Archive de la catégorie ‘- Paradis’

Le yoyo, décodage de sa fonction symbolique par Nidish : d’incarnation en incarnation

Jeudi 1 septembre 2011


« Mon temps s’écoule
Mon temps s’écoule,
Où es-tu dernier jeu de ma vie »

Sri Chinmoy

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Le yoyo, jeu d’enfants, jeu d’adultes rêveurs. Comme en état d’auto-hypnose, le joueur fait aller dans un songe le rond de bois, ou de plastique, chargé par ses mouvements simples de métronome, de la dynamique symbolique du temps, et des incarnations qui se succèdent.

La main, telle la main de Dieu qui expédie notre âme dans le monde terrestre, lance le rond solide, qui la retrouve à la fin de sa course. Le yoyo retourne aussi dans la main joueuse, qui ne le garde pas longtemps, qui le renvoie après une pose courte, mais suffisante, intuitive ; Sri Chinmoy évoque* que, dans la vie mortelle de l’homme physique et immortelle de l’âme, celle-ci se repose en moyenne 15 ans dans le « Ciel », avant de s’incarner à nouveau ; ce temps de repos varie selon le travail sur soi effectué sur terre.

Ainsi va l’âme, d’incarnation en incarnation. Irrésistiblement, elle quitte le monde de repos, dans la main Céleste, pour s’incarner à nouveau sur terre, parfois poussée, quand elle refuse l’incarnation. Quand elle a fini son périple sur terre, elle revient dans la Main protectrice, avant de repartir dans une nouvelle vie, courte, si on la compare à l’Échelle du temps, composée de tant de millénaires.

Le yoyo est un jeu d’enfant qui nous ramène à la profondeur de notre être, et au sens de la vie ; notre vie et le jeu du yoyo ne se limitent pas à un simple exercice gymnique de montée et descente des Cieux à la terre et d’un retour de la terre aux Cieux. Il y a dans les deux cas une notion de progrès. Pour la Vie, l’on évoquera par exemple, le service à à l’autre, à l’humanité, elle est en quête d’une amélioration constante de notre nature. Et celui du yoyo, dans l’évolution de ses volutes. C’est là que ce mouvement hypnotique interpelle, provoquant dans le jeu de va-et-vient, tant une recherche de l’Eternelle perfection, que de sa raison d’être dans l’évolution.

Quand le joueur excelle, l’on peut comparer le parcours de la pièce de bois à une danse. Danse que les mystiques évoquent dans leur propos quand, en raison de leur proximité avec leur propre âme, ils ressentent la vie comme une Danse Suprême, et les évènements de leur vie comme un jeu divin.

L’on décèle ou pressent une raison d’être à ce mouvement d’horloge, régulier, chez les premiers utilisateurs de yoyo, et vertigineux chez les joueurs actuels. Chacun de nous, un jour, retrouvera ce sens profond. Nous le retrouverons dans l’immobilité du mouvement, qui se trouve à l’intérieur de nous, tout comme le rond du yoyo est masse, et force, dans le mouvement qu’on lui impose.

L’on s’incarne et l’on se réincarne, encore et encore, jusqu’à ce que nos prières et méditations emplissent totalement notre vie, et nous amènent à réaliser la Lumière. Nous retournerons alors dans cette main divine qui nous était tendue depuis si longtemps.

Le But de la vie est la « Réalisation de Dieu » ; quand le yoyo a assez joué, il se retrouve dans la main de son propriétaire. Main et yoyo sont alors au repos, unis dans un arrêt amical et confortable. Le yoyo est rangé au chaud. Il en est de même pour l’âme qui, ayant fait les progrès qui se doit, se fond dans la douceur divine.

Le yoyo rempli sa fonction d’éveil sur le temps qui s’écoule, et le sens profond de la vie.

© Nidish

* « Mort et réincarnation » de Sri Chinmoy aux Editions de la Flûte d’Or

Texte revu, rectifié et complété le 20 décembre 2012

Dites-Le avec des fleurs

Dimanche 25 avril 2010

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« Le jardin de notre cœur fleurit en répandant son doux parfum. »
Nidish

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Maria Goretti, à 12 ans, défend sa Pureté

Vendredi 16 octobre 2009

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Sainte Maria Goretti 1890-1902

Aujourd’hui, nous dédicaçons cette journée à l’anniversaire de la naissance d’une sainte Chrétienne, Ste Maria Goretti, voici sa courte et intense histoire :

