Archive de la catégorie ‘Politique – Gouverner’

Une histoire de roi, par Sri Chinmoy

Jeudi 22 mai 2008

 

Nasir Uddin et l’oracle

Nasir Uddin était un roi très pieux. Il refusait de retirer de l’argent des coffres de son royaume pour ses besoins personnels. Pour gagner quelque argent, il recopiait le Coran à la main et vendait les exemplaires. De plus, il confectionnait des objets qu’il liquidait.
Un jour, un grand oracle vint lui rendre visite au palais. Nasir Uddin était alors en train de recopier le Coran et l’oracle l’observa quelque temps. Au bout d’un moment, le roi cessa d’écrire et commença à parler à son serviteur.
- Votre Majesté, lui fit remarquer l’oracle, vous avez malheureusement fait une erreur en recopiant. Nasir encercla le mot à corriger, l’effaça et le remplaça par celui que l’oracle lui avait suggéré. Celui-ci fut heureux que le roi l’ait écouté. Quand il quitta le palais, le roi effaça le nouveau mot pour réécrire celui d’origine.
- Pourquoi faites-vous cela ? Ses gardes lui demandèrent-ils. Si le mot était exact au départ, pourquoi l’avoir changé ?
- Bien que je sois un roi, leur répondit le souverain, il est un oracle et il en connait bien d’avantage que moi dans ce domaine. Malheureusement, il se trouve qu’il faisait erreur dans ce cas-ci. Cependant, si je le lui avais dit, sa fierté aurait été blessée. j’ai inscrit le mot incorrect pour ne pas l’embarrasser. Toutefois, je ne peux pas laisser les choses ainsi. Sinon, quiconque achètera l’ouvrage y trouverait l’erreur.
Le roi fit une pause et poursuivit.
- Il n’est pas utile de blesser les gens, même quand vous êtes dans votre bon droit. Je peux facilement être humble, surtout en ce qui concerne l’apprentissage livresque. Si l’oracle avait cherché à me conseiller sur ma façon de diriger le royaume,croyez-vous que je l’aurais écouté ? La gestion de mon territoire, c’est mon affaire. Or, il est toujours bon de respecter les connaissances de quelqu’un dans son propre domaine.

C’est un privilège exceptionnel
de posséder la beauté
d’un esprit serein,
la pureté d’un cœur aimant
et
la divinité d’une vie humble.

Voir d’autres histoires en cliquant Ici

© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

http://www.laflutedor.com/

Copyright© 2006 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Présentation à partir d’une recherche sur Wikipédia :
Nasir ud-Dîn Mahmûd
, Nasir ud-din Firouz Shah (1246-1266) était un dirigeant musulman turc et Sultan de Delhi.

Mahmud était connu pour être très religieux, passant le plus clair de son temps dans la prière. Sa renommée est fondée sur l’aide qu’il a apporté aux pauvres et aux malheureux.
Son tombeau fortifiée a été réalisé par Iltutmish (
connu sous le nom Ghari Sultanen) en 1231, dans la zone Kunj Vasant, à proximité de Mehrauli, à New Delhi. La chambre funéraire octogonale, est l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la dynastie Mamlouk , dont le Minaret de Qutub fait aussi partie.

Humour aimant de Nidish : Smiles

Mercredi 14 mai 2008

L’idée est lancée :

Exprimer un large sourire
sur les passeports,
sur les permis de conduire,
sur les cartes d’identité

En attendant que le décret soit voté,
Entrainons-nous ; que notre première photo soit réussie.

Copyright© Nidish

Aphorisme – pensée du jour, de Sri Chinmoy : Le pouvoir

Lundi 21 avril 2008


soulbird2.jpeg

Lorsque le pouvoir de l’Amour
Remplacera l’amour du pouvoir,
L’homme portera un nom nouveau : Dieu


© Aphorisme et oiseaux extraits du livre « Le cœur parle » de Sri Chinmoy paru aux Editions Altesse

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Spiritualité, politique et avidité

