Archive de la catégorie ‘Nidish : Point de vue’

A propos de l’EXPOSITION DE PHOTOJOURNALISME qui a eu lieu AU SIÈGE DES NATIONS UNIES À NEW YORK, commentaire et extrapolation de Nidish en concordance avec la journée mondiale pour la Paix

Mercredi 21 septembre 2011

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PAIX

L’Agence Yonhap News (YIPPA) et le service national d’information continue de la République de Corée ont inauguré une exposition photographique dans le Hall des visiteurs du siège des Nations Unies, le lundi 22 août. L’exposition est restée en place jusqu’à la date du 8 septembre. Durant ces deux semaines, des visiteurs du monde entier ont pu la découvrir. J’ai fait parti de ceux-là.

 

(suite…)

Le monde sort de son sommeil, c’est normal. Il retrouve sa route en titubant. C’est normal. Réflexion de Nidish

Samedi 6 août 2011

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Le monde sort difficilement de son lourd sommeil,
c’est normal.
Il a oublié sa route, et se remet à la chercher,
c’est normal.
La tâche est simple. Ne la compliquons pas.
C’est normal.

Cette imposante vague qui éveille et secoue le monde est un gros nettoyage de fond qui s’affirme, un changement de conscience qui s’opère, une nouvelle ère qui s’installe. Le monde râle de ces imperfections qui lui sautent aux yeux, son sens enfoui de la responsabilité est éprouvé.

Notre attachement nous créé des problèmes, notre désir de détenir toujours plus nous aveugle – à soi, que pour soi et encore plus, et encore, ce n’est pas assez – l’esprit serait plus léger s’il menait sa vie plus simplement, en étant moins centré sur la possession, mais plus sur Dieu et le service à autrui.

Le déséquilibre criant entre les plus fortunés et les plus pauvres, ici dans notre pays, est une forme de résultante exécutoire d’un non-savoir partager avec ceux qui sont loin, comme le fait de ce non partage avec les membres de notre famille, de notre cité ou de notre pays se répercutent dans cette impossibilité à équilibrer notre monde par un flux limpide des biens et capacités ; le microcosme et le macrocosme sont irrémédiablement liés.

Les frontières nous tarissent. Elles sont le produit de notre mental qui veut retenir à lui et uniquement à lui. Le cœur n’a pas ces frontières, l’eau a besoin de sortir de son lit pour irriguer les rives. On ne retient pas la Lumière. L’air non plus ne s’enferme pas, le ballon explose quand on veut trop le remplir, quand on veut le posséder gonflé au surplus ; l’air alors disparait et l’on perd tout, l’on reste avec une besace sans vie. 

Alors, si aujourd’hui l’on ne sait plus que faire tant l’œuvre à effectuer ici et là-bas est immense, « plus l’on repousse les problèmes, plus la tâche est lourde » nous dit l’adage, nous ne pouvons plus laisser passer le temps. « Mon temps s’écoule, mon temps s’écoule, où es-tu dernier jeu de ma vie ? » demande Sri Chinmoy. Notre devoir est de nous remettre dans l’action, de reprendre les choses une à une patiemment, avec confiance, sans panique : Rétablir notre connexion avec l’Esprit divin, et rendre le service naturel au monde qui se doit.

Redevenir Un dans le mouvement universel de l’eau de l’air, de la terre, du Cosmos, du Aum de l’Univers est notre ultime devoir.

« Le XXIe siècle sera spirituel… »
Malraux

« La destruction du monde est impossible »
Sri Chinmoy

« Tout est très très bien,
Car tout se passe selon Mon plan.
Sois parfaitement en paix !”

Eileen Caddy

© Nidish

 

Le ramadan, rite et maintien de la foi

Lundi 1 août 2011

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« Si la Paix n’est pas en vous,
Elle n’est nulle part au monde. »
Sri Chinmoy
. . .
“S’il y avait en Angleterre qu’une religion, le despotisme serait à craindre ; s’il y en avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il en a trente, et elles vivent en paix et heureuses.”

Voltaire
. . .