Maria est née le 16 octobre 1890, à Corinaldo, en Italie, dans la Province d’Ancône, d’un père et d’une mère de cultivateurs, Luigi et Assunta qui, s’ils sont pauvres, sont très pieux ; elle sera l’ainée de 7 enfants. La petitesse et la pauvreté du terrain qu’ils cultivent pousse la famille à vendre leur ferme et à se déplacer à Ferriere di Conca, au sud de Rome, au bord de la Méditerranée, dans les Marais Pontins qui sont encore insalubres. Son père s’associe avec un homme, veuf et alcoolique, qui a la garde d’un fils
arrogant, Alessandro, âgé de dix neuf ans. Le paludisme atteint le père de Maria qui meurt en 1900, rongé par la fièvre, le typhus et une pneumonie ; Maria a dix ans, l’enfant s’applique à aider sa mère occupée par le travail des champs, à tenir la maison et à élever ses frères et sœurs. Elle dit à sa Mère : « Courage, maman, n’aie pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons ! »
Marietta est confirmée dès l’âge de 6 ans. Elle prie sans cesse, elle tient toujours le chapelet enroulé autour de son poignet. « Pourquoi pries-tu tant ? » lui demande un jour une amie. « Je prie pour consoler Jésus et Marie de tant de péchés » répond-elle et elle se met à pleurer. L’enfant désire ardemment faire sa première communion. « Je veux Jésus – dit-elle à sa mère – je ne veux plus être sans Jésus. » Mais elle a 10 ans et à l’époque, on ne communie pas avant 11 ans. De plus elle est illettrée et sa mère n’a pas de quoi lui acheter une robe de première communiante. Marietta insiste. Alors l’archiprêtre de Nettuno, la ville voisine, l’interroge. Il est surpris par ses connaissances. Les habitants du village, qui apprécient
Marietta, se cotisent pour lui fournir une robe, une Bible et une couronne. Ainsi, le 29 mai 1902, en la solennité de l’évènement, Maria fait sa première communion dans la petite église de Ferriere. Le spectacle de cette famille pieuse a quelque influence sur Alessandro. Parfois il participe à la prière du soir et il va à l’église de temps en temps pour une grande fête. Mais peu à peu, la passion le prend à la vue de cette fille, qui, bien qu’elle n’ait pas encore 12 ans, est déjà grande et belle. Il la sollicite, elle se refuse. Il devient menaçant : « Si tu le dis à ta mère, je te tue. » Maria, terrorisée, supplie souvent sa mère Assunta de ne pas la laisser seule, mais sans lui dire pourquoi, sa mère ne comprend pas. Le vendredi 5 juillet 1902, Maria réitére sa demande à sa maman. Croyant à un caprice, Assunta part tout de même au travail qui se situe non loin de là. Maria reste seule pour garder la petite Thérèse encore au berceau. A trois heure de l’après-midi, Alessandro demande à Assunta de le remplacer pour conduire les bœufs. Il gagne alors la maison toute proche et entraîne Maria de force dans la cuisine  ; il exige qu’elle se plie à ses désirs. Maria se débat : « Ne fais pas cela ! C’est un péché ! Tu iras en enfer ! » Exaspéré par la résistance de Maria, il la menace d’un poinçon de 20 cm de long qu’il avait fabriqué exprès et la frappe de coups répétés. Quand il va pour s’éloigner, il l’entend encore gémir, il revient alors à la charge, et lui porte de nouveaux coups : 14 en tout. Alertés par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt, suivi d’un ouvrier agricole et d’Assunta. Alessandro s’est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes interviennent. Ils l’entrainent, lié, marchant entre deux chevaux ; ils empêchent ainsi la foule hostile de le lyncher. Pendant ce temps, Maria est conduite à l’hôpital de Nettuno. Placée sur un char à bancs, les secousses avivent la douleur de ses blessures. Le convoi arrive à dix huit heures. Les médecins sont étonnés qu’elle vive encore, elle a été atteinte au cœur, au péricarde, aux intestins et au poumon gauche. Attachée sur la table d’opération, Maria a la consolation de voir arriver un prêtre. On l’opère durant deux heures, sans l’endormir. Maria meurt de soif, mais on ne peut lui donner à boire par crainte de la péritonite. Avant de mourir,  avant de lui donner l’hostie, le prêtre demande à l’enfant si elle pardonne à son agresseur comme Jésus a pardonné sur la croix à ses bourreaux. Surmontant un mouvement de répulsion, elle déclare: « Oui, pour l’amour de Jésus je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi je lui ai déjà pardonné. » Elle meurt le 6 juillet, à 15 heures.