Dimanche 20 avril 2008

Le 24 avril 1993, Sri Chinmoy rencontra Russell Wilson, alors Directeur du Personnel au Sous-Comité des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants (le Congrès américain) chargé de l’Asie et du Pacifique. La conversation amicale qui s’ensuit eut lieu au restaurant Annam Bhrama, dans le Queens à New-York. (Ici, sur le blog, un extrait)

Russell Wilson : Guruji, j’ai une question très difficile à vous poser. Pourquoi y a-t-il tant de conflits et de tensions en Inde, que certains considèrent comme le centre de toute religion et où la spiritualité joue un rôle aussi important ?

ckg208n11.jpg Sri Chinmoy : Je peux répondre à cette question car je suis indien. Auparavant, l’Inde était une terre de paix. A présent, les querelles et les luttes sont incessantes. Pourquoi ? La réponse est très simple. Dieu nous a donné la liberté et nous l’avons mal utilisée. A chaque instant, nous, les êtres humains, avons le choix entre bien agir et mal agir. Je peux me lever tôt le matin et prier et méditer pour devenir quelqu’un de bon, ou bien je peux dormir jusqu’à dix ou onze heures et me lever alors qu’il est trop tard même pour travailler. Je peux recevoir la lumière d’En-Haut pendant six mois et ma sincérité, mon intégrité et mon amour de Dieu me contraignent à me lever tôt le matin pour méditer. Et puis au bout de six mois, j’arrête d’aspirer et de penser à Dieu, et je ne me lève plus tôt le matin pour prier et méditer. Extérieurement, je suis la même personne, mais dans ma vie intérieure, j’ai changé.
Dans les temps anciens, les hommes politiques allaient voir les Maîtres Spirituels pour recevoir leurs bénédictions et l’illumination. L’un des plus grands héros indiens, Shivaji, allait fréquemment voir son maître pour lui demander : « Je t’en prie, conseille-moi. » Puis, Shivaji en eut assez de son pays et de la politique. Il dit : « Tout est corruption. Je ne veux plus de tout cela. » Mais son guide spirituel le contraignit à rester dans la politique. Il lui dit : « Si tu abandonnes, qui transformera le monde ? Reste à ta place, mais ne pense qu’à moi. Le Suprême en moi guidera le pays en toi et à travers toi. »
Il y eut un temps où l’Inde possédait l’équilibre et la paix du mental. Mais l’Inde n’était pas satisfaite de sa paix intérieure et de son équilibre. Elle a voulu entrer en compétition avec l’Amérique. Malheureusement, l’Inde a commencé à perdre sa spiritualité quand elle est entrée dans le monde de la compétition. Garder sa hauteur pour offrir ce que nous avons et recevoir ce que les autres possèdent est une chose. Mais l’Inde, au lieu de maintenir sa pureté et sa divinité premières, est devenue avide et a commencé à se soucier davantage de la richesse extérieure. Elle a voulu devenir aussi riche que l’Amérique et n’a plus accordé autant d’importance à sa richesse intérieure. Ce fut la plus grande erreur de l’Inde.Lorsque Dieu me donne quelque chose, je dois chérir cette chose. Puis, lorsque l’heure vient, Dieu me donne autre chose parce qu’Il est satisfait de moi. Mais si je rejette ce que Dieu m’a donné et implore uniquement pour avoir quelque chose d’autre, les qualités intérieures que j’ai reçues me déserteront et je deviendrai un mendiant. L’Inde aurait dû rester reconnaissante envers Dieu pour ce que Dieu lui a donné. Au lieu d’essayer d’imiter l’Occident, elle aurait dû chérir ses propres qualités divines. Mais lorsqu’elle a commencé à moins se soucier de sa richesse intérieure et plus de la richesse extérieure, ma Mère Inde a commencé à perdre quelque chose de très précieux.La même chose est en train de se produire dans l’ancienne Union Soviétique. Le Président Gorbatchev a eu la responsabilité d’éveiller la conscience de l’Union Soviétique. Après avoir réveillé l’Union Soviétique, il a dit : « Nous avons dormi pendant longtemps et nous venons juste de nous réveiller. Aussi devons-nous commencer à marcher lentement, régulièrement et infailliblement vers notre destination. Puis, lorsque le moment viendra et que nous aurons plus de capacité, nous accélèrerons le pas, puis nous courrons. » Mais les gens ne l’ont pas écouté. Ils sont devenus avides et ont voulu devenir comme en Occident. Ils ont voulu courir dès le début, même s’ils n’en avaient pas la capacité. Alors ils ont choisi un autre politicien qui a promis des résultats immédiats. Nous voulons tous avoir une réalisation instantanée, comme le café instantané. Nous voulons tout avoir en un clin d’œil. Un enfant met quelques années pour apprendre à marcher. Si je dis à ce petit enfant qu’il peut courir aussi vite que son frère aîné, l’enfant aura alors envie d’essayer. Mais malheureusement, il se cassera une jambe. Une mère dira à son enfant : « Non, va lentement. Ton frère a cinq ans et tu n’as qu’un an. Comment veux-tu marcher aussi vite que ton frère ? »

