Archive de la catégorie ‘* Infériorité’

Le cœur en premier, bien avant les pensées de mon mental, textes de Sri Chinmoy

Samedi 10 octobre 2009

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J’aime le petit nid d’humilité de mon cœur infiniment plus que le gigantesque palais d’arrogance de mon mental.

On peut être heureux en servant les autres, en les égalant ou en les surpassant. Mais la satisfaction ainsi obtenue ne dure guère. Seule est permanente la satisfaction dans l’unité. Dans l’unité du cœur, les notions de supériorité ou d’infériorité n’ont pas cours ; il n’est même pas question d’égalité. Seule existe la joie dans l’unité. Il s’agit ici non pas d’un jeu de rivalité mais d’un jeu d’unité.

Si l’on est sûr de soi
Au plus profond de son cœur,
On ne cherchera pas
A se mesurer à quiconque,
Car la confiance intérieure
Apporte une totale satisfaction.

 

© Extrait du livre de Sri Chinmoy  « Un jour nouveau » (Epuisé) Réalisé sur le même modèle que « Le jour de l’Âme » paru aux Editions de La Flûte d’or
.© Dessins d’oiseaux de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

Question – Réponse de Sri Chinmoy : L’amour humain et l’Amour divin

Lundi 31 août 2009

Question : Quelle est la différence entre l’amour humain et l’amour divin ?

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : L’amour est un oiseau. Mettez-le en cage, il s’appelle amour humain. permettez-lui de voler au cœur de la conscience Omniprésente, il s’appelle amour divin.
L’amour humain tire ses racines du vital ; l’amour divin a les siennes dans l’âme. L’amour humain entonne le chant de la possession ; l’amour divin celui de l’offrande de soi. L’amour humain ne désire que posséder et être possédé ; on y trouve toujours un besoin au niveau vital, au mieux une attente subtile. Si une vérité supérieure s’y fait jour, le besoin pourra s’atténuer, mais l’attente subtile persistera malgré tout.
Dans l’amour divin, il n’est rien de tel. On ne fait qu’offrir sans compter ce que l’on est et ce que l’on a.
Dans l’amour humain subsistent encore les sentiments de supériorité et d’infériorité. Le supérieur aime l’inférieur parce que dans une certaine mesure il se complait dans sa supériorité. Quant à l’intérêt de l’inférieur pour le supérieur, il émane souvent d’un sentiment d’insécurité. Ainsi, l’amour les enchaine l’un à l’autre en leur apportant une satisfaction réciproque. Mais dans l’amour divin, supériorité et infériorité sont vides de sens, car l’amour divin tire sa joie que de l’offrande de soi aussi totale qu’inconditionnelle. Si dans l’amour humain le mental sceptique et suspicieux intervient fréquemment -accompagné de sa cohorte d’accusations, de méprises et autres querelles-, l’amour divin n’a comme maitre que le cœur, le cœur qui aime et où voisinent désintéressement, esprit de sacrifice et joie. Si dans l’amour humain amant et bien-aimé sont deux personnes distinctes, l’amour divin les voit inséparablement unis par un Suprême immanent à l’intérieur de toute chose.

© Texte extrait du livre “La Lumière de l’Au-Delà” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

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