Archive de la catégorie ‘Culture : Inde’

Paroles de Mâ Ananda Moyî

Lundi 21 avril 2008

Le chagrin ne vous quittera pas tant que vous n’aurez pas trouvé Dieu. Si l’on veut Le réaliser, il faut pratiquer la répétition de Son nom, Le contempler, L’adorer, chanter Ses louanges. Il n’existe pour l’homme aucun autre chemin qui conduise à la Béatitude suprême. La compagnie des sages, des saints et des chercheurs de vérité, les réunions religieuses et l’étude des Ecritures sont aussi d’une grande aide sur cette voie. Ce corps-ci insiste constamment sur deux choses : les plaisirs des sens sont un poison qui conduit peu à peu à la mort : il faut donc vous efforcer de vous laisser posséder par Dieu dans toute la mesure du possible.

° ° ° ° ° ° °

La quête de la Vérité devrait déterminer toute l’orientation de la vie humaine. Le désir authentique ouvre lui-même la voie de la réalisation.

° ° ° ° ° ° °

C’est vous qui créez le désir, et c’est vous aussi qui pouvez le détruire. Vous devez vous-même tendre de toutes vos forces vers la réalisation du soi. En choisissant de vous nourrir de ce que vous apportent vos sens, vous vous orientez de votre plein gré vers le royaume de la mort. apprenez à savourer l’ambroisie et nourrissez-vous de ce qui est immortel. Marchez sur la voie de l’immortalité où n’existent ni maladie ni mort.

© Extraits du livre « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî » collection spiritualités vivantes Editions Albin Michel.

Voir aussi, sur ce même blog, le commentaire du livre, et la vidéo, en cliquant sur le lien, en bleu, ci-dessous : Spiritualité : Mâ Ananda Moyî

 

Ma Anandamayi (1959), une Femme de Lumière

Lundi 21 avril 2008

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Vidéo de 9’55, d’Arnaud Desjardin

Ne vous attendez pas à voir quelqu’un d’extraordinaire, si vous ne voyez que le corps ; soyez par ailleurs compatissant, le film a été tourné en 1959, en Inde.
Arnaud Desjardin est très connu, en France, pour ses écrits
et son parcours spirituel.

Voir aussi :

Spiritualité : Mâ Ananda Moyî (3)

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Spiritualité, politique et avidité

Dimanche 20 avril 2008

Le 24 avril 1993, Sri Chinmoy rencontra Russell Wilson, alors Directeur du Personnel au Sous-Comité des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants (le Congrès américain) chargé de l’Asie et du Pacifique. La conversation amicale qui s’ensuit eut lieu au restaurant Annam Bhrama, dans le Queens à New-York. (Ici, sur le blog, un extrait)

Russell Wilson : Guruji, j’ai une question très difficile à vous poser. Pourquoi y a-t-il tant de conflits et de tensions en Inde, que certains considèrent comme le centre de toute religion et où la spiritualité joue un rôle aussi important ?

