Archive de la catégorie ‘Ode la Joie’

« Tous les hommes sont des frères », une expérience extraordinaire répétée chaque années par plus de 10 000 personnes à Osaka, et plus encore au Japon et dans le monde

Mercredi 14 mars 2012

 

Panorama de la ville de Ōsaka effectué en 2006

Panorama de la ville de Ōsaka au Japon en 2006

« Que la joie qui nous appelle nous accueille en sa clarté Que s’éveille sous son aile l’allégresse et la beauté ; plus de haine sur la terre, que renaisse le bonheur ! Tous les hommes sont des frères quand la joie unit les cœurs. » texte de F. Schiller, mis en musique par Ludwig Van Beethoven, base de l’hymne européen, est chanté depuis trente ans par dix mille chanteurs amateurs à Osaka, la troisième ville du Japon. Les Japonais nomment cette expérience musicale collective la Daiku. Les répétitions débutent l’été et aboutissent en fin d’année par un prodigieux concert qui réunit dix milles chanteurs d’origines très diverses.

(suite…)

Ode à la Joie, Vidéo – Concert dirigé par le Chef d’orchestre japonais Ozawa

Vendredi 16 mai 2008


Chic, ce soir on va au concert !


– Que va-ton écouter ?
- La joie ! L’Ode à la Joie
– C’est de la musique classique !?
– Oui, le chef d’orchestre est japonais, son nom est Ozawa.
– C’est une musique de Beethoven ?
– Oui, à l’origine, il s’agit d’un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785, que Ludwig van Beethoven espérait déjà mettre en musique 30 ans plus tôt. Enfin, il a pu le récrire pour qu’il soit chanté dans le quatrième et dernier mouvement de la neuvième symphonie elle même écrite de la fin de l’année 1822 à février 1824, Beethoven est alors atteint de surdité totale et ne communique avec son entourage qu’à l’aide de carnet d’écriture.
La symphonie est jouée la première fois à Vienne le 7 mai 1824 au Théâtre de la Porte de Carinthie. L’évènement reçoit un accueil triomphal ; pour la première fois des voix entrent dans la symphonie.
La Neuvième symphonie apparait, dans la lignée de la Cinquième, comme une triomphante expression de la joie et de la fraternité sur le désespoir ; elle prend dès lors dans le cœur des générations la dimension d’un message humaniste et universel. « L’Hymne à la joie » est un des plus grands chefs d’œuvre du répertoire occidental.
- Et Ozawa ?
- En forme, récemment, en 2002, il a pris
jusqu’en 2010 la direction de l’Opéra de Vienne. En 2003, il fonde le Tokyo Opera Nomori, première compagnie Lyrique du Japon et en 2004 il fonde l’International Music Academy of Switzerland ; il en est le directeur. Cette Académie, à but non lucratif, est ouverte aux jeunes musiciens afin de leur enseigner la pratique de la musique de chambre et l’exercice de la forme orchestrale. En dépit de sa longue carrière internationale, à 71 ans, le très dynamique Ozawa reste profondément attaché au Japon où il est adulé.
– Et la vidéo ?
– C’est la plus belle que j’ai trouvée présentant l’admirable œuvre de Beethoven.

 

http://www.dailymotion.com/video/xn6vp

Beethoven – Ode à la joie – Ozawa
Vidéo : 16’41

Anne Schwanewilms – Soprano
Barbara Dever – Alto
Paul Groves – Ténor
Franz Hawlata – Basse
Chœurs : le « Saito Kinen Orchestra » et le « Tokyo Opera Singers »

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Versions de l’Ode à la Joie – En France – En Europe – Au Maroc

Jeudi 15 mai 2008

De nombreuses traductions-interprétations, de la poésie originale de Friedrich Von Schiller, existent ; nous vous présentons celle que nous avons trouvée, associée au texte original en allemand, sur Wikipédia :

Le texte chanté dans le quatrième mouvement de la neuvième symphonie est légèrement différent de la version de Friedrich Von Schiller. Les mots ajoutés au texte par Ludwig van Beethoven sont écrits en italiques.

 
Traduction française
Mes amis, cessons nos plaintes !
Qu’un cri joyeux élève aux cieux nos chants
de fêtes et nos accords pieux !
Joie !
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l’Élysée,
Nous entrons l’âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Tes charmes relient
Ce que la mode en vain détruit ;
Tous les hommes deviennent frères
(original de Schiller :
Ce que l’épée de la mode sépare;
Les mendiants seront frères avec les princes)
Là où tes douces ailes reposent.
Que celui qui a le bonheur
D’être l’ami d’un ami ;
Que celui qui a conquis une douce femme,
Partage son allégresse !
Oui, et aussi celui qui n’a qu’une âme
À nommer sienne sur la terre !
Et que celui qui n’a jamais connu cela s’éloigne
En pleurant de notre cercle !
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature,
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent ses traces de rose.
Elle nous donne les baisers et la vigne,
L’ami, fidèle dans la mort,
La volupté est donnée au vers,
Et le chérubin est devant Dieu.
Heureux, tels les soleils volent
Sur le plan vermeil des cieux,
Courrez, frères, sur votre voie,
Joyeux, comme un héros vers la victoire.
Qu’ils s’enlacent tous les êtres !
Un baiser au monde entier !
Frères, au plus haut des cieux
Doit habiter un père aimé.
Tous les êtres se prosternent ?
Pressens-tu le créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus des cieux d’étoiles !
Au-dessus des étoiles il doit habiter.
La section finale répète :
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l’Élysée,
Soyez unis êtres par million !
Qu’un seul baiser enlace l’univers !

