Archive de la catégorie ‘* Inquietude’

Les pensées positives, comment les trouver ? Comment arrêter le flux de pensées négatives ? Témoignage de Nidish

Samedi 12 décembre 2009

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La forêt du mental

Il y a environ 25 ans, j’ai pris conscience du harcèlement intérieur qu’exerçaient sur moi mes pensées. J’en était accablé, je ne savais comment endiguer leur flot. Leur négativité me brulait le cerveau, me le faisait éclater. Je voulais que cela change. Voir clair, voir positivement. J’en étais au point d’interroger d’autres personnes pour savoir comment cela se passait pour eux, comment ils géraient leurs pensées, leur monde intérieur. Mais, je crois que je n’ai jamais abordé le sujet car je me disais : « Qui peut avoir à ce point du recul sur lui-même et avoir suffisamment de connaissance des mécanismes intérieurs pour pouvoir les changer ? » J’étais démunis et souffrais ainsi depuis quelque semaines, mois peut-être.
Je m’occupais alors d’une Bibliothèque spécialisée dans les Médecines douces et la Spiritualité. Dans ce cadre je recevais des informations diverses. J’ai ainsi eu connaissance, par une plaquette, de sessions de « Pensées positives » organisées par la méthode Sylva. C’était un peu cher, mais je voulais que cela change. J’ai pris une inscription pour une formation qui se déroulait sur deux ou trois journées espacées dans le temps. Je suis allé à ces formations qui se déroulaient à Paris. Mais j’en suis ressorti déçu. Le contenu ne portaient pas du tout sur des techniques de pensées positives, mais sur des techniques de visualisation médiumnique, même si le mot n’a jamais été prononcé. Cela ne m’a pas intéressé, c’était à mille lieux de mes attentes. J’en restait là.
Avec le recul, maintenant je sais que c’était l’amorce de mon changement intérieur qui s’opérait. Si j’ai toujours voulu progresser, m’améliorer, je ne savais pas pour autant comment le changement d’une personne se réalisait. Maintenant je sais que c’est par un nettoyage, une purification. Et que lorsque l’on nettoie, toutes les cochonneries montent à la surface et nous apparaissent. Il en est ainsi pour les individus, il en est ainsi aussi pour le monde.

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L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


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© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Notre planète terre

Samedi 19 septembre 2009


Question :
L’humanité survivra-t-elle aux désastres écologiques qui menacent la planète ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Oui, l’humanité survivra à tout, précisément parce que Dieu ne permettra pas que Sa parfaite manifestation sur terre soit un échec. Mais il est très difficile d’imposer aux autres la nécessité de respecter et de préserver notre mère Terre. Si nous essayons d’agir par la force, nous échouerons. Personne ne veut rien apprendre par une contrainte extérieure. Les choses doivent s’enseigner par la persuasion intérieure et l’exemple extérieur.
La persuasion intérieure doit être fondée sur nos prières et nos méditations. Tous ceux qui sont conscients des idéaux supérieurs ont le devoir de prier Dieu et de méditer sur Dieu afin que les esprits assoiffés de destruction dans le monde soient illuminés et transformés en esprits aspirant à la perfection. Nous devons également prier Dieu et méditer sur Dieu afin que naisse et se développe une réelle faim d’unité universelle dans la vie de l’humanité.

 

Question : Comment apprendre à notre société moderne technologique à respecter la Terre, notre demeure ?

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Le développement de la technologie n’est pas mauvais en soi. Mais il faut savoir si la technologie est utilisée pour la satisfaction divine de l’humanité ou pour l’autodestruction de l’homme. Notre planète Terre, que Dieu a choisie pour Sa totale manifestation, sera inondée de lumière et de félicité seulement lorsque nous vivrons tous dans le jardin de notre cœur de pureté et non pas dans la jungle de notre mental d’impureté.
En ce sens, chaque chercheur spirituel a un rôle à jouer dans la protection de notre petite planète. C’est l’illumination du mental et de l’esprit individuels qui précèdera l’éveil d’une nouvelle conscience collective. Le changement des attitudes individuelles sera le précurseur d’un changement dans les politiques institutionnelles et le résultat en sera l’avènement d’un plus grand respect et d’un plus grand amour pour notre planète Terre.

© Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy : Interview réalisée en 1990

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Voir aussi sur ce blog, le court et très réconfortant texte :

Eileen Caddy : On me montra la terre

Ici – Maintenant, par Sri Chinmoy

Lundi 12 mai 2008

Ne vous inquiétez pas ! Celui qui s’inquiète ne fait que s’enterrer avec la complicité des mains puissantes d’aujourd’hui et du regard indifférent de demain.