ckg208n11.jpg Sri Chinmoy : Je peux répondre à cette question car je suis indien. Auparavant, l’Inde était une terre de paix. A présent, les querelles et les luttes sont incessantes. Pourquoi ? La réponse est très simple. Dieu nous a donné la liberté et nous l’avons mal utilisée. A chaque instant, nous, les êtres humains, avons le choix entre bien agir et mal agir. Je peux me lever tôt le matin et prier et méditer pour devenir quelqu’un de bon, ou bien je peux dormir jusqu’à dix ou onze heures et me lever alors qu’il est trop tard même pour travailler. Je peux recevoir la lumière d’En-Haut pendant six mois et ma sincérité, mon intégrité et mon amour de Dieu me contraignent à me lever tôt le matin pour méditer. Et puis au bout de six mois, j’arrête d’aspirer et de penser à Dieu, et je ne me lève plus tôt le matin pour prier et méditer. Extérieurement, je suis la même personne, mais dans ma vie intérieure, j’ai changé.
Dans les temps anciens, les hommes politiques allaient voir les Maîtres Spirituels pour recevoir leurs bénédictions et l’illumination. L’un des plus grands héros indiens, Shivaji, allait fréquemment voir son maître pour lui demander : « Je t’en prie, conseille-moi. » Puis, Shivaji en eut assez de son pays et de la politique. Il dit : « Tout est corruption. Je ne veux plus de tout cela. » Mais son guide spirituel le contraignit à rester dans la politique. Il lui dit : « Si tu abandonnes, qui transformera le monde ? Reste à ta place, mais ne pense qu’à moi. Le Suprême en moi guidera le pays en toi et à travers toi. »
Il y eut un temps où l’Inde possédait l’équilibre et la paix du mental. Mais l’Inde n’était pas satisfaite de sa paix intérieure et de son équilibre. Elle a voulu entrer en compétition avec l’Amérique. Malheureusement, l’Inde a commencé à perdre sa spiritualité quand elle est entrée dans le monde de la compétition. Garder sa hauteur pour offrir ce que nous avons et recevoir ce que les autres possèdent est une chose. Mais l’Inde, au lieu de maintenir sa pureté et sa divinité premières, est devenue avide et a commencé à se soucier davantage de la richesse extérieure. Elle a voulu devenir aussi riche que l’Amérique et n’a plus accordé autant d’importance à sa richesse intérieure. Ce fut la plus grande erreur de l’Inde.Lorsque Dieu me donne quelque chose, je dois chérir cette chose. Puis, lorsque l’heure vient, Dieu me donne autre chose parce qu’Il est satisfait de moi. Mais si je rejette ce que Dieu m’a donné et implore uniquement pour avoir quelque chose d’autre, les qualités intérieures que j’ai reçues me déserteront et je deviendrai un mendiant. L’Inde aurait dû rester reconnaissante envers Dieu pour ce que Dieu lui a donné. Au lieu d’essayer d’imiter l’Occident, elle aurait dû chérir ses propres qualités divines. Mais lorsqu’elle a commencé à moins se soucier de sa richesse intérieure et plus de la richesse extérieure, ma Mère Inde a commencé à perdre quelque chose de très précieux.La même chose est en train de se produire dans l’ancienne Union Soviétique. Le Président Gorbatchev a eu la responsabilité d’éveiller la conscience de l’Union Soviétique. Après avoir réveillé l’Union Soviétique, il a dit : « Nous avons dormi pendant longtemps et nous venons juste de nous réveiller. Aussi devons-nous commencer à marcher lentement, régulièrement et infailliblement vers notre destination. Puis, lorsque le moment viendra et que nous aurons plus de capacité, nous accélèrerons le pas, puis nous courrons. » Mais les gens ne l’ont pas écouté. Ils sont devenus avides et ont voulu devenir comme en Occident. Ils ont voulu courir dès le début, même s’ils n’en avaient pas la capacité. Alors ils ont choisi un autre politicien qui a promis des résultats immédiats. Nous voulons tous avoir une réalisation instantanée, comme le café instantané. Nous voulons tout avoir en un clin d’œil. Un enfant met quelques années pour apprendre à marcher. Si je dis à ce petit enfant qu’il peut courir aussi vite que son frère aîné, l’enfant aura alors envie d’essayer. Mais malheureusement, il se cassera une jambe. Une mère dira à son enfant : « Non, va lentement. Ton frère a cinq ans et tu n’as qu’un an. Comment veux-tu marcher aussi vite que ton frère ? »

 

© Texte extrait du livre “Conversations avec Sri Chinmoy” Volume 2 paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Théatre : “ET SIDDHARTHA DEVINT LE BOUDDHA” (Extrait), une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 19 avril 2008

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Bouddha de Tian Tan (天壇大佛) Ngong Ping, île de Lantau, Hong Kong

Scène : Sariputra, tu es un idiot.