Le mois de Ramadan a commencé aujourd’hui, lundi 1er août, dans la plupart des pays. En France, le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris ont annoncé le début de ce mois sacré pour l’islam après l’observation oculaire du fin croissant de la nouvelle lune, selon la coutume. Au Maroc, situé à l’ouest des autres pays musulmans, commencera le Ramadan le mardi 2 août.

 

L’avantage des rites dans une religion est qu’ils nous rappellent à notre pratique. La pratique nourrit notre foi. Ainsi, quand on est en perte de vitesse dans notre aspiration, le rendez-vous pris et relevé nous aide à revenir à la hauteur d’aspiration que nous avons eue à un moment donné, voir à le dépasser, et surtout à ne pas oublier notre quête spirituelle. Le groupe et les évènements globaux donnent force à notre pratique individuelle qui s’éprouve avec le temps quand elle n’est pas correctement alimentée.

Pour revenir au Ramadan, la chose la plus importante, c’est que l’on ne peut comprendre une religion de l’extérieur. J’ai une amie chrétienne qui a fait le ramadan (le jeûne seulement), elle m’a rapporté en avoir tiré un bien fait certain de paix et d’ouverture sur les autres. L’ayant pratiqué d’elle-même, par amour pour une famille de petites filles musulmanes dont elle s’occupait en tant qu’éducatrice, elle a spontanément ouvert son cœur à cette pratique et en a reçu les bienfaits spirituels.

. . .

J’ai un ami musulman. Un bouquet d’amis.
J’ai un ami chrétien. Un bouquet d’amis.
J’ai un ami bouddhiste. Un bouquet d’amis.
J’ai un ami hindouiste. Un bouquet d’amis.
J’ai un ami qui aime le monde. Un bouquet d’amis.
J’ai le monde pour ami. J’ai Dieu pour Ami.
J’ai un seul Ami. Il est multitude.
Je n’ai que des amis, partout. Seulement des amis.
Ils sont Un.

Sans frontières est mon cœur.

C’est vrai, je pratique ma religion librement adoptée, avec ferveur.

© Propos et poésie de Nidish
1er paragraphe, source : La Croix.com

Son argent, déposé à la banque, finance le monde dans lequel nous vivons ; je choisis ma banque pour vivre dans un monde qui me plaît

Dimanche 31 juillet 2011


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L’argent est un moyen,

Il ne  peut être un But.

Sur un plan spirituel, pour servir Dieu sur terre, l’on doit en premier lieu être à l’écoute de son Âme. Cela étant pratiqué, l’on sait que l’on a deux ailes : « L’une l’assise, l’autre le service ». Chacun découvre sa mission sur terre et devient, progressivement, la manifestation de la promesse que l’Âme a faite au Ciel avant de s’incarner.

L’assise est largement présentée dans les articles de ce blog. La manifestation, le service aux autres le sont en moindre quantité. Peut-être parce que je cherchais l’origine et le but de tout cela et comment accéder à la source des problèmes, tant il y a à faire.

Jamais je ne nierai l’importance primordiale et la solution majeure que représente la prière sur un plan terrestre et spirituel. Je crois aussi que nous sommes les bras et les jambes de Dieu qui nous font agir dans ce monde.

Pour cela, aujourd’hui, je vous parle de votre argent. Pourquoi ? Parce qu’il est placé quelque part… Dans une chaussette, sous son matelas ou dans une banque plutôt qu’une autre, son argent placé ici ou là n’a pas la même valeur, non plus la même action, dans la vie.

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Boire, s’hydrater, combler sa soif… Eau, alcool, soda… Une education, des réflexes conditionnés

Lundi 25 juillet 2011


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Fontaine sèche et peinture murale

Il fait chaud, nous avons besoin de l’ordre de 3 litres de liquide par jour. Nous sommes actifs, et nous n’avons rien bu depuis ce matin, nous avons soif.

A l’école, les enfants s’hydratent mal ou pas du tout. Ils sont en classe 6 à 8 heures et boivent… quand ils y pensent, de temps en temps, parfois jamais ; ils vont seulement boire au robinet au moment de la récréation, en allant aux toilettes. Parfois les enseignants leur interdisent cela, pour des raisons crées, ou des raisons d’hygiène… Ainsi commence l’éducation hydrique et à la vie de la plante fragile que nous sommes.

