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Archive de la catégorie ‘Livre : Et Siddhartha devint le Bouddha’

“Et Siddhartha devient le Bouddha” joué au théâtre à New York, ici en vidéo, une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 17 septembre 2011


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La troupe anglaise
Immortality Flame-Waves

En 1973, Sri Chinmoy a invité le Secrétaire Général des Nations Unies U Thant à présider la première représentation de sa nouvelle pièce de théâtre “Siddhartha devient le Bouddha” L’histoire relate la transformation du Prince Siddhartha en un grand Maître spirituel, le Seigneur Bouddha.… A la fin de la représentation, U Thant s’adressa à l’audience de manière très éloquente : “C’est un grand privilège de participer à cette expérience spirituellement si gratifiante. J’en suis extrêmement reconnaissant à notre estimé Maître, Sri Chinmoy qui a réalisé cette entreprise des plus innovantes… Je suis entièrement d’accord avec l’énonciation de Sri Chinmoy des aspects étiques et moraux du bouddhisme, qui à mon avis, devraient constituer pour chacun de nous la base de notre quête de la Lumière intérieure, de notre quête de Vérité…”

Depuis la pièce a aussi été jouée à Londres,
en juillet 2005, par la compagnie Immortality Flame-Waves, composée de disciples filles anglaises, et en France, à Paris, par la troupe Madal Théâtre composée de disciples garçons français, au Théâtre du Renard.

Ci-dessous, ce sont des disciples New Yorkais de Sri Chinmoy qui relatent l’histoire du Bouddha. La pièce est jouée au 45 Bleecker Street, dans un théâtre de Manhattan à New York. Vous trouverez sur ce blog deux passages du texte de la pièce écrite par Sri Chinmoy.

Les huit vidéos de la représentation ont une durée totale de 1h09mn.

Image de prévisualisation YouTube

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(suite…)

800e article du blog dédié aux Nations Unies et au 80e anniversaire de Sri Chinmoy

Lundi 8 août 2011

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Comme à l’occasion de tous les 100 articles, je dédie ce 800e aux Nations Unies.
Ce nombre d’articles réalisés a aussi la particularité d’avoir été atteint pour
Célébrer le 80e anniversaire de la naissance de
Sri Chinmoy, né le 27 août 1931.

Sri Chinmoy a toujours eu une très haute considération pour les Nations Unies. Vous pouvez en prendre mesure dans le livre « L’Eveil spirituel du monde ». Le texte qui suit est extrait du livre biographique « Une vie de Lumière ». Ce chapitre rapporté présente l’affection qu’ont témoigné à Sri Chinmoy les Secrétaires Généraux qui lui ont été contemporains.

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Sri Chinmoy and U Thant

29 février 1972, UN Headquarters New York

Selon Sri Chinmoy, les Nations Unies incarnent les espoirs et les rêves de l’humanité. Il les appelle Le Cœur-Demeure du Corps-monde. Il considère que tout service rendu aux Nations Unies est un service rendu à la famille du monde.

Sri Chinmoy écrit à ce propos :

Le message extérieur des Nations Unies est la paix.
Le message intérieur des Nations Unies est l’amour.
Le message essentiel des Nations Unies est l’unité.
Nous ressentons la paix.
Nous devenons l’amour.
Nous manifestons l’unité.

Au printemps 1970, sur invitation du Secrétaire Général en fonction, U Thant, Sri Chinmoy commença à conduire des méditations, bi-hebdomadaires pour la paix dans le monde, au siège des Nations Unies à New York. Ces réunions, qui ont lieu pendant la pause du déjeuner, ont régulièrement été tenues depuis cette époque, jusqu’au départ de ce corps de Sri Chinmoy (entré en Samadhi le 11 octobre 2007). Des employés et des délégués de nombreux pays y assistent. Sri Chinmoy est très reconnaissant à C.V. Narasimhan, alors Chef de Cabinet, qui le présenta à U Tant.

(suite…)

Et Siddhartha devint le Bouddha : Un écrit, pour le théâtre, de Sri Chinmoy

Samedi 5 septembre 2009

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Sri Chinmoy a écrit pour le théâtre l’histoire du Bouddha, à partir de cette première scène présentée ici avec la seconde qui présentent le prince indien Siddhartha, jusqu’à son départ de ce monde terrestre à l’âge de quatre vingt ans.

 Le protecteur et le destructeur

 

LE PRINCE SIDDHARTHA
DEVADATTA, son cousin
UN JUGE

 Scène 1 :

D’humeur contemplative, le Prince Siddhartha se promène dans le jardin. Soudain, un oiseau s’abat à ses pieds.


