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Archive de la catégorie ‘Prix Nobel Littérature : Tagore’

Pour fêter le 150enaire de la naissance de Rabindranàth Tagore nous citons 7 de ses poèmes

Vendredi 11 novembre 2011

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Rabindranàth Tagore

Poète, romancier, dramaturge, philosophe,
compositeur, peintre ancré dans la spiritualité.

1er Prix Nobel de Littérature Asiatique

Né à Calcutta le 07 mai 1861
Décédé à Calcutta le 07 août 1941

 

1

Ô mon Nouveau ! Ô chose non mûre !
Toujours vert ! Inconsidéré !
Renvoie d’un coup dans la vie tous ces demi-morts !

2

La foi est un oiseau qui sent la lumière et qui chante quand le jour n’est pas encore levé.

3

Le rôle de la religion n’est pas de détruire notre nature, mais de l’accomplir.

4

La rivière n’atteindrait jamais la mer si les berges ne la contraignaient.

5

Que l’homme possède dans son être une notion de Dieu, voilà le miracle des miracles.
L’imperfection que nous voyons est-elle la vérité finale ?

6

En vérité, la mort n’est pas l’ultime vérité.

7

En fait,
Là où n’existe aucune restriction,
là où règne la folie de la licence,
l’âme cesse d’être libre.
C’est là qu’elle souffre,
c’est là qu’elle est séparée de l’infini
et qu’elle subit l’agonie du péché.

 

1 Cygne – Librairie Stock. Poésie du Temps. 1923
3-6- Poèmes, Sâdhanâ – Editions Albin Michel

Poème d’Amour vishnouïste, étudié par Tagore, Prix Nobel de Littérature, en résonance avec l’analyse de Nidish

Vendredi 11 novembre 2011

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Tagore en 1934

Tagore, dans son livre « Sadhanâ », évoque cette lourde et difficile dualité entre les désirs limités du corps, et les besoins éternels de l’âme d’être comblés par l’Absolu. Il écrit :

Dans l’un de nos poèmes lyriques vishnouïstes, l’amant dit à sa bien-aimée :

« Je sens que je contemple depuis ma naissance la beauté de ta face,
Et pourtant mes yeux ont encore faim.
Je sens que je te presse sur mon cœur depuis des millions d’années,
Et pourtant mon cœur n’est pas repu. »

Il est donc clair que c’est véritablement l’infini que nous recherchons dans nos plaisirs.

Cela  prouve que le vrai désir de notre âme est de passer au-delà de toutes les possessions. Entourée de choses qu’elle peut toucher et sentir, elle s’écrie : « Je suis lasse de toujours prendre ; ou donc est Celui qu’on ne peut jamais prendre ? »

Nous continuons après Tagore, en rajoutant que c’est sans doute ce qui anime nombreux dans le Zapping des chaînes de télé et sur internet, quelle est l’image recherchée dans cette quête folle, si ce n’est celle de l’Infini grandeur de l’Indicible. N’est-ce pas cette quête d’Amour infinie que d’autres recherchent par la prise de drogues ? D’alcool en prenant le risque de perdre le complet contrôle de soi et même de se détruire ? N’est-ce pas cette fuite en avant qui est pratiquée quand on craque une allumette pour allumer une cigarette qui nous tue ? N’est-il pas dit à ce moment-là : « Je ne sais où Tu es. Je me détruirai, jusqu’à te trouver dans la mort. » ?

Joindre les mains. Aligner son axe à la perpendiculaire du monde pour rejoindre le Ciel, tels sont les solutions simples, inévitables, à la portée de tous ceux qui recherchent, la Vérité, un mieux vivre, une relation entière et profonde à l’Amour qui nous entoure et pour lequel nous accordons qu’un intérêt minimum ne répondant pas assez aux besoins de notre âme.

Par la prière, par la méditation nous répondons aux besoins de notre âme affamée, et retrouvons Joie, Gaieté, raison de vivre et satisfaction intérieure. Ce que nous cherchions dans le petit et l’auto destruction, nous le trouvons dans le Grand, la restauration de nous même, et l’Eternel.

