Archive de la catégorie ‘- Progrés Evolution’

Transformer sa nature. Progresser. Changer de vie. Être sa nature véritable. Propos de Sri Chinmoy

Jeudi 15 septembre 2011


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Il n’est jamais trop tard pour transformer sa nature.

Une manière de transformer la nature humaine consiste à faire descendre la lumière divine, tout-illuminante, du Suprême en agrandissant le réceptacle de sa réceptivité.

Avant que la nature humaine ne soit transformée, elle est emplie de ténèbres. Ces ténèbres ne peuvent disparaître que si elles sont remplacées par la lumière. Aussi devons-nous faire descendre consciemment la lumière d’en-haut*, consciemment et de façon continue, puis élargir notre réceptivité. Plus celle-ci grandira, plus nous pourrons contenir de lumière.

Une autre manière de transformer la nature humaine consiste à voir la lumière divine en chaque être humain, et rien d’autre que cela.

Le simple fait de voir des aspects non-divins en nous et chez autrui nous empêche de transformer notre nature ou la nature humaine au sens large.

Mais si nous nous efforçons consciemment et constamment de voir uniquement la lumière divine – celle que nous faisons descendre d’en haut – chez les autres, indépendamment de leur manière d’être, de parler ou d’agir, la nature humaine se trouvera automatiquement transformée. Cette transformation sera rendue non seulement possible mais inévitable par le fait que nous voyons la lumière en chaque être et en notre propre nature.

Affrontez avec courage
Votre nature inférieure.
Votre nature supérieure
Est sur le point de vous rejoindre
Avec bonheur
Et, de plus, avec fierté.

© Extrait du livre de Sri Chinmoy “Le Voyage de l’Âme” paru aux Editions de la Flûte d’Or
© Photo Nidish

* Sri Chinmoy évoque ici la méditation

Le yoyo, décodage de sa fonction symbolique par Nidish : d’incarnation en incarnation

Jeudi 1 septembre 2011


« Mon temps s’écoule
Mon temps s’écoule,
Où es-tu dernier jeu de ma vie »

Sri Chinmoy

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Le yoyo, jeu d’enfants, jeu d’adultes rêveurs. Comme en état d’auto-hypnose, le joueur fait aller dans un songe le rond de bois, ou de plastique, chargé par ses mouvements simples de métronome, de la dynamique symbolique du temps, et des incarnations qui se succèdent.

La main, telle la main de Dieu qui expédie notre âme dans le monde terrestre, lance le rond solide, qui la retrouve à la fin de sa course. Le yoyo retourne aussi dans la main joueuse, qui ne le garde pas longtemps, qui le renvoie après une pose courte, mais suffisante, intuitive ; Sri Chinmoy évoque* que, dans la vie mortelle de l’homme physique et immortelle de l’âme, celle-ci se repose en moyenne 15 ans dans le « Ciel », avant de s’incarner à nouveau ; ce temps de repos varie selon le travail sur soi effectué sur terre.

Ainsi va l’âme, d’incarnation en incarnation. Irrésistiblement, elle quitte le monde de repos, dans la main Céleste, pour s’incarner à nouveau sur terre, parfois poussée, quand elle refuse l’incarnation. Quand elle a fini son périple sur terre, elle revient dans la Main protectrice, avant de repartir dans une nouvelle vie, courte, si on la compare à l’Échelle du temps, composée de tant de millénaires.

Le yoyo est un jeu d’enfant qui nous ramène à la profondeur de notre être, et au sens de la vie ; notre vie et le jeu du yoyo ne se limitent pas à un simple exercice gymnique de montée et descente des Cieux à la terre et d’un retour de la terre aux Cieux. Il y a dans les deux cas une notion de progrès. Pour la Vie, l’on évoquera par exemple, le service à à l’autre, à l’humanité, elle est en quête d’une amélioration constante de notre nature. Et celui du yoyo, dans l’évolution de ses volutes. C’est là que ce mouvement hypnotique interpelle, provoquant dans le jeu de va-et-vient, tant une recherche de l’Eternelle perfection, que de sa raison d’être dans l’évolution.

Quand le joueur excelle, l’on peut comparer le parcours de la pièce de bois à une danse. Danse que les mystiques évoquent dans leur propos quand, en raison de leur proximité avec leur propre âme, ils ressentent la vie comme une Danse Suprême, et les évènements de leur vie comme un jeu divin.

