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Archive de la catégorie ‘Personnalité : Ravi Shankar’

Une Rencontre, celle de Ravi Shankar et celle de Sri Chinmoy, lors d’un concert à Philadelphie

Mercredi 3 août 2011

 

Témoignage de Nidish : Sri Chinmoy au concert de Ravi Shankar à Philadelphie

Le mardi 12 novembre 2002, à 15h, deux cars partent de Jamaïca à New York pour aller à Philadelphie assister au concert de Sitar de Ravi Shankar et de sa fille Anoushka. Ce sont les disciples de Sri Chinmoy, tous désireux d’accompagner leur Maître spirituel à cette représentation de l’expert indien dans l’utilisation  du meilleur de cet instrument traditionnel indien. Sri Chinmoy se rendait au concert en voiture.

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Ravi Shankar et Sri Chinmoy

Vendredi 30 mai 2008

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Un exploit de virtuosité du maître incontesté du sitar : Ravi Shankar
Vidéo : 4’46

Deux semaines plus tard, Ravi Shankar et sa famille se rendirent à New York où le Maestro et sa fille donnèrent un concert privé pour Sri Chinmoy et ses étudiants. Il eut lieu sous une grande tente dressée dehors. Une tempête et des pluies torrentielles qui s’abattirent pendant toute la soirée inspirèrent Ravi Shankar par la grandeur et la puissance de la nature. Il joua avec une telle célérité et un tel brio qu’il étonna même les membres de sa famille. Plus tard, Sri Chinmoy commenta : « Au lieu de l’appeler pluie torrentielle, appelons cela les larmes de Mère-Terre suppliant Père-Ciel de descendre. Ravi Shankar représente le Ciel, et Mère-Terre a pleuré et pleuré pour que le Ciel descende. Pour moi, cette expérience restera inoubliable, absolument inoubliable. Elle restera à jamais dans ma mémoire. La performance de Ravi Shankar était absolument unique. Il a joué et joué de tout son cœur. A l’âge de 82 ans, il a joué comme un jeune homme. Ce soir, nous avons vu et ressenti quelque chose de tout à fait extraordinaire. Ravi Shankar était au septième ciel de l’extase. Nous sommes tous transformés. »
Sri Chinmoy et Ravi Shankar sont depuis devenus les amis les plus intimes, aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. Tous deux ont répandu à leur propre manière le message spirituel le plus élevé de l’âme aux quatre coins du monde. Ils sont tous deux des ponts sublimes entre l’Orient et l’Occident.

Copyright© 2006 Sri Chinmoy Extrait et adapté pour ce blog du livre « Sri Chinmoy : Une vie de Lumière » Une biographie autorisée par Sri Chinmoy. (épuisé) Paru aux Editions « La Flûte d’Or

http://www.laflutedor.com/

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar
http://nidish.unblog.fr/tag/musicienne-anoushka-shankar/

La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

Jeudi 17 avril 2008

 

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Une admirable leçon de tabla avec Ravi Shankar et Alla Rakha en solo
Vidéo : 8’23

La musique indienne a une origine divine : selon la mythologie indienne, c’est par le son que le Dieu Brahmâ a créé l’univers. Dans l’univers résonne encore le son primordial Ôm (à rapprocher de la Génèse et de l’Évangile de Jean).
L’origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Elle a toujours eu en Inde une double vocation : l’une destinée au temple et aux dieux, l’autre réservée au divertissement et aux démons.
La musique classique de l’Inde repose en grande partie sur l’improvisation (95%, dit Ravi Shankar), en ce sens qu’elle n’est pas jouée à partir d’une partition. Cela ne signifie pas qu’on y joue n’importe quoi, il y a des règles très strictes sur la manière d’improviser ; les musiciens apprennent par cœur des passages entiers de telles ou telles mélodies ou structures mathématiques, afin de s’en servir à dessein.
Ainsi, chaque râga a une phrase musicale qui indique la manière dont il faut l’interpréter, par l’ordre précis de ses notes. Les musiciens composent alors, en les intégrants, de courts refrains, et en déclinent toutes les variations possibles, grâce, entre autres, aux cycles rythmiques.
La notion de rythme est très évoluée et sans doute la plus savante du monde. Les rythmes (tàla) sont toujours complexes (à 16, 14, 12, 10, 8, 7 ou 6 temps pour les plus courants) et à l’intérieur de chaque temps des subdivisions, des contretemps, des battements placés légèrement avant ou après le temps permettent des arabesques d’une extrême subtilité. Alors qu’en Occident le rythme est surtout une mesure et un battement, en Inde, il s’agit plutôt d’un cycle.
Le tâla est un cycle rythmique, élément essentiel des musiques classiques indiennes. Le mot tâla serait formé des syllabes « tâ » (de Tandava, la danse cosmique de Shiva) et de « la » (de Lasya, la contrepartie féminine de Tandava, attribuée à Pârvatî, l’épouse de Shiva).
Le tâla est composé de matras, qui sont des unités rythmiques (ou temps). Chaque tâla possède une structure propre, organisée par temps plus ou moins forts et faibles, le premier temps (appelé sam) étant le plus important. Viennent ensuite le/ ou les « tali », et le/ou les « khali » qui se caractérisent par la présence ou l’absence de clappement de mains. Le temps vide que « l’on offre aux dieux » permet aux musiciens de se repérer dans ce cycle long, permettant ainsi la préparations des improvisations et des compositions démarrant autour du sam. On peut donc avoir des tâlas qui ont le même nombre de temps mais pas la même structure.
Le sam n’est pas seulement le premier temps, c’est aussi le moment où les instrumentistes se rejoignent après des variations ou improvisations. C’est donc un signal très fort de ralliement.
Il faut se représenter le tâla comme un mode rythmique, avec la manière de s’en servir, infiniment plus riche que les rythmes occidentaux. Plusieurs centaines de tâlas ont été expérimentés au cours des siècles, de nos jours seulement quelques dizaines sont régulièrement utilisés.
Les tâlas de la musique indienne ne sont pas les mêmes du nord au sud ; bien que similaires et portant des noms identiques, il ne sont pas construit de la même manière.

Sources : différents articles de Wikipédia organisés, réécrits, par Nidish

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar Ici

RAVI SHANKAR : Raag Bihag

Samedi 12 avril 2008

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Après le concert de Anoushka, la fille de Ravi Shankar, voici un autre concert, celui du père, alors qu’il était plus jeune. Si vous avez apprécié le talent de la fille, vous ne pourrez qu’aimer celui du Père, ce Maître virtuose du Sitar, qui non seulement à eu pour élève sa fille, mais aussi de nombreux interprètes de cet instrument du patrimoine indien. Beaucoup, aussi, parmi les musiciens, recherchent ses partitions car Ravi Shankar n’est pas seulement un interprète hors paire, en enseignant de la plus grande compétence, il est aussi un grand compositeur.
J’ai eu quelque difficultés à trouver une vidéo présentant le musicien, alors qu’il disposait de tous les moyens de sa jeunesse, j’espère que vous apprécierez !

Ravi Shankar était un ami très cher de Sri Chinmoy, comme lui, il était originaire du Bengale ; il envoya ce message quand il apprit le décés : “Je n’arrive pas à croire que mon frère Chinmoy est parti et que nous ne le verrons plus ou ne l’entendrons plus. Il avait tant d’amour pour tout le monde. Il me manquera toujours.”

Je vous laisse découvrir ce moment d’exception musical
la vidéo dure 10’57.

Bon concert !

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar
http://nidish.unblog.fr/tag/musicienne-anoushka-shankar/