Archive de la catégorie ‘Initiations’

Une manière saine d’occuper son temps : Ecrire le nom de Dieu ; Diganta l’a écrit 80 000 fois

Jeudi 8 décembre 2011

Une manière saine d'occuper son temps : Ecrire le nom de Dieu ; Diganta l'a écrit 80 000 fois dans - Age avancé %C2%A9-Diganta-lors-de-lorganisation-dun-100Km-1024x713

Diganta avec Yamina lors de l'organisation d'un 100Km au Bois de Vincennes

Diganta a écrit 80 000 « Suprême », le nom de Dieu, pour fêter le 80e anniversaire de la naissance de Sri Chinmoy. Elle a commencé en novembre, l’an dernier, et a terminé le 5 décembre de cette année, soit en un peu plus d’un an. Ce mercredi elle a réalisé un gâteau pour célébrer l’évènement, elle l’a offert en Prashad, au Centre de méditation de Paris, à l’occasion de notre méditation quotidienne.

Diganta est une jeune fille de 78 ans.
Ce mercredi, elle s’est rendue à la méditation de Centre en marchant avec une canne. Elle vient de se fendre un petit os du pied, et est condamnée durant trois mois à ce régime. A notre dernier Joy Day, lors de notre course à pied de 2 miles, elle nous a encore surpris, en accompagnant les autres sur un kilomètre et demi, en courant.

Elle nous raconte qu’elle s’est disciplinée pour arriver à écrire ses 80 000 « Suprême ». Elle remplissait au moins chaque jour 4 pages d’un petit cahier à carreaux, à raison de 4 Suprême par ligne. « Je n’allais pas me coucher sans avoir rempli mon contrat de la journée ». En bas de chaque page elle notait 88, le nombre de noms de Dieu contenus sur la page.

« Je veillais à rester attentive, concentrée… oui, présente dans le mot que j’écrivais » et elle continue « Parfois je mettais une qualité dans le mot, comme cela venait, cela fusait, un véritable feu de Joie : joie, don de soi, courage, dévotion, félicité, vérité, cœur, le ciel, les forêts, la paix, l’éveil… et d’autres fois, si ça n’allait pas, si je ne ressentais pas, j’allais plus doucement… j’ai écrit aussi avec la musique que Pierre de Marseille nous a offert, pour créer de l’Unité dans nos Centre… »

Je racontais à mon tour à Diganta que j’avais par le passé rempli quelques pages du nom de Dieu « Suprême » écrit en tout petit sur un cahier. Je n’en avais pas écrit autant qu’elle, mais déjà les quelques pages remplies sont empreintes d’une Lumière qui me laisse toujours pantois. Sur ce, sans plus de mots, elle m’a aussi confirmé ce ressentit.

 © Nidish

La leçon de tir à l’arc de Arjuna, épisode de la Mahabaratha

Lundi 18 juillet 2011


« Combien la précision est importante, elle est le reflet de la concentration et de la recherche du but de la personne. N’allez pas le lui dire, elle en sera révoltée. Le centre de la Cible n’est pas visé. » Nidish

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La leçon de tir à l’arc

Dronacharya est Maître d’arme, il marche avec son fils Archetama dans l’école. Le père s’adresse à son fils :
« Pourquoi tes yeux sont si colorés par la compétition, mon fils ?
- Je suis ton fils, mais tu aimes Arjun plus que moi. Pourquoi ne serais-je pas compétitif ?
- Tu as voulu être mon élève, mais Dieu t’a fait mon fils. En tant que Maître d’arme, je vous ai tous fait mes élèves. Tu es ici dans une école, pas dans une maison. Dans notre maison, tu as les plus grands des droits mais à l’école, le plus talentueux des élèves a un droit.
- Sans un test, comment peux-tu décider que Arjun est le meilleur ?
- D’accord, je proposerai un test pour te satisfaire. »

 

Quelques temps plus tard, Dronacharya a réuni ses élèves, les princes de différents royaumes de l’Inde. Drona s’adresse à eux :
« Princes, voyez, il y a un faux oiseau dans l’arbre au loin. C’est votre cible. Vous devez placer la flèche exactement dans l’œil. Êtes-vous prêt ? « 
Tout le monde acquiesce.
Les sages de la stature de Drona sont concis et très peu expansifs, la séance est prête à débuter.