SIDDHARTHA :
Oh, pauvre oiseau ! Mon cœur saigne pour toi ? Qui a fait cela ? Qui t’a blessé ? Qui t’a envoyé cette flèche ? Pauvre oiseau innocent ! Il faut que je te retire cette flèche. (Il la retire) A présent je vais te soigner.

Arrive Devadatta, le cousin de Siddhartha.

DEVADATTA : Siddhartha, cet oiseau est à moi. De quel droit le gardes-tu ? Donne le moi !
SIDDHARTHA : Non, cet oiseau est à moi, Devatta.
DEVADATTA : A toi ! Je l’ai abattu. Il m’appartient. C’est ma flèche. J’ai visé l’oiseau et il est tombé ici. Il est à moi, à moi, c’est ma propriété.
SIDDHARTHA : Devadatta, si je n’avais pas retiré la flèche du corps de l’oiseau, il serait mort à cette heure.
DEVADATTA : La question n’est pas de savoir s’il serait mort ou pas mort. Il est vivant, et c’est mon bien. C’est ma force, mon adresse, mon Habileté qui ont jeté cet oiseau à terre. Tu ne peux pas te l’approprier. Tout le monde t’apprécie et t’admire pour ton grand cœur et ta bonté. Mais que le monde apprécie maintenant mon adresse ! Sois satisfait de ce que tu as : l’amour. Et je serai satisfait de ce que j’ai : la force. Ce sont ma force et mon habileté d’archer qui méritent l’oiseau, et non pas ton amour.
SIDDHARTHA : Ô Devadatta, tu as le pouvoir de tuer, et j’ai le pouvoir d’aimer. Mais puisque je tiens ce pauvre animal innocent, tu ne l’auras pas.
DEVADATTA : Siddhartha, il y a un temps pour écouter ta philosophie, et il y a des gens pour le faire. Mais je ne suis pas de ceux-là, et ce n’est pas le moment. Tu peux défendre ta philosophie devant ceux qui veulent te ressembler, qui veulent vivre sur la lune et n’ont pas de sens pratique. Dans la vie, il faut être réaliste. La vie demande de la force, de la vigueur. Mais ta vie est une vie de paresse et de fausse bonté. Tu dois être fort. Tu es le Prince, et bientôt tu devras régner. Ce genre d’attitude fausse ne te seras d’aucun secours.Ce que j’ai fait aujourd’hui, tu le feras un million de fois. J’ai failli tuer un oiseau. Mais tu tueras des hommes un jour. alors, il te faudra changer de philosophie.
SIDDHARTHA : Non, Devadatta, ma philosophie restera toujours la même. C’est la philosophie de la compassion, et non pas celle de la destruction.
DEVADATTA : Reste donc avec ta philosophie, et je garderai la mienne. Ma philosophie est la force. La tienne est la compassion. Excellent. Maintenant rends-moi mon oiseau.
SIDDHARTHA : Non, désolé, je ne te le rendrai pas.
DEVADATTA : Es-tu prêt à aller devant le tribunal pour cet oiseau ?
SIDDHARTHA : J’y suis tout à fait prêt.

Scène 2 :

LE JUGE : Prince, pourquoi garder un oiseau qui appartient à un autre ? C’est vrai, vous avez de la compassion, vous avez de l’amour pour l’oiseau.Vous avez de l’amour pour toute chose. Mais la justice dit que l’oiseau appartient à Devadatta. C’est lui qui a abattu l’oiseau. C’est son bien.
SIDDHARTHA : Vénérable Juge, je ne connais rien à la justice, mais mon cœur me dit que le véritable propriétaire est celui qui donne la vie, pas celui qui la prend. Mon cœur saignait pour l’oiseau et je l’ai sauvé. Je suis prêt à donner ma vie pour cet oiseau.
DEVADATTA : Siddhartha, tu sais parler ! Tu sais parfaitement que personne ne te tuera à la place de l’oiseau. Ne montre donc pas ta fausse compassion.
LE JUGE : Devadatta, je suis le juge. Je veux l’entendre encore.
SIDDHARTHA : Monsieur, je pense que l’oiseau m’appartient, parce que j’ai sauvé sa vie. Devadatta l’a quasiment tué. Dites-moi s’il vous plait qui est le plus important, le sauveur de la vie, ou bien le destructeur de la vie ?
LE JUGE : Prince, je suis d’accord avec vous. Le protecteur de la vie est infiniment plus important que celui qui la détruit. Vous avez sauvé la vie de l’oiseau. Par conséquent, vous avez le droit de le revendiquer. Il est à toi. Celui qui protège la vie, ou qui redonne la vie, est le vrai propriétaire, et non celui qui l’accapare ou la détruit. Aujourd’hui vous avez offert votre vie pour un oiseau. Un jour viendra, je le pressens clairement, où vous offrirez votre vie pour toute l’humanité. Votre cœur gémira pour sauver le cœur saignant de l’humanité. Votre cœur criera pour illuminer l’esprit obscurci de l’humanité. Votre âme pleurera pour élever la conscience de l’humanité.
DEVADATTA : Siddhartha, aujourd’hui ton pouvoir d’amour a gagné. Mais un jour viendra où je te vaincrai par mon pouvoir de destruction. Tu verras que la force vainc l’amour.
SIDDHARTHA : Devadatta, tu as tort. L’amour vaincra toujours, car l’Amour est le pouvoir qui peut tout.