Dans le train, j’ai fait un voyage avec non loin de moi un père et sa fillette de 10 ans. Arrivés à la gare, je les ais découvert quand chacun s’est levé et que le père a dit à sa fille “Nous n’avons que cela pour l’après-midi” il montrait une bouteille d’eau minérale de 25cl, remplie au cinquième. L’enfant réclamait à boire, l’autorité paternelle lui donnait cette réponse.
Dans le métro, les circonstances nous ont amenés dans un même wagon. La fillette se tenait à une rampe verticale, comme une plante se tient à son tuteur ; sans énergie, elle ployait sur elle-même. Elle manquait d’eau.

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Fontaine à la Cité des Science à Paris

Beaucoup de ces enfants des villes, scolarisés depuis le plus jeune âge, n’ayant jamais appris à boire, une fois adolescents et jeunes adultes se tournent vers les sodas et l’alcool, répondant ainsi à un besoin naturel d’hydratation, par des réponses inappropriées pour leur santé présente et future.

Nous avons des signes de déshydratation criants : langue qui brule, gorge sèche, qui pique, affaiblissement, crampes, urines très colorées…  Pour étouffer ces symptômes souvent subis, mais pas réalisés, certains boivent par litres, alcool et soda, résolvant ainsi maladroitement leur assèchement et leur besoin de liquide. Tandis que d’autres ne boivent RIEN.

Quelle importance ? Personne n’a signalé de mort par déshydratation !  Non, c’est vrai, mais alcoolisme, obésité, problèmes articulaires, affaiblissement, désolation morale, angine, caries dentaires… de la vie adulte, peuvent trouver solution par, une meilleure éducation à boire de l’eau et des jus de fruits naturels durant l’enfance, et une attention à ce que l’on prend quotidiennement comme liquide, en quantité et en qualité, pour se déshydrater, quand on est adolescent et jeune adulte, et aussi, après, à tous moments de notre vie.

C’est simple, et cela peut contribuer à nous rendre plus heureux.
Boire de l’eau, tout simplement.
Des jus de fruits pour égayer notre quotidien.


© Texte et Photos de Nidish

Supermarché, éthique ou profit ? Un choix est à faire.

Mercredi 20 juillet 2011

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À ma petite sœur :

Lors d’un bref échange avec une amie, il s’est dit :
« J’achète, là où je me trouve.
- Moi aussi, les produits les moins chers de ma consommation courante. »
D’autres diraient « J’achète tout au même endroit. »

Voici le prix d’un produit que j’aime beaucoup, une compote de fruits exotiques (banane, mangue, passion) de la marque « Ethiquable » que l’on trouve dans les rayons bios ou de commerces équitables, des supermarchés :

Dans un hypermarché de la marque 1 : 2,42€
Dans un hypermarché de la marque 2 : 3,02
Dans un supermarché de la marque 2 : 2,85

Pour ma part j’achète ma compote dans l’hypermarché de la marque 1.

Remarque : Un livre, quelque soit l’endroit ou vous l’achetez, vous le payez le même prix.

À propos de la consommation et des supermarchés, j’aimerais raconter que je suis allé en Chine, et qu’alors, je me suis rendu dans un de ces supermarchés français ; j’ai été grandement surpris par le nombre très important de jeunes chinois vendeurs dans chaque rayon. En France, il n’y en a aucun, nulle part. Les personnes qui le voudront diront que la main d’œuvre est bon marché en Chine. D’autres envisageront que c’est une manière pour le groupe de se faire accepter par la population locale.

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Le suicide, épreuves et éternité

Lundi 18 juillet 2011


« Voici  mon secret, dit le renard,
il est très simple :
on ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Saint-Exupéry


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Et après ?