Drona appel un élève, Yudhisthira.
- Oui Gurudev
- Vise

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- (L’élève répond) Le ciel, la terre, l’arbre
- Non

Il appel un autre élève : Duruydan.
- Ji Gurudev
- Il y a un oiseau dans l’arbre.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Un oiseau caché par les feuilles
- OK
- Dois-je tirer ?
- Non.

Il appel un autre élève : Archetama (son fils)
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Tes pieds, les arbres, et l’oiseau dans les feuilles
- OK, retourne à ta place.

Il appel un autre élève : Arjun que l’on connaît dans les mondes des Cieux comme le disciple parfait.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le prince, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Je ne peux voir que la tête de l’oiseau

Le Maître d’arme échange un regard avec son fils.
- Et maintenant ?
- Je ne peux voir que son œil.
- OK, mon fils. »

Le Maître d’arme enseigne ensuite à tous ses élèves.
« Un archer ne devrait voir que sa cible, le Centre de sa cible. »

Le fils du Maître d’arme, vient à lui et s’incline à ses pieds :
« Je te demande pardon, Monsieur. »
Le Père le relève :

- Tu es la lumière de ma vie, fils. Mais ce n’est pas bon d’être jaloux. La jalousie neutralise les bons points d’une personne. Toi, mon fils, tu es mon héritier, mais mon meilleur élève est sans aucun doute Arjun. »

  o o o o o o o o

 

Cette histoire est très connue dans l’archerie, dans le milieu Zen on la raconte aussi ; peu en connaissent l’origine indienne et son héros Arjuna, non plus son contexte d’origine, la Mahabaratha. Voici la chose rectifiée.

L’Initiation du Maître : Une Histoire spirituelle indienne, de Sri Chinmoy

Dimanche 27 décembre 2009

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Maître et disciples

Il était une fois un roi bon et pieux qui régnait sur son royaume justement,divinement et suprêmement. Tous ses sujets étaient ravis et fiers de lui. Mais vint un moment où il fut tenaillé par la soif intérieure d’être initié. Il implora avec ardeur la paix et la lumière, abandonna son Royaume et se rendit chez son Maître spirituel afin d’être initié.
Ce dernier lui dit : « Je vais t’initier quand tu seras prêt ; pour le moment, tu ne l’es pas. »
Le roi accepta les paroles du Maître. Il s’inclina devant lui et répondit : « Je ferai tout ce que vous me demanderez. Mais je vous en prie, acceptez-moi comme disciple. »
Le Maître répliqua : « Bon, je t’accepte comme disciple. Va au sommet de la colline et coupe des arbres, comme mes autres disciples. Nous avons besoin de combustible pour faire à manger. Tu mèneras également les vaches aux champs, comme le font les autres disciples et tu accompliras les autres tâches domestiques.
Le roi accepta. Chaque jour il prit l’habitude d’aller avec les autres disciples, ses frères spirituels, accomplir les tâches domestiques, afin de plaire au Maître. Le roi n’avait jamais auparavant accompli ce genre de tâches. Il fit de son mieux et réussit dans une certaine mesure à bien faire son travail.
Un jour, il était occupé à abattre un arbre, mais il était très lent. Un de ses frères disciples le frappa sur l’épaule et dit : « Tu travailles trop lentement ! Le Maître sera furieux si nous travaillons à ce rythme. Ne sois pas si lent ! »
Ce disciple était un membre d’une caste inférieure. Il était même un intouchable. Le Maître acceptait les disciples de toutes les castes car, à ses yeux, tous étaient égaux. Le roi ne dit rien à l’intouchable, mais, il se disait : « Sait-il qui j’étais ? S’il avait agi ainsi quand j’étais roi, mes hommes l’auraient immédiatement tué. Comme j’ai accepté la vie spirituelle, il est sauf. Que Dieu bénisse son ignorance. Il devrait savoir qui j’étais et qui je suis.
« Au bout d’un certain temps, le roi revint voir le Maître, s’agenouilla et lui dit : « Plusieurs de mes frères arrivés après moi ont déjà été initiés, alors que je ne le suis toujours pas. Quand est-ce que mon tour viendra ? »
Le Maître répondit : « Un jour, ce sera ton tour, mais ce n’est pas encore le moment. Il te faut plus de temps. Tu savoures encore l’orgueil d’avoir été roi. Tant que tu vivras dans cette mémoire de richesse-orgueil, ton initiation restera un but lointain. Domine ton orgueil et je t’initierai. A moins de conquérir cet orgueil, ne t’attends pas à être initié.
« Le roi toucha les pieds du Maître : « A compter de maintenant, je m’efforcerai de toute mon âme de conquérir mon pire adversaire, mon orgueil, afin de devenir ainsi digne de votre initiation. »
Le Maître dit : « Essaie, mon enfant, tu réussiras. »
Au bout de quelques temps, le roi conquit enfin son orgueil et fut initié par le Maître.