Après un an de détention, en Sicile, Alessandro ne manifeste aucun repentir. Il subit une peine de 30 ans de travaux forcés. Mgr Blandini, l’évêque du lieu, le visite. Le gardien le prévient : « Vous perdez votre temps. C’est un dur, vous verrez ! » Effectivement, l’évèque est mal reçu, mais quand il lui évoque le pardon de Maria, Alessandro se met à pleurer ; il écrit une lettre de pardon à l’évêque.
Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc ; elle lui offre des fleurs, quatorze lys.
Allessandro est libéré pour bonne conduite, après 27 années de détention.
En 1937 il se rend à Corinaldo, où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds :
- C’est moi Alessandro ! Je viens demander pardon pour l’assassin de votre fille.
- Maria vous a pardonné, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour ? »
lui répond la mère.

Le lendemain, c’est Noël, ils communient côte à côte à la sainte table ; tous les deux sont ensuite invités à prendre leur repas chez l’archiprêtre. Alessandro entre
comme jardinier chez les Franciscains ; c’est sous l’habit de religieux tertiaire franciscain que le 27 avril 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d’Assunta et de la famille, ainsi qu’à la canonisation le 24 juin 1950, qui ont lieu sous les bénédictions du Pape Pie XII.

 

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1991 n.41 p.9
Réf. dans la Documentation Catholique: 1950 col.897-902

Extraits retirés des travaux de l’Abbaye Saint benoit :

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0068.htm

 Un film sur la vie de la Sainte, de 95mn, en italien, sous titré en espagnol :

http://all.gloria.tv/?media=101511

Voir sur ce blog l’article :
Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

 

La mort, pour l’être commun et pour le guerrier divin, par Sri Chinmoy

Jeudi 8 octobre 2009

Question : En quoi la mort est-elle nécessaire ?  Pourquoi l’âme ne peut-elle continuer à progresser et à évoluer dans un même corps ?

ckg208n12.jpgSri Chinmoy : Pour l’instant la  mort est requise ; la mort nous est nécessaire. Nous ne pouvons rien accomplir pendant une période prolongée sans devoir prendre du repos. Nous jouons trois-quarts d’heure ou une heure, et cela nous fatigue ; il nous faut alors marquer une pause. le même phénomène se produit avec notre aspiration. Admettons que nous vivions sur terre soixante ou soixante dix an. Sur ces soissante ou soixante dix aannées, nous ne méditerons peut-être que vingt ou trente jours, et ce quelques heures à peine. Un être ordinaire ne peut, lors de sa méditation, aspirer quatre heures, deux heures, voire une heure d’affilée. Comment pourrait-il posséder l’aspiration, la réalité ou la conscience qui l’ammèneront d’un seul trait vers la Vérité éternelle ou vers la Conscience immortelle ?
Pour l’instant la mort nous aide, en un sens ; elle nous permet de goûter au repos. Lorsque nous reviendrons, nous serons porteurs d’un nouvel espoir, d’une nouvelle lumière, d’une nouvelle aspiration. Mais si nous possédions une aspiration consciente, une flamme ascendante brûlant constamment en nous, nous constaterions que la mort physique peut être aisément être vaincue. Le jour viendra où la mort n’aura plus de raison d’être. Mais pour l’instant, nous ne sommes pas dotés de cette capacité ; nous sommes faibles. Les maîtres qpirituels, les âmes libérées, ont acquis la maîtrise sur la mort ; cependant ils n’abandonnent leur corps que lorsqu’ils en reçoivent l’ordre du Divin.
« Je suis las ; j’ai besoin de repos. » Ainsi s’exprime l’homme ordinaire qui a supporté le poids d’une famille pendant vingt, trente ou quarante ans. Pour lui, la mort a un sens véritable ; l’âme retourne dans la région de l’âme où elle jouira d’un bref repos. Mais pour le guerrier divin, le chercheur de la Vérité ultime, la mort n’a aucun sens. il souhaite que ses progrès soient continus, incessants. Il s’efforce donc de vivre une aspiration constante, une aspiration éternelle. Et à l’aide de cette aspiration éternelle, il tente de triompher de la mort, afin de devenir une manifestation extérieure éternelle du Divin qui réside en lui.