© « Sadhanâ » de Rabindranath Tagore paru aux Editions Albin Michel
© Résonnance de Nidish

Hommage au poète bengali Tagore, Prix Nobel de Littérature, par les enfants d’un collège de Mirpur

Vendredi 11 novembre 2011


A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de 
Rabindranath Tagore, nous avons trouvé ce témoignage-hommage que des enfants du Bengladesh ont rendu au poète-compositeur et sage de leur pays :

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Un bel hommage rendu au poète Bengali Rabindranath Tagore, écrivain poète musicien, philosophe premier Prix Nobel de Littérature asiatique, en 1913, par les étudiants du Banophul Green Herat College de Mirpur, une localité de Dhaka,  au Bengladesh, à l’occasion d’une émission de télévision. Le groupe chante en s’accompagnant d’un harmonium, « Pagla Hawa Badal Dine », un chant de Tagore très connu au Bengale. Ils ont du mérite car le chant est très long, dans d’autres interprétations on le trouve raccourci.
Mirpur détenait au dernier recensement de 2000 une population de plus de un million d’habitants.

J’ai trouvé les paroles en bengali de la première partie du chant, elles ont été traduites en anglais sur  une vidéo par  » fariha87″.

Pagla Hawar Badol Diney
On a cloudy day of crazy winds

Pagol Amar Mon Jegey Othey

My heart awakens

Chena Shonar Kon Bairey

Somewhere beyond the unknown and unheard

Jekhaney Poth Nai Nai Re

Where there are no roads

Shekhaney Okaroney Jaayi Chhootey

There I rush off to for no reason

Pagla Hawar Badol Diney

On a cloudy day of crazy winds

Pagol Amar Mon Jegey Othey

My heart awakens

Ghorer Mukhey Aar Ki Re

To the entrance of his home

Kono Din Shey Jabey Phirey

Will he burn back anymore?

Jabey Na Jabey Na

No turning back, he won’t go

Deyal Joto Shob Gelo Tootey

The walls have all collapsed

Jabey Na Jabey Na

No turning back, he won’t go 

Rezwana Choudhury Bannya chante Tagore lors d’un concert Song of the Soul à Moscou

Vendredi 11 novembre 2011

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Rezwana Choudhury Bannya est une spécialiste bengalie des chants de Tagore,
C’est un des chant du poète qu’elle interprète ici,
lors du Concert-Festival Song of the Soul,
donné à Moscou le 24 octobre 2011,
animé par les disciples du
Maître spirituel indien Sri Chinmoy.

Rezwana Choudhury Bannya a fondé il y a 17 ans Shurer Dhara, un model  d’accomplissement du Rabindra Sangeet. Elle est professeur agrégée de la Faculté de musique, et du département d’art dramatique de l’Université de Dacca, elle est aussi une ancienne élève distinguée du Visva-Bharati à Santiniketan, l’université indienne de renom fondée par Rabindranath Tagore. Bannya a été inspirée par son gourou, Sreemati Kanika Bandopadhaye, un disciple direct de Tagore, pour continuer la tradition de Santiniketan au Bangladesh.

L’école est modelée d’après la vision de Tagore sur l’apprentissage et l’éducation des enfants adaptés aux besoins du 21e siècle qui rend impératif de garder les arts dans l’éducation parce qu’ils développent chez les élèves des habitudes d’esprit qui leur profite durant toute la vie. Elle promeut l’idée que la formation musicale au début du développement de l’enfant l’aide à développer ses facultés d’apprentissage des langues et de raisonnement.

Haridas Greif, compositeur occidental évoque la musique spirituelle de Sri Chinmoy né au Bengale

Vendredi 16 septembre 2011

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Haridas Olivier Greif (1950-2000) a rédigé en tant que spécialiste et connaisseur ces propos sur la musique de Sri Chinmoy dans le programme du Concert de Paix que le Maître spirituel a donné, à Paris, le 13 octobre 1984 ; l’analyse étant celle d’une « oreille parfaite », à propos d’un Compositeur, Sri Chinmoy, qui a dépassé les sommets de la réalisation spirituelle, nous avons opté pour ne pas perdre cet écrit et le rapporter sur notre blog. Laissons la parole au grand pianiste et compositeur d’avant-garde qu’est toujours Haridas Greif :

Si l’on cherchait aux chants de Sri Chinmoy une filiation, c’est du côté de son ascendance bengali qu’il faudrait se tourner. En effet, le Bengale constitue pour l’Inde une extraordinaire pépinière de poètes et de musiciens. Comme les quelques deux mille chants du plus illustre de ses enfants, Rabindranath Tagore, ceux de Sri Chinmoy s’attachent à réunir mélodie et verbe en une seule flamme lyrique et ascendante. 