LE BOUDDHA
SON DISCIPLE SARIPUTRA

SARIPUTRA : Ô Seigneur Bouddha, je suis certain que tu es le plus grand de tous les Maîtres spirituels. Personne avant toi n’a atteint une telle hauteur, et personne après toi ne pourra t’égaler. Tu es sans égal. Tu resteras toujours inégalé. Personne n’est parvenu jusqu’à ta réalisation, et jamais personne n’y parviendra.
LE BOUDDHA : Sariputtra, comment sais-tu que personne avant moi n’a atteint ce que j’ai atteint ? Et comment peux-tu énoncer ce genre d’affirmation ? Sais-tu quoi que ce soit du passé ? Sais-tu quoi que ce soit du futur ?
SARIPUTRA : Seigneur, je ne sais rien du passé et du futur, mais je sais tout de vous.
LE BOUDDHA : Sariputra, tu es un idiot. Tu en sais très peu sur moi. Un Maître spirituel tel que moi ne peut être connu totalement de quiconque sur terre. Tu vois mon histoire extérieure, ma vie apparente. Mais ma vie intérieure, tu ne la vois pas. Dans ma vie extérieure, je fais peut-être dix choses par jour. Mais dans ma vie intérieure, j’en fais des millions. La vie extérieure peut être observée, mais on ne la comprendra pas toujours; Très souvent, elle sera mal comprise. Donc, Sariputra, de ma vie intérieure tu ne connais rien du tout.
SARIPUTRA : D’accord, je ne sais rien. Mais je sais qui tu es. Tu es ma libération et tu es mon tout.
LE BOUDDHA : Sariputra, ne pense pas au passé. Ne pense pas à l’avenir. Ne pense qu’au présent. Le passé, nous l’avons laissé derrière nous. Le futur n’est pas encore là. Penser aux choses que nous avons laissées derrière nous est inutile, et penser à ce qui n’est pas encore là est également sans objet. Oublie le passé. Oublie le futur. Pense au présent seulement. C’est maintenant que tu dois aspirer. C’est maintenant que tu dois réaliser. C’est maintenant que tu dois manifester. C’est maintenant que tu dois vaincre tous tes désirs. C’est maintenant que tu dois faire venir au devant ton aspiration. C’est maintenant devenir ce que tu es intérieurement, la lumière. C’est maintenant que tu dois offrit au monde ce que tu es, la lumière.

© Textes extraits du livre “Et Siddhartha devint le Bouddha”
Editions de “La Flûte d’Or” édite et diffuse les écrits de Sri Chinmoy :
http://www.laflutedor.com/ Copyright
© 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

Jeudi 17 avril 2008

 

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Une admirable leçon de tabla avec Ravi Shankar et Alla Rakha en solo
Vidéo : 8’23

La musique indienne a une origine divine : selon la mythologie indienne, c’est par le son que le Dieu Brahmâ a créé l’univers. Dans l’univers résonne encore le son primordial Ôm (à rapprocher de la Génèse et de l’Évangile de Jean).
L’origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Elle a toujours eu en Inde une double vocation : l’une destinée au temple et aux dieux, l’autre réservée au divertissement et aux démons.
La musique classique de l’Inde repose en grande partie sur l’improvisation (95%, dit Ravi Shankar), en ce sens qu’elle n’est pas jouée à partir d’une partition. Cela ne signifie pas qu’on y joue n’importe quoi, il y a des règles très strictes sur la manière d’improviser ; les musiciens apprennent par cœur des passages entiers de telles ou telles mélodies ou structures mathématiques, afin de s’en servir à dessein.
Ainsi, chaque râga a une phrase musicale qui indique la manière dont il faut l’interpréter, par l’ordre précis de ses notes. Les musiciens composent alors, en les intégrants, de courts refrains, et en déclinent toutes les variations possibles, grâce, entre autres, aux cycles rythmiques.
La notion de rythme est très évoluée et sans doute la plus savante du monde. Les rythmes (tàla) sont toujours complexes (à 16, 14, 12, 10, 8, 7 ou 6 temps pour les plus courants) et à l’intérieur de chaque temps des subdivisions, des contretemps, des battements placés légèrement avant ou après le temps permettent des arabesques d’une extrême subtilité. Alors qu’en Occident le rythme est surtout une mesure et un battement, en Inde, il s’agit plutôt d’un cycle.
Le tâla est un cycle rythmique, élément essentiel des musiques classiques indiennes. Le mot tâla serait formé des syllabes « tâ » (de Tandava, la danse cosmique de Shiva) et de « la » (de Lasya, la contrepartie féminine de Tandava, attribuée à Pârvatî, l’épouse de Shiva).
Le tâla est composé de matras, qui sont des unités rythmiques (ou temps). Chaque tâla possède une structure propre, organisée par temps plus ou moins forts et faibles, le premier temps (appelé sam) étant le plus important. Viennent ensuite le/ ou les « tali », et le/ou les « khali » qui se caractérisent par la présence ou l’absence de clappement de mains. Le temps vide que « l’on offre aux dieux » permet aux musiciens de se repérer dans ce cycle long, permettant ainsi la préparations des improvisations et des compositions démarrant autour du sam. On peut donc avoir des tâlas qui ont le même nombre de temps mais pas la même structure.
Le sam n’est pas seulement le premier temps, c’est aussi le moment où les instrumentistes se rejoignent après des variations ou improvisations. C’est donc un signal très fort de ralliement.
Il faut se représenter le tâla comme un mode rythmique, avec la manière de s’en servir, infiniment plus riche que les rythmes occidentaux. Plusieurs centaines de tâlas ont été expérimentés au cours des siècles, de nos jours seulement quelques dizaines sont régulièrement utilisés.
Les tâlas de la musique indienne ne sont pas les mêmes du nord au sud ; bien que similaires et portant des noms identiques, il ne sont pas construit de la même manière.