L’on décèle ou pressent une raison d’être à ce mouvement d’horloge, régulier, chez les premiers utilisateurs de yoyo, et vertigineux chez les joueurs actuels. Chacun de nous, un jour, retrouvera ce sens profond. Nous le retrouverons dans l’immobilité du mouvement, qui se trouve à l’intérieur de nous, tout comme le rond du yoyo est masse, et force, dans le mouvement qu’on lui impose.

L’on s’incarne et l’on se réincarne, encore et encore, jusqu’à ce que nos prières et méditations emplissent totalement notre vie, et nous amènent à réaliser la Lumière. Nous retournerons alors dans cette main divine qui nous était tendue depuis si longtemps.

Le But de la vie est la « Réalisation de Dieu » ; quand le yoyo a assez joué, il se retrouve dans la main de son propriétaire. Main et yoyo sont alors au repos, unis dans un arrêt amical et confortable. Le yoyo est rangé au chaud. Il en est de même pour l’âme qui, ayant fait les progrès qui se doit, se fond dans la douceur divine.

Le yoyo rempli sa fonction d’éveil sur le temps qui s’écoule, et le sens profond de la vie.

© Nidish

* « Mort et réincarnation » de Sri Chinmoy aux Editions de la Flûte d’Or

Texte revu, rectifié et complété le 20 décembre 2012

Le parfum de la fleur de pureté : une allégorie de Sri Chinmoy entre les qualités de la fleur et celles intérieures de l’individu

Dimanche 24 juillet 2011

 


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Rose Blanche

Lorsque vous méditez, sentez que vous êtes un enfant dans un jardin de fleurs. Ce jardin de fleurs est votre cœur. Un enfant peut jouer dans un jardin pendant des heures. Il ira d’une fleur à l’autre, mais il ne quittera pas le jardin parce qu’il reçoit de la joie de la beauté et du parfum de chaque fleur. Ressentez un jardin en vous dans lequel vous pouvez rester aussi longtemps que vous le souhaitez. De cette manière, vous pourrez facilement méditer dans le cœur.

Vous pouvez purifier votre existence en ressentant profondément en vous une belle rose ou un lotus, ou toute autre fleur que vous aimez. Une fleur est toute pureté. Essayez de vous identifier avec la conscience de la fleur ou avec la pureté de la fleur. Au début, il s’agira d’imagination, mais si vous continuez à imaginer pendant cinq jours, ou dix jours, voire un mois ou deux, alors vous finirez sûrement par voir et ressentir la fleur au-dedans de vous. D’abord, vous pourrez la ressentir, puis vous verrez l’existence de la fleur, et alors automatiquement le parfum et la pureté de la fleur entreront en vous et vous purifieront.

Ce que vous possédez en permanence :
Une fontaine de flammes.
Ce que vous êtes en permanence :
Une fleur de pureté.

© Extrait du livre « Les Ailes de la Joie » de Sri Chinmoy paru aux Editions La Flûte d’Or
© Photo de Nidish  « Rose Blanche »

Est-ce que la vie spirituelle modifie la forme physique ? Réponse de Sri Chinmoy

Jeudi 26 mai 2011

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Ici Ashrita Furman, à Bali, au début de l’année (janvier 2011), avec un jeune Orang-outan sur le dos, établi un record du monde insolite, mais non moins très sportif qui sera enregistré dans le très officiel livre « Guinness Records ». Ashrita est le détenteur du record du monde des records du monde réalisés par une seule personne.

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Est-ce que la vie spirituelle modifie vraiment la forme physique ?

Sri Chinmoy : Oui, la vie spirituelle change la forme physique si, en pratiquant la vie spirituelle, on prend soin du physique. Il y a beaucoup de Maîtres spirituels qui pratiquent la spiritualité et qui prennent également soin du physique. Je fais partie de ces Maîtres. Même lorsque j’étais en Inde, je m’entraînais régulièrement parallèlement à la méditation. Mais il y a aussi beaucoup de Maîtres qui ne s’occupent pas du physique.

La vie spirituelle a la capacité de changer le physique, mais si l’on n’utilise pas consciemment la vie spirituelle pour aider le corps, le corps ne sera réceptif que dans une certaine mesure. Cela dépend du chercheur ; soit il souhaite que sa vie spirituelle entre dans sa conscience physique, soit il préfère avoir deux existences séparées. Mon sentiment est que les deux devraient aller ensemble. Mais encore une fois, il est inutile qu’un corps devienne fort si l’on n’aspire pas. Le corps et l’âme doivent aller de pair dans le voyage spirituel.

Sondage : L’alimentation végétarienne et moi

Dimanche 27 décembre 2009

1)

Êtes-vous déjà à 100 % végétarien ou végétalien ?