Ils excèdent rarement cinq minutes, dix au plus. La plupart tiennent sur une seule page. Ils sont tous monodiques.
C’est toujours animé de souci de refuser tout effet inutile que Sri Chinmoy tient à garder à ses chants une ligne unique et dépouillée. L’inspiration d’un maître réalisé émane du plus haut niveau de conscience. Dans ces régions éthérées où l’oxygène se fait rare, seul parvient à voler l’oiseau de l’âme, solitaire et diaphane. Un vêtement harmonique -aussi léger ou soyeux soit-il l’alourdirait, laissant à penser que la pure beauté de son chant ne se suffit point à elle-même. Néanmoins, la ligne mélodique est parfois si riche de résonances qu’elle semble contenir une harmonie « non-dite ». Le notes se répondent les unes aux autres, créant comme un tissu harmonique imaginaire.

(suite…)

Rezwana Choudhury Bannya chante Rabindra Sangeet Tagore

Jeudi 1 septembre 2011

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Rezwana Choudhury Bannya est une spécialiste des chants de Rabindra Tagore, poète, musicien, Prix Nobel de Littérature. Cette vidéo est une des meilleures que j’ai trouvé sur le net de la chanteuse. Il y en a peu.

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A l’occasion des célébrations du 80ème anniversaire de la naissance de Sri Chinmoy, j’ai eu la chance ce 29 aout d’être aux premiers rangs d’un récital que la chanteuse a offert à Aspiration Grund, à New York, lors de sa rencontre avec le groupe polyphonique Ghandarava Loka. À ce moment, avant et après son récital, elle a accompagné les prestations du groupe international lors d’interprétations de chants bengalis de Sri Chinmoy.

C’était grandiose, d’une infinie beauté visuelle et musicale. Rezwana interprète à la perfection les chants, appuyant avec justesse et ferveur chaque nuance des mots, du phrasé poétique et musical des auteurs.  C’est un ravissement de l’âme que de l’écouter.

© Article et photo de Nidish

Deux chants de Rabindra Sangeet Tagore

Samedi 16 juillet 2011

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« A l’immortel toucher de tes mains,
mon cœur joyeux échappe ses limites
et se répand en ineffables épanchements. »
Tagore

Deux chants en bengali, langue natale de Rabindra Sangeet Tagore. Ces deux œuvres poétiques du Prix Nobel de Littérature de 1913 sont admirablement interprétées, en solo, avec une grande virtuosité vocale par deux chanteurs indiens, un homme et une femme.

(suite…)

« Amar Shonar Bangla » est l’hymne national du Bangladesh. Les paroles sont du poète, Prix Nobel de Littérature, Rabîndranâth Tagore

Mardi 22 décembre 2009

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Drapeau national du Bengladesh

 

Amar Shonar Bangla, ami tomaï bhalobachi.

Tchirodine tomar akach, tomar batash,
Amar prané badjaï bânchi.
Ô Ma, fagoné tor amer boné ghrâné pagol Koré,
Mori haï, haïré
Ô Ma, oghrané tor bhôra kheté ami
Ki deketchi modhour hachi.
Kî shobha, ki tchayago, ki snéhon,
Kî mayago
Kî antchaul bitchaétcho bauter moulé naudir
Koulé koulé.
Ma tor moukher bani amar kané lagué
Choudar moto,
Mori haï, haïré -
Mator bodonekhani mauline holé,
Ô Ma ami noione djolé bhâchi.
Traduction en français :

Mon Bengale doré

Mon Bengale doré, je t’aime
Tes cieux, ton air font toujours chanter
Comme une flûte mon cœur.
Au mois de Phagoun, ô ma mère,
Le parfum de tes manguiers
Me transporte de joie,
Ah, quel vertige !
Au mois d’Agrahan, ô ma mère,
Dans les champs dorés,
J’ai vu de doux sourires, tout être recouvert !
Ah, quel « antchal » de beauté, d’ombres, d’affection
Et de tendresse.
As-tu étendu au pied des banians et le long des rives !
Ô ma mère, les paroles de tes lèvres
Sont du nectar à mes oreilles !
Ah, quel vertige !
Si la tristesse, ô ma mère, jette son voile sur ton visage,
Mes yeux se remplissent de larmes !