 

Une histoire de Sri Chinmoy écrite le 7 / 1 / 1979,
extraite du livre « Les Festins de l’Inde »
paru aux Editions « La Flûte d’Or » 

Méditation sur le cœur, notre nature universelle : Exercice pratique

Dimanche 20 décembre 2009

« Nous sommes comparables à de petites gouttes. La petite goutte pénètre dans l’océan et devient l’étendue infinie, l’océan infini, elle fait partie intégrante de l’océan. De même, nous sommes tous des êtres finis, mais lorsque nous offrons avec amour, dévotion, et sans conditions notre existence limitée à notre Seigneur Suprème, Lui, dans Sa Bonté Infinie, nous unit inséparablement à Son Existence Infinie. » Sri Chinmoy 23/11/1993 Bratislava, en Slovaquie.


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Méditer, c’est se relier à l’Univers en nous

 

Au préalable de cette pratique, si vous n’avez jamais médité, vous pouvez lire l’article « commencer à méditer » Ici

Il y a une autre manière, très efficace, mais peut-être un peu difficile. Au début, sentez que vous n’avez pas de bras, ni d’yeux, ni d’oreilles ; vous n’avez plus rien d’autre que le cœur. Ce cœur n’a pas besoin d’être au milieu de votre poitrine ; il peut être dans votre front, ou n’importe où. Vous devez simplement sentir que vous avez un cœur et que vous êtes le cœur. Puis au début d’un certain temps, localisez le cœur. Comment le localiserez-vous ? Votre conscience vous dira que le cœur se trouve ici plutôt que là. La science médicale dira immédiatement que c’est faux, que le cœur ne peut être qu’à un seul endroit dans la poitrine. Mais pour les personnes spirituelles, le cœur peut être n’importe où, parce que le cœur spirituel signifie l’endroit où se trouve la lumière. Si le Divin en vous, le Suprême en vous désire vous montrer la présence de la lumière à travers le 3ème œil, qui est puissance et lumière infinies, alors Il vous dira que le cœur se trouve à cet endroit. Aussi, pour vous, le troisième œil sera l’endroit où se trouve la lumière. Cela signifie que le Suprême en vous désire aller à cet endroit et y rester.
Lorsque vous commencez votre voyage, vous devez sentit que vous avez le cœur et que vous êtes le cœur. Puis, au bout d’un certain temps, votre conscience vous dira où se trouve le cœur. A ce moment là, vous vous concentrerez sur cet endroit et vous sentirez que c’est le seul endroit possible où vous pourrez sentir ou devenir le cœur. Le cœur signifie la lumière et la lumière signifie la puissance. Plus vous avez de lumière, plus vous avez de puissance. Dieu est Lumière. C’est pourquoi, Il rayonne partout, c’est pourquoi Il est tout-puissant. La lumière et la puissance ne peuvent être séparées. Ici nous voyons une lampe électrique, et l’endroit où elle est branchée. nous pouvons les séparer. Mais dans la vie spirituelle, nous ne pouvons pas séparer la lumière de la puissance. La Lumière même est puissance. Et qu’est ce que la lumière ? L’unité universelle.

© Exercice de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy Paris
© Dessin Association Corps en Harmonie – Nidish

Tous les articles sur la méditation sur ce blog : Ici

« Méditez avec le plus grand enthousiasme si vous voulez faire les progrès les plus rapides
dans votre cœur d’aspiration et dans votre vie de consécration. »

Sri Chinmoy

 

Méditation : S’identifier aux valeurs positives de la vie, laisser entrer ses seuls amis : Amour, Paix, Joie, Félicité…

Jeudi 17 décembre 2009

Préambule de Nidish :

Bien souvent les adolescents sont perdus entre deux statuts, celui d’enfant et celui d’adulte. Les adultes qui franchissent le passage d’une nouvelle dizaine d’années vivent aussi des troubles. Il en est de même des personnes âgées qui voient leur corps se flétrir, s’alourdir, se raidir et malgré tout continuent à ressentir en elles la jeunesse de leur vingt ans. Pour tous ceux-là dont nous sommes, l’article suivant de Sri Chinmoy peut aider à retrouver et à comprendre que nous sommes l’âme au plus profond de nous et que c’est en nous accordant avec elle que la joie, la paix et l’éternelle jeunesse peuvent s’incarner et se révéler dans notre vie.