 

© Texte extrait du livre “Conversations avec Sri Chinmoy” Volume 2 paru aux Editions de “La Flûte d’Or” : http://www.laflutedor.com/
Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Le Premier ministre jardinier, une histoire vraie de Sri Chinmoy

Dimanche 20 avril 2008

Notre deuxième premier ministre indien était très, très simple. Son apparence ne laissait pas supposer qu’il était un homme politique important. Seuls les gens qui le connaissaient bien ou ceux qui étaient dans le milieu politique pouvaient le reconnaitre. Son apparence extérieure pouvait tromper n’importe qui du fait qu’il n’était pas grand et que rien dans son physique n’obligeait au respect et à l’admiration. il portait toujours des vêtements très modestes et il était la simplicité et la sincérité mêmes. Un jour, il travaillait dans son jardin, à bêcher et semer. Il portait des vêtements de jardinier extrêmement simples. Des hommes d’âge moyen s’approchèrent de lui et lui demandèrent : « Pouvez-vous nous dire où se trouve le premier ministre ? »
« Oui, certainement », répondit-il. « Attendez ici. Je vais l’appeler. » Puis il entra dans la maison, se lava les mains, mit une kurta et un dhoti et revint vers eux.
« Vous ! » s’écrièrent-ils. « Vous êtes revenu ! Vous n’avez pas dit au premier ministre que nous étions là ? Nous voulons voir le premier ministre que nous étions là ? Nous voulons voir le premier ministre, pas vous. »
Cette fois le jardinier devint plus grave. Il expliqua : « le premier ministre est ici. je suis le premier ministre. »"Vous êtes le premier ministre d’Inde ? »"Oui, c’est moi ! »
Certains d’entre eux s’inclinèrent, d’autres furent choqués, et d’autres se sentirent gênés. » « Oh, nous pensions que vous étiez juste le jardinier » dirent-ils. Le premier ministre répondit : « Je suis content que vous n’ayez pas reconnu que j’étais le premier ministre d’Inde. Je ne veux pas que le monde me reconnaisse d’après mon apparence mais d’après mes actions. je tiens à rester toujours simple et humble. »Le nom de ce premier ministre était Lal Bahadur Shastri . Il était la simplicité et la magnanimité incarnées. Lal Bahadur Shastri n’avait pas un seul ennemi. Son propre parti l’admirait, et le parti de l’opposition l’admirait également pour sa noblesse de cœur et pour la simplicité et la pureté de sa vie.

Voulez-vous être heureux ?
Alors vivez aussi simplement et avec ferveur
Que vous respirez de façon continue.

 

© Textes extraits du livre “Les Ailes de la Joie » de Sri Chinmoy” aux Editions de “La Flûte d’Or”
Ce livre est un des livres de Sri Chinmoy les plus vendus dans le monde.

http://www.laflutedor.com/ Copyright
© 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés


 

 

Vivre sa foi : réflexion terrestre

Samedi 22 mars 2008

Depuis longtemps, les croyants et plus particulièrement les pratiquants de leur foi ont eu des soucis avec les pouvoirs politiques en place, très souvent les amenant à la mort ou à l’enfermement. Pourquoi ? Leur seul soucis est la pratique de leurs rites et être en harmonie avec Dieu.

12345