Archive de la catégorie ‘# Sainte Thérèse’

Mot de Sainte Thérèse et photo d’elle enfant.

Samedi 30 juillet 2011

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Photo : Thérèse a 8 ans

« Je me réjouis d’être petite
puisque les enfants…
seront admis au banquet céleste. »

Partie du propos de Sainte-Thérèse au carmel

« Notre Âme a une jeunesse éternelle.
Se rapprocher d’elle,
nous conduit au Graal tant recherché
par les chevaliers d’antan. »
Nidish

Résonance entre deux Auteurs, Sainte Thérèse – Sri Chinmoy : DEVOIR SUPRÊME DE L’ARTISTE SPIRITUEL

Lundi 30 juin 2008

 

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Question : Quel est le devoir suprême d’un artiste ?

Sri Chinmoy : Le devoir suprême de l’artiste est de méditer avant de créer quelque chose, et pendant qu’il crée, d’être dans un état très contemplatif, divin. Ensuite, lorsque la création est achevée, il placera immédiatement sa création aux Pieds du Seigneur Suprême. Quoi qu’en disent les autres, quels que soient ses sentiments sur ce qu’il vient d’achever, il placera son œuvre aux Pieds du Suprême afin qu’Il l’utilise à Sa propre manière. Tel est le devoir suprême de l’artiste spirituel.

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Récits autobiographiques de Sainte Thérèse” (extrait) :

“Avant de prendre la plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie (elle qui nous a donné tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du Ciel pour notre famille), je l’ai suppliée de guider ma main afin que je ne trace pas une seule ligne qui ne lui soit agréable.”


Vous pouvez aussi vous procurer le Livre de Sainte Thérèse aux Editions du Cerf  :
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/2653/TM.htm#

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De nombreux articles passionnants en cliquant sur les liens en bleu ci-dessous :

« LES MANUSCRITS AUTOBIOGRAPHIQUES » de Sainte Thérèse de Lisieux (extrait)

Mercredi 26 mars 2008

Voici les premières lignes du premier chapitre des manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse, nous le trouvons tout à fait instructif pour les écrivains qui veulent avoir une écriture élevée, inspirant pour les chercheurs spirituels, plaisant pour les amateurs de lettres au langage poétique, et intéressant pour tout ceux qui se posent des questions sur leur place dans la vie… Le propos est, évidemment, spirituel. Nidish

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Histoire printanière d’une petite Fleur blanche écrite par elle-même et dédiée à la Révérende Mère Agnès de Jésus.

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C’est à vous, ma Mère chérie, à vous qui êtes deux fois ma Mère, que je viens confier l’histoire de mon âme… Le jour où vous m’avez demandé de le faire, il me semblait que cela dissiperait mon cœur en l’occupant de lui-même, mais depuis Jésus m’a fait sentir qu’en obéissant simplement je lui serais agréable ; d’ailleurs je ne vais faire qu’une seule chose : Commencer à chanter ce que je dois redire éternellement – « Les Miséricordes du Seigneur !!! »
Avant de prendre la plume*, je me suis agenouillée devant la statue de Marie (elle qui nous a donné tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du Ciel pour notre famille), je l’ai suppliée de guider ma main afin que je ne trace pas une seule ligne qui ne lui soit agréable. Ensuite ouvrant le Saint Evangile, mes yeux sont tombés sur ces mots : – « Jésus étant monté sur une montagne, il appela à Lui ceux qu’il lui plut ; et ils vinrent à Lui. » (St Marc, chap.III,v13). Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme… Il n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît ou comme dit Saint Paul – : « Dieu a pitié de qui Il veut et Il fait miséricorde à qui Il veut faire miséricorde. Ce n’est donc pas l’ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » (Ep. aux Rom. IX,v.15 et 16). Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de grâces, je m’étonnais en Le voyant prodiguer des faveurs extraordinaires aux Saints qui l’avaient (v°) offensé, comme St Paul, St Augustin et qu’Il forçait pour ainsi dire à recevoir ses grâces ou bien en lisant la vie de Saints que Notre Seigneur s’est plu et prévenant ces âmes de telles faveurs qu’elles ne pouvaient ternir l’éclat immaculé de leur robe baptismale, je me demandais pourquoi les pauvres sauvages par exemple mouraient en grand nombre avant d’avoir même entendu prononcer le nom de Dieu… Jésus a daigné m’instruire de ce mystère, Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du Lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes… Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés au Lys et aux roses mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du Bon Dieu lorsqu’Il les abaisse à ses pieds, la perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’Il veut que nous soyons… J’ai compris encore que l’amour de Notre Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l’âme la plus sublime, en effet le propre de l’amour étant de s’abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l’Eglise (3r°) par la clarté de leur doctrine, il semble que le bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu’à leur cœur, mais Il a créé l’enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, Il a créé le pauvre sauvage n’ayant pour se conduire que la loi naturelle et c’est jusqu’à leur coeur qu’Il daigne s’abaisser,ce sont là ses fleurs des champs dont la simplicité Le ravit… En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa grandeur infinie. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur terre, de même Notre Seigneur s’occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle n’avait pas de semblables et comme dans la nature, toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme.