Beaucoup de personnes qui veulent attenter à leurs jours souhaiteraient par la même, avoir une mort douce. Les témoignages de ceux qui se sont ratés montrent que vouloir tuer son corps est une opération très douloureuse, qui fait grandement souffrir ; beaucoup de ceux-là, qui par la grâce ont réchappé, restent handicapés.  Comme si le corps était une carapace plus résistante que ce qui avait été imaginé.

Certains choisissent des méthodes plus expéditives et créent un choc très violent. Choc très violent pour entrer dans le monde du sommeil éternel. Sommeil, ou cauchemar après une entrée pareille ? Extérieurement l’entourage, les journaux pourront dire que le geste est abouti. Mais qu’en pense l’âme, la vie intérieure de celui qui a écrasé son corps ? Cela a été difficile de tuer son corps, et cela a été sans résultats pour le contenu subtil du corps, qui continue à vivre.

Ce contenu, il faut s’en convaincre, est immortel et indestructible, on ne nous l’a pas appris à l’école, et c’est un manque très grave. On ne nous a pas parlé de cette vie intérieure incontournable.

Oui, ceux qui ont détruit leur corps continuent à vivre, mais une vie de souffrance incommensurable. Bien supérieure à la souffrance terrestre qui a prétexté le geste.

Qui est responsable ? La société, bien sûre, la politique athée qui éloigne les individus de leur vie intérieure. Mais ce serait trop simple de se situer en victime et dire que l’on ne savait pas et que c’est de la faute des autres. Penser comme cela nous amène à le payer très cher, d’une souffrance inimaginable. Alors ne reportons pas sur les autres ce qui est et restera notre responsabilité.

Si le corps est si difficile à tuer, l’on devrait lui prêter un peu de considération. Se demander pourquoi il est si difficile à détruire. Et s’accorder le droit de se reprendre en charge. Chacun a le droit de vivre, chacun a le droit d’aimer et d’être aimé, ce sont nos responsabilités.

La vie est dure, c’est vrai. Elle l’est pour tout le monde. Mais aussi la vie est belle. Elle l’est aussi pour tout le monde. On a le choix. Choisissons alors d’être heureux ou malheureux, mais n’accusons pas le monde, notre entourage qui passent aussi par des épreuves que l’on ne peut soupçonner.

Si nous ne pouvons à ce jour donner un sens à toutes nos difficultés, un jour nous les verrons comme les barreaux d’une échelle que l’on a grimpé. Nous comprendrons le sens de ces épreuves.

Le cheval qui cabre devant un obstacle, n’a-t-il pas à franchir l’obstacle, au moins en le contournant, pour arriver à son but. Soyons aussi forts que le cheval et galopons dans la vie qui nous accueille, vers notre but dont nous découvrons l’éclatante lumière au fur et à mesure que nous avançons vers elle.

Soyons courageux, la vie est à notre portée. Saisissons-la, et ne la lâchons plus jusqu’à ce que l’on passe naturellement la porte d’où arrive la Lumière qui éclaire tout. A ce moment là, seulement, nous aurons droit à un repos mérité, mais court, car la vie reprendra, après, sur des bases nouvelles.

Chaque chose en son temps.
Courage.
Nous ne pouvons arrêter le chemin, nous ne pouvons qu’arriver au But, à force d’avoir cheminé.

Soyons Heureux.

© Texte et photo Nidish

Textes de Sri Chinmoy, Mâ Ananda MoyÎ, Bouddha, Krishna…
sur
le suicide, la mort, la vie, la vie de l’âme
Ici

« Bonjour » : une interjection, ou un souhait que l’autre passe une bonne journée ?

Samedi 2 juillet 2011

 

Bonjour, bonsoir, au revoir sont des fioritures sans sens si les mots sont dits mécaniquement. Dans différentes cultures, l’on n’utilise pas du tout ce genre de politesse, on n’établit pas moins des relations égales aux nôtres.

