Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Brahma’

Anjana, petite indienne de 9 ans, joue de la Vînâ

Vendredi 18 septembre 2009

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Sculpture en bois de la Déesse Sarasvatî
Source Wikipédia

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Après 1’47 de présentation des trois enfants musiciens, vous pourrez écouter Anjana jouer du Vînâ, un instrument indien mentionné dans les écrits védiques depuis 3000 ans avant J.C., mais dont on trouve des représentations sculptées seulement deux siècles avant Jésus Christ. Instrument de prédilection de la Déesse Sarasvatî ; vous pouvez en apercevoir une représentation derrière la jeune instrumentiste, dans la décoration de la scène. La petite fille n’a seulement que 9 ans. Anjana avec les deux autres musiciens, seulement un peu plus âgés qu’elle, donnent ce court concert, en 2006, en public, pour une émission de Télévision indienne. La prestation dure 3 minutes.

Un petit mot sur la Déesse Sarasvatî :
La Déesse Sarasvatî fut initialement une déification de la Rivière du même nom, les évolutions ultérieures lui accordèrent une personnalité indépendante et différente. Mais originellement « Déesse rivière », elle garde son association avec tout ce qui coule : l’eau, la parole, la musique.
Sarasvatî, Déesse de la connaissance, de l’éloquence, de la sagesse, Maitresse des arts, Mère de la poésie, révéla à l’homme le langage et l’écriture. Compagne (Shakti) de Brahmâ, le Dieu Créateur et sortie de son front, elle en est le pouvoir créatif ; leur union souligne la notion que la connaissance est une condition sine qua non de la création.
La vînâ tenue dans la main droite de la Déesse exprime l’idée que le chercheur doit accorder son intellect à son cœur.

Article extrait du site : http://ganapati.club.fr/dieux/shakti/sarasvati.html

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Vous trouverez sur notre blog un écrit de Sri Chinmoy qui présente : LA DEESSE SARASVATI, déesse des arts
Cet écrit est classé dans :  # LIVRES de SRI CHINMOY

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La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

Jeudi 17 avril 2008

 

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Une admirable leçon de tabla avec Ravi Shankar et Alla Rakha en solo
Vidéo : 8’23

La musique indienne a une origine divine : selon la mythologie indienne, c’est par le son que le Dieu Brahmâ a créé l’univers. Dans l’univers résonne encore le son primordial Ôm (à rapprocher de la Génèse et de l’Évangile de Jean).
L’origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Elle a toujours eu en Inde une double vocation : l’une destinée au temple et aux dieux, l’autre réservée au divertissement et aux démons.
La musique classique de l’Inde repose en grande partie sur l’improvisation (95%, dit Ravi Shankar), en ce sens qu’elle n’est pas jouée à partir d’une partition. Cela ne signifie pas qu’on y joue n’importe quoi, il y a des règles très strictes sur la manière d’improviser ; les musiciens apprennent par cœur des passages entiers de telles ou telles mélodies ou structures mathématiques, afin de s’en servir à dessein.
Ainsi, chaque râga a une phrase musicale qui indique la manière dont il faut l’interpréter, par l’ordre précis de ses notes. Les musiciens composent alors, en les intégrants, de courts refrains, et en déclinent toutes les variations possibles, grâce, entre autres, aux cycles rythmiques.
La notion de rythme est très évoluée et sans doute la plus savante du monde. Les rythmes (tàla) sont toujours complexes (à 16, 14, 12, 10, 8, 7 ou 6 temps pour les plus courants) et à l’intérieur de chaque temps des subdivisions, des contretemps, des battements placés légèrement avant ou après le temps permettent des arabesques d’une extrême subtilité. Alors qu’en Occident le rythme est surtout une mesure et un battement, en Inde, il s’agit plutôt d’un cycle.
Le tâla est un cycle rythmique, élément essentiel des musiques classiques indiennes. Le mot tâla serait formé des syllabes « tâ » (de Tandava, la danse cosmique de Shiva) et de « la » (de Lasya, la contrepartie féminine de Tandava, attribuée à Pârvatî, l’épouse de Shiva).
Le tâla est composé de matras, qui sont des unités rythmiques (ou temps). Chaque tâla possède une structure propre, organisée par temps plus ou moins forts et faibles, le premier temps (appelé sam) étant le plus important. Viennent ensuite le/ ou les « tali », et le/ou les « khali » qui se caractérisent par la présence ou l’absence de clappement de mains. Le temps vide que « l’on offre aux dieux » permet aux musiciens de se repérer dans ce cycle long, permettant ainsi la préparations des improvisations et des compositions démarrant autour du sam. On peut donc avoir des tâlas qui ont le même nombre de temps mais pas la même structure.
Le sam n’est pas seulement le premier temps, c’est aussi le moment où les instrumentistes se rejoignent après des variations ou improvisations. C’est donc un signal très fort de ralliement.
Il faut se représenter le tâla comme un mode rythmique, avec la manière de s’en servir, infiniment plus riche que les rythmes occidentaux. Plusieurs centaines de tâlas ont été expérimentés au cours des siècles, de nos jours seulement quelques dizaines sont régulièrement utilisés.
Les tâlas de la musique indienne ne sont pas les mêmes du nord au sud ; bien que similaires et portant des noms identiques, il ne sont pas construit de la même manière.