 

© « Mort et réincarnation »(Extrait du livre) Editions Sri Chinmoy ; distribution par les Editions de la Flûte d’Or
 

Vidéo pour sourire : un petit diable veut entrer au Paradis

Dimanche 30 août 2009

 

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PARADIS ET ENFER
Par Sri Chinmoy

Au plus haut niveau spirituel, l’enfer et le paradis sont un seul même plan de conscience. Le paradis et l’enfer commencent dans le mental. Dès l’instant où nous prions, méditons et nous efforçons d’offrir la lumière intérieure acquise lors de nos méditations et de nos prières, nous commençons à entrer au paradis. Dès l’instant où nous pensons du mal des autres, les critiquons et entretenons de mauvaises pensées à leur sujet, nous pénétrons en enfer. Nous créons le paradis, nous créons l’enfer. Nous créons le paradis avec nos pensées divines, et nous créons l’enfer en nous même, par nos pensées négatives. Le paradis et l’enfer sont tous deux des états de conscience profondément ancrés en nous. Plongeons profondément en nous même, nous découvrons que nous possédons l’univers entier. A l’intérieur de ce corps physique se trouve le corps subtil ; et dans le corps subtil, dans le cœur, nous découvrons l’existence de l’âme. De là , en plongeant encore plus profond, nous apercevons l’univers entier.

© Sri Chinmoy
« Mort et Réincarnation »
Ed. La Flûte d’Or

Discours à l’ONU sur l’environnement d’une enfant de 14 ans

Dimanche 23 août 2009

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En 1992,

Une pré adolescente, représentante de l’association canadienne « Organisation des Enfants en défense de l’Environnement » regroupant des enfants de 12 à 13 ans, avec ses amis a fourni tous les efforts pour réunir l’argent et venir, de leur propre initiative, aux Nations Unies, à 5000Km de leur domicile, pour évoquer la nécessité urgente, pour l’humanité et l’environnement, de changer sa façon de vivre.

Une requête d’une actualité torride.

Question – Réponse de Sri Chinmoy à propos du paradis, de l’enfer, du suicide

Samedi 14 juin 2008

Question : L’enfer est-il un lieu précis dans les mondes vitaux, ou bien est-ce un état de conscience ?
ckg208n14.jpgSri Chinmoy : Au niveau du mental physique, l’enfer est effectivement un lieu. Il existe pour l’expérience de l’âme. Si vous menez une vie corrompue, il vous faudra y aller. C’est une véritable torture, une torture inimaginable. Celle-ci est d’une sévérité particulière pour ceux qui attentent à leur vie. Les souffrances qu’endurent les suicidés au niveau du physique subtil et du vital subtil sont inconcevables et intolérables. Ils n’auront pas avant longtemps l’occasion de s’incarner à nouveau. Et lorsqu’après avoir souffert de nombreuses années dans le monde vital ils obtiendront enfin une incarnation, celle-ci sera défectueuse. Et cette situation se prolongera au-delà d’une incarnation, à moins qu’ils ne reçoivent le pardon d’un maître spirituel ou que la Grâce de Dieu n’intervienne. Pis encore, ils créeront d’emblée une perturbation au sein de la famille où ils renaîtront. Si un suicidé s’incarne et souffre de trouble mentaux, par exemple, cela occasionnera de graves problèmes pour sa famille. En outre, ce type d’âme aggrave fréquemment son mauvais karma en persistant dans l’erreur et en ne modifiant pas son attitude. mais il suffit de la Grâce de Dieu ou de l’intercession d’un maître spirituel pour que l’âme reçoivent de l’aide.
Ainsi, pour celui qui vit dans la conscience physique grossière ou dans la conscience du corps, l’enfer est-il réellement un lieu. Mais sachez qu’au plus haut-niveau spirituel, l’enfer, tout comme le paradis, est un plan de conscience. Le paradis et l’enfer commencent dans le mental. Dès l’instant où nous avons de bonnes pensées, où nous prions, méditons et nous efforçons d’offrir la lumière intérieure acquise lors de nos méditations et de nos prières, nous commençons à vivre au paradis. Dès l’instant où nous pensons du mal des autres, les critiquons, et entretenons de mauvaises pensées à leur sujet, nous pénétrons en enfer. Nous créons le paradis, nous créons l’enfer. Nous créons le paradis par nos pensées divines, et nous créons l’enfer en nous-même par nos pensées négatives. Le paradis et l’enfer sont tous deux des états de conscience profondément en nous-mêmes, nous découvrons que nous contenons l’univers entier. A l’intérieur de ce corps physique se trouve le corps subtil ; et dans le corps subtil, dans le cœur, nous découvrons l’existence de l’âme. De là, en plongeant encore plus profond, nous apercevons l’univers entier.

© Textes extrait du livre “Mort et réincarnation » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”
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