Si nous nous intéressons à étudier la valeur de ces mots, nous pouvons en découvrir leur richesse et en diffuser leur puissance. Quand nous disons “bonjour” nous souhaitons dans le même temps une “bonne journée” à la personne, et cela n’est pas rien dans notre contexte de vie éprouvant. Quand nous disons “au revoir” nous évoquons dans le même temps le revoir. Quand nous disons “Adieu” nous remettons à Dieu la personne. Tout cela n’est pas rien, ce n’est pas vide de sens. ; si à chaque fois que nous utilisons ces mots, nous y mettons de l’Amour, nous participons à l’établissement d’un monde meilleur, nous faisons avancer le monde vers ce que nous espérons tous, la Paix.

Du vivant physique de Sri Chinmoy, les disciples qui se voient fréquemment, au moins un week-end par mois, voir trois à cinq fois dans l’année, ne se disaient jamais “bonjour”, “bonsoir” seulement s’activaient dans le sens du moment, chacun continuait ses activités comme si l’autre avait toujours été là. Je puis vous assurer que c’est enrichissant de découvrir qu’en fait nous ne nous quittons jamais, au niveau de l’âme,  et que nous sommes toujours dans un mouvement.

Voir aussi un complément de réflexion Ici

©  Nidish

La Fête ! Faire la fête pour sa libération ou ses 20 ans ! En s’amusant de tout son cœur, dans le triangle éducatif relevé

Samedi 16 janvier 2010


Point de vue de Nidish :

Il y a mille et une manière de faire la fête. Toutes cependant touche à la vie intérieure. L’on fait la fête pour se réjouir, pour être heureux, pour se distraire, pour exister, pour s’égayer, se réveiller, se réaliser. Je crois bien que tout le monde fait la fête pour cela, être heureux dans son monde à lui, son monde intérieur avec d’autres. Mais extérieurement comment s’y prend t-on ? A dire vrai, je crois que la plupart des personnes ne savent pas comment s’y prendre. Et alors la fête tourne simplement à la destruction. Les romains mettaient en duel les démunis dans un cirque avec des lions voraces. Ils essayaient ainsi d’en tirer de la joie, ils sont simplement arrivés à leur propre perte.
Dans le car que je prends à l’occasion, en moins de dix jours d’intervalle, j’ai entendu une collégienne évoquer avec une jeune lycéenne son nouvel an. Je ne le décrirai pas ici. Je ne pensai pas que des préadolescents pouvaient vivre des comportement aussi décadents et pervers en groupe. La fois suivante, c’étaient trois adolescents revenant du lycée, ceux-là étaient en première. Le leader envisageait avec ses compagnons d’organiser une fête qui devait regrouper 45 jeunes de leur âge. C’était leur projet et dans le bus ils l’organisaient. Leurs propos a été dès lors, de savoir qui allait faire les courses, c’est à dire qui allait acheter les boissons (alcoolisées) et installer le bar. Comment organiser la progression de la consommation des alcools. Comment sortir ceux qui ne tiendraient pas… Où était l’âme dans cette conversation longue sans nuances ? Discrète, cachée. Le leader cherchait chez ses copains lequel pourrait avoir un parent qui accepterait de transporter les boissons en voiture : « Pas mon père. Je suis avec ma mère. Ma mère voudra… » tel a été la réponse de l’autre garçon. J’entendais entre les lignes émus : « Ma mère voudra pour moi, son fils, elle m’aime. » Le leader n’avait pas trop besoin de se défiler, c’est lui qui organisait, mais je comprenais qu’il ne tenait pas à faire cela avec ses parents. Les porteurs et défenseurs de son âme. Il déléguait. L’autre garçon, pour exister devant le leader et la fille, prenait à sa charge les achats portés par l’espoir de  l’accompagnement de sa douce mère.

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Qui est responsable de cette démesure ?

