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SI VOUS VOULEZ PRENDRE CONSCIENCE, fable de nidish + aphorisme de Sri Chinmoy

Lundi 30 juin 2008

 

Si vous voulez prendre conscience
De vos responsabilités d’argent
Dieu vous fera prendre conscience
De vos opportunités en or.

Sri Chinmoy

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Il était une fois
Un jeune homme
Qui allait dans la vie
Comme un papillon.
Il aimait courir,
de-ci,
de-là,
vivre de mendicité,
de cueillettes dans les champs
et des opportunités que la vie lui présentait.

Comme morale,
il avait celle d’être heureux.
Cela plaisait à Dieu,
qui aime que ses ouailles soient heureuses en toutes situations.
Cependant, Dieu aime aussi que l’on soit présent dans Sa vie.
Ce n’était pas le cas du jeune homme qui n’était présent nulle part,
ni dans le cœur de Dieu,
ni en lui-même,
ni dans son rapport aux autres et aux lieux qu’il traversait.

Le Seigneur décida donc, de changer certaines choses dans la vie du garçon,
en prenant soin de ne pas altérer sa joie de vivre.
Il plaça sur son chemin un sac empli de diamants
avec, au fond, une pièce en or.
Les diamants étaient en réalité des glaçons finement taillés.
Quand le jeune homme trouva le sac,
il sauta de joie, dansa,
trépigna et chanta à tue-tête.
A aucun moment il ne pensa à remercier les circonstances, ni qui que ce soit.
Dans l’allégresse,
Il courut au supermarché,
prit mille choses sur les étalages,
et passa à la caisse.
Quand il voulut payer,
tous les diamants avaient fondu.
Il ne trouva, dans son sac plein d’eau, que la pièce en or.
Il en fut tellement interloqué qu’il laissa toutes les marchandises
et sortit du magasin, avec la seule pièce qui lui restait.
“Je n’ai plus que ça” se dit-il, d’un seul coup concerné par ce seul avoir.
“Combien cela représente-t-il ?”
Il trouva une banque où il put changer son denier.
On lui donna en contrepartie,
plusieurs billets et trois pièces.
Le garçon se trouva,
à la fois très riche
et à la fois très pauvre,
plus pauvre que jamais :
C’était la première fois qu’il avait de l’argent à lui,
et ses envies se multiplièrent.
Il se renseigna pour savoir si, avec son capital, il pouvait acheter une maison :
on lui rit au nez.
Il se renseigna pour savoir s’il pouvait acheter une voiture :
on lui rit au nez.
Il voulut savoir s’il pouvait acheter une vache,
on lui rit au nez.
Il voulut savoir s’il pouvait acheter un vélo,
on lui rit au nez.
Il entra dans une boulangerie, il avait faim.
Il demanda un pain
et présenta tout ce qu’il avait comme argent :
il y en avait beaucoup trop.
La forte dame encaissa une pièce
et lui rendit la monnaie sur celle-ci.
C’est ainsi que le jeune homme prit conscience de la valeur de l’argent et apprit à le gérer.
Quand il n’eut presque plus de pécule, il pensa pour la première fois à gagner sa vie.
Il s’appliqua à trouver un travail.
Il adopta le premier venu.
Avec le temps et son changement de conscience,
il chercha et trouva un autre métier,
puis un autre, lui offrants plus de responsabilités.
Ainsi il fit plus attention à là où il était, et à ce qu’il faisait,
A comment il le faisait, et à pour qui il le faisait.
Il découvrit que son premier employeur était la conscience dans laquelle il travaillait.
Un jour, à son tour, il créa une petite entreprise,
respectueuse de son environnement,
et au service des gens.
Il attacha beaucoup d’importance à payer ses employés à une juste mesure.
Ceux-là, heureux d’être respectés et utiles à leurs contemporains,
accordaient beaucoup d’importance à bien travailler.

Dieu, qui ne dort jamais,
suivit bien l’affaire;
Il était parfaitement satisfait de cet homme, mature,
qui gardait sa joie de vivre
tout en servant l’humanité dans une bonne conscience.

Nidish

Le site Bouddha Chanel, de son propre choix, m’a fait l’honneur de diffuser cette fable.

© Nidish