéciale que l’on peut obtenir à Darjeeling, en effet cette partie de l’Himalaya appartient à l’Inde. L’agence Red Panda du village de Yuksom organisait cet été un treek de 5 jours ayant pour objectif d’atteindre Dzongri d’où l’on verra le mont Kanchenjunga,  3ème sommet le plus haut du monde, avec ses 8585m, s’il fait beau, car nous sommes en période de mousson. Le départ a lieu le 7 aout ; c’est cette aventure physique et intérieure que je vous raconte ici :

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L’affiche de Sri Aurobindo

La veille du départ, alors que je suis entrain de regarder une affiche où apparait le nom de Sri Aurobindo, elle présente une manifestation dans le village, je suis alors rejoint par un organisateur qui m’invite à représenter les chrétiens lors d’une prière commune qui se tient devant l’école. Nous prions avec des bouddhistes, des musulmans et des chefs d’une ethnie de l’Himalaya, les Limbus, pour la Paix dans le monde et pour que le drame d’Hiroshima ne se renouvelle pas.

On me demande ensuite de donner le départ du « Peacetheon » des filles, une course de 3km, jusqu’au village voisin. Tous les écoliers sont là et distribuent le prashad aux invités, dont je suis. J’ai à cœur mon Maître Sri Chinmoy et tout ce qu’il a proposé du genre ; je ressens sa guidance.

(suite…)

Ravi Shankar, vidéo du concert du maître de sitar à Londres, à la Chapelle Islington

Vendredi 30 septembre 2011


Une musique que vous pouvez étudier ou
écouter en
agréable fond sonore chez vous.

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Cette vidéo présente un concert de Ravi Shankar, à la Chapelle Islington, à Londres, en  2002.

Sur ce blog aussi :
Sri Chinmoy au concert de Ravi Shankar à Philadelphie,
Nidish raconte

Le Ramayana, en français, est paru en sept volumes aux Editions luxueuses de Diane de Selliers

Samedi 17 septembre 2011


Le 15 septembre est paru aux Éditions Diane de Selliers, une traduction de 1400 pages, en français, du Ramayana, l’un des écrits fondamentaux de l’hindouisme et de la mythologie hindoue.
L’édition de luxe se présente sous la forme de 7 volumes richement illustrés de plus de 660 reproductions de miniatures du début du XVIe à la fin du XIXème siècle.

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« Qui donc est à présent en ce monde vertueux et vaillant,
connaît le dharma et reconnaît les bienfaits, dit la vérité,
est ferme dans ses observances, a une conduite pure et fait le bien de toutes les créatures,
est à la fois savant et capable, paraît toujours d’humeur agréable,
est maître de lui, a dominé sa colère,
est resplendissant…
Toi, grand Rishi, tu dois connaître un tel homme ! »
(Chant I, chapitre I)

L’édition prestigieuse de Diane de Selliers a ainsi réalisé la première traduction du Ramayana dans notre langue. Le Ramayana est une œuvre illustre de l’Inde, 48 000 vers composent le chant écrit en sanscrit entre le IIIe siècle avant, et le IIIe siècle après Jésus Christ.
Le Ramayana est une épopée, celle du prince Rama qui a été contraint par son père à l’exil, il mène dès lors une vie d’ascète dans la forêt, accompagné de son épouse Sita et de son frère Laksmana. Mais trouble leur quiétude Ravana, le roi des démons, celui-ci enlève Sita et l’emmène sur l’île de Lanka…

L’œuvre a demandé dix ans de recherches aux Éditions Diane de Selliers. Une équipe composée de trois personnes et vingt-quatre stagiaires a cherché, retrouvé, identifié, rassemblé les images provenant de manuscrits entreposées dans les bibliothèques et musées indiens. Amina Taha Hussein-Okada, conservatrice en chef du musée des Arts Asiatiques Guimet à Paris, Historienne d’Art, Commissaire d’exposition a accepté d’assurer la direction scientifique de l’ouvrage. La traduction a été réalisée par la Bibliothèque de la Pléiade sous la direction de Madeleine Biardeau et Marie-Claude Porcher.

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L’équipe a identifié plus de 5000 images originales pour en retenir 660. 600 de celles-là ont été commentées par l’experte française qui a expliqué les scènes et la symbolique des images. « 90% de nos illustrations sont inédites » commente Diane de Selliers au journal Aujourd’hui l’Inde, « Il y a là un travail de recherche énorme, car les musées en Inde n’exposent pas le centième de ce qu’ils ont en réserve. Une collaboratrice indienne s’est occupée pendant un an d’obtenir les autorisations auprès des musées. On a contacté de nombreux collectionneurs privés, les marchands d’art… Cet ouvrage contient 700 chapitres et compte en moyenne une illustration par double-page…  Je me suis déplacé 10 fois au musée National à Delhi, où il y a 18 000 miniatures, la grande majorité en réserve, on me les a montrées petit à petit. Dans les années 70, les miniatures indiennes se sont beaucoup vendues, en Inde et à l’étranger, et sont donc aujourd’hui très dispersées. »

 

Sur ce blog, ces titres en rapport :

- Légende ou réalité de l’Adam Bridge appelé aussi Pont de Rama  ?
- Extraits du Ramayana évoquant la construction d’un pont entre l’Inde et le Sri Lanka

- Des scientifiques affirment leurs sentiments que le pont n’est pas d’origine naturelle

Légende ou réalité de l’Adam’s Bridge appelé aussi Pont de Rama ?