En pédagogie l’on apprend que l’enfant est au centre d’un triangle éducatif : La famille, l’école, l’environnement (télé, rue, copains…). L’enfant reçoit les inductions de ces trois composantes et a le comportement et les attitudes en rapport. C’est ce triangle plat, qui n’a plus le sens du sacré et des rituels de la fête, qui entraine dans sa chute l’adolescent au mental perturbé qui ne demande que cela de ne pas gravir la pente mais de la glisser.
Comme il n’est pas dans l’habitude de ce blog de dépeindre la misère humaine, mais au contraire de rechercher des solutions qui redonnent joie, espoir, enthousiasme, bonheur et satisfaction, je vais vous présenter en quelques mots simples quelques attitudes qui peuvent facilement être adoptées et qui feront que ce triangle éducatif, à plat, retrouvera sa verticale. Car à ces trois points qui en pédagogie décrivent une forme à plat
, il en est oublié un qui se trouve sur sur une droite verticale qui part du centre du triangle et qui forme, avec les trois points du triangle, une pyramide. Le point sommet de cette pyramide est la dimension spirituelle de la vie. L’Âme. Cette Âme que chaque individu a au fond de lui. Cette âme particulière, cette âme collective. Nommée « Dieu ».
Nous reprendrons ici le chant de Sri Chinmoy, en français : « La vie est l’école, l’âme est l’élève, Dieu est le Professeur. »
Ainsi dans tous les évènements de la vie, l’on peut apprendre. Si toutes fois le mental indiscipliné veut bien écouter et se rendre réceptif aux injonctions de l’âme. Ce point au sommet de la pyramide est alors comme une fontaine qui déverse un savoir lumineux et sacré sur toutes les composantes de la vie, ici les composantes qui entourent l’enfant -Famille, Ecole, Environnement- et l’enfant lui-même. C’est pourquoi cette conversation, ce plan des adolescents peut à tous moments être interrompu par une des composantes du triangle, un peu plus fortement encrée et réceptive de la Lumière.
Mais quel dommage que l’idée de réunion de 45 jeunes soit annulée uniquement parce que le mobile dépravé a été heureusement déjoué.
Le monde en déroute a besoin de force et d’unité. Une réunion de jeunes peut être semeuse d’espoir.
Chaque partie du triangle, à plat, doit se montrer, en exemple, constructif et positif. Car ce triangle est la terre sur laquelle pousse l’arbre qui donnera les fruits qui nourrira le monde. Les enfants, au centre du triangle qui tourne à grande vitesse, sont l’avenir du proche demain. L’espoir de notre lendemain. Car après-demain nous nous réincarnerons et retrouverons ce que nous avons semé dans la vie des générations qui nous suivent aujourd’hui.  Semons les bonnes graines, nous récolterons les bons fruits.

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Dessin à colorier

Fêter avec une véritable joie :

Combien de fois avec des amis nous avons fait des réunions autour de repas sans viande (sans chair animale, sans vie enlevée), sans alcool. Mais avec des victuailles que chacun ramenait. Quelle joie pour des adolescents de ramener un plat réalisé « soi-même » avec l’aide ou sans l’aide de ses parents, ou encore préparée seulement par la mère protectrice. Quelle joie déjà de partager seulement cela. Aussi venir avec un petit cadeau à 1 ou 2 euros, moins de 5 euros dans la majeure partie des cas, même si l’on n’est pas regardant si certains viennent avec un cadeau à plus… qu’importe, puisque la consigne ne contraint pas à des folies. Ces cadeaux sont échangés au hasard. En tirant au sort. Plusieurs méthodes de tirage au sort existent, sympathiques. Chaque groupe peut inventer la sienne. Il ne fait pas de doute que dans chaque groupe il y a des individus qui écrivent, d’autres peignent, d’autres font du théâtre, montent des sketchs, font de la magie, chantent ou racontent des histoires. C’est le moment de donner un temps à chacun pour montrer son tour de carte ou son dernier dessin. Rire, sourire, compassion, gentillesse, sont échangés à ce moment là. Quelqu’un peu aussi animer un jeu de devinettes sur des sujets divers ou des personnages connus de tout le monde, mais qu’il faut retrouver à travers un mime ou un dessin rébus. Ou encore par des réponses binaires (oui ou non) posées par le public… Ainsi des personnages comme Einstein, Johnny Hallyday, Gandhi vont se côtoyer et se retrouver pour le bonheur de tous les convives.
Si un parc, une pelouse, une forêt est non loin, des jeux d’extérieurs peuvent prendre le relais. Tel les simples cache cache, chats perchés, balle aux prisonniers, béret… personne n’est trop vieux pour participer à ces jeux. Adolescents, adultes, seniors qui suivent leur cœur d’enfant joyeux en tirent toujours un grand bonheur.
Ainsi avec ces jeux et tous ceux connus par les uns et les autres, avec ce sens de la fête qui construit, qui élève, qui nous reconduit vers le bonheur véritable, chacun contribue à réaliser un monde meilleur, un lendemain joyeux et lumineux pour tous.