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2) Seriez-vous prêt à être végétarien :

Par précaution pour votre santé ?

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3)

Par respect de la vie animale ?

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4)

Pour prévenir d'un déséquilibre de la planète ?

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5)

Pour faire des progrès spirituels ?

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Vous pouvez découvrir des articles sur le sujet Ici
Vous y trouverez
Article de fond, conseils, aphorismes,
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600ème article, dédié aux Nations Unies : conférence sur « Le Nouvel An et sa signification » de Sri Chinmoy, à l’ONU

Mardi 22 décembre 2009

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600 ème article du blog de Nidish

Comme tous les 100 articles précédents, je dédie à l’occasion de la nouvelle année qui arrive,  ce 600ème article aux Nations  Unies et à l’unité des nations en les quels je crois, par un écrit de Sri Chinmoy, qui est la retranscription d’une  conférence tenue au siège des Nations Unies à New York à l’occasion de la nouvelle année ; ce texte est extrait du livre “L’Eveil spirituel du monde” qui est paru aux Editions de la Flûte d’Or.

 

Le nouvel An

Le nouvel an signifie une nouvelle expérience. Le nouvel an connaît une nouvelle aspiration des hommes. L’aspiration est une imploration ascendante qui se transforme en un sourire illuminant.
Les êtres humains attendent une nouvelle satisfaction du nouvel an. La satisfaction est l’incarnation et la manifestation du bonheur. Lorsque nous incarnons le bonheur, chacun de nos petits mondes devient un monde grand et vaste. Lorsque nous manifestons notre bonheur, le mortel en nous devient immortel.
Qu’est-ce que le bonheur ? Le bonheur est ce que Dieu est éternellement. Le bonheur n’est pas quelque chose qui se trouve au cœur du don de soi. Non ! C’est notre don de soi inconditionnel. Se donner, c’est devenir Dieu, lentement dans la réalité, sûrement dans la divinité et infailliblement dans l’immortalité.
Chaque nouvel an nous rappelle notre idéal et notre réalité. Notre idéal consiste à voir la Vérité. Notre réalité consiste à devenir la Vérité. La Vérité est l’œil de Dieu au ciel ; la Vérité est le cœur de Dieu sur terre. L’œil de Dieu nous guide et nous conduit. Le cœur de Dieu nous nourrit et nous immortalise.
Chaque nouvel an apporte une nouvelle responsabilité. Une nouvelle responsabilité est une nouvelle opportunité. Quel est le message de l’opportunité ? L’opportunité nous dit que notre but ultime ne doit pas rester un rêve lointain. Le but peut être atteint en transformant la faim animale en faim divine. Le but peut être atteint en transformant la soif animale en soif divine. La faim animale dévore la vision divine en nous. La faim divine est une faim de transcendance de soi. La soif divine est une soif de perfection de soi.
Le nouvel an offre le message, soit de la destruction, soit de la satisfaction. Si nous nous satisfaisons à notre manière humaine, nous rencontrerons sans aucun doute la destruction. En revanche, si nous satisfaisons sans aucun doute la satisfaction. En revanche, si nous satisfaisons Dieu à Sa propre manière, nous rencontrerons immanquablement la satisfaction. Douter du divin en nous et céder à l’humain en nous est une manière de nous satisfaire à notre propre manière. Mais parfaire l’humain en nous et combler le divin en nous est la manière de satisfaire Dieu à Sa propre manière.

 

Le goût de la méditation, par Mâ Ananda Moyî avec témoignage de Nidish

Lundi 30 novembre 2009


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Méditation Rose

Mâ Ananda Moyî :
Pour développer le goût de la méditation, vous devez délibérément fournir un effort soutenu, de même que l’on oblige -par persuasion ou par contrainte- les enfants à s’asseoir pour étudier. Médicaments ou piqûres peuvent soulager un malade ; même si vous ne vous sentez pas portés à méditer, surmontez votre aversion et essayez. L’habitude acquise dans des vies innombrables vous pousse dans la direction opposée et vous rend la méditation difficile. Persévérez malgré tout ! Votre ténacité vous fortifiera et vous forgera, c’est-à-dire qu’elle développera votre aptitude à pratiquer une sâdhanâ. Décidez que cette tâche doit être accomplie qu’elle qu’en soit la difficulté. Réputation et gloire ne durent qu’un temps ; elle ne vous accompagnent pas lorsque vous quittez ce monde. Si votre pensée ne se tourne pas naturellement vers l’Eternel, fixez-là sur Lui par un effort de volonté. Quelques rudes coups du destin vous tourneront vers Dieu et ils ne seront qu’une manifestation de Sa miséricorde ; si douloureux qu’ils soient, c’est grâce à eux que l’homme apprend ce qu’il a à faire.