Question : Comment un débutant médite-t-il sur le cœur ?

srichinmoynidishunblogfr.jpgSri Chinmoy : Un débutant doit sentir qu’il est un enfant, quelque soit son âge réel. Le mental d’un enfant n’est pas développé. Lorsqu’il a 12 ou 13 ans, son mental commence à fonctionner à un niveau intellectuel, mais avant cela, il est tout dans le cœur. Tout ce qu’il voit, il le prend pour sien. Il s’identifie spontanément. C’est ainsi que le cœur agit.
Lorsque vous sentez que vous êtes un enfant, sentez immédiatement que vous vous trouvez dans un jardin de fleurs. Ce jardin de fleurs est votre cour. Un enfant peut jouer dans un jardin pendant des heures. Il ira d’une fleur à l’autre, mais il ne quittera jamais le jardin, parce qu’il trouvera de la joie dans la beauté et dans le parfum de chaque fleur. a l’intérieur de vous, il y a un jardin et vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le voulez. De cette façon, vous pouvez méditer sur le cœur.
Essayez de sentir que toute votre force, toute votre détermination et votre volonté se trouvent dans un endroit particulier, ici, à l’intérieur de votre cœur. Sentez que vous n’existez nulle part ailleurs que dans ce petit endroit. Vous n’avez ni yeux, ni nez, ni rien du tout. L’intensité ne viendra que lorsque vous sentirez que toute votre existence est concentrée en un seul point et non dispersée.
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Ouverture du cœur spirituel, du chakra du cœur : Exercice

Mercredi 16 décembre 2009

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Le Cœur de Sri Chinmoy
lors des Célébrations de son anniversaire en 2003

Si vous pouvez vous concentrer sur le bout de votre doigt, ou sur une bougie ou tout autre chose, vous pouvez aussi vous concentrer sur votre cœur. Vous pouvez fermer les yeux ou regarder un mur, mais pendant tout ce temps, pensez à votre cœur comme à un ami cher. Lorsque ces pensées deviennent intenses, quelles absorbent toute votre attention, c’est que vous êtes allé au-delà de la pensée ordinaire et que vous êtes entré dans la concentration. Vous ne pouvez pas regarder physiquement votre cœur spirituel, mais vous pouvez concentrer toute votre attention sur lui. Puis, graduellement, la force de votre concentration entre dans le cœur et vous entraine complètement en dehors du monde du mental.

Si vous ne possédez pas encore de pureté en abondance, si d’innombrables désirs terrestres accaparent votre cœur, alors vous devriez invoquer la pureté avant de vous concentrer sur le cœur. La pureté est le sentiment d’avoir un autel vivant au plus profond de votre cœur; lorsque vous sentez la présence divine d’un autel intérieur, vous êtes automatiquement purifié. a partir de ce moment, votre concentration sur le cœur sera des plus efficace.

Avant de pratiquer, vous pouvez lire les articles localisant le cœur spirituel et le présentant ; vous les trouverez sur ce blog Ici ; mais n’oubliez pas de passer à la pratique après, si telle est votre intention.

© Texte de Sri Chinmoy – et photo – Centre de Sri Chinmoy

Recette végétarienne en images vidéos : les Nems, cours de cuisine méthodique de Pankaj

Samedi 12 décembre 2009

Image de prévisualisation YouTube

Nous avions déjà mis sur notre blog une recette filmée de Pankaj, les « Samosas aux légumes » cette sympathique jeune femme indienne, du Rajastan, qui est aussi comédienne et clown, nous explique ici avec méthode comment réaliser des « Nems » ; elle termine sur la vidéo en nous disant : « Bon appétit ! »

Pour faire cette recette, il faut couper tous les légumes finement :

  • une carotte
  • 2 champignons
  • une pomme de terre
  • 1/2 oignon
  • une gousse d’ail hachée
  • de la sauce de soja
  • des feuilles de riz
  • de l’huile
  • de l’eau chaude

Pour faire la farce : faire chauffer un peu d’huile d’olives dans une poêle. Mettre les oignons. Ajouter les carottes, les pommes de terre, les champignons et l’ail (mélanger). Saler avec 2 cuillères de sauce de soja (mélanger). Laisser cuire 10 minutes à feu moyen.
Laisser refroidir avant de rouler les nems.