Samedi 17 septembre 2011


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Partie supérieure l’Inde, en dessous le Sri Lanka

La photo ci-dessus présente l’Adam’s Bridge (Pont d’Adam) -nom donné par un cartographe britanique en 1804- comme il est apparu entre l’Inde et le Sri Lanka de la navette spatiale Endeavour, au cours de la mission de la Nasa STS-59 le 16 avril 1994.

Le pont est en réalité à notre époque un banc de sable de 30km de long au large de la côte sud de Tamil Nadu, en Inde et de l’île de Mannar, au large de la côte nord-ouest du Sri Lanka, il porte aussi le nom de Rameswaram Island, Ramar Palam ou de Ram Setu en référence à une très ancienne histoire liée au dieu Rama. Le pont était praticable jusqu’à ce qu’un cyclone approfondisse le canal en 1480.

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La construction du pont par Hanumân pour Rama

Dans le Rāmāyana, chant 2-22-76, le pont a été construit par une armée de vanaras (hommes-singe) et Hanumân pour le Seigneur Rama. Celui-ci voulait gagner l’île de Lanka où son épouse Sitā, enlevée par le roi démon Rāvana, était retenue prisonnière. Dans l’écrit plusieurs fois millénaire le pont est nommé Setubandhanam, nom qui localement persiste toujours.

Sur ce blog, ces titres en rapport :

- Le Ramayana est paru, traduit en français, dans une édition de luxe
- Extraits du Ramayana évoquant la construction d’un pont entre l’Inde et le Sri Lanka

- Des scientifiques affirment leurs sentiments que le pont n’est pas d’origine naturelle 

 http://commons.wikimedia.org/wiki/File:AdamsBridge02-NASA.jpg?uselang=fr
Image :
Philadelphia Art Museum] |Author=Anonymous, Made in Kangra, Himachal Pradesh, India |Dat)

http://en.wikipedia.org/wiki/File:The_Monkeys_and_Bears_Build_a_Bridge_to_Lanka.jpg

“Et Siddhartha devient le Bouddha” joué au théâtre à New York, ici en vidéo, une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 17 septembre 2011


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La troupe anglaise
Immortality Flame-Waves

En 1973, Sri Chinmoy a invité le Secrétaire Général des Nations Unies U Thant à présider la première représentation de sa nouvelle pièce de théâtre “Siddhartha devient le Bouddha” L’histoire relate la transformation du Prince Siddhartha en un grand Maître spirituel, le Seigneur Bouddha.… A la fin de la représentation, U Thant s’adressa à l’audience de manière très éloquente : “C’est un grand privilège de participer à cette expérience spirituellement si gratifiante. J’en suis extrêmement reconnaissant à notre estimé Maître, Sri Chinmoy qui a réalisé cette entreprise des plus innovantes… Je suis entièrement d’accord avec l’énonciation de Sri Chinmoy des aspects étiques et moraux du bouddhisme, qui à mon avis, devraient constituer pour chacun de nous la base de notre quête de la Lumière intérieure, de notre quête de Vérité…”

Depuis la pièce a aussi été jouée à Londres,
en juillet 2005, par la compagnie Immortality Flame-Waves, composée de disciples filles anglaises, et en France, à Paris, par la troupe Madal Théâtre composée de disciples garçons français, au Théâtre du Renard.

Ci-dessous, ce sont des disciples New Yorkais de Sri Chinmoy qui relatent l’histoire du Bouddha. La pièce est jouée au 45 Bleecker Street, dans un théâtre de Manhattan à New York. Vous trouverez sur ce blog deux passages du texte de la pièce écrite par Sri Chinmoy.

Les huit vidéos de la représentation ont une durée totale de 1h09mn.