Sources : différents articles de Wikipédia organisés, réécrits, par Nidish

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar Ici

La famille, par Sri Chinmoy

Mardi 15 avril 2008

Question : Pensez-vous que la forme de famille élargie que l’on trouve en Inde, où les pères, les mères, les oncles et les tantes vivent tous ensemble, créerait une société plus stable en occident ?

Sri Chinmoy : Cela dépend entièrement de la conscience de chacun des membres de la famille. Maintenant, une chose peut être applicable dans une partie du monde et ne pas l’être du tout ailleurs. Vu la manière dont la société occidentale s’est formée, je ne pense pas que la famille élargie soit nécessaire en Amérique. L’Amérique doit se développer à sa propre manière en cultivant plus d’amour. Dans la société indienne, les membres de la famille vivent ensemble et grandissent ensemble. Il y a un sentiment de vie commune. Mais en Amérique, le sentiment de liberté sépare toujours les membres de la famille. Au début, il y a quatre membres dans la famille, et puis ils sont trois, et puis deux, au fur et à mesure que les enfants quittent la maison. Parfois même, les deux membres restants trouvent le moyen de divorcer. Ils ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont. Ils essaient de trouver de la joie dans la séparation, mais la joie ne se trouve que dans l’unité. L’un après l’autre, chaque membre de la famille dit : « Je ne l’aime pas. » Finalement, ils en viennent au point où il n’y a plus personne dans leur vie.
Je ne dis pas que les Indiens sont satisfaits de leurs familles étendues, loin de là. Mais les qualités de cœur sont en général plus prédominantes en Inde qu’en Occident. Les Indiens font beaucoup d’erreurs, mais en même temps ils essaient de ressentir qu’ils appartiennent à une famille. En Amérique, lorsque le père a quatre-vingt ou quatre-vingt-dix ans, son fils n’a plus rien à faire avec lui. Un fils devrait rendre visite à son père disons une fois par semaine, mais ce jour-là, il préfèrera aller au cinéma ou faire un pique-nique. En Inde, que le père soit bon ou mauvais, son fils pensera toujours qu’il doit s’occuper de lui. Même quand les enfants sont absolument sans le sou, ils s’occupent toujours de leurs parents comme ils le peuvent.
Les parents donnent tout à leurs enfants pendant tant d’années. Ils inondent leurs enfants d’affection et les aident à faire des études supérieures. Si les enfants réussissent, c’est parce que leurs parents les ont aidés à réussir. Mais en retour, les enfants leur offrent leur indifférence. Les parents sont envoyés dans une maison de retraite et les enfants vivent leur vie.
Nous avons un corps, un vital, un mental, un cœur et une âme. Si aujourd’hui je renonce à mon corps, demain à mon vital et après-demain à mon mental, que me restera-t-il ? Si j’ai mal à un bras, vais-je me faire amputer ? Ensuite, il ne me restera rien ! Voilà ce que fait le monde occidental : couper, couper, couper. Mais l’approche positive consiste à dire que si quelque chose est déficient, j’essaie de le soigner et de le rendre parfait. Si mon mental et mon vital sont mauvais, je vais les transformer et les illuminer.

 

Légende Hindoue : Le secret des Dieux

Lundi 14 avril 2008

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vidéo : 3’10

Le texte du diaporama filmé :

Une vieille légende hindoue, actualisée dans les dernières lignes du texte par Nidish, raconte :

Il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Seuls quelques élus, au fil des temps, tirant l’expérience de leur appel intérieur, pensèrent qu’à travers la pratique de la méditation ils retrouveraient l’essentiel en eux ; en recherchant au fond de leur cœur cet essentiel, ils trouvèrent cette divinité cachée par Brahma.