© Nidish
Dessin à colorier

http://environnement.ecoles.free.fr/Coloriages_dessins/coloriage.htm

La rue, ses tentations, ses expériences : Témoignage de Nidish

Dimanche 27 décembre 2009


J’ai souvent vu à Paris des personnes de différentes origines proposer ce type de jeu que l’on voit présenté de manière humoristique sur la vidéo. Ces illusionnistes le font à la sauvette pour en tirer quelques revenus. Ils utilisent pour cela de gros jetons noirs, sous l’un des trois, il y a un gros point blanc.  Le passant attiré par l’action peut alors, après observation des jetons déplacés à grande vitesse avec boniments, évaluer où est placé le point blanc. S’il se sent sûr de lui, s’il pense avoir été un bon observateur, il parie un multiple de dix euros sur ce jeton. Si dans la vie spirituelle les jeux de hasard sont proscrits, ici il s’agit d’un jeu d’observation avec pari. Dans la vie humaine, selon les lois de notre pays, les jeux d’argents et paris sont règlementés. Ici ce sont des personnes de milieux défavorisés, qui se montrent très habiles dans le déplacement de trois pièces disposées sur un carton, qui s’exercent. Carton qui est vite abandonné si apparaissent des représentants de la loi. Les joueurs sont du même milieu social que l’acteur. Ce jeu existe depuis le moyen âge, sous différentes formes. C’est un jeu d’argent où bonimenteurs et passant prennent des risques relatifs : les sommes ne sont jamais très élevées, mais les personnes qui jouent, ne sont pas, en général, de milieux favorisés. Ces sommes représentent toujours un enjeu réel pour elles.
Tout semble équilibré jusqu’alors : Vitesse d’exécution contre sens de l’observation.
Mais ces illusionnistes de rues sont ici des filous.
Quand la personne novice est supposée avoir trouvé le jeton avec le point blanc, elle indique du doigt son choix. Le jeton n’est pas alors retourné. Le bonimenteur l’invite à parier une somme. Au moment où le passant cherche un billet dans sa poche, son porte-monnaies ou autres, il a les yeux baissés et lâche le jeton choisi des yeux et du doigt. Le bonimenteur en profite alors pour furtivement déplacer les jetons, le jeton avec le point blanc est alors ailleurs qu’à l’endroit indiqué par le joueur qui n’a rien vu. Quand enfin il a sorti le billet de son porte monnaie, il le transmet au bonimenteur. A ce moment là l’illusionniste le laisse retourner le jeton qu’il croit avoir choisi : le joueur découvre que le point blanc n’est pas sous ce jeton, et qu’il a perdu. Perdu son pari, perdu son enjeu, perdu 10 à 20 euros… Le bonimenteur reprend le mouvement des pièces, enrichi d’une nouvelle  somme. Le parieur reprend son chemin, la souffrance au cœur, sans comprendre  totalement son erreur de jeu, mais remettant en question le fait de s’être arrêté. Certains restent sur place et reproduisent leur erreur plusieurs fois en rejouant de la même manière, en lâchant leur concentration au moment de prendre leur billet ; d’autres joueurs s’aguerrissent en observant comment se déroule l’action. Ainsi, certains joueurs ont les billets à la main et ne lâchent pas un instant des yeux les jetons après avoir parié ; ils gagnent… ou perdent. L’habileté du manipulateur des jetons est alors plus équilibrée avec la qualité d’observation et de concentration du joueur.

La vie est l’école,
L’âme est l’élève,
La compassion divine
Est le professeur.

Sri Chinmoy
Chant en français de Sri chinmoy


© Aphorisme-chant de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

©
Témoignage de Nidish

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