 

Témoignage de Nidish :
J’ai été à la recherche d’un Maître spirituel après un certain cheminement à travers des lectures spirituelles (Soufies, Zen, Eileen Caddy…) et des stages de méditations (Siddha Yoga,
Zen, Vipassana) qui ont suivi une rupture affective. La souffrance qui a suivi  cette séparation m’a amené à me construire intérieurement et à chercher des objectifs de vie. Mon sentiment après coup était que j’avais été fendu avec un coin et une masse de bûcheron et que, par là, la Lumière s’était infiltrée. De fil en aiguille (diverses formations et expériences dans des techniques psychothérapeutiques, de massages, d’Eutonie, de yoga…) j’ai découvert l’alimentation végétarienne et la méditation. Appellant intérieurement incessamment, mon Maître, Sri Chinmoy, est arrivé par le biais d’une de ses disciples. Ashani faisait la route une fois par semaine de Paris à Amiens, où j’habitais, pour présenter l’Enseignement. Il y a de cela un peu plus de vingt ans. Je pratique toujours. Ma régularité et les expériences font que je sais intérieurement que je ne peux abandonner ; la méditation est une nourriture de l’âme, quand on a reconnu l’existence de l’âme et son appétit, on ne peut plus l’affamer.

Mon temps s’écoule,
Mon temps s’écoule,
Où es-tu
Dernier jeu de ma vie ?

Chant de Sri Chinmoy

© « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî » Editions Albin Michel (Extrait de )
© Centre Sri Chinmoy – Traduction des paroles d’un chant en Bengali de Sri Chinmoy
© Témoignage et Photo de Nidish, conditions  : Ici

Quelques paroles sacrées du Bouddha sur la vie éternelle

Mardi 10 novembre 2009

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Buddha Smile

153
Longtemps j’ai erré dans le samsara, de naissance en renaissance,
Cherchant sans le trouver le bâtisseur de la maison.
Qu’il est douloureux, le cycle sans fin des réincarnations !
o
182
Renaître sous une forme humaine est difficile.
Difficile est de vivre une vie de mortel.
Rare est de pouvoir entendre la Bonne Loi,
Et rare est l’avènement d’un Bouddha.
o
238
Fais-toi une île.
Entre vite dans l’effort, deviens un sage !
Tes impuretés effacées, sans taches,
Tu n’auras plus à revenir
Pour naître à nouveau, et ensuite vieillir.
o
325
Quand il devient glouton, endormi,
Et qu’il gigote comme un pourceau nourri de grains,
L’homme stupide est voué de renaître sans fin.
o
341
Débordants, fougueux sont leurs plaisirs.
Mais tout ce que trouvent
Ces êtres rongés par la soif, aspirant au bonheur,
C’est à renaître et vieillir.
o
342
Ceux que la soif aiguillonne
Se débattent comme lièvres pris au piège.
Retenus par les chaînes et les entraves,
Ils sont voués à de longues souffrances, encore et encore et toujours.
o
348
Oublie le passé, le futur, le présent.
Fais la traversée jusqu’à l’autre rive de l’existence;
Une fois ta pensée pleinement libérée,
Tu n’auras plus à endurer
Ni renaissance, ni déchéance.
o
351
Pour celui qui est parvenu au but suprême
Et est défait de la peur, de la soif, des passions,
Les épines de la vie sont coupées.
Ce corps est le dernier qu’il porte.
o
423
Celui qui connaît ses vies antérieures,
Qui voit les cieux et les enfers,
Qui est arrivé au bout des renaissances,
Qui s’est perfectionné sans cesse,
Acquérant une connaissance supérieure,
Le sage devenu parfaitement accompli,
C’est lui que j’appelle un brahmane.
o
Source :
Le livre « Dhammapada »
« La Voie du Bouddha »
Version française de Le Dong
Editions du Seuil
o
Le « Dhammapada » est composé de quatre vingt-trois versets (pada) qui rapportent des paroles prononcées par le Bouddha en diverses circonstances au cours de ses quarante-cinq années de prédication, le Dhammapada se présente comme un exposé de la doctrine bouddhique : tel est le sens de Dhamma, qui signifie Loi, non celle des hommes, mais la Loi naturelle régissant l’ordre des choses, celle découverte par le Bouddha, en s’éveillant à l’ultime Vérité.