Brahma, alors, considéra qu’il était temps pour les hommes de sortir du profond sommeil dans lequel ils s’étaient alanguis; il demanda, à ceux qui avaient trouvé leur divinité, d’initier les autres hommes. Mais les hommes étaient bien endormis et trouvaient acceptable leur condition.

C’était encore comme cela, il n’y a pas très longtemps; cependant le nombre d’hommes en cheminement intérieur a grandi, goutte à goutte.

A ce jour, il continue de s’accroitre…

Brahma observe.

RAVI SHANKAR : Raag Bihag

Samedi 12 avril 2008

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Après le concert de Anoushka, la fille de Ravi Shankar, voici un autre concert, celui du père, alors qu’il était plus jeune. Si vous avez apprécié le talent de la fille, vous ne pourrez qu’aimer celui du Père, ce Maître virtuose du Sitar, qui non seulement à eu pour élève sa fille, mais aussi de nombreux interprètes de cet instrument du patrimoine indien. Beaucoup, aussi, parmi les musiciens, recherchent ses partitions car Ravi Shankar n’est pas seulement un interprète hors paire, en enseignant de la plus grande compétence, il est aussi un grand compositeur.
J’ai eu quelque difficultés à trouver une vidéo présentant le musicien, alors qu’il disposait de tous les moyens de sa jeunesse, j’espère que vous apprécierez !

Ravi Shankar était un ami très cher de Sri Chinmoy, comme lui, il était originaire du Bengale ; il envoya ce message quand il apprit le décés : “Je n’arrive pas à croire que mon frère Chinmoy est parti et que nous ne le verrons plus ou ne l’entendrons plus. Il avait tant d’amour pour tout le monde. Il me manquera toujours.”

Je vous laisse découvrir ce moment d’exception musical
la vidéo dure 10’57.

Bon concert !

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar
http://nidish.unblog.fr/tag/musicienne-anoushka-shankar/

Anoushka Shankar, concert de Sitar

Jeudi 10 avril 2008

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Vidéo de 8’13, un pur ravissement de musique indienne de très haut niveau, par une virtuose du Sitar, internationalement connue. Si le cœur vous en dit, asseyez-vous, et assistez au spectacle, une pure découverte ! Le Concert a été donné le 18/11/ 2003 en l’honneur de George Harrison, le plus jeune membre du groupe des Beatles, qui a été élève de Ravi Shankar.

Anoushka Shankar (née le 9 juin 1981 à Londres) est une joueuse de sitar et une compositrice indienne, fille et élève du célèbre Ravi Shankar, dont elle a écrit une biographie, Bapi, l’amour de ma vie (publiée en français en 2004).

Si Anoushka accompagnait son père dans ses tournées – elle a sorti plusieurs album avec lui – depuis peu, avec les conseils de son père vieillissant, elle se produit seule. Anoushka Shankar a elle-même sorti plusieurs albums. Sa virtuosité, sa présence, son enthousiasme et sa concentration sont non seulement remarquables, mais admirables.

Bon concert !

http://nidish.unblog.fr/wp-admin/post.php?action=edit&post=271

L’univers est né de la joie, par Mâ Ananda Moyî

Mardi 8 avril 2008

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« L’univers est né de la joie et c’est pour cela que vous en trouverez dans le monde. Sans elle, la vie est une épreuve. Vous devez essayer d’atteindre à cette joie d’où est jailli le monde. »

« L’origine de nos souffrances, c’est que nous nous agrippons à un aspect que nous croyons réel. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la joie vraie n’existe que dans la vie spirituelle. Le seul moyen d’en faire l’expérience est de connaître et de comprendre ce qu’est réellement l’univers. Nous devons orienter notre esprit pour voir que le monde entier est divin. »

« Les joies que l’on trouve dans les objets des sens sont évanescentes. Elles ne sont ni durables ni permanantes. Mais là où se révèle Dieu, Dieu seul, il n’existe rien de tel que l’impermanence. »

 

© Extraits de « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî » Ed. Albin Michel

http://www.anandamayi.org/ashram/french/frintro.htm

 

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