* Sur ce blog :  Résonance entre deux Auteurs, Sainte Thérèse – Sri Chinmoy : DEVOIR SUPRÊME DE L’ARTISTE SPIRITUEL

Vous pouvez vous procurer le Livre de Sainte Thérèse aux Editions du Cerf ou lire l’intégralité du manuscrit dans les pages de la bibliothèque du Cerf dont voici le site :

http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/2653/TM.htm#

Thérèse : Vidéo diaporama

Mercredi 26 mars 2008

Image de prévisualisation YouTube
Vidéo-diaporama de la Sainte : 5’52.

Ceci est le 50ème article de ce blog, « Art – Littérature et Spiritualité » !

Merci de votre intérêt !

Un film d’art, un film spirituel : « Thérèse » d’Alain Cavalier – Commentaire de Nidish

Mercredi 26 mars 2008


Acteurs :
Catherine Mouchet, Aurore Prieto, Clémence Massart-Weit, Sylvie Habault, Hélène Alexandridis
Réalisateur : Alain Cavalier

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« On n’a jamais trop confiance dans le Bon Dieu si puissant et si miséricordieux, on obtient de Lui autant que l’on en espère » nous dit Sainte-Thérèse.
Ce film est tourné uniquement en lieu clos, de manière très théâtrale, avec beaucoup de plans fixes, ou de plans où la caméra balaie seulement quelques petits mètres, pour rester dans un même espace. Beaucoup de gros plans, de plans très rapprochés, courts, sur un mode photographique, parfois par flash comme dans un diaporama, avec des éclairages qui rappellent les prises de vues en studio de la fin du XIXe siècle.
Ces images fixes retracent bien le silence et la rigueur du carmel, de manière théâtrale. Mais étrangement, les successions de scènes arrivent bien à transmettre les émotions intenses des personnages, les images ne s’attardent pas, seulement elles montrent que ses sentiments existent. Spirituellement parlant, le film pointe bien nombre de choses que l’on peut ressentir plus ou moins, les relations des uns et des autres : Père-fille (s), Thérèse-famille, membres d’une même famille entre eux, Religieuses-foi-engagement, Thérèse-Jésus, autoflagellation de certaines carmélites de cette fin du XIXeS, la sincérité…
C’est un film peu ordinaire par le choix de la mise en scène. Il se prend calmement et se laisse regarder durant les quatre-vingt-dix minutes qu’il dure, sans lassitude, ni ennui. Les couleurs sont chaudes. Il n’est pas à conseiller à des personnes trop éloignées de la foi, sous informés de ce que peut être un engagement spirituel et ne sachant distinguer la le comportement des carmélites de cette époque et la conscience actuelle. Un engagement religieux peut prendre des formes totalement différentes de celui décrit ici.
La très belle histoire de Sainte-Thérèse nous montre que la foi élevée de cette sainte était au-dessus des conceptions de l’époque. Sa relation à Jésus, aux membres de sa famille, aux autres religieuses, est ce qu’il faut apprécier : “Cécile, prête-moi ta douce mélodie. Je voudrais convertir à Jésus tant de cœurs ! Je voudrais comme toi sacrifier ma vie. Je voudrais lui donner et mon sang et mes pleurs.”
Si Thèrèse est née le 2 janvier 1873, le film nous retrace ses dix dernières années, dès lors qu’elle décide de rentrer au carmel. Elle a 15 ans quand elle y entre… seulement après le refus des autorités ecclésiastiques qui l’ont repoussée, en raison de son jeune âge. Elle se déplacera alors jusqu’à Rome pour voir le Pape Léon XIII, qui acceptera sa demande. Elle mourra de la tuberculose au carmel le 30 septembre 1897. Ses écrits autobiographiques, à la base de ce film d’Art, ont depuis été édités. Il a été décerné au film d’Alain Cavalier, 6 Césars, dont celui du meilleur film de l’année, et celui du meilleur espoir féminin à Catherine Mouchet, qui joue avec une douce candeur le rôle de la Sainte.