Ne vous inquiétez pas de l’avenir. Pensez au présent. On récolte ce que l’on a semé. Peut-être n’avez-vous pas semé les bonnes graines auparavant. Si vous en semez une maintenant, elle germera, deviendra une plante, et finira par se développer en un immense arbre. Quand on plante la bonne graine, l’arbre donne des fruits. Mais si vous ne semez pas la bonne graine en vous-même, comment espérez-vous récolter les fruits que vous attendez ? Aussi, ne vous inquiétez pas de l’avenir. Contentez-vous d’agir de manière juste aujourd’hui, ici et maintenant.

N’attendez pas demain pour mettre fin
Au malheur d’aujourd’hui.
Demain sera un autre jour où vous pourrez
Soit éprouver de nouveaux chagrins,
Soit jouir d’un flot de félicité.
A présent, jouez le jeu d’aujourd’hui
Avec sagesse et perfection.

 

© Textes extraits du livre “Un jour nouveau » de Sri Chinmoy paru aux Editions de “La Flûte d’Or” (Epuisé) ; « Le Voyage de l’âme » est réalisé sur le même principe.

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 1996 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Ultimement, la méditation et la prière sont la même chose, par Sri Chinmoy

Vendredi 11 avril 2008

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La méditation est un cadeau divin. La méditation simplifie notre vie intérieure et dynamise notre vie extérieure. La méditation nous donne une vie naturelle et spontanée, une vie qui devient si naturelle et si spontanée que nous ne pouvons plus respirer sans être conscient de notre divinité.
La différence entre la prière et la méditation est la suivante : lorsque nous prions, nous ressentons notre existence comme une flamme qui s’élève directement vers le ciel. La nature même de la prière est d’atteindre Dieu en s’élevant. Lorsque nous méditons, soit nous nous jetons dans un espace immense, dans un océan infini de paix et de béatitude, soit nous accueillons l’Immensité infinie en nous.La prière et la méditation sont comme les deux faces d’une même pièce. Toutes les deux sont aussi importantes. Lorsque je prie, je parle et Dieu écoute. Lorsque je médite, Dieu parle et j’écoute. Lorsque nous prions, nous nous élevons vers Dieu ; lorsque nous méditons, Dieu descend vers nous. Ultimement, la méditation et la prière sont la même chose. Cependant, il faut savoir que lorsque nous prions, nous avons le sentiment d’être séparé de Dieu, en tant qu’individus. Nous avons l’impression qu’Il est quelque part et que nous aspirons à Lui, mais nous ne savons ni quand ni à quel point Dieu comblera nos prières. La méditation dit : « Dieu n’est ni aveugle ni sourd ! Il sait ce qu’il a à faire pour Se réaliser en moi et à travers moi. Je dois rester silencieux et fervent. » La prière la plus élevée fut prononcée par le Christ, le Sauveur : « Que Ta Volonté soit faite ». Cette prière est également le début de la méditation. Là où la prière s’arrête, la méditation commence. Méditer, c’est aller au fond de l’océan, où tout n’est que calme et tranquilité. Une multitude de vagues a beau agiter la surface de l’océan, ses profondeurs n’en sont pas affectées pour autant. Elles demeurent dans le silence. Lorsqu’on médite, on commence par essayer d’atteindre sa propre existence intérieure, sa véritable identité, ou si vous préférez, le fond de l’océan. Ainsi, lorsque les vagues du monde extérieur déferlent, elles ne nous touchent plus. La peur, le doute, l’inquiétude et tous les tourments quotidiens s’évanouissent d’eux-mêmes : une paix indestructible s’est désormais installée en nous. Notre esprit est pénétré par la paix, le silence et le sentiment d’union avec la Divinité. Tels des poissons dans l’eau, nos pensées nagent et bondissent sans laisser de traces.
Lorsque nous sommes dans notre méditation la plus élevée, nous sommes semblables à l’océan, dont les créatures qui l’habitent n’inquiètent pas la majesté. Nous sommes semblables au ciel, dont les oiseaux ne troublent pas la sérénité. Notre esprit est le ciel et notre cœur est l’océan infini. Voilà ce qu’est la méditation.

© « Les ailes de la Joie » (extrait du chapitre : La méditation, la clé de la vie intérieure) de Sri Chinmoy édité par les « Editions de la Flûte d’Or »

http://www.laflutedor.com/