Pour préparer les nems, prendre une feuille de riz, la tremper dans l’eau tiède des 2 côtés. La poser sur un torchon quelques secondes pour la faire sécher. Poser la feuille, mettre la farce au bord et rouler à moitié. Replier les côtés et continuer à rouler.

Faire chauffer de l’huile à frire. Plonger les nems dedans et les sortir lorsqu’ils sont dorés.

C’est très bon avec une sauce de soja. Bon appétit !

Recettes végétariennes sur ce blog 

Le goût de la méditation, par Mâ Ananda Moyî avec témoignage de Nidish

Lundi 30 novembre 2009


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Méditation Rose

Mâ Ananda Moyî :
Pour développer le goût de la méditation, vous devez délibérément fournir un effort soutenu, de même que l’on oblige -par persuasion ou par contrainte- les enfants à s’asseoir pour étudier. Médicaments ou piqûres peuvent soulager un malade ; même si vous ne vous sentez pas portés à méditer, surmontez votre aversion et essayez. L’habitude acquise dans des vies innombrables vous pousse dans la direction opposée et vous rend la méditation difficile. Persévérez malgré tout ! Votre ténacité vous fortifiera et vous forgera, c’est-à-dire qu’elle développera votre aptitude à pratiquer une sâdhanâ. Décidez que cette tâche doit être accomplie qu’elle qu’en soit la difficulté. Réputation et gloire ne durent qu’un temps ; elle ne vous accompagnent pas lorsque vous quittez ce monde. Si votre pensée ne se tourne pas naturellement vers l’Eternel, fixez-là sur Lui par un effort de volonté. Quelques rudes coups du destin vous tourneront vers Dieu et ils ne seront qu’une manifestation de Sa miséricorde ; si douloureux qu’ils soient, c’est grâce à eux que l’homme apprend ce qu’il a à faire.

 

Témoignage de Nidish :
J’ai été à la recherche d’un Maître spirituel après un certain cheminement à travers des lectures spirituelles (Soufies, Zen, Eileen Caddy…) et des stages de méditations (Siddha Yoga,
Zen, Vipassana) qui ont suivi une rupture affective. La souffrance qui a suivi  cette séparation m’a amené à me construire intérieurement et à chercher des objectifs de vie. Mon sentiment après coup était que j’avais été fendu avec un coin et une masse de bûcheron et que, par là, la Lumière s’était infiltrée. De fil en aiguille (diverses formations et expériences dans des techniques psychothérapeutiques, de massages, d’Eutonie, de yoga…) j’ai découvert l’alimentation végétarienne et la méditation. Appellant intérieurement incessamment, mon Maître, Sri Chinmoy, est arrivé par le biais d’une de ses disciples. Ashani faisait la route une fois par semaine de Paris à Amiens, où j’habitais, pour présenter l’Enseignement. Il y a de cela un peu plus de vingt ans. Je pratique toujours. Ma régularité et les expériences font que je sais intérieurement que je ne peux abandonner ; la méditation est une nourriture de l’âme, quand on a reconnu l’existence de l’âme et son appétit, on ne peut plus l’affamer.

Mon temps s’écoule,
Mon temps s’écoule,
Où es-tu
Dernier jeu de ma vie ?