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(suite…)

Passages du Ramayana évoquant la construction d’un pont entre l’Inde et le Sri Lanka : le Setubandhanam, Rameswaram Island, Ramar Palam appelé de nos jours Adam’s Bridge

Samedi 17 septembre 2011


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À ces mots, les deux héros, Lakshmana et Sougrîva, lui répondirent, d’un commun accord, en ces termes, d’une résolution bien arrêtée : « Les Dieux puissants, Indra même à leur tête, ne pourraient conquérir Lankâ, s’ils n’avaient d’abord jeté un pont sur cette mer, séjour épouvantable de Varouna ! Suis, mon ami, cet avis, convenable ou non, de Vibhîshana : ne perdons pas de temps et que la mer soit liée d’un pont ! »

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Ouvrant donc près du noble Râma ses vastes flots, la mer se montre alors entourée de ses monstres aux gueules enflammées. Semblable au suave lapis-lazuli, portant une robe de pourpre et des guirlandes de fleurs rouges avec des parures faites d’or, la mer, accompagnée de ses ministres, s’approche de Râma, sans tarder, et, les mains réunies en coupe à ses tempes, lui adresse un discours modeste et doux. Le saluant d’abord avec son nom, elle dit : « Râma ! » ensuite, la mer vigoureuse lui tint ce langage :

« La terre, le vent, l’air, l’eau et la lumière, qui est la cinquième, se tiennent, mon ami, dans leur nature et suivent la voie éternelle qui leur fut assignée. Impérissable, j’ai reçu pour ma qualité la profondeur : être guéable serait un renversement de ma nature ; je te répète là ce qui me fut dit à l’origine des choses. Un de tes aïeux à la grande splendeur et nommé Sagara fut jadis en ces lieux mon auteur, et c’est de son nom que je suis appelée Sâgara, moi, la souveraine des rivières et des fleuves. Je ne veux pas qu’on élève un pont sur moi ; mais jette un môle dans mes eaux, Râma, et je t’y donnerai un chemin facile, par où passeront tes singes. L’origine de cette voie solide au milieu de la mer sera dès lors une merveille dans le monde ; et c’est à toi surtout qu’il sied, Râma, de me laisser à jamais ce monument de toi.

(suite…)

Les maalais ou guirlandes de fleurs pour les célébrations et rituels

Lundi 5 septembre 2011


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Statue de Sri Chinmoy à Bali

L’Inde est le pays des couleurs ; les épices, fleurs, guirlandes égayent les rues. Partout dans le grand pays, sur les marchés et dans les petites échoppes l’on découvre des marchands concentrés à enfiler des fleurs destinées aux divinités, aux mariages, anniversaires et fêtes. Contrairement aux habitudes occidentales, en Asie, l’on utilise les « têtes » des fleurs, coupées sous la corolle, on les enfile minutieusement sur une ficelle. L’on réalise ainsi de somptueux « maalais » aux vivantes couleurs.

Les couleurs sont d’autant plus vivantes que les fleurs sont enfilées comme les croyants égrainent les perles de leurs chapelets ou de leurs malas. Des dizaines, des centaines, des milliers de fleurs sont ainsi enfilées dans des pays ou la spiritualité a été grandement présente pendant des millénaires, et où les petites actions portent encore leur plein sens.

Dans un passage du Ramayana, histoire plusieurs fois millénaire, nous trouvons ce passage où Rama demande :  « Tresse-nous, Lakshmana, une guirlande avec une branche de boswellia parée de ses fleurs, et mets-la au cou du magnanime Sougrîva. (365) » Le but de cette guirlande était, dans un contexte de lutte avec des démons, de reconnaître de loin son porteur.

Lors de cérémonies importantes, ce sont aussi les pétales des fleurs que l’es hôtes lancent au pieds ou au devant de la personnalité reçue ou des fastes mariés. Ainsi l’on honore de la plus estimable manière les méritants, tels les dieux et divinités le font. En effet, il est commun en Asie, de représenter les déités faisant tomber une pluie de fleurs sur les élus qui méritent les douces bénédictions.

Par gratitude ou dévotion les amoureux d’un dieu dans leur rituel déposent de la même manière sur la statue de l’Être aimé des pétales ou entourent le cou de la statuette d’un maalai composé de roses, d ‘orchidées, d’œillets d’Inde, de jasmin (au doux parfum)… Et pour honorer les dieux dans sa demeure, les dévots et croyants placent des colliers de fleurs sur leur porte d’entrée, sur le portail de leur maison.

© Article de Nidish

Voir sur ce blog la plus longue guirlande de fleurs au monde

Une Rencontre, celle de Ravi Shankar et celle de Sri Chinmoy, lors d’un concert à Philadelphie

Mercredi 3 août 2011

 

Témoignage de Nidish : Sri Chinmoy au concert de Ravi Shankar à Philadelphie

Le mardi 12 novembre 2002, à 15h, deux cars partent de Jamaïca à New York pour aller à Philadelphie assister au concert de Sitar de Ravi Shankar et de sa fille Anoushka. Ce sont les disciples de Sri Chinmoy, tous désireux d’accompagner leur Maître spirituel à cette représentation de l’expert indien dans l’utilisation  du meilleur de cet instrument traditionnel indien. Sri Chinmoy se rendait au concert en voiture.

(suite…)

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