© Photo Kedar Centre Sri Chinmoy

Ses réactions lorsque l’on voit une femme selon son évolution spirituelle, par Sri Chinmoy

Vendredi 16 octobre 2009


Question :
Chaque fois que je vois une belle femme, des pensées sexuelles envahissent mon esprit. Je m’efforce de les détruire, mais elles persistent.

ckg208n15.jpgSri Chinmoy : Il existe deux méthodes pour résoudre ce problème. Dès que vous voyez une belle femme, essayez simplement de projeter tout son corps dans le ciel, par l’effet de votre volonté. Regardez-là, concentrez-vous, et faites-là monter afin qu’elle vole comme un cerf-volant. L’autre manière, qui est plus facile, consiste, lorsque vous voyez une femme, à ne regarder que ses pieds. Les sadhus indiens disent de ne regarder ni les yeux, ni le visage, mais seulement les pieds. Si vous voulez être immédiatement soulagé de la tentation, regardez les pieds. Puis essayez de plonger en vous-même, avec toute votre conscience. Cela ne prend qu’une seconde. Donc, soit vous projetez cette femme vers le ciel, soit vous regardez ses pieds. Cela doit avoir pour effet le contrôle des pensées du vital inférieur. Bien des hommes ont fait cela avec succès. Il y avait un grand Avatar indien qui s’appelait Sri Chaitanya. Il disait à ses disciples : « Même s’il s’agit de votre propre mère, ne regardez pas ses yeux ; regardez ses pieds. »
Mais de telles méthodes ne sont destinées qu’à des débutants. Un jour viendra où il vous faudra regarder les femmes les yeux grands ouverts et, grâce à vos expériences intérieures, grâce à votre propre réalisation intérieure, dépasser le sentiment du masculin et du féminin. Il n’est qu’une seule Conscience universelle ; elle n’est ni masculine ni féminine. Il n’est qu’une seule Conscience, qui se déploie sous deux formes différentes. On ne peut acquérir ce sentiment que par son propre développement intérieur personnel. Il s’agit d’un état très avancé. Peut-être ne ressentons-nous même pas pour l’instant d’unité avec nos propres membres. Si je suis capable de lancer le poids plus loin de la main droite, j’accorderai plus d’importance à ma main droite et ignorerait ma main gauche. J’ai vu bien des athlètes qui maudissaient leur main gauche car, bien qu’elle ne soit pas aussi puissante que la droite, ils en ont quand même besoin. Si nous ne sommes pas capables de ressentir une unité ne serait-ce qu’avec nos deux mains, comment nous sentirons-nous un avec autrui ? Par notre aspiration et notre développement spirituel intérieur, la création tout entière devient nôtre, et toute difficulté disparaît alors.


©  « Divinity’s Little Sister et de Purity » Extrait du livre de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Pouvoirs occultes et volonté de Dieu

Mardi 29 septembre 2009

Question : Si vous développez des pouvoirs occultes ou spirituels dans une incarnation, les retrouvez-vous dans d’autres incarnations ?

srichinmoynidishunblogfr.jpgSri Chinmoy : La plupart du temps, vous accumulez ces pouvoirs. Si vous acquérez une certaine richesse spirituelle dans une incarnation, vous serez plus riche dans votre prochaine incarnation -à moins que vous abusiez de vos pouvoirs. Si vous abusez de vos pouvoirs, ils disparaissent. Mon oncle maternel avait un formidable pouvoir occulte. Les gens venaient souvent toucher ses pieds en le suppliant de les aider. « Oh, s’il vous plait, soignez ma femme » disaient-ils, « elle se meurt et je ne peux vivre sans elle. » Ou bien : « On a volé ma vache. S’il vous plait, aidez-moi à la retrouver. » Il utilisait donc ses pouvoirs occultes sans consulter la Volonté de Dieu et peu à peu, il les perdit. Alors il implora Mère Kali, la suppliant de ne plus lui donner de pouvoir occultes parce qu’il les utilisait toujours à tord et à travers et qu’il n’avait pas le temps de penser à elle. Mais Mère Kali les lui rendait toujours. Elle voulait qu’il apprenne à bien utiliser ses dons.
Au début, mon oncle maternel pensait qu’il se montrait compatissant en aidant les gens. Plus tard, il s’aperçut qu’en utilisant sa compassion humaine, il ne faisait que créer davantage de problèmes, car la plupart du temps, si ces gens enduraient le karma qu’ils avaient récolté, c’était parce que telle était la volonté de Dieu.

© « Conversations avec Sri Chinmoy » paru aux Editions La Flûte d’Or

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