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Archive de la catégorie ‘Livre : Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudi’

Histoires amusantes de Nasreddin : La peur que je me suis fais !

Vendredi 18 septembre 2009

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Le danger n’a pas de favoris

Une mère amène son jeune fils à l’école où enseigne le Mulla.
« Mon enfant se conduit très mal, explique-t-elle, fais lui peur, qu’il ne recommence pas ! »
Le Mulla reste silencieux et d’un seul coup prend une posture monstrueuse : ses yeux lancent des éclairs ; ses bras s’agitent. Le Maître rebondit dans tous les sens et soudain s’enfuit par la porte. La femme s’évanouit. Quand plus tard elle reprend ses esprits, elle ne voit plus le Mulla. Nasreddin revient enfin, à pas feutrés, l’air grave. « Je t’avais demandé de faire peur à mon fils, pas à moi ! Reproche la maman. – N’as-tu pas remarqué que je me suis fait peur aussi ? s’étonne le Mulla ; quand le danger menace, il menace tout le monde. »

o o o

Cela aurait pu être moi ! ! !

Nasreddin apercevant au crépuscule une forme blanche flotter dans le jardin demande à sa compagne de lui passer son arc et ses flèches. Il décoche une flèche, atteint la chose ; il sort voir ce que c’est et revient en état de choc. « Je l’ai échappé belle ! Pense un peu : c’était ma chemise pendue à la corde à linge ; si j’avais été dedans, j’aurais été tué sur le coup : la flèche l’a touchée en plein cœur ! »

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Nasreddin est à l’origine d’un nombre important d’histoire-enseignement ; Idries Shah -que je ne remercierai jamais assez de m’avoir ouvert, à travers ses écrits, à la spiritualité- en a répertorié un grand nombre ;qui ont été éditées aux Editions « Le Courrier du Livre ». L’illustration est une miniature du XIIème S. représentant Nasreddin conservée au Musée de Topkapi à Istanbul en Turquie
Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagés dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps
, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

Résonance Nashrudin – Sri Chinmoy : le mental source d’incertitude

Mardi 10 juin 2008

?

 

Quelle est la bonne longueur ?

Un paysan qui s’apprête à tailler la queue d’un cheval interpelle Nasrudin pour savoir à quelle hauteur il doit la couper.
Le Mulla hausse les épaules :
« Peu importe ! Quoi que tu fasses, elle sera trop longue selon les uns, trop courte selon les autres. Toi-même, tu ne seras pas toujours du même avis : « Trop longue… Non, trop courte… »
© Histoire extraite du livre « Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudin » paru aux Editions Le Courrier du Livre dans la Collection soufisme vivant

Nidish : Ainsi, il ne faut suivre les commentaires ni de son mental, ni de celui des autres, mais seulement les messages de son cœur.

Ne pensez pas,
Ne discutez pas,
Faites.
Sri Chinmoy

© Aphorismes de Sri Chinmoy Centre Sri Chinmoy
© Nidish

Histoire – Enseignement : L’altruisme de l’incroyable Mulla Nasrudin

Mardi 15 avril 2008

Nasr Eddin Hodja est un ouléma mythique de la culture musulmane qui aurait vécu en Turquie, à une date indéterminée entre le XIIIe siècle et le XVe siècle. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l’arabe, le grec, le russe et d’autres langues encore.
Son personnage s’est fondu à celui de Joha (au Maghreb) Jha, Djha ou Djouha. Le personnage de Joha, en Égypte, s’appelle Goha et en Turquie il s’appelle Nasreddin Hoca (prononcer Hodja), préexistait à celui de Nasr Eddin Hodja sans que l’on puisse clairement déterminer l’origine de ce personnage ingénu, faux-naïf du monde arabo-musulman. En Iran, on l’appelle Mollah Nasreddin et en Asie centrale Appendi, mais ce sont toujours les mêmes aventures que l’on raconte à son propos.
Ses histoires, courtes, sont morales, bouffonnes, absurdes… Une partie importante d’entre elles a la qualité d’histoire-enseignement.
Nasr Eddin vit en général à Akşehir (Turquie) où il a sa tombe canular vide.
Ses histoires ont parfois pour protagonistes le terrible conquérant Tamerlan (Timour Lang), pour qui il joue le rôle de bouffon insolent bien que les situations crées soient anachroniques. D’autres histoires mettent en scène son âne et sa première femme Khadidja ; il exerce parfois la fonction de Cadi voire d’enseignant dans une médersa.
Il aurait vécu aussi au VIIIe siècle à Koufa, un village d’Irak ; deux tombes existeraient : l’une dans un village d’Anatolie et l’autre en Algérie.
Tous ceux là, c’est Nasr Eddin Hodja qui les porte.
Voici une de ses innombrables histoires :

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Nashrudin essaye de se faire un turban avec une bande d’étoffe qu’on lui a offerte, mais en vain : elle n’est pas assez longue.
Dépité, il s’en va la mettre aux enchères.
Le crieur public en vante les qualités avec un tel enthousiasme que les offres ne cessent de monter.
Nasrudin enrage :
« Je ne peux plus supporter d’entendre dire tant de bien d’un méchant bout d’étoffe qui m’a donné tant de fil à retordre ! Pourquoi devrais-je en céder les défauts ? »
Il s’approche discrètement du dernier enchérisseur et lui glisse à l’oreille :
« Je te déconseille d’acheter cette mousseline pour en faire un turban : elle n’a pas la bonne longueur. »

Idries Shah

© « Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudin » un livre d’Idries Shah paru aux Editions « Le Courrier du Livre » Collection soufisme vivant