Sources : différents articles de Wikipédia organisés, réécrits, par Nidish

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar Ici

Le lac Manasarovar, au Tibet, versant féminin du Mont Kailash

Mercredi 16 avril 2008

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Le lac Manasarovar est un lac d’eau douce, situé à 4 550 mètres d’altitude, le plus élevé du monde, à une trentaine de kilomètres au nord du Mont Kailash. Les tibétains l’appellent Mapam Yum Tso, « le lac des forces invincibles des Bouddhas ». Le lac est un lieu de pèlerinage pour de nombreux fidèles venant de l’Inde, du Tibet ou des autres pays voisins. Considéré comme sacré dans les religions hindouiste, bouddhiste, jaïniste et bön. Il constitue une des trois étapes du pèlerinage complet avec le Kailash et le site de Thirtapuri. Les pèlerins hindouistes s’y immergent, mais pas les bouddhistes.

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Autour du Lac Manasarovar (Mapam Yum Tso), comme au abords du Mont Kailash (Kang Rinpoche), les moines tibétains ont édifiés plusieurs gompas (monastères), sur la photo le Chiu Gompa.

Certains pèlerins font également le tour complet (kora) du lac. Dans la mythologie hindouiste, le lac a été créé dans l’esprit de Brahma ; c’est pourquoi il est appelé Manasarovar en sanskrit, combinaison des mots manas (esprit) et sarovar (lac). Ses eaux sont renommées comme étant d’un très grand bénéfice spirituel, que l’on s’y immerge comme les hindous, ou qu’on en boive comme les tibétains, ce qui est également considéré comme excellent pour la santé et la longévité. Il est vénéré depuis des temps immémoriaux. Il représente les eaux primordiales de l’univers.

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

Sources diverses dont différents articles de l’encyclopédie Wikipédia, Google earth,

Un site pour connaitre rapidement l’histoire du Tibet :
http://pagesperso-orange.fr/shivatof/historiquetibet.html

 

Légende Hindoue : Le secret des Dieux

Lundi 14 avril 2008

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vidéo : 3’10

Le texte du diaporama filmé :

Une vieille légende hindoue, actualisée dans les dernières lignes du texte par Nidish, raconte :

Il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Seuls quelques élus, au fil des temps, tirant l’expérience de leur appel intérieur, pensèrent qu’à travers la pratique de la méditation ils retrouveraient l’essentiel en eux ; en recherchant au fond de leur cœur cet essentiel, ils trouvèrent cette divinité cachée par Brahma.

Brahma, alors, considéra qu’il était temps pour les hommes de sortir du profond sommeil dans lequel ils s’étaient alanguis; il demanda, à ceux qui avaient trouvé leur divinité, d’initier les autres hommes. Mais les hommes étaient bien endormis et trouvaient acceptable leur condition.

C’était encore comme cela, il n’y a pas très longtemps; cependant le nombre d’hommes en cheminement intérieur a grandi, goutte à goutte.

A ce jour, il continue de s’accroitre…

Brahma observe.