Chant de Sri Chinmoy

© « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî » Editions Albin Michel (Extrait de )
© Centre Sri Chinmoy – Traduction des paroles d’un chant en Bengali de Sri Chinmoy
© Témoignage et Photo de Nidish, conditions  : Ici

Le mantra Aum ou Ôm, sa prononciation, la manière de le réciter, par Sri Chinmoy

Mercredi 18 novembre 2009

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Shiva

Mantra est un mot sanscrit. Dans la philosophie de l’Inde, dans la spiritualité et dans la vie intérieure, les mantras jouent un rôle considérable. Un mantra est une syllabe divinement emplie de puissance.
Si l’agitation de votre mental vous empêche d’entrer dans votre méditation la plus profonde, vous pouvez utiliser un mantra ; répétez « Suprême », Aum », ou bien « Dieu » pendant quelques instants.
Le plus puissant de tous les mantras est AUM. C’est la mère de tous les mantras. Aum est un son unique et indivisible. C’est la vibration du Suprême, le son-semence qui est à l’origine de l’univers. C’est à partir de c son que Dieu anima Sa Création. En AUM, à chaque instant, Dieu Se crée Lui-même à nouveau.
AUM ne connaît ni naissance ni mort. Dans le passé, le présent et le futur, rien d’autre n’existe que AUM.
Il est préférable de chanter AUM à voix haute afin que la sonorité puisse vibrer jusque dans vos oreilles et emplir votre corps tout entier. Cela convaincra votre mental et vous fera éprouver un sentiment plus profond de joie et d’accomplissement. Lorsque vous chantez AUM à haute voix, le son « M » doit durer au moins trois fois plus longtemps que le son « AU ». Aum peut se chanter de diverses manières. Si vous le chantez fort, vous ressentirez la Toute-Puissance du Suprême. Si vous le chantez doucement, vous ressentirez la Félicité du Suprême. Et si vous le chantez en silence, vous éprouverez la Paix du Suprême.


Voir aussi sur ce blog (Cliquer sur le lien) :

- Aum – Ôm, le son inaudible de l’Univers, par Sri Chinmoy

- La répétition d’un mantra, par Sri Chinmoy

 

© Extrait de « L’Enseignement du Silence » un livre de Sri Chinmoy paru aux Editions Sri Chinmoy, diffusé par les Editions La Flûte d’Or

Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

Vendredi 16 octobre 2009


Question :
Chaque fois que je vois une belle femme, des pensées sexuelles envahissent mon esprit. Je m’efforce de les détruire, mais elles persistent.

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Il existe deux méthodes pour résoudre ce problème. Dès que vous voyez une belle femme, essayez simplement de projeter tout son corps dans le ciel, par l’effet de votre volonté. Regardez-là, concentrez-vous, et faites-là monter afin qu’elle vole comme un cerf-volant. L’autre manière, qui est plus facile, consiste, lorsque vous voyez une femme, à ne regarder que ses pieds. Les sadhus indiens disent de ne regarder ni les yeux, ni le visage, mais seulement les pieds. Si vous voulez être immédiatement soulagé de la tentation, regardez les pieds. Puis essayez de plonger en vous-même, avec toute votre conscience. Cela ne prend qu’une seconde. Donc, soit vous projetez cette femme vers le ciel, soit vous regardez ses pieds. Cela doit avoir pour effet le contrôle des pensées du vital inférieur. Bien des hommes ont fait cela avec succès. Il y avait un grand Avatar indien qui s’appelait Sri Chaitanya. Il disait à ses disciples : « Même s’il s’agit de votre propre mère, ne regardez pas ses yeux ; regardez ses pieds. »
Mais de telles méthodes ne sont destinées qu’à des débutants. Un jour viendra où il vous faudra regarder les femmes les yeux grands ouverts et, grâce à vos expériences intérieures, grâce à votre propre réalisation intérieure, dépasser le sentiment du masculin et du féminin. Il n’est qu’une seule Conscience universelle ; elle n’est ni masculine ni féminine. Il n’est qu’une seule Conscience, qui se déploie sous deux formes différentes. On ne peut acquérir ce sentiment que par son propre développement intérieur personnel. Il s’agit d’un état très avancé. Peut-être ne ressentons-nous même pas pour l’instant d’unité avec nos propres membres. Si je suis capable de lancer le poids plus loin de la main droite, j’accorderai plus d’importance à ma main droite et ignorerait ma main gauche. J’ai vu bien des athlètes qui maudissaient leur main gauche car, bien qu’elle ne soit pas aussi puissante que la droite, ils en ont quand même besoin. Si nous ne sommes pas capables de ressentir une unité ne serait-ce qu’avec nos deux mains, comment nous sentirons-nous un avec autrui ? Par notre aspiration et notre développement spirituel intérieur, la création tout entière devient nôtre, et toute difficulté disparaît alors.


©  « Divinity’s Little Sister et de Purity » Extrait du livre de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

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