° ° ° ° ° ° °
Ode à la joie, dans le monde

Plusieurs musiciens Otto Klemperer, Walter Damrosch s’élèvent contre le nationalisme allemand d’avant guerre, en donnant des interprétations de Ode à la joie aux États-Unis et au Royaume-Uni. De même, des déportés au camp d’Auschwitz interprètent, en signe de résistance, une version tchèque de l’Ode en mars 1944.
L’Hymne européen a été traduit dans les diverses langues européennes.

° ° ° ° ° ° °

Au Maroc

D’un auteur inconnu de nous, voici les paroles apprises au Lycée de jeunes filles de Tunis, mais aussi à Casablanca, dans les années 40

Ô quel magnifique rêve
Vient illuminer nos yeux!
Quel brillant soleil se lève
Dans les purs et larges cieux
Temps prédits par nos ancêtres,
Temps attendus, c’est vous enfin,
Et la joie emplit les êtres.
Tout est beau, riant, divin.

On ne voit que fleurs écloses
Près des murmurantes eaux
Plus suaves sont les roses
Plus exquis les chants d’oiseaux
Pour mener gaiement nos rondes
Nous cherchons les bois ombreux
Mers, vallons, forêts profondes
Comme tout nous semble heureux.

Paix et joie à tous les hommes
Dans les siècles à venir
Mais celui par qui nous sommes
C’est lui seul qu’il faut bénir
Les cieux s’ouvrent, plus de voiles
Rien n’est plus sombre pour l’esprit
Car là haut dans les étoiles
Dieu rayonne et nous sourit

Peuples des cités lointaines
Qui rayonnent chaque soir
Sentez-vous vos âmes pleines
D’un ardent et tendre espoir
Luttez-vous pour la justice
Êtes-vous déjà vainqueur
Ah qu’un hymne retentisse
A vos cœurs mêlant nos cœurs

Plus de fratricides luttes
Plus de larmes plus de sang
Il s’élève un chant de flute
Calme et doux le soir descend
Oh merveille la tendresse
En un seul fondent tous les cœurs
Et l’amour qui nous oppresse
Va jaillir en cris vainqueurs.

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Ode la Joie : Hymne Européen

Mercredi 14 mai 2008

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Hymne Européen

Le Conseil de l’Europe a adopté le drapeau européen : un cercle (union) de douze étoiles dorées sur fond bleu (le ciel), le 9 décembre 1955. Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe adopte le prélude musical de « l’Ode à la joie « de Ludwig van Beethoven (4e mouvement de la IXe symphonie) comme Hymne Européen en Janvier 1972 ; en 1985, il est adopté comme hymne officiel par les chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union. L’interprétation officielle est confiée au compositeur et chef d’orchestre Herbert von Karajan qui en réalisa trois arrangements, pour piano, instruments à vent et orchestre symphonique.

Vous pouvez trouver la partition sur le site :

http://breizhpartitions.free.fr/fr/telecharge_partition.php/218_Hymne_europ%C3%A9en_(Ode_%C3%A0_la_joie)

Texte : F. Schiller, J. Ruault

1.
Que la joie qui nous appelle nous accueille en sa clarté
Que s’éveille sous son aile l’allégresse et la beauté ;
Plus de haine sur la terre, que renaisse le bonheur !
Tous les hommes sont des frères quand la joie unit les cœurs.

2.
Peuples des cités lointaines qui rayonnent chaque soir
Sentez-vous vos mes pleines d’un ardent et noble espoir ?
Luttez-vous pour la justice ? Etes-vous déjà vainqueurs ?
Ah ! qu’un hymne retentisse vos cœurs mêlant nos cœurs.

3.
Si l’esprit nous illumine, parlez-nous à votre tour ;
Dites-nous que tout chemine vers la paix et vers l’amour.
Dites-nous que la nature ne sera que joie et fleurs
Et que la cité future oubliera le temps des pleurs.


« De toute mon âme, j’aspire à ce que l’esprit de ces paroles, hymne de l’Europe, inspirent les décideurs à agir rapidement et efficacement, dans l’esprit de ce texte, pour que les pays européens, fabriquant d’armes, cessent leur production, cessent leurs ventes d’armes et offrent des fleurs, et leurs larmes-graines de pardon, aux pays et aux familles qui ont été détruits par leur ignorance ou leur avidité ; seulement alors, ce merveilleux chant pourra naturellement et sincèrement raisonner dans tous les coins et recoins du cœur de l’Europe, dans un monde Uni et Fraternel. » Nidish

 

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