© Textes extraits du livre “Et Siddhartha devint le Bouddha”
Les Editions de “La Flûte d’Or” régulent la diffusion en France des écrits de Sri Chinmoy

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Ces deux scènes peuvent facilement être jouées par de petits groupes ; porteuses d’une philosophie élevée, chacun en tirera un bonheur intérieur à y participer. Les textes et musiques de Sri Chinmoy sont toujours utilisés pour des représentations à entrées gratuites.
Quand les disciples de Sri Chinmoy ont monté la pièce intégrale, il n’y avait aucune mixité chez les acteurs. Quand la mise en scène était réalisée par une fille, tous les acteurs, même pour les rôles masculins, étaient des filles. Quand les acteurs sont des garçons, il n’y a que des garçons pour tous les rôles, même les rôles féminins . La pièce intégrale a déjà été jouée à Paris, Londres, New york… par des groupes différents.

Théatre : “ET SIDDHARTHA DEVINT LE BOUDDHA” (Extrait), une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 19 avril 2008

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Bouddha de Tian Tan (天壇大佛) Ngong Ping, île de Lantau, Hong Kong

Scène : Sariputra, tu es un idiot.

LE BOUDDHA
SON DISCIPLE SARIPUTRA

SARIPUTRA : Ô Seigneur Bouddha, je suis certain que tu es le plus grand de tous les Maîtres spirituels. Personne avant toi n’a atteint une telle hauteur, et personne après toi ne pourra t’égaler. Tu es sans égal. Tu resteras toujours inégalé. Personne n’est parvenu jusqu’à ta réalisation, et jamais personne n’y parviendra.
LE BOUDDHA : Sariputtra, comment sais-tu que personne avant moi n’a atteint ce que j’ai atteint ? Et comment peux-tu énoncer ce genre d’affirmation ? Sais-tu quoi que ce soit du passé ? Sais-tu quoi que ce soit du futur ?
SARIPUTRA : Seigneur, je ne sais rien du passé et du futur, mais je sais tout de vous.
LE BOUDDHA : Sariputra, tu es un idiot. Tu en sais très peu sur moi. Un Maître spirituel tel que moi ne peut être connu totalement de quiconque sur terre. Tu vois mon histoire extérieure, ma vie apparente. Mais ma vie intérieure, tu ne la vois pas. Dans ma vie extérieure, je fais peut-être dix choses par jour. Mais dans ma vie intérieure, j’en fais des millions. La vie extérieure peut être observée, mais on ne la comprendra pas toujours; Très souvent, elle sera mal comprise. Donc, Sariputra, de ma vie intérieure tu ne connais rien du tout.
SARIPUTRA : D’accord, je ne sais rien. Mais je sais qui tu es. Tu es ma libération et tu es mon tout.
LE BOUDDHA : Sariputra, ne pense pas au passé. Ne pense pas à l’avenir. Ne pense qu’au présent. Le passé, nous l’avons laissé derrière nous. Le futur n’est pas encore là. Penser aux choses que nous avons laissées derrière nous est inutile, et penser à ce qui n’est pas encore là est également sans objet. Oublie le passé. Oublie le futur. Pense au présent seulement. C’est maintenant que tu dois aspirer. C’est maintenant que tu dois réaliser. C’est maintenant que tu dois manifester. C’est maintenant que tu dois vaincre tous tes désirs. C’est maintenant que tu dois faire venir au devant ton aspiration. C’est maintenant devenir ce que tu es intérieurement, la lumière. C’est maintenant que tu dois offrit au monde ce que tu es, la lumière.

© Textes extraits du livre “Et Siddhartha devint le Bouddha”
Editions de “La Flûte d’Or” édite et diffuse les écrits de Sri Chinmoy :
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