 

Source Wikipédia

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« Jana-Gana-Mana » L’Hymne national de l’Inde est tiré d’un chant du Prix Nobel de Littérature, Rabîndranâth Tagore

Mardi 22 décembre 2009

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Drapeau de l’Inde

« Jana-Gana-Mana » est l’Hymne national de l’union indienne adopté par l’Assemblée constituante, le 24 janvier 1950. Il est la première strophe d’un chant écrit et composé par Rabîndranâth Tagore en 1911 :

Paroles officielles
de l’Hymne national de l’Inde, en hindî :
जन गण मन अधिनायक जय हे
भारत भाग्य विधाता
पंजाब सिंधु गुजरात मराठा
द्राविड उत्कल वंग
विंध्य हिमाचल यमुना गंगा
उच्छल जलधि तरंग
तव शुभ नामे जागे
तव शुभ आशिश मागे
गाहे तव जय गाथा
जन गण मंगल दायक जय हे
भारत भाग्य विधाता
जय हे जय हे जय हे
जय जय जय जय हे
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Le chant « Jana-Gana-Mana »
Vidéo : 2′

Transcription avec nos caractères

Jana-gana-mana-adhinayaka, jaya hé
Bharata-Bhaguya-Vidhata
Punjaba-Sindhou-Goujarata-Maratha
Dravida-Outkala-Banga
Vindhya-Himachala-Yamouna-Ganga
Ouchhala-Jaladhi-Taranga
Tava shoubha namé jagué
Tava shoubha ashisha magué
Gahé tava jaya gatha.
Jana-gana-mangala dayaka, jaya hé
Bharata-Bhaguya-Vidhata
Jaya hé, jaya hé, jaya hé
Jaya, jaya, jaya, jaya hé.

Traduction en anglais de Rabîndranâth Tagore

Thou art the rulers of the minds of all people,
dispenser of India’s destiny.
Thy name rouses the hearts
Of Punjab, Sind, Gujarat and Maratha,
Of the Dravida and Orissa and Bengal;
It echoes in the hills of the Vindhyas and Himalayas,
mingles in the music of Yamuna and Ganga and is chanted by
the waves of the Indian Sea.
They pray for thy blessings and sing thy praise.
The saving of all people waits in thy hand,
thou dispenser of India’s destiny,
Victory, victory, victory to thee.

Traduction en français
d’après la version anglaise de
Rabîndranâth Tagore

Tu es le souverain des âmes du peuple,
Toi qui diriges le destin de l’Inde !
Ton nom soulève les cœurs
Du Penjab, du Sindh, du Gujarat, du Mahârashtra,
Du Dravida, de l’Orissa et du Bengale !
Il résonne dans les montagnes des Vindhyas et des Himâlayas,
Se fond dans la musique de la Yamouna et du Gange
Et est chanté par les vagues de l’océan Indien !
Ils prient pour avoir ta bénédiction et chantent tes louanges,
Le salut du peuple est dans tes mains !
Tu es le souverain des âmes du peuple,
Tu es celui qui dirige le destin de l’Inde !
Victoire, victoire, victoire à toi.

 Source Wikipédia

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L’Hymne national indien chanté par une petite fille

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Rabîndranâth Tagore, 1er prix nobel de Littérature en Asie, le grand poète du Bengale était végétarien

Mardi 22 décembre 2009

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Rabîndranâth Tagore
1861 – 1941
1er Prix Nobel de Littérature en Asie, en 1913

« Nous arrivons à manger de la chair animale,
uniquement parce que nous ne pensons pas
à la cruauté de cet acte. »

 

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